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Le blogue des passionnés – 100% HUSKIES

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NOS ANCIENS: Une grande première pour plusieurs ex-Huskies

Nous reprenons aujourd’hui une habitude débutée l’an dernier, celle de vous parler de nos anciens. Où sont-ils? Comment se porte leur carrière de hockeyeur professionnel?

Cette saison, ils sont deux anciens des Huskies à avoir disputé leur premier match dans la LNH. Noah Dobson a récolté une passe dès sa première partie dans l’uniforme des Islanders de New York, le 8 octobre dernier, face aux Oilers. Malgré un excellent premier match, les Islanders semblent avoir décidé de prôner la patience avec le grand défenseur. Il n’a joué que six des 16 premiers matchs de son équipe. Il a deux passes à sa fiche. À ce rythme, encore quelques semaines pourraient passer avant que l’organisation soit obligée de décider si elle garde Dobson dans la grande ligue ou si elle le retourne dans le junior (où il n’a pratiquement plus rien à prouver). Si Dobson demeure dans la LNH, ne soyez pas surpris de le voir être prêté à Équipe Canada junior, où il serait un atout majeur vers la conquête de la médaille d’or.

Pour sa part, à sa première saison complète dans l’organisation des Sénateurs, JC Beaudin a eu la chance de faire ses débuts dans la LNH le 23 octobre dernier. Notre ancien numéro 16 n’avait jamais eu cette opportunité lors de son séjour de près de deux saisons dans l’organisation de l’Avalanche du Colorado. Les Sénateurs l’ont acquis dans une transaction effectuée plus tôt cette année. Rappelons que Beaudin a disputé trois saisons avec les Huskies, accumulant 215 points en 195 matchs. Avec Ottawa, l’attaquant a été en uniforme pour neuf matchs à ce jour. Il a récolté son premier point dans le circuit Bettman, samedi dernier, une passe sur un but d’un autre ancien de la LHJMQ, Filip Chlapik.

Impossible également de passer sous silence les débuts professionnels de notre cher Peter Abbandonato, qui a retrouvé Gilles Bouchard, à Syracuse. Avec une solide équipe de trois Québécois derrière le banc (Benoit Groulx et Éric Lavigne sont les autres) et une organisation de première classe comme le Lightning de Tampa Bay, Abbandonato est entre de bonnes mains. Il a jusqu’à présent récolté deux buts en sept matchs. Il a aussi disputé trois matchs dans la ECHL avec les Solar Bears d’Orlando.

Parmi les autres joueurs à avoir soulevé la Coupe Memorial en mai dernier, notons les débuts professionnels de Jakub Lauko. L’attaquant tchèque a trois points, tous des buts, en 11 matchs avec les Bruins de Providence, où l’un de ses coéquipiers est un certain Jérémy Lauzon.

Patrik Hrehorcak évolue de son côté avec le Trinec Ocelari HC de la Ligue élite de République tchèque. À sa fiche, il a 8 points en 18 parties.

Pour sa part, Joël Teasdale est toujours en convalescence à la suite d’une blessure au genou subie en août dernier. Il était alors question d’une absence d’environ sept mois. Le numéro 24  est donc encore loin de pouvoir faire ses débuts chez les pros avec le Rocket de Laval.

Avant de compléter, je m’en voudrais de ne pas parler de Philippe Myers. Même s’il n’a pas vécu une première cette saison, ayant joué ses 21 premiers matchs dans la LNH l’an passé, le grand défenseur est sur une belle lancée qui mérite notre attention. Ayant marqué un but à chacun de ses trois derniers matchs avec les Flyers, Myers est en train d’obliger Alain Vigneault à le garder à Philadelphie.

D’ici la fin du mois, on va remonter plus loin dans le temps alors qu’il sera question d’un ancien de la première décennie des années 2000. Qu’advient-il d’Ivan Vishnevskiy?

Sébastien Nolan – 12 novembre 2019


Place au plus long séjour à domicile de la saison

Pour la première fois de la saison, les Huskies vont vivre une séquence de plus de trois matchs consécutifs à domicile. À partir de vendredi, les cinq prochaines parties de l’équipe se dérouleront à l’aréna Iamgold. Jusqu’ici, l’équipe n’avait jamais disputé plus de trois matchs de suite devant ses partisans.

Les Huskies disputeront leur prochaine partie sur la route seulement le 22 novembre prochain, à Gatineau. C’est donc tout près de 20 jours que passeront au total les joueurs sans devoir s’éloigner de Rouyn-Noranda. Moins de temps de voyage, plus de temps pour pratiquer! Et plus de temps aussi pour étudier et penser à autre chose que le hockey. Voilà une séquence qui est sûrement bienvenue pour tout le monde.

Qui seront les adversaires de l’équipe durant ce séjour à domicile? Tout d’abord, le Drakkar de Baie-Comeau. Deux fois plutôt qu’une! Le Drakkar n’est qu’à trois points des Huskies au classement général en vertu d’une fiche de 7 victoires, 8 défaites et 3 revers en prolongation. L’équipe connait une bonne séquence avec 9 points sur une possibilité de 10 au cours des cinq derniers matchs.

La semaine prochaine, ce sont des visiteurs des Maritimes qui seront en ville. Les Sea Dogs de Saint John n’ont que 6 victoires en 18 matchs. De leur côté, les Mooseheads de Halifax possèdent encore beaucoup de talent, mais ne jouent pas pour .500 pour l’instant (8 victoires, 9 défaites et un revers en prolongation). Avec les Groulx, Lavoie, Barron et Gravel notamment, il faut s’attendre à voir cette équipe performer de mieux en mieux au fil des prochaines semaines.

Le séjour à domicile des Huskies prendra fin face aux Tigres de Victoriaville, le mercredi 20 novembre. Les Tigres occupent actuellement l’avant-dernier rang de la LHJMQ avec 4 victoires en 19 matchs.

Après 19 rencontres, les Huskies ont une fiche gagnante sur la route (5-4-1-0) et jouent pour .500 à domicile (4-4-0-1). Ils tenteront donc de profiter de ce qui sera leur plus longue séquence à la maison cette saison pour montrer que l’aréna Iamgold demeure un endroit hostile aux visiteurs.

Calendrier des prochains matchs : 

Vendredi 8 novembre, 19 h 30 vs Baie-Comeau

Samedi 9 novembre, 19 h vs Baie-Comeau

Vendredi 15 novembre, 19 h 30 vs Saint John

Samedi 16 novembre, 19 h vs Halifax

Mercredi 20 novembre, 19 h vs Victoriaville

Sébastien Nolan – 6 novembre 2019


Brothers for life – mémoires d’une saison : à voir sans faute!

Je n’ai rien d’un critique de cinéma. Je ne m’aventurerai donc pas vers une analyse en profondeur du documentaire Brothers for life – mémoires d’une saison de Martin Guérin. Je ne peux cependant pas passer sous silence ce moment magique que nous avons vécu lors de la grande première, lundi soir dernier, dans le cadre du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue.

C’est sûrement la première fois que le Olé, Olé, Olé était entonné avant la présentation d’un film du célèbre festival. L’ambiance était particulière au Théâtre du Cuivre. Il y avait les habitués, les vrais festivaliers, ceux qui ne manquent rien de l’événement. Puis, il y avait tous ceux qui étaient là pour une seule et unique raison : revivre les souvenirs extraordinaires de la saison 2018-2019 des Huskies.

Nous avions hâte et nous n’avons pas été déçus! Bravo à Martin Guérin pour cet excellent résumé, vu de l’intérieur, de la saison de rêve de nos Huskies. La meilleure saison de l’histoire de la LHJMQ méritait un tel honneur. Que ce soit les discours de motivation de Mario Pouliot, le caractère et la joie de vivre de Félix Bibeau ou le professionnalisme de Noah Dobson, plusieurs éléments ressortent de ces quelque 40 minutes de montage. Mais avant tout, l’on retiendra surtout la fierté, le désir de vaincre et l’esprit de famille qui régnait au sein de cette équipe.

Le Théâtre du Cuivre aurait sûrement pu être deux fois plus grand lundi soir.  Les nombreux partisans qui n’ont pu se procurer de billets pourront heureusement se reprendre en décembre prochain, au Cinéma Paramount. Sur les médias sociaux, ils sont plusieurs de l’extérieur de la région à se demander s’ils auront la chance de voir ce documentaire. Martin Guérin m’a confirmé son intérêt à se déplacer ailleurs en province si les conditions adéquates se présentent.

Que ce soit à Rouyn-Noranda ou ailleurs, si l’occasion s’offre à vous de voir Brothers for life – mémoires d’une saison, ne manquez surtout pas votre chance!

Sébastien Nolan – 30 octobre 2019


« Grâce aux Huskies, j’ai appris à parler et à cuisiner en russe, en slovaque et en letton » – Lori Albert

Ancienne responsable de l’hébergement des joueurs des Huskies, madame Lori Albert avoue avoir vécu de très beaux moments avec les joueurs qu’elle et son mari Robert, Bob pour les intimes, ont eu la chance d’héberger pendant plus de neuf ans. « Héberger des joueurs est une expérience gratifiante. Contribuer au bien-être de ces jeunes athlètes nous fait chaud au cœur ». 

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Combien de joueurs avez-vous hébergés et qui sont les joueurs les plus connus?

Nous avons accueilli neuf joueurs à temps plein, mais j’ai aussi souvent dépanné, notamment durant les camps d’entraînement. Donc, le nombre monte à plus de 15, car il y a eu des moments où ils étaient trois dans la maison. J’ai eu le plaisir d’accueillir Marcus Power pendant son séjour de trois ans, Peter Abbandonato pendant ses quatre ans, Martins Dzierkals et Patrik Hrehorcak pendant leurs deux saisons avec l’équipe. Les joueurs russes, Viktor Baldaev et Danil Dolgushkin sont tous les deux restés un an.

Combien pouvait vous coûter une semaine d’épicerie? 

C’est sûr qu’il faut savoir bien magasiner les aubaines quand on héberge des joueurs, car il est important de leur offrir un menu santé et sain pour leur développement comme athlète. Chez moi, j’ai deux congélateurs et ils étaient tous les deux pleins durant la saison, car souvent je cuisinais des plats à l’avance et j’économisais sur les spéciaux de viandes. Comme tout le monde le sait, les fruits et légumes sont très coûteux. Une semaine normale avec les gars pouvait coûter environ 200-300$, même plus. 

Est-ce que certains avaient des goûts difficiles? As-tu appris la cuisine russe?

C’est sûr qu’ils ont tous leurs goûts personnels. Certains n’aiment pas les légumes ou le poisson. J’ai eu une garderie à la maison pendant 18 ans. Ça nous a aidés, car on s’alimentait déjà plutôt bien. On apprend quand même à cuisiner pour qu’ils puissent manger le mieux possible. La période d’adaptation est plus grande pour les Européens qui ne sont pas habitués avec les mets typiques canadiens. J’ai une descendance européenne, donc je connais différents mets des pays d’origine des joueurs. J’ai aussi trouvé des recettes de leur pays pour les aider à s’intégrer. Je peux vous dire que je fais un très bon borsch russe (soupe traditionnelle à base de betteraves) et une fricadelle lettonnaise (boulettes), ainsi que le Halusky slovaque (pâtes aux pommes de terre). Ce sont quelques-uns des mets qui ont fait fureur auprès de mes joueurs européens. Il y a une expression anglaise qui dit:  « win them through their stomach » (gagnez-les par le ventre). Pour moi, trouver une de leurs recettes préférées était donc très important. 

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Est-ce très difficile de trouver des familles d’accueil ? 

Ce n’est pas toujours facile, car c’est un engagement important à prendre. L’équipe offre une allocation par joueur hébergé et je dois mentionner que c’est l’une des plus hautes dans la Ligue canadienne, si je me fie aux recherches que j’ai effectuées. Il y a aussi des extras comme des billets de saison et des rabais dans certains commerces en ville.

Quels sont les critères les plus difficiles à satisfaire pour une famille d’accueil ? 

Pour moi, le critère le plus important est que le joueur soit bien. Donc, qu’il ait un espace personnel, qu’il y ait une ambiance chaleureuse et une famille d’accueil d’un grand soutien. J’ai souvent reçu des appels de gens pensant qu’héberger un joueur était comme avoir un coloc ou un chambreur. Ce n’est pas le cas, les joueurs doivent être des membres à part entière de la famille. 

Lorsqu’un joueur est blessé, quel est le rôle de la famille d’accueil ? 

La famille d’accueil devient un soutien lorsqu’un joueur est blessé. Dépendant de la gravité de la blessure, on peut jouer le rôle de parents, de soutien, d’infirmière, etc. Le club a une très bonne équipe médicale, mais la famille doit aussi être présente. Dans mon cas, un jeune Euro a subi une blessure grave. Étant donné que nous étions engagés légalement, car il était mineur, nos obligations étaient un peu plus grandes. Il n’était pas question que je le laisse traverser cette épreuve médicale sans l’accompagner.

thumbnail_IMG_0253Êtes-vous encore en contact avec tous ces joueurs ? 

Bien sûr! C’est certain que le contact est plus fréquent avec certains, mais nous demeurons encore en contact avec tous ceux qui sont passés chez nous. Et non seulement avec les joueurs, mais avec les parents aussi. Les réseaux sociaux permettent de garder le contact beaucoup plus facilement. Il faut dire que nous nous sommes fait de très bons amis au cours des derniers neuf ans. Nous avons fait cinq fabuleux voyages à Terre-Neuve avec les Power et les Jones. On jase avec les parents de Peter (Abbandonato) sur une base régulière et on prévoit aller le voir jouer à Syracuse ensemble dans le futur. Nous prévoyons aussi un voyage en Europe pour la retraite à Bob, afin de visiter nos garçons euros. 

As-tu des anecdotes que tu peux nous dévoiler sur l’un des joueurs que vous avez eu l’occasion d’héberger? 

Oh my god! C’est tellement difficile de mettre le doigt sur une ou deux. Nous avons tellement de bons souvenirs de chacun de nos garçons. Les fous rires, les pleurs au moment du départ, la chaleur au cœur de les voir être des membres de ta famille… La majorité de notre temps, comme famille d’accueil, nous hébergions deux joueurs. De les voir développer une complicité entre eux était magique. Pete avec Martins, Pete avec Patrik : ils étaient des frères sur la glace et hors glace.  

Ayant été patineuse artistique et présidente du club de patinage de Noranda et Rouyn-Noranda pendant plusieurs années, madame Albert a connu et rencontré, de façon personnelle, tous les entraineurs des Huskies depuis la première heure. À ses débuts, les Huskies et le club de patinage artistique partageaient le même espace au 1er niveau de l’aréna. Comment se déroulait ce partage et quel entraineur collaborait le mieux et le moins? 

thumbnail_IMG_0270Ce n’était pas facile pour nous, car nos heures de glace étaient souvent après une pratique des Huskies. Il fallait être vigilant afin que nos jeunes respectent l’intimité de l’équipe. Il arrivait qu’il y ait des conflits, car les pratiques dépassaient le temps et nous attendions notre tour. À quelques reprises, j’ai dû m’affirmer face aux entraineurs. Je dois dire que Jean Pronovost était un gentleman de première classe. André Tourigny était aussi très facile d’approche, tandis que d’autres étaient plus difficiles.

« J’ai bien aimé mon rôle de responsable de l’hébergement et d’avoir hébergé des joueurs. Aujourd’hui, Bob et moi demeurons disponibles pour du dépannage, mais nos priorités ont changé, car nous sommes maintenant grands-parents de deux magnifiques petits-enfants », ajoute Lori Albert en conclusion.

(Photos: une gracieuseté de Lori Albert)

Paul Hurtubise- 26 octobre 2019


Un adversaire coriace et d’autres moins

Les Huskies disputeront trois matchs en quatre jours devant leurs partisans cette semaine. Après quatre défaites consécutives, l’occasion sera belle pour les hommes de Mario Pouliot de retrouver le chemin de la victoire, alors que les deux pires formations de ce début de saison de la LHJMQ s’amènent.

Mercredi soir, les Olympiques de Gatineau seront les premiers adversaires de la semaine. On peut dire sans se tromper que rien ne va jusqu’ici pour les Olympiques. Sur la patinoire, les résultats positifs se font attendre avec seulement deux victoires en 13 matchs, avant le duel de ce soir à Val-d’Or. Dans les gradins, les foules semblent plus faibles que jamais dans le vieux Centre Robert-Guertin. Je vous propose d’ailleurs de lire ce texte publié cette semaine dans le journal Le Droit, sous la plume de Jean-François Plante: Gilles Courteau a un œil sur les Olympiques de Gatineau

Les visiteurs de jeudi soir ont encore plus mauvaise mine. Après une pénible saison de seulement huit victoires l’an passé, ça ne va guère mieux depuis septembre pour le Titan d’Acadie-Bathurst. Après 12 parties, l’équipe n’a toujours pas de victoire. Avec cinq revers en prolongation ou en tirs de barrage, ils n’ont que cinq maigres points. L’équipe possède la pire attaque de la ligue, n’ayant marqué que 25 buts. C’est 39 de moins que les meneurs à ce chapitre, les Eagles du Cap Breton.

Les Olympiques et le Titan ne vont pas perdre tous leurs matchs d’ici la fin de la saison. Ils sont dus! Les Huskies ne devront rien tenir pour acquis, mais il reste que cela demeure deux belles occasions de victoires pour la meute.

Samedi soir, le test s’annonce beaucoup plus difficile. Les Islanders de Charlottetown effectueront leur seule visite de la saison à l’aréna Iamgold. La formation des Maritimes est au deuxième rang du classement général avec une seule défaite en 13 matchs en temps régulier. L’attaque des Huskies devra être à son meilleur, car Charlottetown n’a jusqu’ici donné que 32 buts, seulement un de plus que la meilleure équipe défensive, le Phoenix de Sherbrooke. Le gardien des Islanders, Matthew Welsh, possède la meilleure moyenne de buts alloués de la ligue, à 1,87.

Avec la visite des deux dernières équipes du classement, l’organisation des Huskies offre cette semaine une promotion spéciale qui vous permet d’assister à ces trois duels pour le prix de deux matchs. Profitez-en pour aller voir nos Huskies gagner! Du moins, je nous le souhaite!

Sébastien Nolan – 22 octobre 2019


Guerre de la 117 : les Foreurs renverseront-ils la tendance?

Les Huskies affronteront les Foreurs de Val-d’Or pour la première fois de la saison, cette semaine, dans le cadre du week-end de la rivalité de la LHJMQ. Après un duel à l’aréna Iamgold vendredi soir, les deux équipes s’affronteront dès le lendemain, à Val-d’Or. La première question qui me vient en tête en songeant à ces duels : est-ce que les Huskies vont réussir à avoir le dessus sur les Foreurs encore une fois cette saison?

Les Huskies ont l’avantage sur leurs voisins Valdoriens dans l’histoire de cette guerre de la 117. Depuis quatre ans, on ne parle pas que d’un avantage : il est plutôt question d’une véritable domination de la meute. L’exceptionnel cycle de quatre saisons que viennent de connaître les champions en titre de la Coupe du Président et de la Coupe Memorial, combiné à des saisons ordinaires des Foreurs, nous a donné plusieurs duels à sens unique entre les deux équipes.

Au cours des quatre dernières saisons, les Huskies ont gagné 28 des 40 affrontements face aux Foreurs, soit un taux de réussite de 70%. C’est énorme. La seule saison où ce fut serré, c’est en 2015-2016. Les deux équipes avaient alors remporté cinq matchs, mais l’histoire retiendra surtout celui du 1er mars 2016, à Val-d’Or. Les Huskies avaient alors comblé un retard de 5 à 0 pour finalement l’emporter 6 à 5 en prolongation. Timo Meier avait été l’auteur du but vainqueur. Cette spectaculaire victoire avait donné une sorte d’élan d’invincibilité aux Huskies, en route vers leur première Coupe Memorial.

La saison suivante, en 2016-2017, Rouyn-Noranda a eu le dessus lors de 8 des 10 matchs, dominant 45-23 au niveau des buts. En 2017-2018, les Huskies ont accumulé sept autres victoires face au Vert et Or, marquant pas moins de 56 buts contre 23 lors des 10 duels entre les deux formations. Puis, la saison dernière, malgré quelques belles performances, les Foreurs n’ont pu faire mieux que de gagner deux fois en 10 affrontements. Statistique impressionnante qui confirme la saison extraordinaire des Huskies en défensive : ils n’ont alloué que 16 buts au total des 10 matchs face à Val-d’Or. L’attaque s’est également amusée plus d’une fois, terminant ces duels avec 38 buts.

Au total des quatre dernières saisons, les Huskies ont non seulement gagné la majorité des matchs : ils ont marqué pas moins de 79 buts de plus que les Foreurs (184 contre 105).

Les choses devraient changer cette saison. Malgré un lent début, avec seulement trois victoires en 10 matchs, les Foreurs n’ont pas une vilaine équipe. Avec des Huskies beaucoup moins puissants que lors des quatre dernières saisons, Val-d’Or pourrait bien reprendre du poil de la bête dans cette guerre de la 117. Ils pourraient même la gagner. Mais ça, c’est sans compter sur le caractère des Huskies. Depuis l’époque d’André Tourigny, gagner la bataille face aux rivaux abitibiens est quasiment devenu une question de vie ou de mort. La fierté des Huskies pourrait bien leur permettre de sortir une fois de plus victorieux de la guerre de la 117. Ça risque toutefois d’être chaudement disputé. Que les meilleurs gagnent!

