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Une saison sous le signe de la progression pour les Huskies

Jean Lapointe

Au début de la saison, les partisans, les experts, tout le monde avait prédit une saison de misère pour les Huskies. Le premier choix du repêchage était même dans les cartons. Mais c’était mal connaître la troupe dirigée par Brad Yetman.

En terminant la saison avec une récolte de 61 points, la meute a terminé au 13e rang du classement général, un rang devant la dernière position donnant droit à une participation au boulier pour le premier choix du repêchage. Cette saison est la 4e moins bonne de l’histoire de la concession. En fait, il s’agit de la première fois en dix ans que l’équipe termine plus bas que le 12e rang du classement général. La dernière fois ? Lors de la saison 2011-2012.

Le président de l’équipe, Jacques Blais, lui-même, ne pensait pas que les Huskies allaient faire les séries. «On n’était pas supposé de les faire. Puis, quand je suis allé manger avec nos 20 ans, ils m’ont dit de ne pas m’en faire, qu’on allait les faire. Quand j’ai vu Brad, je lui ai dit que les gars étaient motivés. Et ils ont tenu parole, on les a faites», a-t-il révélé.

Samuel Richard et Samuel Régis ont ainsi été parmi les meilleurs joueurs à leurs positions respectives. Le premier a été un gardien dominant. Ses statistiques en font des jaloux, surtout quand on sait qu’il œuvrait derrière une des plus jeunes formations de la formation. Son pourcentage d’arrêts de 91,8% est le troisième meilleur de l’histoire de l’organisation et il a maintenu une moyenne de 2,69, la 8e meilleure de la LHJMQ. Seuls les gardiens des puissances comme Charlottetown, Québec, Shawinigan et Saint John ainsi que le gardien Rémi Poirier l’ont dépassé. Le second a pour sa part été une pièce maîtresse de la défensive. Étant utilisé à toutes les sauces, il a amassé 32 points en 45 parties, ce qui l’aurait placé parmi les meilleurs à sa position s’il n’avait pas raté autant de matchs. Pour sa part, Mathieu Gagnon a terminé meilleur pointeur du club avec une saison de 15 buts et 37 passes. Il a démontré ce qu’est un Husky aux jeunes joueurs de l’organisation. «Nos joueurs de 20 ans ont été de vrais leaders dans la situation actuelle, avec la pandémie et tout», a souligné l’entraîneur-chef de l’équipe Brad Yetman.

De courtes séries

En séries, face aux Cataractes, la meute s’est incliné rapidement en trois matchs. Mais Brad Yetman a souligné le travail de ses protégés. «La façon dont on a poussé pour faire les séries et nos performances en séries m’ont rendu fiers de mon équipe», a-t-il souligné.

Un fait remarqué par le président de l’équipe. «On aurait pu gagner le deuxième match à Shawinigan. Mais, quand tu vois 2 200 personnes se lever de bout pour notre premier but en séries, ça, c’est ma réussite. C’est la réussite du groupe de propriétaires. Le reste, on aurait aimé une quatrième match. Je leur souhaite bonne chance à Shawinigan, mais on va s’en rappeler», a-t-il lancé.

Des jeunes surprenants

Plusieurs surprises ont marqué la saison de la meute. Daniil Bourash, débarqué en début de saison en l’absence de Danila Klimovich, a tranquillement imposé sa présence. Si Klimovich est demeuré dans la Ligue américaine, son compatriote biélorusse a cependant pallié son absence avec une récolte de 29 buts, le plus haut total par un attaquant européen de 17 ans. En fait, il a marqué 7 buts de moins que Sven Andrighetto qui, à 18 ans, avait inscrit 36 buts à sa première saison dans le circuit Courteau.

À la défense, Emeric Gaudet a aussi connu une première saison impressionnante avec une récolte de 24 points. Il s’agit de la cinquième meilleure production dans l’histoire de l’équipe par un défenseur recrue. En fait, il a obtenu six points de moins que Justin Bergeron qui avait inscrit 30 points à sa première saison avec les Huskies au même âge.

Si Louis-Philippe Fontaine a été le joueur le plus productif de la cuvée de 2020, Mathis Perron et Jérémie Minville ont surpris avec 18 et 17 points. Les deux attaquants de 17 ans, choisi en 10e et 11e ronde, ont progressé. «Mathis Perron a marqué son premier but à Sherbrooke en février et il a débloqué par la suite. Il a terminé l’année sur notre top 6. Ça fait du bien de voir leur progression des Jérémie Minville et Emeric Gaudet et de voir la façon dont ils ont joué en fin de saison», a souligné Brad Yetman.

«Ce que j’ai aimé cette saison, c’est la progression des joueurs. Même si on a manqué plusieurs joueurs importants cette année, nos jeunes ont démontré l’identité des Huskies et on va pouvoir construire sur cela», a-t-il ajouté.

Un apprentissage pour le pilote

Dès le départ de la saison, le mandat du pilote des Huskies était clair. «Les mots clés cette année était patience et développement. C’est sûr ces points qu’on a travaillé», a-t-il évoqué.

Si la progression de l’équipe s’est fait sentir, l’entraîneur avoue qu’il a aussi beaucoup appris. «Apprentissage est le mot de l’année. Même pour moi personnellement. Je devais être certain de faire les bonnes choses, pas seulement ce dont l’équipe a besoin. J’ai aussi discuté avec les joueurs pour savoir s’il y avait des choses qu’on pouvait améliorer. J’ai pu corriger certaines choses à la suite de leurs commentaires», a-t-il admis avec candeur.

Sur le plan des performances, il confie qu’il s’attendait à voir certains défis. «On savait que Samuel Richard allait être un gros morceau de notre équipe au début de l’année. On devait marquer des buts en unité de cinq. J’ai bien aimé le travail d’ensemble. Est-ce qu’on a manqué des choses ? Oui. Comme chaque équipe. Mais c’est à nous de travailler pour améliorer cet aspect », a-t-il mentionné.

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