Sébastien Nolan – 16 octobre 2019


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10 matchs à ne pas manquer cette saison

Avec 34 matchs à domicile en saison régulière, il n’est pas facile d’être présent à l’aréna Iamgold pour chacune des parties des Huskies. Que vous soyez un spectateur occasionnel ou un mordu qui possède son abonnement de saison, la vie fait en sorte qu’on ne peut pas toujours être partout. Il y a toutefois des matchs qui sont plus difficiles que d’autres à manquer. Voici les dix principales dates que j’ai encerclées à mon calendrier d’ici la mi-mars. Ces matchs-là, pas question de les manquer!

Vendredi 18 octobre

Premier duel de la saison face à nos grands rivaux, les Foreurs de Val-d’Or. Un match face au vert et or n’est jamais tout à fait comme un autre match. Déjà hâte au premier!

Samedi 16 novembre

Les retrouvailles avec d’autres grands rivaux, ceux du printemps dernier : les Mooseheads de Halifax. Être un partisan des Mooseheads, je détesterais les Huskies pour le reste de ma vie. Je leur en voudrais d’avoir gagné deux coupes contre mon équipe et sur notre glace de surcroit. Avec le retour des Groulx, Gravel, Lavoie et McIsaac, pour ne nommer qu’eux, Halifax a encore une très bonne équipe qui vaut le déplacement. Un petit sentiment de vengeance risque de flotter dans le vestiaire de l’équipe des Maritimes.

Mercredi 4 décembre et samedi 7 décembre

Double visite de l’Océanic de Rimouski avant d’amorcer le blitz final du magasinage des cadeaux de Noël. Avoir la chance de voir à l’œuvre un joueur du talent d’Alexis Lafrenière est l’un des privilèges d’avoir une équipe de la LHJMQ dans sa ville. Qu’on l’aime ou non, Lafrenière est tout un joueur de hockey et son début de saison exceptionnel, avec déjà 19 points en huit matchs, le confirme.

Samedi 28 décembre

S’il y a toujours un petit quelque chose de particulier lors des affrontements face aux Foreurs, c’est encore plus vrai dans les duels du temps des fêtes. S’il y a un match dans l’année où c’est garanti que l’aréna sera plein et que l’ambiance sera à son maximum, c’est bien lors de la traditionnelle visite des Foreurs entre Noël et le Jour de l’an.

Vendredi 17 janvier

Le retour de Félix Bibeau à Rouyn-Noranda. Le #21 connait un excellent début de saison dans l’uniforme des Remparts avec 12 points en 7 matchs et, à moins d’être ralenti par une blessure, il serait surprenant qu’il connaisse une grosse baisse de régime. Si vous ne pouvez pas être là pour l’applaudir ce soir-là, vous pourrez toujours vous reprendre dès le lendemain.

Jeudi 13 février

Seule visite de la saison des Eagles du Cap-Breton. En se fiant à leur début de saison (6 victoires en 7 matchs), les Eagles devraient être parmi les équipes à surveiller. Leur visite risque d’être très intéressante.

Samedi 15 février

Au lendemain de la Saint-Valentin, les partisans des Huskies pourront enfin renouer avec l’un de leurs plus gros coups de cœur. Notre ancien capitaine, Rafaël Harvey-Pinard, effectuera alors sa seule visite de la saison sur la glace de l’aréna Iamgold. Ce sera aussi l’occasion de voir de jeunes talents comme Hendrix Lapierre et Théo Rochette.

Dimanche 1er mars

Dernière visite de la saison du Phoenix de Sherbrooke. L’équipe des Cantons-de-l’Est devrait avoir toute une machine de hockey rendu au mois de mars et il s’agira possiblement de la dernière chance de voir à l’œuvre le premier choix des Penguins au dernier repêchage, Samuel Poulin.

Vendredi 13 mars

Les Huskies disputeront le dernier match de leur saison à domicile, alors que les visiteurs seront les Olympiques de Gatineau. À une semaine de la fin du calendrier, il serait surprenant que ce match n’ait aucune incidence sur le classement.

Et vous, quel est LE match que vous ne voulez absolument pas manquer cette saison?

Sébastien Nolan – 9 octobre 2019


Alex Beaucage: le portrait d’un vrai

Avoir la chance d’habiter à Rouyn-Noranda, plus précisément dans le Vieux-Noranda, dans le même quartier que les Huskies de Rouyn-Noranda, c’est également se présenter au domicile de la meute afin d’observer les jeunes qui remplissent le chandail arborant un fier husky.

L’an dernier, la ville a vibré chaque fois que les Huskies tonnait et disons que ce tonnerre s’est avéré constant du premier duel contre les Voltigeurs de Drummondville jusqu’au dernier contre l’Armada de Blainville-Boisbriand. Un parcours historique, guidé par un pilote renouvelé, Mario Pouliot.

Pouliot est un homme très humble et chaque fois qu’il recevait des félicitations de quelqu’un, il indiquait que tout ça était grâce aux joueurs. Avec raison. Le vétéran entraîneur peut se vanter d’une chose : il a certes piloté l’un des meilleurs groupes de joueurs de l’histoire de la LHJMQ. Pas d’joke!

Sérieusement, je pourrais composer un chef-d’oeuvre littéraire au sujet de cette grande organisation, mais le but de ce billet demeure de présenter un portrait de l’un des soldats guidés par Pouliot, Alex Beaucage.

Cliquez ici pour lire le portrait complet d’Alex Beaucage

Texte de Jeff Drouin pour le site Passion Relève


Et ça se poursuit!

La saison n’est vieille que d’une douzaine de jours. Les choses ont bien le temps de changer d’ici le mois de mars. Toujours est-il que les Huskies nous étonnent encore. Vous attendiez-vous vraiment à les voir gagner quatre de leurs cinq premiers matchs de la saison?

Après avoir perdu son match d’ouverture à domicile, dans une soirée émotive marquée par les dernières célébrations de la conquête de la Coupe Memorial, l’équipe de Mario Pouliot s’est relevée de brillante façon. Victoire convaincante face aux Cataractes de Shawinigan, gain lors de son premier match sur la route, à Victoriaville, puis pas une, mais deux victoires en moins de 24 heures à Québec, face à Félix Bibeau et ses Remparts. Deux victoires qui ont, de surcroît, été obtenues sans l’apport de trois joueurs réguliers (Gagnon, Rouleau et Regis).

Oui, ça ne fait que commencer! Il est néanmoins très encourageant de voir une équipe en reconstruction amorcer d’aussi belle façon sa saison. Nos vétérans sont dominants et donnent l’exemple à nos jeunes. Impossible de demander mieux comme scénario. Les Eagles du Cap-Breton sont les seuls à se retrouver devant les Huskies, étant parfaits après quatre matchs.

Top 5 classement général LHJMQ:

classement

En attaque, Tyler Hinam et Vincent Marleau connaissent un début de saison fulgurant qui leur permet de dominer le classement des marqueurs. Hinam a 10 points, Marleau en a 9, dont 5 buts. Egor Sokolov, des Eagles et un certain Alexis Lafrenière avec l’Océanic ont également 9 points, mais avec moins de buts.

Et que dire des performances de Zachary Emond! On savait qu’il serait dominant. Il n’a pas mis de temps à nous en faire la preuve. Malgré une moyenne de 37,9 lancers par match sur son but, le 31 a réussi à aller chercher quatre victoires, une moyenne de buts alloués par match de 2,61 et surtout, un pourcentage d’arrêts de .931, pratiquement identique à celui amassé lors de la saison de rêve 2018-2019.

Cette semaine, nous aurons la chance de voir la meute à l’œuvre trois fois. Le Phoenix de Sherbrooke (3 victoires, 1 défaite en prolongation) et sa vedette Samuel Poulin seront à l’aréna Iamgold, mercredi soir. Puis, ce sera au tour des Wildcats de Moncton (2 victoires, 2 défaites) vendredi et des Voltigeurs de Drummondville (1 victoire, 3 défaites) samedi. Le duel de mercredi, en particulier, s’annonce un excellent test face à une équipe à qui l’on prédit beaucoup de bien cette saison. Quatre points sur six serait un autre excellent résultat pour nos Huskies avant le premier voyage dans les Maritimes. Chaque journée qui verra les Huskies flirter avec le sommet du classement général, même en octobre, sera un beau boni dans cette saison d’après-Coupe Memorial.

Sébastien Nolan – 1er octobre 2019


Sidney Crosby : quelques moments mémorables face aux Huskies

L’Océanic de Rimouski va profiter de son match d’ouverture locale, ce vendredi 27 septembre, pour procéder au retrait du chandail de Sidney Crosby. Avec 303 points, dont 120 buts en 121 matchs, voilà un honneur que le #87 n’a pas volé. Si je vous parle de Crosby sur le blogue des Huskies, c’est que le nom de l’attaquant aura toujours un lien spécial avec notre équipe. Si vous étiez à l’intérieur du vétuste aréna Dave Keon le 12 septembre 2003, vous savez de quoi je parle.

Ce soir-là, les Huskies amorçaient leur saison 2003-2004 en recevant la visite de l’Océanic et de sa nouvelle vedette qui disputait un premier match très attendu dans la LHJMQ. Après deux périodes, tout allait bien pour les Huskies qui avaient réussi à s’en tirer sans problème face au jeune prodige. Grâce à deux buts de Jérémi Lapierre et un de Giulio Scandella en fin de deuxième, Rouyn-Noranda menait 3 à 0. En début de troisième, Philippe Lauzé inscrit l’Océanic au pointage. Puis, place au Crosby Show! Sid The Kid inscrit trois buts sans réplique en moins de 10 minutes, dont le but gagnant à 6 minutes de la fin. Il aura donc terminé le match avec 3 buts, un total de 7 tirs sur le filet du gardien des Huskies, Mathieu Poitras, et la première étoile de cette victoire de 4 à 3 des bleus. Les 2 777 spectateurs entassés dans l’aréna des Huskies se souviennent sûrement encore tous où ils étaient assis exactement, ce soir-là, pour assister à cette mémorable démonstration de talent.

Sidney Crosby a fait face aux Huskies à deux autres occasions durant cette saison 2003-2004, la première complète d’André Tourigny derrière le banc de l’équipe. L’Océanic avait finalement remporté deux des trois duels de la saison face aux Huskies et le 87 en avait profité pour accumuler 5 buts et une passe.

À sa deuxième et dernière campagne dans la LHJMQ, Crosby a affronté à nouveau les Huskies trois fois. Rimouski a gagné deux de ces matchs, 6 à 3 et 10 à 6, alors que Rouyn-Noranda a mis la main sur l’autre par le pointage de 6 à 5 en prolongation. Crosby s’était d’ailleurs amusé lors de ces affrontements en récoltant pas moins de 12 points, dont 5 buts. De cette saison, on se souviendra notamment d’un but spectaculaire en désavantage numérique marqué face à Jean-Philippe Levasseur, lors du match du 18 septembre 2004, sur la glace de l’aréna Dave Keon, et de son match de 7 points lors de la visite des Huskies à Rimouski, le 11 mars 2005.

Vendredi soir, Crosby deviendra le 6e joueur à voir son chandail retiré par l’Océanic. Chez les Huskies, quand et pour qui aura lieu l’honneur du prochain retrait de chandail?

Sébastien Nolan – 26 septembre 2019


L’heure de la rentrée!

Ce sera bientôt le début de la 24e saison de nos Huskies. Comment réagira cette nouvelle cuvée de la meute après la saison de rêve vécue l’an dernier?

Il est évident que l’expérience vécue par nos anciens pourra servir aux nouveaux. Je suis certain que les partisans seront encore tous derrière leur équipe et qu’ils feront en sorte de faire sortir le meilleur de nos joueurs à chaque match.

Comme à l’école, la rentrée sera facile pour certains et plus difficile pour d’autres. Rouyn-Noranda étant une ville de hockey, les jeunes pourront se servir des belles histoires qu’auront vécues d’anciens Huskies, mais aussi les frères Turgeon et Bordeleau, Dave Keon, Réjean Houle, Jacques Cloutier et tous les autres, pour se ressourcer et se motiver afin de se dépasser et de rêver à la grande ligue.

En plus  d’une excellente défensive, les Huskies pourront aussi compter sur de bons joueurs en attaque et ils seront, selon moi, en mesure d’espérer se classer entre la 8e et la 10e position. Et si jamais Noah Dobson devait être de retour, pourrait-on espérer un meilleur classement et devenir l’équipe Cendrillon de la saison 2019-2020 ? Hé oui! Il est permis de rêver!

Mario Pouliot et son équipe d’entraineurs auront de beaux défis à relever. Par contre, je suis convaincu que les vétérans réussiront à s’assurer que les recrues appliquent bien le système de jeu et l’intensité que nous connaissons de l’équipe depuis plusieurs années, la « Huskies Game ». Cela devrait nous permettre de voir des jeunes qui travaillent sans relâche. Comme on les aime!

Oui, nous avons tous hâte à la rentrée pour pouvoir contempler, au plafond de l’aréna Iamgold, les deux nouvelles bannières provenant de notre magnifique équipe de la saison 2018-2019. Profitons-en! On ne sait jamais quand une telle réussite pourra se présenter à nouveau.

Bonne saison à tous!

Paul Hurtubise- 18 septembre 2019


Bienvenue sur Byfield Avenue!!!

Voilà, l’an 1 après la conquête de la « MEMORIAL CUP » et de la Coupe du Président. Nous sommes en joutes de présaison. Les entraîneurs se grattent la tête afin d’avoir la meilleure équipe possible sur la glace.

Il y a un an, notre meute affrontait, dans ce qui a été une partie historique, une autre meute, soit celle des Wolves de Sudbury. Historique, car deux ligues d’envergure s’affrontaient au-delà de la ceinture nord du Québec et de l’Ontario, et ce, pour une bonne cause.

Il y a une année, je vous écrivais ceci :

« Nous avons eu droit à toute une partie de hockey, aucun coup salaud. Dans l’édifice, nous avions des partisans avant tout de hockey. En majorité, tout le monde applaudissait, avec raison, aux beaux et bons jeux.  Nos protagonistes nous ont livré toute une bataille. La meute s’incline 7-6 en fusillade. Ce ne l’était pas, mais d’aucuns pourraient penser que c’était arrangé ».

Cependant, la partie numéro deux fut une toute autre histoire. Il n’y a aucune apparence que les dés étaient pipés. Nos Huskies n’ont pas été capables de rivaliser avec l’équipe de Sudbury qui, elle, arrive à maturité. Nos deux gardiens ont été laissés à eux-mêmes. Les gens dans l’aréna, bien que respectueux, semblaient beaucoup plus en faveur de l’équipe locale ontarienne.

Contrairement à l’an dernier où les postes disponibles étaient rares, il y a cette fois-ci des jeunes qui veulent se tailler une place au sein de l’organisation. À défaut de compter des buts, le jeu est quelque peu décousu, ce qui ouvre la porte à de la frustration et de la robustesse. Au football américain, il y aurait des appels de jeux pour « Unnecessary Roughness ». À peine cinq minutes d’écoulées en première période et un joueur important se fait sortir pour extrême inconduite de partie. En deuxième période, il y a même eu une bagarre.  En bout de ligne, le résultat n’est en rien comparable à celui d’il y a un an. Nos Huskies s’inclinent par la marque de 7 à 2. C’est vrai, notre gardien numéro 1 n’y était pas, mais est-ce que le résultat aurait été différent? Peut-être que oui, peut-être que non. L’équipe des Wolves semblait beaucoup mieux rodée et il est clair que les joueurs voulaient offrir une performance quasi sans faille face aux détenteurs de deux coupes majeures de la Ligue canadienne de hockey. Une douche d’humilité pour nos jeunes joueurs afin de bien rebâtir l’équipe de demain.

Il y a 365 jours, je vous écrivais aussi que le #55 de Sudbury était déjà une coche au-dessus des autres. Pour vous remettre dans le contexte, j’écrivais: « Quenton Byfield. Imaginez : 16 ans et 220 lbs, wow! Il prend déjà les mises en jeux importantes. Un colosse difficile à déplacer ». Une année plus tard, vous comprendrez que ce jeune est devenu un rouage important de l’organisation. Sur la glace, il prend beaucoup de place. Il est partout et ça ne parait pas. Je vais me mouiller un peu : je crois sincèrement qu’il sera repêché dans les trois premiers au prochain repêchage de la LNH.  En raison de sa carrure, il pourrait même devancer Alexis Lafrenière.

Bref, un autre 440 km pour une bonne cause! Les grands gagnants resteront les partisans et les organismes pour qui des sommes sont recueillies, soit Centraide pour le nord de l’Ontario et Bell Cause pour la cause.

Claude Flamand – 17 septembre 2019


Un nouveau chapitre s’ouvre pour nos Huskies

Vous serez sûrement d’accord avec moi pour dire que l’été est passé beaucoup trop vite. Avec le soleil, les terrasses, les soupers BBQ, les vacances et, surtout, une Coupe du Président et une Coupe Memorial à savourer, quel bel été nous avons passé, amateurs des Huskies! Quel plaisir ce fut de se promener aux quatre coins de l’Abitibi-Témiscamingue et de notre belle province en portant fièrement casquette et t-shirt des champions canadiens!

Jeudi soir prochain, nous mettrons le point final à cette saison historique de nos Huskies. La levée des bannières sera certainement un autre beau moment plein d’émotion. Rapidement, il faudra cependant revenir dans le présent pour attaquer la saison 2019-2020. À quoi ressemblera-t-elle? Elle sera évidemment très différente de la plus récente. Ça, je le sais, vous le savez, les joueurs le savent, tout le monde le sait. En connaissant une saison de rêve, les Huskies ont complété un cycle de quatre années comme nous n’en avions encore jamais vu dans les 50 ans de la LHJMQ. Une nouvelle tranche de l’histoire de l’équipe s’amorce maintenant. On va s’ennuyer de Félix, de Jacob, de Peter, de Samuel, de notre exemplaire capitaine et de tous les autres qui nous ont quittés. Leur empreinte de champions continuera néanmoins de se faire sentir dans le vestiaire de l’équipe pour longtemps. Les nombreux nouveaux venus de la meute s’amènent dans une organisation qui fait maintenant partie de l’élite de la Ligue canadienne de hockey. Et vous savez quoi? La beauté du hockey junior, c’est de découvrir chaque année de nouveaux joueurs qui rapidement sauront se tailler une place dans nos cœurs de partisans. Ce ne sera pas long que vous allez vous attacher aux Gourdeau, Johnson, Valigura et compagnie. C’est sans oublier le petit gars de la place, Mickael Hébert, qui devrait vite vous conquérir en donnant tout ce qu’il a dans le corps à chacune de ses présences.

Les Huskies pourront compter sur un solide duo de gardiens de but. C’est certes un excellent point de départ. Avec les Bergeron, Arsenault, Régis et MacLellan, la meute sera également loin d’être mauvaise à la ligne bleue. Reste à voir comment notre attaque va réussir à se débrouiller. Bien qu’il reste des gars comme Beaucage, Côté, Marleau, et Hinam, c’est évident que ce sera le jour et la nuit en comparaison avec l’an passé. Disons que ça risque de manquer un peu de punch offensif certains soirs. Mais bon, on ne peut pas connaître une saison de rêve tous les ans! Personnellement, je serais extrêmement satisfait si les Huskies réussissaient à se battre pour avoir l’avantage de la glace au premier tour des séries. Je suis peut-être trop positif, mais il reste que je suis convaincu d’une chose : nos Huskies vont encore donner tout ce qu’ils peuvent pour nous offrir un excellent spectacle match après match. On sera sûrement très loin des maigres 22 points du Titan d’Acadie-Bathurst l’an passé, un an après la conquête de sa Coupe Memorial.

Commencez-vous à être excité? L’attente achève enfin! On se croise à l’aréna dès jeudi!

Sébastien Nolan – 15 septembre 2019


Une fin rêvée pour une saison de rêve

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Tout a été dit depuis dimanche soir au sujet de cette victoire historique de nos Huskies. Je m’en voudrais toutefois de conclure cette première saison complète de notre blogue sans revenir sur cette soirée qui restera à toujours gravée dans la mémoire des partisans de l’équipe. Que vous ayez été dans un bar de la ville, dans votre salon ou sur place à Halifax, vous vous rappellerez sûrement jusqu’à la fin de vos jours où et avec qui vous vous trouviez le soir du 26 mai 2019.

Avec seulement neuf défaites dans le calendrier régulier, une séquence record de 25 victoires et une Coupe du Président qui n’a jamais fait tellement de doute, cette saison ne pouvait pas se terminer par une défaite. C’était écrit dans le ciel que les Huskies ne pouvaient conclure cette belle aventure autrement qu’en devenant les champions du pays tout entier. Pour toujours, nous allons chérir ces émotions vécues tout au long de l’une des plus grandes saisons de l’histoire du hockey junior.

On n’oubliera jamais les arrêts de Samuel, le cœur gros comme la terre de Rafaël, le désir de vaincre de Joël, les prouesses de Noah, les buts gagnants de Félix, les passes savantes de Peter, l’inspiration de Jacob… Jamais nous ne pourrons oublier la contribution de chacun des joueurs de cette édition 2018-2019 de la meute.

Tout autant que les joueurs, le travail de l’équipe d’entraîneurs restera également dans nos mémoires. Un bravo particulier à Mario Pouliot qui vient d’accomplir un exploit grandiose en devenant le premier entraîneur-chef à remporter la Coupe Memorial deux ans de suite avec deux équipes différentes. Un entraîneur a beau avoir une équipe bourrée de talent devant lui, encore faut-il qu’il réussisse à tirer le maximum de chaque joueur et à garder tout le monde heureux. Des Dobson et Teasdale qui arrivent à la mi-saison, c’est bien, mais l’arrivée de tels joueurs ne peut se faire qu’au détriment du temps de glace de certains. Pas de doute, coach Pouliot a su être convaincant auprès de ses joueurs.

Un clin d’œil également au personnel de soutien des Huskies, au personnel administratif et aux propriétaires. La victoire est un peu celle de tout ce monde. Elle est aussi, beaucoup, celle des recruteurs! On ne le répétera jamais assez : gagner la Coupe Memorial avec 20 des 23 joueurs qui proviennent du repêchage de l’équipe, c’est phénoménal! Les Huskies ont trouvé la recette du succès. Même si trois 20 ans d’exception nous quittent et que d’autres joueurs les suivront sans doute lors des prochaines semaines, ne soyez pas inquiets. Les Huskies sauront rebâtir de la meilleure des façons : avec des jeunes joueurs talentueux qui apprendront à devenir une famille et qui feront tout pour faire honneur à cet uniforme qui n’est plus seulement le plus beau de la LCH, mais aussi celui de l’une des meilleures concessions du pays!

Bon été chers amis partisans! Continuez de profiter au maximum de cette première Coupe Memorial. Malgré toute la confiance que nous avons en nos dirigeants, rien ne nous assure de la revoir de sitôt. Ce qu’on sait toutefois, c’est que les Huskies sont maintenant à tout jamais des champions du hockey junior canadien!

(Crédit photo: Agence QMI, John Morris)

Sébastien Nolan – 29 mai 2019


Pour être champion, c’est très simple: il faut gagner son dernier match!

Je pense que tous les amateurs de hockey junior de la région se rappellent où ils étaient le 29 mai 2016. Moi qui résidais à Montréal, je me suis rendu à la Brasserie Harricana, dans le quartier Villeray, avec mon ami d’enfance Jean-Benoît Garneau-Bédard afin d’avoir la touche la plus témiscabitibienne possible pour ce grand rendez-vous. Un peu superstitieux, c’était ma façon de croiser les doigts!

La Ligue Canadienne de hockey (LCH) se définit comme « la plus importante ligue de développement de hockey au monde, avec 52 équipes canadiennes et huit équipes américaines qui participent à la Ligue de hockey junior majeur du Québec, à la Ligue de l’Ontario et à la Ligue de l’Ouest. » Donc, sur un total de 60 équipes, 12 n’ont pas atteint les séries éliminatoires et seulement trois peuvent actuellement dire qu’elles ont gagné leur dernier match dans leur ligue respective. Elles ont chacune un beau trophée pour le prouver.

Cependant, à l’image d’un trophée de champion de conférence dans la LNH, je suis de l’école de ceux qui pensent qu’il faut garder nos énergies vers l’objectif ultime que nous avons raté de si près en 2016, soit la prestigieuse Coupe Memorial. Nous n’étions qu’à un but, en prolongation par surcroît, un seul but! Aujourd’hui, nous n’avons qu’un seul objectif, marquer ce fameux but qui nous permettra de gagner le véritable dernier match!

Les Huskies de Rouyn-Noranda sont une équipe spéciale. Des joueurs repêchés ou signés LNH, la meute n’en a (actuellement) que quatre et, surtout, les Huskies ont repêché ou formé l’ensemble de leurs joueurs, à l’exception des non-négligeables Dobson et Teasdale (et un autre en MacLellan)! C’est pourquoi le modèle des Huskies est à la fois unique et fantastique!

Les Huskies devront d’abord jouer la ronde préliminaire et ça commence de façon corsée avec le Storm de Guelph de Nick Suzuki. La finale avant la finale? Peut-être! Le Storm vit très bien avec le rôle de négligé, mais s’il veut aspirer aux grands honneurs dans ce tournoi, il ne pourra pas jouer ses premiers matchs avec le sentiment d’imposteur. Le Storm, contrairement aux Knights de London en 2016 qui misait sur de nombreux américains dans leur alignement, n’en a aucun. De plus, le Storm a misé sur les échanges pour bâtir son équipe avec pas moins de 11 joueurs ayant été acquis par transaction. Le Storm compte aussi sur 11 joueurs ayant été repêchés ou signés par un club de la LNH. Rappelons que c’est cette équipe qui a eu le dernier mot face aux puissants 67s d’André Tourigny.

Or, personne n’est à négliger. Les Mooseheads d’Halifax, on les connaît. Ils ont misé sur la stabilité en saison régulière, eux qui ont fait la plupart de leurs échanges avant le début de la saison, notamment avec les acquisitions de Morand et Asselin. Ils ont au total neuf joueurs qui n’ont pas été repêchés par Halifax. Leur noyau est solide. Ils s’appuient aussi sur huit joueurs repêchés ou signés LNH. Or, les hôtes ont encore tout à prouver…

Finalement, la dernière équipe au classement risque d’être celle des Raiders de Prince Albert, les représentants de la Ligue junior de l’Ouest. Prince Albert est l’équipe qui était première au classement de la LCH avant que les Huskies entament leur série de 25 victoires consécutives. À l’image des Mooseheads et du Storm, ils misent sur une dizaine (9) de joueurs acquis par des échanges ou qu’ils n’ont pas eux même repêchés. Ils n’ont cependant, comme les Huskies, que quatre joueurs signés ou repêchés LNH. Peu d’experts ont osé leur prédire une place en finale le 26 mai prochain.

Pour ma part, je prédis que les Huskies finiront premier à la suite de la ronde préliminaire. Avec un calendrier favorable, ils auront la chance de ne pas devoir jouer deux matchs en deux soirs.

Rappelons qu’en séries, leurs quatre seules défaites l’ont été dans ce contexte (parties 2 et 4 contre Shawinigan et parties 2 et 4 contre Halifax). Donc, les Huskies, qui surtaxent leurs meilleurs joueurs, n’ont peut-être qu’une seule faille : la fatigue. En misant encore une fois sur leur éthique de travail, ils devront tout faire pour l’emporter le plus tôt possible et garder leur énergie en jouant la « Husky game ».

Le chemin pour en arriver là a été long. Pour être enfin champions, nos Huskies devront ultimement remporter leur dernier match!

Bonne coupe Memorial à tous les supporteurs, elle sera à coup sûr mémorable!

Pool des séries 100% Huskies

Je le répète, notre expert Paul Hurtubise est dans une classe à part cette année! Sa boule de cristal lui a permis de prédire correctement le gagnant de chacune des séries, à l’exception du Drakkar de Baie Comeau en première ronde. (Je n’ai vu aucun expert miser sur Moncton d’ailleurs). C’est un véritable devin, bravo Paul!!!

Finalement, pour compléter nos prédictions, j’ai posé à nos experts 4 questions :

  • Quel sera le rang des Huskies après la ronde préliminaire?
  • Quelle équipe va gagner la Coupe?
  • Quelle sera l’équipe finaliste?
  • Qui sera nommé le joueur par excellence du tournoi?

On se croise donc les doigts pour la suite des choses!

pool final

Sébastien Lemire – 17 mai 2019


Voici pourquoi les Huskies sont des CHAMPIONS

Yeah! Les Huskies ont remporté cette belle finale de la Coupe du Président. Bravo! Pour les partisans de l’équipe ou les dénigreurs (on ne sait jamais), voici des données statistiques qui expliquent, de façon factuelle, pourquoi les Huskies sont des CHAMPIONS. La victoire de samedi dernier conclut une saison magnifique et exceptionnelle marquée par plusieurs records et accomplissements, d’abord, en saison régulière:

  • La plus longue série de victoires consécutives de l’histoire de la ligue
  • Le plus grand nombre de victoires en une saison
  • Le moins de buts accordés en une saison
  • Le meilleur pointeur de la ligue
  • Le meilleur gardien de la ligue
  • Le meilleur défenseur défensif de la ligue
  • Le meilleur entraîneur-chef et meilleur DG de la ligue

En séries, les Huskies n’ont pas juste gagné la Coupe du Président. Ils ont encore été bons dans toutes les facettes du jeu. En finale, voici les comparatifs Huskies vs Moooseheads :

  • Buts marqués : 25 vs 17 – avantage Huskies
  • Tirs au but : 227 vs 203 – avantage Huskies
  • Mises en jeu : 235 vs 219 – avantage Huskies
  • Mises en échec : 111 vs 109 – avantage Huskies
  • Avantage numérique : 5/25 (20%) vs 3/18 (16,7%) – avantage Huskies
  • Lancers dangereux/lancers : 39,1% vs 38,9% – avantage Huskies
  • Taux d’efficacité du gardien : 0,924 (Harvey) vs 0,917 (Gravel) – avantage Huskies

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C’est vrai que l’avantage n’est pas si grand parfois, mais force est de constater que les Huskies ont eu l’avantage dans TOUTES les catégories. C’est ça qui est impressionnant. Cela démontre un bel équilibre et une profondeur hors du commun pour une équipe junior.

De plus, les Huskies comptent sur les trois joueurs avec le meilleur différentiel de toute la LHJMQ lors des séries : Bergeron (+28), Dobson (+28) et Teasdale (+19). Il y a aussi Harvey-Pinard qui est sixième (+14).

Pis, pas juste ça. La moyenne de +/- de l’ensemble des joueurs des Huskies est la plus élevée des quatre équipes du carré d’as de la LHJMQ en séries. Pour les Huskies, la moyenne est de +7.1, Drummondville +5.4, Rimouski +2.1 et Halifax +1.2. C’est fort comme stats ça aussi!

Et toujours parmi le carré d’as des séries, les Huskies sont dans une classe à part en désavantage numérique avec 86.7% d’efficacité. Rimouski est deuxième avec 77.4%, Halifax est à 76.2% et Drummondville à 75.4%. Wow! Les Huskies sont vraiment très forts défensivement. Idem en avantage numérique. Les Huskies sont premiers de la ligue en séries et, bien sûr, premiers parmi les quatre équipes du carré d’as avec 31.2%, suivi par Halifax à 27.1%, Drummondville à 20.0% et Rimouski à 18.4%. MAGISTRAL! En plus d’être numéro un en désavantage, les Huskies sont numéro un en avantage numérique. C’est assez hallucinant!

Encore plus fort, les Huskies ont marqué 31% de leurs buts en avantage, vs 25% pour Halifax, 21% pour Rimouski et 20% pour Drummondville. Ce qui démontre encore une fois toute l’efficacité du jeu de puissance de notre équipe.

En défensive, la moyenne de buts accordés par match est de 2,1 pour les Huskies, 2,6 pour Drummondville et 3,0 pour Halifax et Rimouski. Encore une fois, les Huskies sont au sommet.

En voulez-vous des stats révélatrices? En voici d’autres :

Les Huskies sont la deuxième équipe la moins pénalisée du carré d’as. Halifax est premier avec 11 minutes en moyenne par match, les Huskies suivent à 11.3 minutes, Drummondville 11.4 minutes et Rimouski à 13.8 minutes. (OK, les Huskies ne sont pas premiers dans cette catégorie – désolé).

Et tout cela n’enlève rien aux autres équipes, ni au fait que le hockey se joue sur la glace et que tout peut arriver à tout moment durant un match. Les Huskies ne sont pas invincibles, on le sait tous, mais ils sont très forts à tous points de vue.

Cette équipe de hockey est exceptionnelle. Une équipe que l’on voit seulement tous les 20 ou 25 ans dans une ligue junior au Canada.

Merci, merci, merci, à tous les joueurs et les entraîneurs de nous faire vivre d’aussi belles émotions et de susciter notre admiration et notre fierté.

Go! On y va pour la coupe des coupes… la Memorial. GO HUSKIES GO!!

(Crédit photo: Vincent Ethier/LHJMQ©2019)

Maurice (Mo) Duclos – 13 mai 2019 (collaboration spéciale)


Un « 5 de 9 » contre Halifax !

Nous y sommes enfin! Le printemps est finalement arrivé à Rouyn-Noranda et le hockey de printemps aussi! Pour une deuxième fois en quatre ans, nous atteignons la grande finale de la LHJMQ! Tous rêvent maintenant au scénario de 2016 où les Huskies l’emportait sur leur patinoire au 5e match! Les images demeurent des archives fantastiques.

J’étais personnellement à Shawinigan pour le 4e match et bien que j’aurais aimé voir mes Huskies champions ce soir-là, j’étais tellement enthousiaste à l’idée de voir la Coupe du Président se gagner à Rouyn-Noranda! Nos vétérans qui ont vécu cette épopée ont donc appris à gagner, mais lors des deux derniers printemps, ils ont aussi appris à perdre.

Rêver d’une série rapide pour les Huskies demeurent peut-être de l’utopie. La saison exceptionnelle des Huskies fait en sorte que l’on ne donne pas aux Mooseheads le crédit qu’ils méritent. Halifax est une équipe complète, ils ont de bons vétérans qui ont gagné la Coupe Memorial l’an passé en compagnie de Noah Dobson, des marqueurs redoutables et un gardien en confiance. Je m’attends à une série longue et robuste. D’autant plus que les deux équipes savent qu’ils se retrouveront ensemble, à Halifax, le mercredi 22 mai prochain, dans le cadre du tournoi à la ronde de la Coupe Memorial.

Nous avons donc un 4 de 7 pour remporter la Coupe du Président. Ensuite, les deux mêmes équipes se retrouveront peut-être en match éliminatoire ou pour la grande finale afin de tenter de mettre la main sur le gros trophée canadien. Aucun cadeau ne se fera d’ici le 26 mai. La table est mise pour un « 5 de 9 » et ce sera mémorable! Qui ne se souvient pas de la rivalité entre Patrick Roy (champion de la coupe Memoial avec les Remparts de Québec) et Ted Nolan (champion de la Coupe du Président avec les Wildcats de Moncton) dans leur conquête respective de 2006 ou de celle entre Rimouski et Québec en 2015?

Par ailleurs, je ne crois pas à une coïncidence, mais il faut absolument noter que les deux équipes de la LHJMQ ont été entrainées par André Tourigny durant les dernières années et ils retrouveront possiblement son équipe actuelle des 67 d’Ottawa à partir du 17 mai!

C’est excitant! Je suis en confiance! Harvey est dominant, Bibeau est « clutch », Dobson et Teasdale sont dans une classe à part! Go Huskies Go! #LaVilleEstHuskies

Pool des séries 100% Huskies

Notre expert Paul Hurtubise est dans une classe à part cette année! Contrairement aux Huskies, celui-ci n’aurait même pas eu besoin de jouer la finale pour remporter notre Pool tellement son avance est maintenant confortable!

Bravo Paul !

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Sébastien Lemire – 2 mai 2019


Huskies en 5 : fiction ou réalité?

Chaque année, la compagnie EA Sports, spécialisée dans les jeux vidéo de sports, y va de sa simulation des séries de la Coupe Stanley sur la plus récente version de son jeu NHL. Si EA Sports peut le faire pour la LNH, pourquoi ne pourrait-on pas le faire pour la finale de la Coupe du Président? Pour s’amuser, le blogue 100 % Huskies vous offre le résultat de sa simulation de la série Mooseheads-Huskies!

Je vous préviens tout de suite: ne vous fiez pas trop là-dessus pour faire votre prédiction de la finale! Si le taux de réussite de EA Sports est excellent pour son jeu de la NFL (ayant même prédit le pointage exact du Super Bowl de 2015) et avec son jeu FIFA pour la Coupe du monde de soccer (la simulation a prédit le champion des deux dernières éditions), le taux de réussite des simulations des séries de la LNH est un peu moins impressionnant. Pour vous donner une idée, lors des trois dernières saisons, les Predators, les Jets et le Lightning devaient gagner la Coupe Stanley. On attend toujours!

IMG_0852Pour la simulation de la série Halifax vs Rouyn-Noranda, nous avons pris les alignements réguliers des deux formations. Puisqu’on s’attend à ce que Peter Abbandonato rate au minimum les deux premiers matchs de la série, nous l’avons laissé sur la liste des blessés pour toute la finale, ce qui rendait encore plus intrigant le résultat de cette simulation.

Premier constat : la simulation nous a offert une série très défensive au cours de laquelle les gardiens de but, Samuel Harvey et Alexis Gravel, ont volé la vedette. Ce fut le cas en particulier lors du premier match qui s’est soldé par une mince victoire de 1 à 0 des Huskies, grâce à un but de Jacob Neveu en prolongation. Le gardien de la meute a récolté la première étoile avec une performance de 32 arrêts.

L’équipe de Mario Pouliot a également gagné le deuxième match devant ses partisans, cette fois par un pointage de 2 à 1. Rafaël Harvey-Pinard a été nommé la première étoile avec un but et une passe, alors que Samuel Harvey a bloqué 26 tirs pour la deuxième étoile.

Match numéro 3, à Halifax, les Huskies ont été encore plus convaincants en gagnant 4 à 1 pour pousser les Mooseheads au bord du gouffre. Halifax a toutefois évité le balayage en mettant la main sur le quatrième match grâce à un jeu blanc de 4 à 0 d’Alexis Gravel et de ses coéquipiers.

De retour devant leurs partisans, les Huskies ont mis la touche finale à l’obtention de leur deuxième Coupe du Président grâce à une victoire de 3 à 2.  Joël Teasdale a joué les héros en marquant deux fois, alors que Samuel Harvey a bloqué 35 tirs pour récolter la deuxième étoile, tout juste derrière le numéro 24.

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C’est donc en cinq matchs que les Huskies sont sortis vainqueurs de cette série simulée sur la version 2019 du jeu NHL. Si Samuel Harvey a été sans conteste le joueur par excellence de la série avec une moyenne de buts alloués de 1.49, Félix Bibeau a pour sa part été le meilleur marqueur avec une récolte de cinq points en autant de matchs dans une série qui aura vu les Huskies marquer en moyenne deux buts seulement par rencontre.

Dois-je rappeler que ceci n’a rien de vrai? Je dois quand même avouer que j’ai eu un malin plaisir à voir le déroulement de cette simulation maison. Est-ce que l’intelligence des jeux vidéo saura bien paraître face à la réalité? Huskies en 5? Pourquoi pas!

Sébastien Nolan – 1er mai 2019


En attendant la finale

Pendant que les Mooseheads et les Volitgeurs devront disputer au moins un autre match, les Huskies se reposent et se préparent en vue de leur troisième finale de la Coupe du Président, une deuxième en quatre ans. Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais j’imagine que rendu à ce temps-ci de la saison, ils sont nombreux à soigner toutes sortes de bobos, surtout après une série au cours de laquelle les coups de bâtons ont été nombreux. Ces quelques journées sans disputer le moindre match permettront à tout le monde de refaire le plein d’énergie avant le début du sprint final. Que l’adversaire au dernier tour soit Drummondville ou Halifax, le plus gros test de la saison reste à venir pour les Huskies.

Au troisième tour, l’équipe de Mario Pouliot a continué d’impressionner en jouant du hockey inspiré et combatif. Même dans les rares minutes où ils ont été en retard face à l’Océanic, on sentait qu’il n’y avait aucune panique et que les Huskies trouveraient le moyen de l’emporter. En attendant le début de la finale, j’ai eu le goût de vous faire part de quelques observations et de ressortir certaines statistiques impressionnantes à la suite des trois premiers tours éliminatoires de la meute.

  • Le début de série en dents de scie face aux Cataractes de Shawinigan est la meilleure chose qui pouvait arriver aux Huskies. Le hockey des séries est différent, l’arbitrage aussi. Le premier tour face à une équipe qui avait récolté 86 points de moins en saison a permis à notre équipe de s’adapter à ce hockey des séries et de reprendre son air d’élan, chose que le Lightning de Tampa Bay n’a pas su faire dans la LNH.
  • Depuis le cinquième match face aux Cataractes, les Huskies ont une fiche incroyable :

          10 victoires, aucune défaite

          56 buts pour, 17 buts contre

  • Au total, depuis le début des séries, les Huskies ont 71 buts en 14 matchs, une moyenne légèrement au-dessus de cinq buts par rencontre. À l’opposé, l’équipe n’a cédé que 26 fois, soit une moyenne de 1,86 buts par partie.
  • L’attaque à cinq est la plus productive des séries avec un pourcentage de 35,2%. En désavantage numérique, le taux de réussite est de 87,7%. Le Cape Breton est au sommet à 89,3%.
  • On nous avait vendu Joël Teasdale comme étant un guerrier, un vrai gars de séries. Est-ce qu’il y a vraiment quelqu’un pour contester ça? Le numéro 24 a déjà 26 points, dont 11 buts, en 14 matchs. Raphaël Lavoie, la vedette des Mooseheads, est le seul à le devancer actuellement avec un point de plus, mais en ayant disputé deux parties supplémentaires. Et vous savez autant que moi que Joël Teasdale, c’est beaucoup plus que des points. Quel joueur COMPLET!
  • Noah Dobson domine les défenseurs du circuit avec 20 points. Il est aussi deuxième, toutes positions confondues, pour les plus et les moins à +17. Le meneur? Justin Bergeron à +19!
  • Les Huskies sont tellement dominants que Samuel Harvey n’a pas encore eu l’occasion de gagner un match à lui seul. Ça viendra peut-être en finale! Pour l’instant, le numéro 1 continue d’être dominant tout en profitant de l’aide de ses défenseurs et d’une attaque dévastatrice. Harvey a une impressionnante moyenne de 1,67 en 14 matchs.
  • Même en ayant manqué la série face à l’Océanic, Peter Abbandonato occupe encore le quatrième rang des marqueurs de la LHJMQ. Avec 21 points en 10 matchs, il n’a que deux points de moins que le futur premier choix de la LNH Alexis Lafrenière, qui a pourtant joué deux matchs de plus. Il faut espérer que cette saison de rêve du numéro 22, gâchée par une mononucléose, pourra se terminer sur une note positive.
  • On parle beaucoup des Abbandonato, Dobson, Harvey et Teasdale, mais que dire de Félix Bibeau! La plus belle surprise des séries, c’est lui! Il a connu une très bonne saison avec 69 points en 63 matchs, mais sa performance en séries est impressionnante, lui qui occupe le cinquième rang des marqueurs avec 20 points en 14 matchs. Mieux encore, il a cinq buts gagnants, dont quatre dans les cinq derniers matchs! Il domine aussi le circuit pour les mises au jeu remportées avec 216.
  • Trois joueurs des Huskies dominent pour les buts en avantage numérique, avec cinq chacun : Félix Bibeau (encore lui!), Rafaël Harvey-Pinard et Joël Teasdale.
  • Jacob Neveu a marqué deux buts durant toute la saison régulière, il en a deux en seulement 14 matchs en séries!
  • Si je me fie à un tweet de Mikaël Lalancette de TVA Sports, Mario Pouliot pourrait devenir seulement le troisième entraîneur de l’histoire de la LHJMQ à gagner la Coupe du Président deux ans de suite avec deux équipes différentes. Orval Tessier a été le premier, alors que le plus récent est Jean Bégin avec Laval et Verdun en 1984 et 1985.

On pourrait continuer longtemps à faire parler les chiffres. Il serait aussi facile de faire le tour de l’équipe joueur par joueur et de trouver du positif sur chacun d’eux puisque le succès des Huskies, c’est l’affaire de tout le monde. N’oublions toutefois pas une chose : quand la mise au jeu initiale de la finale de la Coupe du Président sera faite, plus rien de ça ne comptera vraiment. On remettra les compteurs à zéro et il faudra se battre match après match. Reste que s’ils continuent de jouer comme ils en sont capables, on voit mal une équipe battre les Huskies quatre fois en sept parties. Go Huskies Go!

Sébastien Nolan – 28 avril 2019

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Un billet pour la Coupe Memorial? Pas si vite!

Tous sports confondus, il y a rarement des confrontations plus excitantes que les demi-finales. Pourquoi? Je n’en sais rien, mais j’observe bien souvent que sur le plan sportif, ces matchs donnant accès à la grande finale sont souvent plus relevés que ceux où sont remis les gros trophées. Évidemment, à ce stade-ci, les équipes n’ont encore rien gagné et ont, surtout, encore tout à prouver! Une élimination si près du but laissera bientôt un gout très amer à deux des cinq meilleures équipes de la LHJMQ.

Et justement, un joueur qui a encore tout à prouver dans sa très jeune carrière s’amène à Rouyn-Noranda. Alexis Lafrenière est depuis longtemps vanté comme le prochain Sidney Crosby. Cependant, celui qui est pressenti comme premier choix au repêchage de la LNH en 2020 sait qu’il doit soulever une coupe pour commencer à véritablement créer sa légende.

Malheureusement pour lui, il devra se frotter maintenant à la puissante machine des Huskies de Rouyn-Noranda qui a remporté les quatre affrontements entre les deux équipes cette saison.

Malheureusement pour nous, cette série 4 de 7 devra se priver du meilleur pointeur de la ligue, tant en séries jusqu’à maintenant que dans la saison régulière, en Peter Abbandonato. Rappelons que Lafrenière le suit par seulement trois points depuis le début des séries et qu’il le suivait de très près également durant la saison régulière. Ils partagent aussi ensemble une place sur la première équipe d’étoiles de la ligue. Tout comme D’Astous et Dobson en défensive.

Par ailleurs, je fais mienne également l’analyse de Jean-François Vachon sur cette série :

Prédictions: le jeu se complique dans la troisième ronde

Les deux équipes ont des identités et des structures semblables. Ils misent d’abord sur leur défensive sans faille et sur des attaquants capables de marquer des gros buts. Les gardiens Harvey et Ellis ne feront de cadeaux à personne. Ce sera la profondeur qui fera la différence.

L’autre demi-finale présente aussi une confrontation entre deux équipes qui ont des identités et des structures semblables, mais cette fois-ci, ce sont des équipes tournées vers l’offensive! Rappelons en terminant qu’avec une victoire des Mooseheads face aux Voltigeurs, le gagnant de la série entre les Huskies et l’Océanic aura automatiquement son billet pour le tournoi à la ronde de la Coupe Memorial qui aura lieu du 17 au 26 mai prochain à Halifax. D’ici là, les joueurs, les entraineurs et les partisans devront concentrer leurs énergies pour gagner un seul match à la fois!

Pool des séries 100% Huskies

Après une première ronde plus ardue pour certaines équipes, on a eu droit à une deuxième ronde des plus expéditives. Les équipes favorites ont remporté rapidement leur série. Place maintenant aux choses sérieuses où ironiquement, une pièce de monnaie pourrait avoir autant de succès que nos experts tant la parité est forte entre ces quatre machines du hockey junior!

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Sébastien Lemire – 19 avril 2019


Un passionné parmi tant d’autres!

52974001_2300533946898159_1771269960551628800_n_modifié-1Pour que des matchs de hockey de la LHJMQ puissent être présentés à l’aréna Iamgold, ça prend beaucoup plus qu’une patinoire, des joueurs et des arbitres! Elles sont nombreuses, les personnes qui s’impliquent pour assurer le succès des parties locales de nos Huskies. Parmi elles, Jonathan Lemay est sans contredit le plus connu des partisans de l’équipe. Reconnu à Rouyn-Noranda pour son implication à titre de bénévole, Jonathan est associé aux Huskies depuis déjà longtemps!

J’ai été surpris cet hiver quand j’ai consulté la feuille de match de la première partie locale de l’histoire des Huskies, le 22 septembre 1996. Le nom de Jonathan Lemay y figurait. Quoi? Celui que l’on surnomme Jo était déjà là lors du match inaugural? Eh oui! Si on le connait surtout pour sa présence entre les deux bancs des punitions, c’est comme juge de but qu’il a fait ses débuts dans la LHJMQ. « Je ne me souviens pas tant que ça de ce premier match, mais je me rappelle que cette saison-là, j’avais un cahier dans lequel je notais tous les buts des Huskies », dit celui qui est vite devenu l’un des grands partisans de l’équipe.

Aujourd’hui, ce n’est pas que pour son propre plaisir qu’il marque les buts, mais bien pour les statistiques officielles de la LHJMQ. Jonathan est le marqueur régulier des parties locales des Huskies, un travail qu’il a appris très jeune. « J’ai commencé à 12 ans au hockey mineur. Pour les Huskies, ça fait cinq ou six ans que je suis de retour comme marqueur ou chronométreur régulier. Je l’ai été également dans le passé et je suis parti et revenu selon mon emploi du temps ». Au total, il n’y a que cinq ou six saisons au cours desquelles Jonathan n’a pas travaillé depuis les débuts de l’équipe. « Je serais curieux de connaitre le nombre de matchs où j’ai travaillé! ». Si on calcule rapidement, avec un minimum de 40 matchs par saison (en incluant les matchs de présaison et des séries) durant 16 ou 17 saisons, on arrive facilement à un total de 700 matchs. Probablement même plus!

Au fil des ans, Jonathan a été juge de but, chronométreur, marqueur et a même été quelquefois à l’accueil pour déchirer les billets, ainsi que dans l’équipe de sécurité. Si le soir de la conquête de la Coupe du Président est évidemment un moment mémorable, comme pour tous les partisans de l’équipe, quel est son autre meilleur souvenir de ses soirées au banc des punitions? « Je dirais le dernier match présenté ici face à la Russie, en 2015, dans le cadre de la série Subway. »

Puis, quand on lui demande le moment le plus cocasse qu’il a vécu lors de ses années d’implication avec les Huskies, il opte sans hésiter pour un souvenir impliquant Andrew O’Brien, un défenseur qui a disputé 67 matchs avec les Huskies en 2012-2013. « On peut en rire maintenant, mais quand c’est arrivé, ce n’était pas très drôle! Andrew O’Brien avait pété sa coche et fait éclater une gourde d’eau qui avait trempé complètement ma feuille de pointage. J’avais dû réécrire les 60 noms sur une autre feuille! ». C’est pour des moments mémorables comme celui-là, ainsi que pour vivre de près les bas et (surtout) les hauts des Huskies, que Jonathan Lemay aime tant se retrouver dans le feu de l’action, à quelques pouces de la patinoire et des joueurs. Des passionnés comme lui, ça en prend pour permettre à nos Huskies de jouer leurs matchs! Un gros bravo à Jonathan et à tous les autres!

Jonathan Lemay est reconnu pour être très actif sur les réseaux sociaux. Vous entendrez assurément parler souvent des Huskies si vous le suivez!
Facebook : Jo Lemay / Twitter : @jochanceux / Instragram: jo_bingo_huskies

Sébastien Nolan – 16 avril 2019


Des signaux d’alarme entendus?

J’aime les séries éliminatoires en raison des nombreuses surprises! La première ronde nous en a donné plusieurs, en commençant par celle des Cataractes de Shawinigan! Jean-Paul Charlebois avait raison quand il disait qu’il fallait s’en méfier! Malgré des barrages de tirs, les Huskies auront eu besoin de deux matchs supplémentaires pour venir à bout de cette équipe très coriace. Mais, Samuel Harvey (4 victoires, moy. 1.90, % d’arrêts de 0.912) a fait le travail devant le filet et les gros canons des Huskies se sont levés, avec en tête : Abbandonato 13 points, Dobson 10 points, Teasdale 9 points et Bibeau 7 points !

Je pense néanmoins que le scénario sera différent en deuxième ronde contre les Tigres de Victoriaville et que les Huskies, très bien nantis à toutes les positions, l’emporteront en quatre matchs. Aussi, la douche froide que leur a servie Shawinigan sera bénéfique à long terme. Est-ce qu’on peut penser qu’une course effrénée aux records a eu un effet de fatigue psychologique ou d’excès de confiance pour les joueurs? Quoi qu’il en soit, je suis convaincu que le message de l’entraîneur et DG de l’année Mario Pouliot raisonnera un peu plus fort dans le vestiaire de la meute!

J’aurais tellement aimé vivre une « Guerre de la 117 » en deuxième ronde! Je suis évidemment déçu pour les Foreurs qui ont démontré une belle identité, particulièrement à domicile! Perdre en sept matchs, en prolongation par surcroît, est remarquable. Cette équipe est sur les rails depuis un an et les décisions prises rapporteront beaucoup pour les trois prochaines années. Reste néanmoins que le capitaine des Tigres, Simon Lafrance, est un ancien Foreurs et que le #13 a vraiment porté malchance à son ancienne équipe en obtenant neuf gros points contre le Vert et Or. Il sera assurément le joueur à surveiller en deuxième ronde.

Dans les autres séries de la première ronde, d’abord, quel triomphe de l’Océanic en quatre matchs contre les talentueux et jeunes Sags! De leur côté, à l’image des Huskies, les Mooseheads ont eu leur « Wake up call » par les Remparts de Patrick Roy, qui ont forcé un septième match à Halifax. Disons que les prochaines semaines auraient pu être très longues pour les hôtes de la Coupe Memorial. Ailleurs, les Voltigeurs, le Phoenix et les Screaming Eagles ont démontré qu’ils n’étaient pas non plus à sous-estimer!

Mais la grande surprise demeure l’élimination du Drakkar contre les Wildcats, dont la septième position de conférence est très trompeuse! C’était une grosse année pour le Drakkar qui a misé le tout pour le tout. Disons que cette élimination en première ronde fera mal longtemps à Baie-Comeau…

Pool des séries 100% Huskies

Par ailleurs, force est de constater que les surprenants résultats de cette première ronde n’auront pas surpris notre expert Paul Hurtubise! Il a déjà une longueur d’avance dans notre pool 100% Huskies, après une ronde, en prédisant correctement le gagnant de chaque série, à l’exception de la victoire des Wildcats. Personne ne pourra le blâmer pour ça, puisque tous nos experts ont fait de même!

Je nous souhaite, ainsi qu’à toutes les partisanes et à tous les partisans de la LHJMQ, une deuxième ronde tout aussi excitante que la première!

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Sébastien Lemire – 4 avril 2019


La course aux records est enfin derrière nous !

On va se le dire d’entrée de jeu, la saison 2018-2019 des Huskies a été exceptionnelle. Cette équipe a amélioré ou égalisé de nombreux records de la LHJMQ durant l’année de du 50e anniversaire du circuit. C’était intéressant, intriguant, mais je suis content que ce soit derrière nous. Les séries éliminatoires commencent enfin! Dans le contexte, atteindre la Coupe Memorial demeure le seul objectif de la meute. Rendu là, son seul but ce sera évidemment de marquer le seul but qui nous a manqué en 2016! Bref, les Huskies ont gagné souvent cette année, mais ils ont également créé des attentes qui les condamnent à remporter leur dernier match.

En première ronde, les Huskies affrontent ironiquement l’équipe qu’ils ont vaincue en finale de la Coupe du Président, lors de cette même année 2016. Au cœur de leur cycle normal de reconstruction, les Cataractes de Shawinigan se sont qualifiées pour les séries éliminatoires en prenant la dernière place disponible, grâce à un point récolté suite à un revers en prolongation à leur dernier match. Il faut reconnaître que leurs deux meilleures monnaies d’échange pour leur reconstruction (Beauvillier et Girard) ont sûrement gradué trop vite aux yeux du DG des Cataractes! C’est donc dire, en passant, à quel point le modèle de (re)construction des Huskies a été efficace et que son identité est impressionnante! Je m’attends évidemment à une série expéditive.

Bien qu’ils démontreront du caractère, du jeu plus physique et qu’ils tenteront de fermer le jeu, Shawinigan se fera compter des tonnes de buts en raison du volume élevé de tirs que les Huskies enverront vers leur gardien. Ce sera peut-être plus long qu’anticipé en début de match, mais après les 2e, 3e ou 4e buts accordés lors de chaque rencontre, les nerfs des jeunes Cats cèderont.

Pour la deuxième ronde, j’espère depuis la date limite des échanges, une Guerre de la 117, chose qui plus que jamais parait réaliste. Mais avant de nous réjouir d’un tel scénario, rappelons-nous que deux des huit défaites des Huskies cette année sont contre les Foreurs…

En troisième ronde, le nouveau format des séries nous amènera une équipe de la puissante conférence de l’Ouest. Que ce soit le Drakkar de Baie-Comeau, l’Océanic de Rimouski ou une équipe Cendrillon, nous aurons de l’excellent hockey à Rouyn-Noranda.

En terminant, on peut s’attendre aussi à une finale contre les Voltigeurs ou les Mooseheads. Or, les Voltigeurs, l’équipe qui est classée 3e au Canada nous a envoyé un puissant message, le 8 mars dernier, en privant les partisans d’un nouveau record de victoires consécutives. De leur côté, les Mooseheads de Halifax seront, quelques jours plus tard, l’équipe hôtesse de la Coupe Memorial. Ces deux équipes, tout comme les Huskies, auront donc tout à perdre durant leurs parcours éliminatoires.

Pool des séries 100% Huskies

Pour le plaisir, nos 7 collaborateurs de l’an dernier récidivent avec le Pool des séries du blogue 100% Huskies. En rappel, l’an dernier, c’est Tommy Allen qui l’avait emporté!

*Au début de chaque ronde :

  • Chaque prédiction donnera des points selon un système déterminé :
    • 3 points pour le bon choix d’équipe;
    • 1 point pour le bon nombre de matchs;
    • 1 point boni pour le bon choix d’équipe avec le bon nombre de matchs. 

Donc, il y a une possibilité de 5 points par série.

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Merci et bonnes longues séries!!

Sébastien Lemire – 22 mars 2019


Des partisans réalistes en Mauricie

En mai 2016, les Huskies remportaient la première Coupe du Président de leur histoire grâce à une victoire en cinq matchs lors de la finale disputée face aux Cataractes de Shawinigan. Trois ans plus tard, les deux mêmes équipes ont à nouveau rendez-vous. Le contexte a toutefois bien changé. Les Cataractes de 2016 représentaient un beau défi pour les Huskies avec la présence de joueurs talentueux comme Anthony Beauvillier, Samuel Girard, Gabriel Gagné, Dmytro Timashov, Alexis D’Aoust et Philippe Cadorette, notamment. Seulement 10 points avaient séparé les deux formations lors de la saison régulière. On est bien loin des 86 points de différence de cette saison, le plus grand écart entre deux équipes dans les 50 ans d’histoire des séries de la LHJMQ!

Comme partisan, je me suis demandé de quelle façon les amateurs de hockey de la Mauricie pouvaient bien entrevoir cet affrontement entre la meilleure équipe au Canada et une formation qui n’a gagné que 14 matchs cette saison. Sont-ils à ce point fanatiques de leur équipe de hockey pour croire aux chances des Cats de réaliser un miracle? J’ai décidé de tâter le terrain auprès du descripteur des matchs des Cataractes au 106.9 Mauricie, Claude Boucher. Ce dernier est catégorique : les partisans Shawiniganais sont réalistes! «On a beau chercher, on n’a trouvé personne en Mauricie qui favorise les Cataractes dans la série contre les Huskies. Les partisans les plus optimistes croient que les Cataractes gagneront un match, mais pas plus. Par contre, comme les Cataractes ont évité l’humiliation de rater les séries pour une deuxième saison de suite (ce qui ne s’est pas produit à Shawinigan depuis 41 ans), les partisans sont satisfaits que l’équipe ait réussi à se tailler une place en séries. Réalistes, les amateurs s’attendent à ce que les joueurs des Cataractes se battent du mieux qu’ils le peuvent contre les Huskies. S’ils devaient gagner un match, ce serait tout un accomplissement! », mentionne celui que l’on a pu entendre comme descripteur des parties locales des Foreurs, à TVC9, au tournant des années 2000. Comme chez les Huskies, les Cataractes ont la chance de compter sur d’excellents partisans passionnés. Ce week-end, c’est dans un sous-sol d’une église de Shawinigan qu’ils se réuniront pour regarder les matchs disputés à l’aréna Iamgold.

Si les Cataractes veulent gagner ne serait-ce qu’un match dans cette série, quels sont les joueurs qui pourraient faire la différence? « Les principaux joueurs à surveiller sont les recrues Mavrik Bourque (le meilleur buteur de l’équipe avec 25 buts), Xavier Bourgault et le gardien Antoine Coulombe. Coulombe a été le gardien de 16 ans le plus utilisé dans l’histoire de la ligue, jouant plus de 1900 minutes, dans 41 matchs. Offensivement, le vétéran Jan Drozg est le meilleur pointeur des Cataractes, avec 62 points ».

Et le descripteur des matchs des Cataractes, lui, voit-il la formation de sa région gagner un match? « Ma prédiction : Huskies en 4, dans ce qui devrait être une ballade dans un parc pour les Rouyn-Norandiens ». Ça commence demain! Êtes-vous prêts chers partisans?

Sébastien Nolan – 21 mars 2019


Discours de Jacob Neveu avant son dernier match de saison régulière dans la LHJMQ

54362925_294932061175206_1196811388857614336_nJ’aimerais commencer par remercier trois personnes sans qui tout ça n’aurait pas été possible. Oui, je parle de vous, maman, papa et Rosa. Vous avez toujours été présents, dans mes hauts comme dans mes bas, parce que dans une carrière dans la LHJMQ, il y en a. Par exemple, il peut y avoir des blessures, des moins bonnes parties, mais chaque fois vous étiez là pour m’encourager et me supporter. Puis quand je vous dis merci, ce n’est pas juste pour les cinq dernières années, c’est aussi pour avant. Si j’ai réussi à porter ce vrai chandail des Huskies, à réaliser un rêve de petit gars, c’est parce que vous avez cru en moi et m’avez toujours encouragé dans ma passion. Maman, papa, vous vous êtes levés tôt bien des fois pour aller me porter à mes pratiques le matin, puis vous en avez fait de la route pour mon hockey. Rosa, tu es allée à je ne sais combien de tournois et de parties, tu as toujours accepté de me suivre. Je vous en remercie du plus profond de mon coeur. Merci vraiment à vous trois! Je n’aurais pu demander mieux comme famille!

J’aimerais aussi remercier tous les gens qui nous permettent de vivre cette belle expérience du hockey junior majeur à Rouyn-Noranda. Merci à M. Blais et à tous les propriétaires. Merci à tous les employés et bénévoles qui se présentent lors des parties afin que tout cela soit possible. Merci aux gens du Cégep qui nous aident avec notre réalité d’étudiant-athlète. Merci Sophia, Karo, Ian et Steve de m’avoir accueilli d’une aussi belle façon toutes les fois que je suis descendu à votre bureau dans les dernières années.

54729206_335327587099901_7166310743359356928_nJ’aimerais maintenant remercier tous les entraineurs que j’ai côtoyés au cours de ma carrière. Bizz, Mario, Dany, vous êtes présents ce soir et je peux vous le dire de vive voix : merci! J’aimerais remercier tous ces gens qui ont cru en moi chaque année et qui m’ont permis de rester dans la grande et belle famille des Huskies de Rouyn-Noranda depuis le tout début! C’est pour moi un honneur, j’ai ce logo tatoué sur le coeur. Je tiens à dire merci à J-F et Lucie d’avoir aussi bien pris soin de moi et de m’avoir fait aussi rire dans les dernières années. On va en avoir passé du temps ensemble à cause de tous mes petits bobos. Je veux aussi dire un gros merci aux « boys ». J’ai eu la chance de rencontrer plein d’individus incroyables dans les dernières années avec qui j’ai pu tisser de très beaux liens. Les « boys », vous m’avez permis de vivre cinq années incroyables que je vais me rappeler toute ma vie, c’est certain! Toutes les niaiseries qu’on a pu faire dans l’autobus, à l’aréna ou à l’hôtel vont rester dans ma mémoire.

Pour terminer, j’aimerais remercier ceux sans qui tout ça ne serait pas pareil, oui je parle de vous, nos fidèles partisans! Je tiens à vous remercier pour ces années où vous nous avez encouragés sans relâche. Je veux aussi vous remercier pour toutes les fois où j’ai pu côtoyer certains d’entre vous en dehors de la glace. J’ai beaucoup apprécié pouvoir vous rencontrer et vous connaitre. Cela a toujours été un plaisir pour moi de discuter avec vous!

Je vais conclure mon « speech » en vous disant que, comme les autres l’ont dit, j’espère que vous êtes prêts et que vos trompettes le sont aussi, parce qu’il reste du hockey encore en masse à Rouyn-Noranda!

Merci beaucoup!

Jacob Neveu, défenseur, Huskies de Rouyn-Noranda


NOS ANCIENS : Le changement d’air sera-t-il bénéfique pour JC Beaudin? 

Philippe Myers est devenu il y a quelques semaines le neuvième ancien joueur des Huskies à disputer un match dans la LNH cette saison. Il a d’ailleurs marqué son premier but dans le circuit, la semaine dernière, au même moment où les Huskies étaient en train d’écraser les Cataractes de Shawinigan pour égaler le record de 25 victoires consécutives. Du groupe des neuf, Myers est déjà le cinquième de l’édition championne de 2015-2016 à graduer dans le circuit Bettman. Après Myers et ses anciens coéquipiers Alexandre Fortin, A.J. Greer, Jérémy Lauzon et Timo Meier, qui sera le prochain de nos champions à avoir sa chance dans la LNH? Si j’avais un vieux 2 $ à parier, mon premier réflexe serait de le placer sur les chances de Francis Perron qui connaît une très bonne saison dans la Ligue américaine. Parmi les autres anciens susceptibles d’avoir une occasion de jouer dans le grand circuit plus tôt que tard, je garderai à l’œil les performances de Jean-Christophe Beaudin au cours des prochaines semaines, dans la Ligue américaine, ainsi qu’au prochain camp d’entraînement des équipes de la LNH.

jean-christophe-beaudin-2017-690Bien que Beaudin n’a pas des statistiques comparables à celles de Perron cette saison, il se retrouve maintenant avec une organisation qui n’aura pas le choix de faire confiance aux jeunes au cours des prochaines saisons. Le 6 février dernier, le joueur natif de Saint-Bruno-de-Montarville est passé de l’organisation de l’Avalanche du Colorado à celle des Sénateurs d’Ottawa, en retour de Max McCormick. Si le fait de se retrouver dans une organisation pour qui plus rien ne va peut sembler décourageant à première vue, cet échange pourrait toutefois devenir très positif pour l’attaquant. Avec une équipe où il ne reste qu’une poignée de vétérans, les jeunes qui vont performer dans la Ligue américaine auront sûrement leur chance à Ottawa l’an prochain. Si Beaudin profite de la fin de saison et du prochain camp pour réussir son adaptation à son nouvel environnement et qu’il joue du hockey à l’image de ce qu’il nous a offert durant ses trois saisons complètes chez les Huskies, peut-être verrons-nous notre ancien numéro 16 la saison prochaine dans la LNH. Pourquoi pas dans un duel face aux Canadiens? Ou dans un match contre l’un de ses anciens comparses chez les Huskies!

Statistiques de Jean-Christophe Beaudin chez les professionnels

2017-2018, Rampage de San Antonio (LAH): 34 matchs, 2 buts – 5 passes – 7 points

2017-2018, Eagles du Colorado (ECHL): 30 matchs, 7 buts – 20 passes – 27 points

2018-2019, Eagles du Colorado (LAH): 42 matchs, 6 buts, 7 passes, 13 points

2018-2019, Senators de Belleville (LAH): 9 matchs, 1 but – 1 passe – 2 points

Photo: nhl.com

Sébastien Nolan – 16 mars 2019


Une bonne petite équipe…

L’année du 20e anniversaire restera à jamais dans ma mémoire. Les Francis Perron, Allan Caron, Mathieu Boucher et, plus tard, Timo Meier et AJ Greer notamment… J’ai eu un plaisir fou à les côtoyer! Chaque fois qu’ils sautaient sur la patinoire, il y avait une étincelle! Au début de cette saison, peu de gens nous voyaient (personne ne nous voyait) remporter les grands honneurs! Et lors d’un match hors concours, à Val-d’Or, mon ami Jean-Paul Charlebois m’a dit: ¨Moi Ian, je pense qu’on va avoir une bonne petite équipe…¨, et c’est une phrase qu’on se relançait souvent dans l’année.

Dans la séquence de Francis Perron, dans la remontée à Val-d’Or, dans les séries à Moncton… On se disait souvent,  Jean-Paul et moi, qu’on avait non seulement une bonne petite équipe, mais surtout que nous étions excessivement privilégiés de suivre ce groupe d’athlètes extraordinaires.

On se disait même que c’était la chance d’une vie! Avec les cycles juniors, il faut profiter de ces équipes gagnantes pendant qu’elles sont là!

Et pourtant! Trois ans plus tard! Nous voilà encore avec une bonne petite équipe qui complète une séquence de 25 victoires consécutives. Ce groupe d’athlètes et d’entraîneurs vient d’écrire une page d’histoire de la ligue et de notre club à Rouyn-Noranda. Ce record vieux de 45 ans n’a jamais été menacé pendant tout ce temps. C’est dire à quel point il est exceptionnel!

Est-ce que les gars y pensent? Est-ce qu’ils en parlent? Pas plus qu’il ne le faut. Ils en profitent, mais n’y prêtent pas plus attention! Parce qu’on ne peut se lever un matin et décider de remporter 25 matchs de suite. Dans n’importe quel sport d’élite, C’EST IMPOSSIBLE!

Les joueurs et entraîneurs méritent notre admiration et notre respect. Ce qu’ils sont en train d’accomplir, nous allons le raconter pendant encore 50 ans! Ils l’ont fait en travaillant chaque soir plus fort que leur adversaire! En gagnant chaque bataille à un contre un! En préparant chaque plan de match minutieusement. En portant une attention aux petits détails d’une partie de hockey.

Encore une fois cette année, je me considère choyé de côtoyer ce groupe et de voir qu’à chaque fois que les joueurs sautent sur la glace, il se passe quelque chose!

Ian Clermont, directeur administratif – 8 mars 2019


Quel week-end!

On l’attendait depuis longtemps cette fin de semaine de hockey à l’aréna Iamgold et elle n’a pas déçu! C’est à du hockey intense de grande qualité que nous avons assisté. Lors des deux matchs, nous avons vite constaté que les Huskies avaient affaire à des adversaires nettement plus redoutables que la plupart des équipes que nous avons vues lors des derniers mois. Dans les deux cas, les Huskies se sont toutefois adaptés et ont été puiser dans leurs ressources pour venir à bout de l’adversaire. Ce que je retiens notamment de ce week-end, ce sont les chiffres 14 et 5. Les Huskies ont réussi à marquer 14 fois face à leurs deux plus sérieux adversaires, tout en ne concédant que cinq buts. Si je savais les Huskies capables de gagner ces duels, je ne pensais jamais les voir écraser l’adversaire de la sorte.

Autre constat de ces deux matchs : la profondeur de l’équipe. Une profondeur qui rend sûrement jaloux les Voltigeurs et les Mooseheads. Oui, les vedettes des Huskies ont toutes collaboré à ces deux victoires. Il suffit de penser aux sept mentions d’aides de Peter Abbandonato qui domine maintenant le classement des marqueurs avec 104 points, en plus d’avoir devancé Francis Perron au troisième rang de l’histoire des marqueurs des Huskies. On peut aussi penser à Noah Dobson qui a encore une fois démontré toute l’étendue de son talent, ainsi qu’à Samuel Harvey qui a bloqué 69 tirs au cours des deux matchs, réalisant notamment plusieurs arrêts clés lorsque le match était serré face aux Voltigeurs. Sans oublier des gars comme Beaucage, Bibeau, Harvey-Pinard et Teasdale qui ont aussi connu un excellent week-end. Mais, au-delà de ces performances, je retiens surtout le travail des Hinam, Hrehorcak, Naud et Régis, pour ne nommer que ceux-là. La profondeur des Huskies est telle qu’on ne s’est pratiquement pas rendu compte de l’absence de Jakub Lauko, pourtant l’un des meilleurs de l’équipe dans les matchs disputés avant sa blessure. Il est loin d’être certain que les Voltigeurs et les Mooseheads ont une telle profondeur. Pensez-vous que les Voltigeurs ne se sont pas ennuyés de Maxime Comtois vendredi soir? Pour moi, cette profondeur des Huskies est l’élément le plus rassurant à l’aube des séries, car il ne faut pas oublier que la route vers la Coupe est longue et sinueuse.

Il est difficile aussi de passer sous silence la discipline des hommes de Mario Pouliot lors des deux matchs du week-end. Au nombre de fois que l’adversaire a tenté de faire prendre des punitions aux Huskies, surtout lors du match de samedi, le nombre d’avantage numérique concédé aurait pu être beaucoup plus élevé qu’il ne l’a été. Les gars ont réussi à garder la tête froide à plusieurs occasions. C’est signe d’une belle maturité des joueurs, en plus de démontrer à quel point Mario Pouliot et ses adjoints font un travail colossal pour préparer leurs hommes. À l’opposé, les adversaires ont vu leur indiscipline être très coûteuse. Les trois buts en quatre avantages numériques représentent sûrement l’élément clé de la victoire face aux Voltigeurs.

À l’image de nos bancs de neige qui auraient besoin d’un miracle pour fondre comme par magie durant la semaine de relâche, il serait très étonnant de voir les Huskies échapper leur prochain match, mercredi soir, à Shawinigan. Bien sûr, on ne sait jamais. Les Cataractes ne manqueront pas de motivation face à leurs probables adversaires du premier tour éliminatoire. Ils voudront être ceux qui empêcheront les Huskies d’égaler le vieux record de victoires consécutives des Éperviers de Sorel. Les Cataractes auront beau vouloir, ça ne devrait pas être suffisant. Je pense qu’on peut déjà commencer à prévoir un autre mémorable vendredi soir de hockey. Un duel Rouyn-Noranda vs Drummondville pour un nouveau record de la LHJMQ, ça vous tente?

Sébastien Nolan – 4 mars 2019


Le mur de nos idoles

Comme vous l’avez sûrement constaté en faisant le tour de l’aréna durant les matchs de nos Huskies, plusieurs grandes vedettes du hockey de Rouyn-Noranda sont honorées en ayant leur photo affichée sur les murs de l’amphithéâtre. Saviez-vous que c’est en 1995 qu’un groupe d’individus s’est réuni et a fondé le Panthéon du hockey de l’Abitibi-Témiscamingue? Le but de l’organisme était de promouvoir le hockey et le talent des joueurs de la région. Le plus grand obstacle était alors de trouver un emplacement pour une salle d’exposition qui permettrait de bien présenter la popularité de ce sport chez nous. Dès sa création, le comité a obtenu l’appui inconditionnel de la firme d’avocats Bélanger-Barrette. Cette annonce fut salutaire lors des premières années d’existences. Deux tournois de golf avec encan furent organisés et plus de 15 000 $ ont été amassés pour permettre au groupe de commencer ses travaux en faisant l’acquisition de certains artéfacts et souvenirs.

L’objectif premier du comité était de promouvoir le hockey en démontrant l’étendue du talent des joueurs de la région ayant évolué sur l’une de nos glaces régionales, avant de percer jusqu’à la Ligue nationale de hockey ou d’autres ligues majeures. Atteindre l’objectif fut difficile pour le comité, car plusieurs sollicitations et rencontres auprès des instances politiques n’ont pas obtenu de réponses positives. Dans un élan d’espoir, le comité espérait obtenir un espace dans ce qui allait devenir le kiosque touristique, mais, faute de place, la demande est morte dans l’œuf, si vous me permettez l’expression. Suite au peu de collaboration des gens sollicités, des membres du comité se sont essoufflés et plusieurs ont dû quitter.

53333235_2278228985571538_2281115898943111168_nEn 2012, quatre personnes ont pris en charge ce qui restait du comité du Panthéon du hockey de l’Abitibi-Témiscamingue qui est alors devenu le Panthéon du hockey de Rouyn-Noranda. C’est à la suite du projet qui a été tenu au Centre d’exposition de Rouyn-Noranda que le comité s’est investi plus que jamais en récupérant et en affichant les items de l’exposition à l’intérieur de l’aréna. Le comité a récupéré plusieurs articles qui sont actuellement exposés, dont la réplique de la Coupe Stanley appartenant à Réjean Houle qui se trouve au salon VIP de l’aréna Iamgold.

Pour promouvoir tout ce talent local, des critères ont été établis afin qu’une sélection plus limitée puisse être retenue afin de présenter ces idoles sur un laminage bien représentatif exposé sur le mur de la 9e rue. Deux critères importants sont nécessaires pour se retrouver sur ce mur des idoles, soit d’avoir joué pour une équipe de hockey de Rouyn-Noranda et d’avoir évolué un minimum de 60 matchs dans la LNH.

Selon vous, quel joueur de l’édition actuelle risque d’être le premier à joindre ce groupe de joueurs élites à avoir marqué le monde du hockey à Rouyn-Noranda? Noah Dobson? Samuel Harvey? Joël Teasdale?

Paul Hurtubise – 1er mars 2019


Des chiffres ahurissants!

Avec encore 11 matchs à disputer à la saison régulière, les Huskies ont déjà 49 victoires. Ils n’ont subi la défaite qu’à huit occasions depuis le début de la saison, ce qui représente une moyenne d’un revers à chaque sept parties. Difficile de faire mieux! Avant les matchs de ce week-end, face aux Screaming Eagles et aux Cataractes, les Huskies traversent une séquence incroyable de 19 victoires consécutives. La dernière défaite remonte au 31 décembre dernier, un revers de 3 à 2, à Val-d’Or. À ce moment, Dobson et Teasdale n’avaient pas encore revêtu l’uniforme de la meute. Il y avait aussi Hrehorcak et Lauko qui participaient au Championnat mondial junior. Depuis, les Huskies sont devenus rien de moins qu’un véritable rouleau compresseur!

À domicile, l’Halloween n’avait même pas encore été célébrée la dernière fois que les hommes de Mario Pouliot ont subi l’affront d’un revers. Ça se passait le 24 octobre, une défaite de 4 à 2 face au Phoenix de Sherbrooke. Dix-neuf matchs ont été disputés depuis ce temps sans que les Huskies perdent à l’aréna Iamgold. Malgré qu’il reste 11 autres matchs au calendrier, les Huskies 2018-2019 ont déjà le deuxième plus haut total de points de l’histoire de l’équipe. Alors qu’ils peuvent encore aller chercher un total de 22 points, ils n’en ont besoin que de 15 pour établir un nouveau record d’équipe. Avouez que de la façon dont ils jouent depuis un mois et demi, il serait très surprenant de les voir échapper plus de sept points d’ici le 16 mars. Oui, une mauvaise soirée est possible. Oui, les adversaires vont tout donner pour réussir à battre les Huskies. Oui, il reste deux gros matchs face aux Voltigeurs et un autre contre les Mooseheads. Malgré tout, le record de notre équipe championne de 2015-2016 semble en sérieux danger.

Coup d’œil aux meilleures saisons de l’histoire des Huskies* :

Plus de points en une saison 

2015-2016 : 113 points (68 matchs)

2018-2019 : 99 points (57 matchs)

2007-2008 : 97 points (70 matchs)

2016-2017 : 93 points (68 matchs)

2000-2001 : 93 points (72 matchs)

Plus de points en une saison à domicile 

2015-2016 : 62 points (34 matchs)

2007-2008 : 56 points (35 matchs)

2000-2001 : 56 points (36 matchs)

1997-1998 : 55 points (35 matchs)

2016-2017 : 53 points (34 matchs)

2018-2019 : 50 points (27 matchs) 

Plus de points en une saison sur la route 

2015-2016 : 51 points (34 matchs)

2018-2019 : 49 points (30 matchs)

2012-2013 : 43 points (34 matchs)

2007-2008 : 41 points (35 matchs)

2009-2010 : 40 points (34 matchs)

2016-2017 : 40 points (34 matchs)

*Source : lhjmq.qc.ca

Sébastien Nolan – 22 février 2019


Un héros obscur qui a du coeur!

Je ne vous apprends rien en vous disant qu’il y a beaucoup de talent chez les Huskies. Avec 47 victoires en 55 matchs, tous les amateurs de hockey junior au pays le savent. Pour aspirer aux grands honneurs, le talent ne suffit cependant pas. Ça prend aussi un bon esprit d’équipe et beaucoup de cœur. Ça prend des joueurs vedettes et d’autres capables d’accepter un rôle plus effacé sur un troisième ou un quatrième trio ou, encore, une troisième paire de défenseurs. Quand on pense aux Huskies, on pense tout de suite à Abbandonato, Dobson, Harvey, Lauko, Harvey-Pinard, Teasdale et d’autres. On va en avoir besoin de tout ce talent pour passer au travers de quatre rondes éliminatoires, mais on va aussi avoir besoin de joueurs de caractère, comme un certain Samuel Naud.

C’est le premier nom qui me vient en tête quand on parle des héros obscurs de nos Huskies 2018-2019. Qu’il est travaillant notre numéro 23! Ce n’est surtout pas le fait qu’il soit l’un des plus petits joueurs de l’équipe qui l’empêche de frapper fort! Nous en avons eu une belle preuve encore lors du plus récent match à domicile, il y a près de deux semaines, quand une partie de la bande de l’aréna Iamgold n’a pas été capable de résister à l’une de ses percutantes mises en échec. Il est solide, travaillant, fiable. Comme on a pu le voir dans le passé, la saison dernière particulièrement, en plus d’être très utile à l’attaque, il peut même dépanner comme défenseur. Malgré l’arrivée de joueurs talentueux lors de la période des fêtes, Naud continue d’être en uniforme match après match. Pourquoi? Parce que c’est le genre de guerrier que tout entraîneur veut avoir dans son équipe. Samuel Naud, c’est un joueur avec le coeur gros comme l’Abitibi-Témiscamingue!

Avec le rôle qu’il occupe chez les Huskies, les statistiques offensives sont plutôt secondaires. Malgré tout, il a réussi à inscrire son nom à la feuille de pointage à 14 occasions depuis le début de la saison. Ses six buts en 52 matchs ont même égalé le nombre de filets inscrits à ses précédentes saisons, alors qu’il en avait six en 126 matchs. Ce n’est peut-être pas Samuel Naud qui marquera le plus grand nombre de buts lors des prochaines séries, mais ses mises en échec et son travail acharné joueront assurément un rôle important dans les victoires de l’équipe.

Sébastien Nolan – 15 février 2019


Dany Sabourin sera-t-il le prochain à graduer dans la LNH?

Avec les performances que nous offrent les deux gardiens de but des Huskies, il est à se demander si Dany Sabourin sera le prochain membre des Huskies à graduer dans la LNH.

Ce passionné de hockey aime partager son expérience avec les jeunes athlètes. DYzob7zW0AEglFYTravaillant, Sabourin est à l’écoute de ceux qui veulent apprendre et qui sont dévoués à perfectionner leur technique. Si Samuel Harvey et Zachary Émond connaissent autant de succès, dites-vous qu’il y a un peu de Dany Sabourin dans ces bons résultats. À l’été 2018, ces jeunes sont demeurés chez les Sabourin durant une partie de leurs vacances pour travailler avec leur entraineur des gardiens, apprendre à mieux le connaître et, surtout, pour approfondir leur technique devant le filet. Si l’on dit que Dany est un passionné, c’est qu’il n’a reculé devant aucun sacrifice pour se rendre jusqu’à la Ligue Nationale. Sabourin aura joué pour quatre équipes de la LNH, dont les Penguins de Pittsburgh (aux côtés d’un dénommé Sidney Crosby), ainsi qu’avec  les Canucks de Vancouver, où il a gardé les buts à deux reprises en séries de 2006-2007.

Parmi ses plus belles réalisations, on trouve sans contredit son travail avec les Foreurs de Val-d’Or et leurs gardiens Antoine Bibeau et Keven Bouchard qui, lors de la saison 2013-2014, se sont rendus à la Coupe Memorial. Val-d’Or s’était alors incliné 4 à 3 en troisième prolongation de la demi-finale disputée devant près de 9 000 spectateurs. Leurs adversaires, les Oil Kings d’Edmonton, avaient ensuite remporté les grands honneurs. Grâce à ses performances, Bibeau avait été choisi sur l’équipe d’étoiles, en plus de recevoir le trophée Hap Emms à titre de meilleur gardien du tournoi. Les deux élèves de Dany Sabourin ont d’ailleurs été repêchés à tour de rôle par une équipe de la LNH, soit Bibeau à Toronto (2013) et Bouchard à Edmonton (2014).

Si l’on regarde les performances de certaines équipes de la LNH et de leur gardien, nous sommes à même de constater qu’un homme comme Dany Sabourin, ce passionné, un homme qui a du vécu et qui est à l’écoute des autres, aurait sans doute sa place dans la grande ligue. En attendant qu’il reçoive l’appel des professionnels, nous sommes chanceux de l’avoir avec nous pour prodiguer de bons conseils à nos deux gardiens qui connaissent une saison exceptionnelle, sans oublier le travail de développement qu’il fait auprès des jeunes gardiens de la région avec son entreprise Transition Pro 35 et son école estivale dédiée aux cerbères. Il faut donc profiter de sa présence, car nous le savons tous, les gardiens sont des « bizarres » et ça prend un ex-bizarre pour bien les comprendre et les encadrer!  🙂

Statistiques des gardiens des Huskies, en date du 7 février 2019

Samuel Harvey: 35 matchs – 28 victoires, 7 défaites, moyenne de buts alloués de 1.95, % d’arrêts de 0.927, 4 blanchissages

Zachary Émond: 20 matchs – 17 victoires, une défaite, moyenne de buts alloués de 1.79, % d’arrêts de 0.930, 6 blanchissages

Paul Hurtubise – 8 février 2019


NOS ANCIENS : Kucherov, Meier et les autres

Ils sont huit anciennes vedettes des Huskies à avoir joué au moins un match dans la LNH jusqu’ici cette saison. Du groupe, deux se démarquent : Nikita Kucherov et Timo Meier. Pour un, Kucherov connaît une saison de rêve! Meilleur marqueur de la LNH avec 79 points, il fait actuellement figure de favori dans la course au trophée Hart, remis au joueur par excellence. En conservant le rythme avec lequel il produit, il pourrait connaître la meilleure saison offensive dans le circuit Bettman depuis 1995-1996, alors que Mario Lemieux avait récolté 161 points et que Jaromir Jagr avait suivi avec 149  points. Ses succès permettent au Lightning de trôner au sommet du classement général de la ligue.

De son côté, Timo Meier occupe le troisième rang des marqueurs chez les Sharks, devançant des joueurs établis comme Joe Pavelski et Erik Karlsson. Sa moyenne de près d’un point par match, à seulement sa deuxième saison complète, est excellente.

Pour ce qui est des autres, Sven Andrighetto connait une saison difficile avec seulement six points en 32 matchs. Les blessures lui ont fait manqués plusieurs matchs plus tôt cette saison, mais récemment ce sont ses performances qui ont incité son entraîneur à le laisser de côté à quelques occasions. Nicolas Deslauriers continue de bien se débrouiller lorsque Claude Julien fait appel à ses services chez le Canadien, alors que les Dea, Fortin, Greer et Lauzon sont actuellement dans la Ligue Américaine après des séjours intéressants dans la grande ligue.

usa_today_10307841.0Crédit photo : Brian Fluharty-USA TODAY Sports

Nos anciens dans la LNH cette saison :

Nikita Kucherov, Tampa Bay, 50 matchs – 22 buts, 57 passes, 79 points

Timo Meier, San Jose, 49 matchs – 19 buts, 27 passes, 46 points

Jean-Sébastien Dea, New Jersey et Pittsburgh, 23 matchs – 4 buts, 2 passes, 6 points

Alexandre Fortin, Chicago, 24 matchs – 3 buts, 3 passes, 6 points

Sven Andrighetto, Colorado, 32 matchs – 3 buts, 3 passes, 6 points

Nicolas Deslauriers, Montréal, 37 matchs – 2 buts, 1 passe, 3 points

Jérémy Lauzon, Boston, 15 matchs – 1 but, 0 passe, 1 point

A.J. Greer, Colorado, 5 matchs – 0 point

Sébastien Nolan – 1er février 2019


Pour ou contre l’expulsion automatique après une bataille planifiée à la mise en jeu?

Le règlement 47.9 de la LHJMQ stipule que toute bataille qui survient avant ou immédiatement après une mise en jeu sera considérée comme une « bataille planifiée » et entraînera une punition automatique d’extrême inconduite (punition de match), en plus de la pénalité majeure (5 minutes).

Pour ou contre une expulsion automatique lorsque survient une telle bagarre? Nos blogueurs Claude Flamand et Sébastien Nolan confrontent leurs opinions.

Claude est contre

Séraphin dans les pays d’en haut avait un patois fort intéressant : « La loi, c’est la loi ». Or, ce n’est pas parce qu’il y a un règlement qu’il faut absolument être en accord avec celui-ci.

49938678_281490782540212_8940620647403356160_nC’est vrai qu’il arrive, dans certaines situations, qu’un combat soit planifié. C’est le cas lorsque deux ou trois joueurs se cherchent toute la partie ou dans un duel où les coups deviennent de plus en plus sournois. Bref, on le voit venir! Cependant, il y a d’autres occasions où c’est beaucoup moins évident et où l’on ne la voit pas venir cette bagarre. Je base mon opinion sur cette dernière prémisse et même davantage.

Pourquoi une bataille qui survient en situation de jeu obtiendrait une inconduite de partie seulement si un joueur est CLAIREMENT l’instigateur, alors qu’en situation de mise en jeu, automatiquement, il y a une inconduite de partie pour les deux pugilistes? Pour moi, ça ne fait pas de sens! Quelle différence y’a-t-il au bout du compte?

En situation de mise en jeu, les arbitres et juges de lignes sont beaucoup plus près des joueurs afin d’intervenir. Les risques de blessures sont donc logiquement réduits de beaucoup. Comment les officiels ont-ils pu laisser s’échauffer les esprits à un point où une bagarre survient à la mise en jeu? Moi, je prétends que la faute, dans cette situation, est aux arbitres eux-mêmes et qu’une pénalité majeure de 5 minutes est suffisante. Avec le règlement actuel, on risque de punir les joueurs pour le laxisme des arbitres.

Vous comprendrez que je suis contre le volet d’extrême inconduite en situation de mise en jeu et, qu’à mes yeux, cette règle mériterait d’être revue.

Je termine avec une autre phrase tirée de la page 29 du livre « Un homme et son péché » :

« Le loup qui sort de la forêt n’est pas plus effrayant ».

Sébastien est pour

J’avoue que j’ai été surpris la première fois que j’ai vu un joueur des Huskies et l’un de ses adversaires être expulsés d’un match après s’être battus en début de saison. Samuel Naud est celui qui a été victime de ce règlement chez les Huskies, face aux Wildcats de Moncton, en octobre dernier. Ce n’était pourtant pas dans les cinq dernières minutes du match puisqu’il n’y avait même pas 10 minutes de jouer à la partie. «  Ah ouin! Pourquoi? », me suis-je aussitôt demandé. Bagarre planifiée : c’est l’annonce faite par notre annonceur maison, Simon Landry. Mon premier réflexe a été de trouver ça très sévère, voire même un peu ridicule, mais en y pensant quelques secondes je me suis dit : pourquoi pas?

49348019_2300396226901355_312356826656014336_nPour quelqu’un qui trouve la plupart des bagarres inutiles, il me fallait être logique. Oui, je suis pour l’abolition des bagarres. Jamais vous ne me verrez debout pour applaudir l’un de nos gars pour le féliciter de sa bagarre. Pour un but spectaculaire, pour une passe savante ou une bonne mise en échec, oui, mais pas pour une bagarre. A-t-on vraiment besoin de ça pour avoir un bon spectacle? De nos jours, les meilleurs matchs de hockey que nous avons n’incluent habituellement aucune bagarre. Pour moi, sans hésiter, la réponse est non. Et comprenez-moi bien, je ne suis pas révolté de voir un combat pour hommes dans le feu de l’action entre deux joueurs consentants. Dans certaines circonstances, c’est correct, sans plus. Mais quand je regarde l’état de santé physique et mental d’anciens hommes forts à la retraite, je me dis que si demain matin on m’apprenait qu’aucune bagarre ne serait dorénavant tolérée dans le hockey, j’applaudirais! On est encore très loin d’être rendu là, mais si l’on veut y arriver un jour il faut bien commencer quelque part!

La bagarre planifiée est, selon les règlements de la LHJMQ, un combat qui survient avant ou tout juste au moment de la mise en jeu. On s’entend, il est rare qu’une bagarre à la mise en jeu soit une bagarre qui sert vraiment à quelque chose dans un match de hockey. C’est le genre de bataille qui ne fait habituellement que briser le rythme d’un match, le prolonger inutilement. Voilà le genre de combat que l’on n’a plus besoin dans le hockey des années 2000. Et voilà pourquoi je ne peux pas être contre ce règlement. Je suis d’accord qu’il est loin d’être parfait, mais c’est un début! N’oublions pas qu’un joueur impliqué dans une telle bagarre n’est pas banni à vie. Il est expulsé du match et il doit rater le suivant. Ce n’est pas la fin du monde, mais un pensez-y-bien pour la prochaine fois.

Claude Flamand et Sébastien Nolan – 23 janvier 2019


L’importance du septième joueur

Les nouveaux venus ne tardent pas à contribuer aux succès des Huskies. Noah Dobson a récolté trois passes à son premier match avec l’équipe, vendredi dernier. En trois parties, il a quatre points. Joël Teasdale a sept points en quatre matchs depuis son arrivée.  Louis-Filip Côté a pour sa part huit points, dont six buts, en sept parties depuis son retour avec les Huskies. Mieux encore, on voit déjà que l’impact de ces joueurs va bien plus loin que sur le plan des chiffres.

Pour la première fois, nous aurons la chance de voir, ce soir, sous nos yeux, l’alignement complet de nos Huskies. Celui qui fera tout en son possible pour ramener la Coupe du Président à Rouyn-Noranda. La conquête de cette coupe en 2016 nous a donné le goût d’une seule chose : la revoir le plus rapidement possible chez nous! C’est évident, les Huskies ont l’équipe pour jouer longtemps le printemps prochain. Une deuxième présence en quatre ans à la Coupe Memorial est toutefois loin d’être assurée. Il reste encore beaucoup de hockey. C’est dans les prochaines semaines et les prochains mois que l’importance du septième joueur deviendra plus grande que jamais.

Les Huskies ont un duo de gardiens de but comme on en voit rarement. L’attaque regorge de joueurs talentueux et travaillants. Ils ont aussi une solide défensive, dont le général a été sélectionné au 12ème rang du repêchage de la LNH l’an dernier. En connaissez-vous beaucoup des joueurs qui ont porté l’uniforme des Huskies après avoir été repêchés au premier tour de la LNH? Le nom qui me vient d’abord en tête est Timo Meier, sélectionné au neuvième rang en 2015. Je pense aussi à Ivan Vishnevskiy, qui avait été le premier choix des Stars, le 27e au total en 2006. Pour les gens n’ayant encore jamais vu Dobson à l’œuvre, dites-vous que s’il a été repêché si haut, c’est que son talent est immense et indéniable. Dobson et ses coéquipiers  méritent maintenant une chose : un aréna Iamgold survolté match après match. Historiquement, il a toujours été plus difficile d’attirer de grosses foules en première moitié de saison. La période de la chasse et la folie du mois de décembre sont choses du passé. Maintenant, il n’y a plus de place aux excuses! Partisans, il faudra se faire de plus en plus nombreux et de plus en plus bruyants. On l’a vu le 30 décembre dernier face aux Foreurs : un  aréna Iamgold plein, c’est tout simplement fantastique! Ça va en prendre des grosses foules comme celle-là pour que les adversaires soient plus intimidées que jamais lorsqu’elles viennent jouer à Rouyn-Noranda. Notre équipe aura besoin du septième joueur pour devenir encore plus difficile à vaincre d’ici la fin de la saison.

Les prochains mois vont nous donner du hockey spectaculaire. Nous sommes gâtés de ravoir une telle équipe à peine trois ans après la conquête de la Coupe. Profitons-en! Pas de doute, le spectacle le plus « hot » de l’hiver à Rouyn-Noranda, c’est à l’aréna Iamgold qu’il se donne! Faudrait pas le manquer!  #LaVilleestHuskies

Sébastien Nolan – 17 janvier 2019


NOS ANCIENS – Un changement bénéfique pour Francis Perron

Ils ont marqué la petite histoire des Huskies. Nous les avons aimés, adulés. C’est un bonheur de se rappeler leur passage chez nous et de continuer à suivre leur carrière à distance. Pour l’année 2019, le blogue 100% Huskies a décidé de vous donner des nouvelles de nos anciens sur une base régulière. Pour notre premier texte sur les ex-Huskies, on vous parle du seul capitaine à avoir mené l’équipe à la conquête de la Coupe du Président. À tout seigneur, tout honneur, place à notre ancien #27, Francis Perron!

Comme vous le savez sûrement, Francis Perron a été impliqué dans ce qui représente possiblement la plus importante transaction de l’année 2018 à travers la LNH. Après quatre saisons mémorables dans l’uniforme des Huskies, au cours desquelles il a totalisé pas moins de 257 points en 251 matchs, en plus de 50 points en 38 matchs éliminatoires, sans oublier bien sûr la Coupe du Président et le titre de joueur par excellence de la LHJMQ lors de la saison 2015-2016, l’attaquant natif de Laval n’a jamais eu la chance de percer la formation des Sénateurs d’Ottawa. À la suite de saisons de 26 points en 68 matchs et 15 points en 44 rencontres avec le club-école des Sens de la Ligue Américaine, la carrière de Perron a pris une nouvelle tournure le 13 septembre dernier. C’est lui, l’inconnu, qui a accompagné la vedette Erik Karlsson à San Jose!

19allstarrosters-1038x576-1546544240De toute évidence, ce changement semble avoir été très bénéfique pour l’ex-joueur étoile des Huskies. Jusqu’ici, il fonctionne à un rythme d’un point par match, ayant accumulé 13 buts et 14 passes en 28 parties dans l’uniforme du Barracuda de San Jose. Le joueur dominant qu’il était à Rouyn-Noranda refait donc surface au niveau professionnel. L’excellence de sa saison a été reconnue, la semaine dernière, alors qu’il a été sélectionné pour le match des étoiles de la Ligue Américaine qui se déroulera à la fin du mois de janvier, à Springfield, au Massachusetts. La LAH en a même fait un des visages promotionnels de cette classique annuelle. Il a été choisi au sein de l’équipe de la section Pacifique, en compagnie, notamment, du seul joueur qui l’avait devancé au sommet des marqueurs de la LHJMQ en 2015-2016, l’américain Conor Garland. Ce dernier a d’ailleurs disputé ses 16 premiers matchs dans la LNH cette saison, récoltant six buts avec les Coyotes de l’Arizona. Si Garland a eu sa chance dans la grande ligue, il reste à espérer que Perron l’aura, à son tour, très bientôt. Imaginez le plaisir que nous aurions à voir le Québécois évoluer sur le même trio qu’un certain Timo Meier!

Sébastien Nolan – 11 janvier 2019


Un magasinage fructueux pour les Huskies  

Après le cadeau Lauko, arrivé de Boston plus tôt cette saison, notre directeur général a travaillé fort durant la période des transactions afin d’améliorer encore son équipe. Ayant de toute évidence l’appui des propriétaires, il est allé chercher les meilleurs éléments disponibles pour améliorer les faiblesses, si peu nombreuses, des Huskies. 

Après le retour avant Noël d’un ancien Huskies, Louis-Filip Côté, en provenance de Québec, voilà que l’arrivée du joueur le plus convoité de la période des échanges dans la LHJMQ est confirmée. Noah Dobson, ancien membre du Titan d’Acadie-Bathurst, gagnant de la Coupe Memorial l’année dernière, l’un des meilleurs défenseurs de la ligue et du Canada, comme l’a démontré sa grande utilisation lors du Championnat du monde junior, débarque à Rouyn-Noranda. Le joueur natif de l’Île-du-Prince-Édouard comblera certainement une lacune offensive, dont nous aurons grandement besoin, soit la relance de l’attaque par un défenseur. Ayant été son entraîneur durant deux saisons, Mario Pouliot saura certainement tirer le maximum de son joueur. 

Entre les acquisitions de Côté et de Dobson, une autre bombe a explosé, vendredi dernier, alors que le vétéran de quatre saisons avec l’Armada de Blainville-Boisbriand, Joël Teasdale, s’est amené à Rouyn-Noranda. Ce sont donc trois vétérans avec un rôle important et un impact immédiat sur l’équipe qui viennent se greffer à la meilleure formation de la LHJMQ.  

Avec l’arrivée de ces trois nouveaux Huskies, l’entraîneur devra, à son tour, bien jouer ses cartes. Des vétérans qui excellent depuis le début de la saison, chez les Huskies, devront donner un peu de leur temps de glace à leurs nouveaux coéquipiers. Est-ce que l’esprit d’équipe pourrait être affecté comme en 1998-1999, alors que l’équipe, tirée par un Mike Ribeiro en plein contrôle, a perdu en quatre matchs lors de la demi-finale contre Gatineau après que l’ambiance ait été polluée par l’arrivée, notamment, des frères Scanzano? Souhaitons plutôt que ces transactions aient le même effet que la venue des Brouillard, Meier et Greer en 2015-2016. Le coach aura besoin de l’aide de son capitaine et de ses assistants pour bien guider la meute vers les grands honneurs. Nul doute que le voyage de cette semaine dans les maritimes arrive à point pour consolider cet esprit d’équipe qui permettra aux Huskies d’aller loin et même, pourquoi pas, jusqu’au bout!  

Les nouveaux venus en chiffres : 

Louis-Filip Côté  

Saison régulière : 82 points en 209 matchs 

Séries éliminatoires : 2 points en 15 matchs 

Noah Dobson 

Saison régulière : 111 points en 158 matchs 

Séries éliminatoires : 18 points en 31 matchs 

Joël Teasdale 

Saison régulière : 179 points en 216 matchs 

Séries éliminatoires : 39 points en 51 matchs 

Paul Hurtubise – 7 janvier 2019


Un ancien premier choix revient en ville!

48406867_598160823956928_6742132403042516992_nJuin 2015, Louis-Filip Côté est le premier choix des Huskies, le huitième sélectionné au total lors du repêchage annuel de la LHJMQ. Janvier 2016, après 29 matchs dans l’uniforme des Huskies, le jeune attaquant est envoyé aux Remparts de Québec pour conclure une transaction permettant à Rouyn-Noranda d’ajouter Nikolas Brouillard, un élément important de la conquête de la Coupe du Président de 2016. Dans le communiqué émis à ce moment par l’organisation des Huskies, Gilles Bouchard disait : “ Nikolas Brouillard était le meilleur défenseur disponible. Oui, on adorait Louis-Filip Côté, mais quand tu veux avoir les meilleurs joueurs, il faut en donner aussi “. Après avoir été l’un des éléments sacrifiés afin de permettre aux Huskies d’aller jusqu’au bout lors de la saison 2015-2016, c’est l’inverse qui se produit maintenant pour Louis-Filip Côté qui revient à Rouyn-Noranda pour aider les Huskies à aller le plus loin possible le printemps prochain.

Après une récolte de 17 points en 57 matchs à sa saison recrue avec les Huskies et les Remparts, avec en boni une médaille d’or en compagnie de Gilles Bouchard au Défi mondial des moins de 17 ans, Côté a suivi avec des saisons de 20 points en 65 matchs en 2016-2017 et de 25 points en 68 matchs la saison dernière. À 19 ans, les Remparts s’attendaient certes à une plus grande contribution offensive de sa part cette saison et ce fut le cas. Malgré une blessure qui lui a fait manquer 19 matchs en octobre et novembre, l’attaquant a su fonctionner à une moyenne d’un point par match, soit 16 points en 15 matchs, avec une attaque somme toute plutôt ordinaire chez les Remparts. En jouant avec des Abbandonato, Bibeau, Harvey-Pinard, Lauko et cie, il n’y a pas de doute qu’il connaîtra les meilleurs moments de sa carrière au cours des prochains mois.

49043041_511714585988565_3160191310959214592_nConsidérant que les attaquants de qualité disponibles lors de la présente période des transactions ne sont pas très nombreux, c’est une belle prise pour les Huskies. Côté est un joueur qui ajoutera une belle profondeur en étant capable de contribuer aussi bien à cinq contre cinq qu’en avantage et en désavantage numérique. Certes, le prix à payer est assez élevé avec un espoir et trois choix de repêchage qui sont cédés aux Remparts, mais les Huskies ont une bonne banque de choix et il y a une belle occasion qui s’offre à eux cette année. Comme partisan, je suis bien heureux de voir que l’équipe est prête à faire ce qu’il faut pour la saisir. Avec une formation qui occupe déjà le sommet et dont l’esprit d’équipe nous semble excellent, j’aime cette idée de greffer un joueur que l’on connaît déjà très bien et dont l’arrivée ne devrait pas causer de remous au sein de la formation. Avec l’ajout de Côté, celle « probable » d’un certain défenseur de l’Île-du-Prince-Édouard, sans oublier le retour éventuel d’un joueur au cœur immense comme Tommy Beaudoin, il y a de quoi entrevoir les prochains mois avec beaucoup de positif. Je profite d’ailleurs de l’occasion pour vous souhaiter, au nom de toute l’équipe du blogue 100% Huskies, un excellent temps des fêtes et une belle année 2019. Surtout, je nous souhaite du très bon hockey et un long printemps!

Sébastien Nolan – 21 décembre 2018


Un déménagement qui devrait nous faire réfléchir

La semaine dernière, on apprenait via le Winnipeg Free Press que la franchise du Ice de Kootenay, membre de la Ligue de hockey junior de l’Ouest (WHL) depuis 1998, déménagerait à Winnipeg pour le début de la saison 2019-2020. Cette équipe est basée dans la ville de Cranbrook, en Colombie-Britannique, qui a une population de 19 259 personnes, nombre qui s’élève à 26 083 en comptant son agglomération. Les matchs locaux de l’équipe sont disputés au Western Financial Place, un amphithéâtre qui peut accueillir jusqu’à 4 616 spectateurs pour un match de hockey. Depuis l’arrivée de la formation à Cranbrook, elle a réussi à remporter le championnat de la Ligue de l’Ouest à trois reprises, ainsi que la Coupe Memorial en 2002 à Guelph contre les Tigres de Victoriaville.

Il y a un an et demi environ, la famille Chynoweth, propriétaire majoritaire de l’équipe, décidait de vendre la franchise à Greg Fettes et Matt Cockell, deux hommes d’affaires très prospères de Winnipeg. Ces derniers faisaient la promesse de maintenir l’équipe à Cranbrook et de faire tout ce qui était possible pour assurer sa rentabilité financière, malgré quelques années difficiles avant 2017. Matt Cockell a pris les opérations hockey en main à titre de directeur général et a même déménagé sa famille à Cranbrook pour démontrer sa bonne volonté. La saison dernière, le Ice a accueilli une moyenne de 2 442 spectateurs par match, alors que jusqu’à maintenant, cette saison, la moyenne se situe à 2 186. Malgré cela, les nouveaux proprios ont jugé qu’il n’y avait aucune autre alternative que de déménager à Winnipeg, en invoquant le fait que leur investissement n’était pas rentable.

En prenant connaissance de cette nouvelle et des faits qui en découlent, j’ai réalisé que nous étions choyés, à Rouyn-Noranda, d’avoir le groupe actuel de propriétaires des Huskies avec Jacques Blais en tête. En fait, malgré la rénovation et l’agrandissement de l’aréna IAMGOLD en 2011, qui a eu un effet bénéfique sur l’augmentation des assistances aux matchs locaux de l’équipe, on est forcé de dire que ce n’est toujours pas une opération rentable. Avec un budget annuel qui frôle les deux millions de dollars, selon des sources sûres, j’estime qu’il faudrait avoir une moyenne d’environ 2 500 spectateurs par rencontre pour atteindre une certaine rentabilité.

Or, depuis 2012, la moyenne des assistances à l’aréna IAMGOLD, en incluant les séries éliminatoires, est de 2 184 spectateurs. Au cours des six dernières saisons, on a franchi le cap des 2 000 partisans toutes les saisons, sauf en 2014-2015 avec une moyenne quand même très près de 1 983 spectateurs. En tenant compte uniquement des matchs en saison régulière, soit 34 parties locales, notre meilleure saison fut 2016-2017 avec 2 280 spectateurs. En combinant saison régulière et séries éliminatoires, la meilleure année fut celle de la Coupe, en 2015-2016, avec une moyenne de 2 437 personnes par match. Malgré une augmentation sensible des spectateurs avec le nouvel amphithéâtre, j’entends que l’équipe n’a pas perdu d’argent, mais qu’elle n’a pas engrangé beaucoup de dollars non plus.

Certains diront qu’on pourrait attirer encore plus avec un meilleur marketing, une meilleure publicité et je ne sais quoi encore, mais je n’endosse nullement cet argument. Le meilleur élément de vente du produit, c’est la qualité de l’équipe sur la glace et depuis la saison 2012-2013, les Huskies ont un dossier de 271 victoires et 169 défaites en saison régulière pour une moyenne d’efficacité de ,616. Ajoutez à cela la conquête d’une Coupe, une demi-finale et 13 rondes en six saisons de séries éliminatoires. Le produit sur la glace est l’un des meilleurs de la LHJMQ à l’heure actuelle, ce n’est sûrement pas le problème. À mon avis, c’est une simple question de marché en termes d’ampleur, de caractéristiques particulières et de l’offre accessible pour le dollar-loisir. Je crois sincèrement qu’on a atteint un point de saturation au niveau des assistances. Encore cette année, avec une équipe au premier rang du classement général, on n’a pas réussi à attirer plus de 2000 spectateurs par match en moyenne!

Malgré tout cela, nos propriétaires n’ont pas encore levé le drapeau blanc devant une situation qui n’est clairement pas rentable. En fait, c’est bien connu que le propriétaire majoritaire de l’équipe a pigé plusieurs fois dans ses poches pour encaisser les déficits annuels d’opération. Devant cette situation, deux questions me viennent à l’esprit : 1) pendant combien de temps encore cela durera-t-il? 2) pourquoi le groupe actuel de propriétaires serait-il seul à tenir à bout de bras un actif aussi précieux pour notre communauté qu’une équipe de hockey junior majeur? Pour l’instant, personne ne se pose ces questions parce qu’on a quelqu’un qui s’occupe de préserver nos acquis et l’on se dit que cela ne nous concerne pas.

Sans vouloir être alarmiste, je dis qu’il ne faut pas attendre d’être devant le fait accompli comme à Cranbrook pour agir. Si l’on considère qu’il est extrêmement important de garder notre équipe de hockey dans nos murs pour son apport à notre qualité de vie, à la promotion de notre ville, à son développement social et économique, le temps presse pour trouver une formule qui va assurer une meilleure rentabilité financière. À moins que vous connaissiez un ou plusieurs autres mécènes qui sont prêts à prendre la relève des propriétaires actuels dans les mêmes circonstances et pour plusieurs années à venir!

Jean-Paul Charlebois – 14 décembre 2018


Une remontée inoubliable

5 décembre 2000. Désolé de vous rappeler cette date, chers partisans des Huskies, mais ce qui s’est passé ce soir-là ne s’oublie pas. Les Huskies affrontaient leurs grands rivaux, les Foreurs, à Val-d’Or. Avec 2:06 à jouer au match, l’affaire était dans le sac pour l’équipe de Jean Pronovost. Jouissant d’une avance de quatre buts, le pointage étant de 6 à 2, la seule chose qui pouvait bien se passer était quelques bagarres pour préparer le prochain duel. Et pourtant! Même si vous aimeriez mieux que ce ne soit jamais arrivé, vous vous rappelez sûrement de la suite. Les Huskies ont été victimes du retour le plus improbable de l’histoire de la LHJMQ. Je vous en parle, car ça demeure l’un des matchs de hockey les plus inoubliables auquel j’ai pu assister.  Non seulement j’étais là, j’étais même tout près de l’action, soit debout au banc des punitions, juste à côté du banc des Foreurs, alors que j’agissais comme annonceur maison. Eh oui! Dans la guerre de la 117, j’ai déjà été du côté obscur de la force! Arrivé de l’Outaouais moins de deux ans plus tôt, je travaillais à la radio, à Val-d’Or. Cette saison était ma première comme annonceur maison dans la LHJMQ. Elle fut d’ailleurs mémorable. Surtout à partir de ce 5 décembre 2000…

La foule annoncée pour ce match était de 1 949 spectateurs. Pas beaucoup pour un match Huskies vs Foreurs. En réalité, je ne suis même pas certain qu’il y avait plus de 1 500 personnes dans les gradins. Chose certaine, avec moins de trois minutes à faire à la rencontre, il ne restait qu’une poignée d’irréductibles. À ce moment de la saison, les Foreurs n’étaient pas une puissance. À l’approche du temps des fêtes, même les partisans les plus optimistes ne les voyaient sans doute pas se rendre jusqu’en prolongation de la finale de la Coupe Memorial quelques mois plus tard. C’est pourtant ce qui est arrivé. Et ce match du 5 décembre y a été pour beaucoup. C’est à la suite de ce duel face aux Huskies que les Foreurs ont pris confiance, qu’ils ont compris que cette équipe avait quelque chose de spécial.

Pour ceux qui ont réussi à oublier ce match, ou qui sont simplement trop jeunes pour s’en souvenir, je résume ce qui s’est passé. Les Foreurs ont marqué leur troisième but du match à 17:54. Un but qui n’a rien changé au fait que le Palais des sports continuait de se vider. Puis, un quatrième but. Et un cinquième avec 63 secondes à faire. Tout à coup, un miracle semblait possible. À 34 secondes de la fin, c’est la catastrophe pour les Huskies. L’auteur du cinquième filet des Foreurs, le capitaine de l’équipe, Brandon Reid, obtient un lancer de punition. De la façon dont la fin de match se déroulait, c’était un but assuré se disait-on. Pourtant, Maxime Ouellet fait l’arrêt. Les Huskies l’échappent belle! Mais pas pour longtemps. Rouyn-Noranda continue de jouer avec nervosité. Les Foreurs poursuivent l’attaque. Dix secondes après le sauvetage de Ouellet, Val-d’Or marque! Contre toute attente, le match allait en prolongation. Rendu là, plus rien ne pouvait arrêter les Foreurs. Après seulement 31 secondes de jeu en surtemps, Brandon Reid s’échappe, on le fait trébucher, il n’y a pas de pénalité, mais Alexandre Rouleau saisit la rondelle libre et la pousse au fond du but pour couronner cette incroyable remontée. Malgré le peu de monde dans l’aréna, je vous assure que mon annonce du but vainqueur au micro a été facilement enterrée par les cris de la foule. Au banc des Foreurs, on aurait dit que c’était la finale de la Coupe du Président qu’on venait de gagner. Ça n’avait rien à voir avec un banal match du mardi soir du mois de décembre. Pour les partisans des Foreurs, c’était un cadeau de Noël à l’avance. Pour ceux des Huskies, une soirée à oublier. Quoiqu’au contraire, c’est le genre de match dont il faut probablement se rappeler à tout jamais. Je suis à peu près certain que les joueurs qui étaient chez les Huskies lors de cette partie n’ont jamais oublié que ce bon vieux Yogi Berra avait raison : c’est jamais fini tant que c’est pas fini! Je serais curieux de demander à Maxime Talbot, le plus connu des porte-couleurs des Huskies lors de ce match, si ce retour dont il a été victime lui a déjà été utile durant sa belle carrière dans la LNH.

Un peu plus de 15 ans plus tard, les Huskies ont finalement eu leur revanche. Le 1er mars 2016, tirant de l’arrière 5 à 0 en deuxième période, Rouyn-Noranda effectue à son tour une remontée spectaculaire pour l’emporter 6 à 5, grâce à un but de Timo Meier en prolongation. Comme pour les Foreurs de 2000-2001, ce match a su insuffler aux Huskies une confiance qui a contribué grandement au printemps magique qui a suivi. La morale de cette histoire : ne partez jamais avant la fin d’un match de hockey!

Sébastien Nolan – 5 décembre 2018


Un choix déchirant

Le retour de Zachary Lauzon au sein de l’alignement des Huskies est imminent. Longtemps tenu à l’écart en raison d’une commotion cérébrale et de douleurs liées à une blessure au cou, le talentueux hockeyeur natif de Val-d’Or, récipiendaire du trophée Kevin-Lowe (remis au meilleur défenseur défensif du circuit Courteau) après la campagne de 2016-2017 (où il avait terminé avec un solide différentiel plus-moins de 42!), s’entraîne à nouveau avec ses coéquipiers et serait sur le point de revenir au jeu pour le plus grand plaisir des partisans, heureux de revoir en action un joueur aussi complet. Mais ce faisant, le défenseur repêché au 2e tour par Pittsburgh en 2017 placera l’organisation des Huskies en face d’une décision des plus difficiles. En effet, en revenant dans la Meute, Zachary obligera l’équipe à se départir de l’un de ses quatre joueurs de 20 ans, car la LHJMQ limite leur nombre à trois par club. Lequel, donc, de ces quatre athlètes, sera forcé de joindre les rangs d’une autre formation en janvier?

D’entrée de jeu, il est difficile d’imaginer, avec la constante progression qu’il a connue depuis son arrivée chez les Huskies lors de la saison 2015-2016, et plus encore avec l’efficacité qu’il connaît jusqu’à présent cette année, que Peter Abbandonato puisse terminer sa carrière junior en portant les couleurs d’une autre équipe. Auteur de deux tours du chapeau il y a deux weekends, élu joueur de la semaine se terminant le 18 novembre dans la LCH avec ses dix points amassés en deux parties, premier pointeur non seulement chez les Huskies mais dans toute la ligue en ce moment (avec 47 points), et premier de la ligue également au chapitre des mentions d’aide (avec 35 passes), on ne voit tout simplement pas ce qu’une autre organisation pourrait offrir à Mario Pouliot en échange d’un attaquant aussi efficace. Sans compter que Peter semble être un coéquipier apprécié de tous, en plus d’être un véritable leader sur la patinoire.

Autre joueur de 20 ans aux statistiques enviables, Samuel Harvey pourrait certainement intéresser les équipes dépourvues d’un gardien solide devant leur filet. Samuel a terminé la saison dernière avec une moyenne impressionnante de 2.10 en 46 parties, lui valant le trophée Jacques-Plante ainsi qu’une place au sein de la première équipe d’étoile de la LHJMQ. Cette saison, il figure parmi les meneurs dans toutes les statistiques de la ligue à sa position : quatrième pour la moyenne de buts alloués (avec 2.14); quatrième pour le pourcentage d’arrêts (0.925 sur 464 lancers); second pour le nombre de victoires (13 en 17 parties); et septième pour les blanchissages (avec son premier cette saison contre les Voltigeurs, sa 100e victoire en carrière!).

Ce qui pourrait jouer dans la balance, c’est que Zachary Émond, son coéquipier de 18 ans, fait également bonne figure sur ces tableaux, devançant même Harvey au chapitre du pourcentage d’arrêts (0.932 sur 293 lancers), de la moyenne de buts alloués (2.02), et pour les blanchissages où il domine la ligue avec trois (deux contre les Remparts et un contre les Olympiques). Les Huskies peuvent donc compter sur deux excellents gardiens de but. Mais Mario Pouliot a-t-il besoin des deux pour se rendre loin en série et, disons le mot, pour espérer donner au Rouge et Noir une seconde Coupe du Président cette année? Il est certain que l’expérience du #1 et sa stabilité devant le filet constituent des atouts majeurs dont l’entraîneur-chef pourrait ne pas vouloir se priver.

Premier choix des Huskies lors de la sélection de 2014, le quatrième joueur de 20 ans qui pourrait devoir quitter l’équipe n’est nul autre que Jacob Neveu. Le natif de Rouyn-Noranda, qui en est à sa cinquième saison avec l’équipe, est toutefois un des joueurs les plus fiables et disciplinés du club, et sa stature, à 6’2’’ et 214 livres, est fort appréciable au sein d’une équipe qui compte peu de joueurs physiquement imposants. Neveu est également, comme Peter Abbandonato, un leader sur la patinoire, et ses résultats scolaires, soulignés encore tout récemment par la récompense du joueur étudiant du mois d’octobre (distinction qu’il a également méritée en novembre 2014, en octobre 2015 et en novembre 2017!) font de lui un athlète étudiant exemplaire. Ajoutez à cela un différentiel plus-moins de 18 le plaçant au neuvième rang de la ligue en ce moment et vous comprendrez pourquoi la décision que devra prendre le directeur-gérant sera loin d’être facile.

Lequel, donc, de ces quatre piliers des Huskies, devra faire ses adieux à ses coéquipiers et aux partisans de l’équipe en janvier prochain? Au final, on peut croire que ce seront les besoins des autres clubs qui pèseront le plus lourd dans le choix douloureux que devra faire Mario Pouliot avant d’entamer la seconde moitié de la saison. Mais parions que, s’il n’en tenait qu’à lui, l’entraîneur-chef les garderait assurément tous les quatre.

Tommy Allen – 28 novembre 2018


Une première au Centre Vidéotron

À titre de descripteur des matchs des Huskies à la radio, j’ai eu le privilège d’accompagner l’équipe sur la route durant la saison régulière pendant sept saisons. Jusqu’à l’automne 2012, j’ai donc mis les pieds dans tous les amphithéâtres de la LHJMQ. À compter de la saison 2015-2016, l’année de l’obtention de la Coupe, j’ai recommencé à couvrir les activités de l’équipe sur la route, mais uniquement durant les séries éliminatoires. C’est aussi au début de cette dernière saison que le Centre Vidéotron de Québec a ouvert ses portes, mais comme vous le savez, nous n’avons pas rencontré les Remparts en séries depuis la saison 2012-2013. Jusqu’à tout récemment, je n’avais donc visité ce nouvel amphithéâtre qu’à titre de simple spectateur.

Par un heureux concours de circonstances, j’ai pu décrire un premier match au Centre Vidéotron le 31 octobre dernier, en compagnie de mon bon ami Ian Clermont, directeur administratif des Huskies, qui a agi comme analyste pour nos matchs à la radio pour les parties sur la route en séries éliminatoires au cours des trois dernières saisons. Un voyage d’affaires pour l’équipe qui nous a amenés jusqu’à Rimouski est aussi devenu une belle occasion de diffuser les matchs de la meute sur la route à Québec, Sherbrooke et Gatineau. Quelle expérience!

46501861_495795750910461_735629006182809600_nD’abord, vous devinerez que c’est très différent de décrire un match dans un amphithéâtre de l’ampleur du Centre Vidéotron, tout comme au Scotiabank Centre de Halifax. Il faut d’abord s’assurer d’annoncer notre visite aux autorités de l’équipe, question de faire respecter toutes les règles de sécurité et de circulation requises dans un tel édifice. Il faut aussi se présenter à la bonne porte, soit l’entrée des médias, pour montrer patte blanche aux agents de sécurité qui doivent nous soumettre au processus de fouille qui ressemble quelque peu à celui d’un aéroport.

On se dirige ensuite dans les hauteurs de l’édifice, sur la galerie de presse, au moyen d’un ascenseur qui est contrôlé par une préposée qui vérifie notre accréditation. Sur la galerie de presse, on se voit attribuer un local avec vue sur la patinoire qui nous est réservé de façon exclusive. Pour vous donner une idée de la grandeur du local, disons qu’on pourrait y tenir facilement une réunion avec une quinzaine de personnes! Est-ce nécessaire d’ajouter que les installations requises pour faire notre travail sont des plus modernes et fonctionnelles?

Autre commodité qu’on ne retrouve pas dans les amphithéâtres plus petits, une salle pouvant accueillir une cinquantaine de personnes où l’on peut vous servir un repas chaud à coût très abordable. On appelle cela la salle des médias et des dépisteurs et c’est là qu’on retrouve plusieurs membres des médias parlés et écrits de Québec et d’ailleurs, ainsi qu’un grand nombre de dépisteurs. Le 31 octobre dernier, j’y ai croisé Stéphane Leroux, Mikaël Lalancette, Carl Tardif et plusieurs autres, et j’ai pris le souper en compagnie de Raphaël Pouliot. Cette salle est située tout juste à côté de notre local réservé.

46483111_1139477352882549_3688117627147780096_nPour compléter nos entrevues d’avant-match, il faut reprendre l’ascenseur pour descendre à l’étage des vestiaires qui sont évidemment très spacieux et pratiques. Bien sûr, à chaque fois, il faut montrer notre accréditation pour circuler librement, mais à force de circuler, on finit par nous reconnaître. C’est aussi une occasion d’aller jeter un coup d’œil au niveau de la glace et de s’émerveiller de la grandeur et de la hauteur de l’édifice. De retour sur la galerie de presse pour la description du match, on a une très bonne vue sur la patinoire, mais nous sommes très loin de l’action et les joueurs nous semblent très petits. Également, à cette distance, il n’est pas toujours facile de bien voir les numéros des joueurs et il faut donc adapter notre description en conséquence.

Enfin, il faut ajouter que l’ambiance n’est vraiment pas la même que dans un amphithéâtre de 3 500 places, par exemple. Il faut dire que ce soir-là, on a annoncé une foule de 6 400 spectateurs sur une possibilité de 18 000, ce qui nous donnait une impression de vide. Je présume que c’est sûrement différent lorsque c’est plein. Quoi qu’il en soit, nous avons été vivement impressionnés par cette expérience et je peux maintenant me vanter d’avoir travaillé dans tous les amphithéâtres de la LHJMQ, à l’exception du nouveau Centre Avenir de Moncton qui vient d’ouvrir ses portes. Mais, si la tendance se maintient, on aura peut-être l’occasion de le faire en séries éliminatoires!

  Jean-Paul Charlebois – 23 novembre 2018


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Un premier tiers plus que positif

Les Huskies compléteront le premier tiers de leur saison au cours du prochain week-end. La pause de quelques jours dans la LHJMQ, pour permettre la présentation de la Super Série Canada-Russie, se veut le moment parfait d’y aller d’un premier bilan de cette saison 2018-2019. On savait que les Huskies étaient l’une des équipes à surveiller, mais vous attendiez-vous vraiment à les voir gagner 17 de leurs 21 premiers matchs? Svp, soyez honnête! Depuis le 21 septembre dernier, les victoires s’enchaînent, chaque joueur contribue à sa façon au succès de l’équipe et il n’y a aucun doute que la très fréquente période d’adaptation suivant l’arrivée d’un nouvel entraîneur-chef a été grandement facilitée par le talent de Mario Pouliot et par le fait qu’il connaissait déjà très bien les Huskies. En jetant un coup d’œil aux statistiques de la LHJMQ, la domination de la formation rouynorandienne ne fait aucun doute…

Une fiche de 17 victoires et 4 défaites (pourcentage de victoires de .810)

Troisième meilleure équipe au Canada selon le classement hebdomadaire de la LCH

Une fiche de 9-2 à domicile et de 8-2 sur la route

Quatre matchs en surtemps, quatre victoires (2 gains en prolongation, 2 gains en fusillade)

5e rang de la LHJMQ pour les buts pour (90 buts)

1er rang pour les buts contre (50 buts)

5e en avantage numérique (26%)

5e en désavantage numérique (82.3%)

Peter Abbandonato occupe le 4e rang des marqueurs avec 35 points en 21 matchs. Il est premier pour les passes avec 29 et il détient la plus longue séquence de matchs avec au moins un point depuis le début de la saison (11 matchs).

Vincent Marleau occupe le 28e rang des marqueurs avec 22 points en 21 matchs (l’an dernier, il avait récolté 18 points en 67 matchs). Il est le co-meneur pour les buts en désavantage numérique avec trois. Il a aussi marqué quatre fois le premier but d’un match, un autre sommet de la LHJMQ.

Félix Bibeau et Rafaël Harvey-Pinard se retrouvent aussi dans le Top 50 des marqueurs de la ligue grâce à l’excellente saison qu’ils connaissent jusqu’ici.

Justin Bergeron occupe le 4e rang pour les +/- à +17. Jakub Lauko, surtout reconnu pour ses talents offensifs, Jacob Neveu et Samuel Régis sont également dans le Top 15 à ce chapitre.

Parlant de Jakub Lauko, il fonctionne à un rythme très respectable d’un point par match depuis sa venue avec l’équipe (17 points en 16 rencontres) et occupe le 4e rang des marqueurs chez les recrues.

Le meilleur duo de gardiens est à Rouyn-Noranda!

Zachary Emond a gagné ses huit matchs de la saison. Il est deuxième du circuit Courteau avec une moyenne de buts alloués de 1.98. Son pourcentage d’arrêts de .937 est le meilleur de la ligue. Il est le co-meneur pour les blanchissages avec deux.

Samuel Harvey est tout juste derrière son coéquipier au niveau de la moyenne (2.37). Il est quatrième pour le pourcentage d’arrêts (.919) et cinquième pour les victoires avec neuf.

Bien sûr, il reste beaucoup de hockey! Les Huskies ne sont pas la seule équipe à être dominante. Sept équipes sont à 10 points ou moins des Huskies et du premier rang du classement général. Du nombre, Moncton est l’équipe de l’heure avec neuf victoires à ses 10 derniers matchs. Baie-Comeau a un gros début de saison. Drummondville va de mieux en mieux. Et il y a les Mooseheads d’Halifax… Quand une équipe débute sa saison avec une incroyable séquence de 15 matchs sur la route et qu’elle s’en sort avec 12 victoires, on n’a pas tellement le choix de la placer comme équipe à battre. La bataille s’annonce féroce jusqu’au printemps prochain. La période des transactions sera palpitante à suivre. Le reste de la saison aussi. Avec la performance des Huskies jusqu’à maintenant, il y a de quoi être positif!

Sébastien Nolan –  15 novembre 2018


Le plan de match

Nous savons tous que l’entraîneur des Huskies, Mario Pouliot, doit sensibiliser ses joueurs au plan de match concernant leur futur adversaire, et ce, avant chaque duel de la saison. C’est son travail de reconnaître les forces et faiblesses de l’autre équipe et de prodiguer à ses joueurs le système à utiliser en première, deuxième et troisième période, comme du 2-1-2 ou du 1-2-2, dépendamment de la force offensive de l’équipe adverse.

Mais ce que vous connaissez peut-être moins bien est le rôle du conducteur de la surfaceuse, la zamboni, que l’on appelle le préposé d’aréna ou, gentiment, le « zamboniman ». Notre préposé d’aréna a lui aussi dû préparer son plan de match. Il ne voit pas seulement à faire le surfaçage de la glace. Il doit aussi s’assurer de votre confort et de votre sécurité.

La présentation d’un match de la LHJMQ demande beaucoup de préparation pour le service des arénas et cette tâche est sous la responsabilité du gestionnaire d’aréna. Le jour d’un match, l’un des rôles les plus importants est celui des préposés d’aréna en place.

Le tout débute le matin même d’un match, alors que notre chauffeur de zamboni travaille à amincir la glace au minimum pour que les logos des commanditaires et les lignes de jeux soient bien visibles. Il terminera ce travail en étendant quelques couches d’eau chaude pour protéger ces publicités et lignes avant les pratiques des deux équipes.

En après-midi, le préposé fera une nouvelle coupe de glace et un nouvel arrosage pour faire disparaître les fissures qui auraient été faites lors des exercices du matin. Il sortira ensuite les buts qui ne servent qu’aux joutes des Huskies, afin que ceux-ci soient au climat de la glace.

Dans la journée, il doit aussi s’assurer de la propreté des lieux et voir à ce que tout fonctionne bien.  Il doit également préparer les équipements demandés par l’organisation, dont le tapis rouge lorsqu’il y aura mise au jeu protocolaire.

Lors des joutes, l’homme derrière la zamboni doit voir à ce que la température de la glace soit bonne pour que l’eau des surfaçages gèle assez rapidement pour la reprise du jeu. Lorsqu’il est à refaire la glace, il doit aussi s’assurer qu’il n’y ait pas de risque pour les bénévoles ou animateurs qui vont sur la patinoire. Il est important de savoir qu’entre les périodes, il y a 18 minutes d’allouées aux Huskies. Durant ce temps, il y aura de l’animation sur la glace, normalement cinq minutes, neuf ou dix minutes pour le surfaçage et trois ou quatre minutes de gel… Il faut aussi savoir qu’avec 2 000 spectateurs dans l’aréna, la glace gèlera plus vite que s’ils sont 3 000.

Lorsque les partisans arriveront à l’aréna, ils iront directement à leur siège sans trop se préoccuper de ce qui a été fait dans la journée, ou même dans la nuit précédente, car c’est à ce moment que les logos sur les bandes se font nettoyer.

Lorsque le match débute, l’adrénaline monte un peu pour tous, incluant notre « zamboniman ». Il sait que plus de 2000 personnes surveilleront son travail et celui de ses autres employés d’aréna. Il est celui qui doit s’assurer que son équipe, des étudiants pour la plupart, soit prête pour tout incident ou bris. Les plus anciens partisans connaissent le problème qui est le plus fréquent et exigeant pour les employés, soit les bris d’une baie vitrée. Lorsque cela arrive, toute l’équipe du service des arénas doit se rendre sur les lieux afin de sécuriser la place, de nettoyer et d’installer le plexiglas afin de reprendre la joute le plus rapidement possible. Le plexiglas est utilisé, car celui-ci est plus facile à manipuler et sera changé à la fin de la partie par une vraie baie vitrée. Lorsqu’il y a bris majeur, comme celui vécu lors de la finale de 2016 contre Shawinigan, c’est le technicien des glaces qui sera contacté et qui prendra en charge le dossier. Suite à l’analyse du problème, il en informera le directeur qui fera le suivi avec les intervenants des Huskies qui, eux, feront le lien avec l’équipe adverse et la LHJMQ. Comme vous le savez, ces incidents sont des exceptions et, croyez-moi, on ne les souhaite pas!

Oui, le plan de match de l’entraîneur des Huskies est important, mais celui du directeur d’aréna l’est tout autant, afin que tous les intervenants (marketing, sécurité et employés) travaillent en équipe et que vous, chers partisans, soyez bien pour assister à un bon match de hockey… sans pépin!

Paul Hurtubise – 12 novembre 2018


Quand l’Europe se pointe à Rouyn-Noranda

Pendant que Jakub Lauko poursuit son apprentissage du hockey junior majeur canadien avec une fiche intéressante de 5 buts et autant de passes en 12 matchs, je me suis amusé à dresser ma liste des joueurs européens les plus marquants de la petite histoire des Huskies. Le numéro 13 pourra-t-il laisser son empreinte sur l’histoire des Huskies au même titre que certains de ses compatriotes venant d’Europe? Les prochains mois sauront nous le dire! En attendant, voici mon décompte des 10 européens les plus marquants de l’équipe. Si mes choix personnels apportent des discussions, tant mieux! C’est le but de l’exercice.

10- Michal Pinc

J’avoue qu’avant de faire des recherches, je l’avais oublié. Pourtant, sa récolte de près d’un point par match avec les Huskies (86 points en 91 matchs) mérite une place dans le Top 10.

9- Jason Fuchs

Talent intéressant, le suisse a totalisé 45 points en 57 matchs à sa seule saison avec les Huskies, en 2013-2014. Qui ne se souvient pas de sa grave blessure à un doigt qui avait mis fin prématurément à ses séries?

8- Denis Kamaev

Son passage aurait certainement été plus marquant s’il n’avait pas été échangé durant la saison 2012-2013. Sa récolte de 70 points en 90 matchs avec les Huskies est loin d’être mauvaise. On s’en rappellera surtout comme étant l’appât qui a permis d’aller chercher Nikita Kucherov. Ne serait-ce que pour cette raison, je le place dans mon Top 10.

7- Kirill Alexeev

Même si son passage chez nous remonte à il y a longtemps, difficile de ne pas placer Kirill Alexeev dans le Top 10. À moins que je me trompe, c’est l’européen qui a joué le plus de matchs de saison régulière à Rouyn-Noranda après Ivan Vishnevskiy, soit 137. Il aura notamment obtenu 31 points en 1999-2000, un chiffre très respectable pour un défenseur.

6- Martins Dzierkals

111 points en 106 matchs et… une Coupe du Président! Avec 17 points en 20 matchs, il a joué un rôle non négligeable dans l’inoubliable printemps de 2016.

5- Sergei Ostapchuk

L’année suivant le départ d’Ivan Vishnevskiy, un autre joueur vedette du Vieux Continent s’amenait à Rouyn-Noranda. Sergei Ostapchuk est, lui aussi, un autre joueur spectaculaire qui aura eu un passage remarqué chez nous avec 100 points en 99 matchs de saison régulière. Décédé lors de l’écrasement d’avion du Lokomotiv de Yaroslavl en 2011, Ostapchuk ne sera jamais oublié à Rouyn-Noranda.

4- Timo Meier

Il n’aura joué que 29 matchs de saison régulière avec la meute, mais aura eu le temps de récolter 51 points. Comme tous les joueurs de l’édition championne de 2015-2016, Meier aura toujours une place de choix dans le cœur des partisans. Champion un jour, champion toujours!

3- Ivan Vishnevskiy

Le plaisir de voir Ivan Vishnevskiy transporter la rondelle d’un bout à l’autre de la patinoire était incomparable! Trois saisons, 159 matchs, 144 points. Sans oublier 38 parties de séries. Sans l’ombre d’un doute, le meilleur défenseur européen à avoir porté l’uniforme des Huskies.

2- Nikita Kucherov

Son passage fut court, mais tellement marquant! Quel beau talent! Celui qui fait maintenant partie des grandes vedettes de la LNH a eu le temps de récolter un impressionnant total de 53 points en 27 matchs de saison régulière et 24 points en 14 matchs de séries lors de la belle aventure du printemps 2013. C’est une moyenne de près de 2 points par match. Qui dit mieux?

1 – Sven Andrighetto

Considérant le nombre de parties qu’il a disputé avec les Huskies, ses statistiques et son sens du spectacle, c’est sans hésitation que je place Andrighetto au sommet de la liste. Quand il était sur la glace, ce n’était jamais ennuyant! L’attaquant de l’Avalanche du Colorado a terminé sa carrière junior dans l’uniforme des Huskies avec 172 points en 115 matchs de saison régulière. C’est sans oublier ses 32 points en 18 matchs de séries.

Pascal Ratthé, Le Soleil

Crédit photo: Pascal Ratthé, Le Soleil

J’ajouterais également une mention honorable à Oleg Timchenko, le premier Européen à s’être démarqué à Rouyn-Noranda, alors qu’il a récolté 39 points en 70 matchs lors de la première saison des Huskies en 1996-1997. Il pourrait très bien faire partie du Top 10.

Et vous, qui se retrouve au sommet de votre liste? Est-ce que d’autres joueurs figureraient dans votre Top 10? Répondez au sondage ci-dessous et venez en discuter sur notre page Facebook au www.facebook.com/100pour100huskies.

Quel joueur provenant d'Europe a été le plus marquant dans l'histoire des Huskies?

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Sébastien Nolan –  1er novembre 2018


La naissance d’une rivalité

Vous souvenez-vous du premier match de la Guerre de la 117? Pour tous les amateurs de hockey qui demeuraient à Rouyn-Noranda à ce moment, il s’agit d’un affrontement qui ne sera sans doute jamais oublié. Après tout, c’était le premier match à domicile de l’histoire des Huskies. Ça se passait le 22 septembre 1996. Maintenant que vous vous souvenez de ce moment mémorable, est-ce que le pointage vous revient? Ça, on aimerait mieux l’oublier! Ce sont les Foreurs de Val-d’Or qui étaient sortis vainqueurs de ce premier duel de la 117. Non seulement les Huskies s’étaient inclinés, ils avaient de surcroît été incapables d’offrir un but à leurs nouveaux partisans. Un jeune Roberto Luongo, âgé de 17 ans, avait blanchi les Huskies 2 à 0 avec une performance étincelante de 44 arrêts. Luongo n’est pas le seul grand nom qui avait laissé sa marque dans ce match. L’autre, c’est au soccer qu’il a connu une superbe carrière. Patrice Bernier, l’ex-numéro 8 de l’Impact de Montréal, avait marqué le but gagnant, tôt en troisième période, devant 3064 spectateurs entassés dans le vieil aréna Dave Keon. Si les deux premières étoiles de la partie étaient allées à Luongo et Bernier, c’est le gardien des Huskies, Christopher Wilcox, qui avait hérité de la troisième grâce à ses 45 arrêts.

Dès le premier match entre les deux équipes, on peut dire que la Guerre de la 117 a rapidement pris forme, alors que plus d’une centaine de minutes de punition ont marqué le match. Si cette première confrontation a été à l’avantage des Foreurs, ce n’était que partie remise pour les Huskies qui ont depuis pris les devants dans les duels entre les deux formations. La Guerre de la 117 se poursuit ce week-end avec une série aller-retour, à Rouyn-Noranda et Val-d’Or. Seriez-vous prêt à parier sur les chances de revoir les Foreurs blanchir les Huskies durant l’un de ces duels? Pas moi!

Pour consulter le rapport de match : http://lhjmq.qc.ca/reports/games/15795/official

Sébastien Nolan – 25 octobre 2018


Hommage au premier gouverneur des Huskies

La reconnaissance de l’implication de Gilles Laperrière au développement du hockey à Rouyn-Noranda pendant plusieurs décennies ne saurait être complète sans souligner également son apport à la venue et aux débuts des Huskies dans la LHJMQ.

Il importe donc de rappeler que Gilles fut le premier gouverneur de l’équipe, poste qu’il a occupé fièrement et efficacement pendant deux saisons complètes du 31 mai 1996 au 29 mai 1998. Au cours de cette période, la ligue a pu bénéficier de son point de vue éclairé sur le sport du hockey forgé par son expérience comme joueur, entraîneur et bâtisseur. Au terme de cette expérience, il quittait ses fonctions en faisant valoir que ce poste conviendrait davantage à l’un des propriétaires de l’équipe en raison de la nature de la plupart des sujets abordés au Bureau des gouverneurs.

La direction des Huskies désire donc le remercier pour son implication dans les débuts de l’équipe en sol abitibien. On sait déjà que son nom restera associé encore très longtemps à l’évolution de l’équipe, ne serait-ce que par le nom de notre mascotte Lappy, ainsi nommée en son honneur. Merci et longue vie à Gilles Laperrière!

Jean-Paul Charlebois – 17 octobre 2018


Samuel Harvey dans un club sélect

Vous le savez sûrement, Samuel Harvey a profité de l’écrasante victoire des Huskies 9 à 0 face aux Voltigeurs de Drummondville, hier soir, pour mériter la 100e victoire de sa carrière en saison régulière dans la LHJMQ. Il n’y a pas de doute, 100 victoires c’est énorme dans le hockey junior majeur. À preuve, le #1 des Huskies est seulement le 14e gardien de l’histoire de 50 ans de la LHJMQ à atteindre ce plateau. Deux autres gardiens ayant évolué avec les Huskies font partie du Top 15, soit Maxime Ouellet et Alexandre Bélanger. Si tout va bien, Harvey pourrait s’approcher du Top 5 et peut-être même s’y hisser avant de finir sa carrière junior. Le meneur de tous les temps dans la ligue n’est peut-être pas un ancien des Huskies, mais on peut toujours se vanter du fait qu’il est natif de Rouyn-Noranda.

Plus de victoires par un gardien en carrière en saison régulière dans la LHJMQ

1- Jacques Cloutier 142

2- Alex Dubeau 138

3- Zachary Fucale 134

4- Philippe Cadorette 123

4- Olivier Roy 123

6- Adam Russo 110

7- Louis-Philip Guindon 109

8- Mathieu Chouinard 104

9- Jean-François Labbé 103

10- Etienne Montpetit 102

11- Maxime Ouellet 101

12- Samuel Harvey 100

12- Alexandre Bélanger 100

12- François Brassard 100

Évidemment, le natif d’Alma est le premier gardien à gagner 100 matchs de saison régulière dans le seul uniforme des Huskies. Il détenait déjà le record d’équipe pour les victoires depuis l’an dernier.

Plus de victoires par un gardien en carrière en saison régulière chez les Huskies

1- Samuel Harvey 100

2- Jean-Philippe Levasseur 74

3- Alexandre Bélanger 64

4- Sébastien Centomo 63

5- Mathieu Poitras 50

Source: http://www.lhjmq-records.qc.ca

Sébastien Nolan – 14 octobre 2018


Ce que nous sommes

Cette année, j’ai entamé ma 10e saison avec l’équipe! Sortant du domaine des médias, je ne savais pas trop dans quoi je m’embarquais. Marketing, administration… Je me disais que j’allais coordonner les sorties de joueur, les promos du club, l’ambiance de l’aréna… mais j’étais loin de me douter que la relation avec les familles des joueurs allait jouer un rôle si important dans ma job. Et pourtant, c’est tellement évident!

Vous savez, lorsque l’équipe sélectionne un joueur, il est présent avec toute sa famille. C’est alors que tout le staff de l’équipe s’occupe du joueur et de sa famille. Le papa fier, la maman inquiète, la blonde triste, le petit frère content… et le joueur sollicité par les anciens coéquipiers, les médias, etc.

6 juin 2015 - Repechage LHJMQ - QMJHL Draft - Sherbrooke

Rouyn-Noranda, c’est où? C’est comment? C’est quoi? L’organisation doit rassurer tout le monde. Mais comment faire? Depuis des années, nous présentons une vidéo réalisée par Martin Guérin qui fait l’éloge de nos installations, de notre ville et qui donne la parole à nos anciens joueurs. Tout ça se passe lors d’un souper en fin de journée au repêchage. Un moment bien apprécié par les familles des joueurs qui retournent ensuite à la maison, avant de venir à Rouyn-Noranda deux mois plus tard.

Je peux vous dire que notre souper au repêchage fait une grande différence. Parce qu’au mois d’août, la maman inquiète de traverser le parc est bien contente de revoir Karoline, Sofia ou Marc-André Bourdon, bref, quelqu’un de l’organisation avec qui elle a discuté lors du souper du repêchage!

Je vous offre en primeur ici cette vidéo de Martin Guérin que nous montrons lors du repêchage. Vous y verrez certainement des visages que vous connaissez. Dans mon prochain blogue, j’ai envie de vous parler de l’importance du partisan dans l’accueil des parents. Au plaisir!

Ian Clermont – 9 octobre 2018


La LAUKOmotive entre enfin en gare à Rouyn-Noranda !

C’est gros!! Nous étions plusieurs, dont moi, à l’attendre en vain l’an dernier. Peut-être nous aurait-il permis de remporter une ronde ou plus. Son agent et lui avaient visiblement fait le pari qu’il serait mieux pour ce potentiel choix de première ronde au dernier repêchage de la LNH qu’il continue à jouer avec des hommes dans son pays natal, la République tchèque. Son pari n’aura pas rapporté à court terme, puisqu’il a dû attendre à la troisième ronde pour finalement être repêché, 77e au total, par les Bruins de Boston.

De Boston à Rouyn-Noranda

Jakub Lauko vient de connaitre un très bon premier camp à Boston. Il s’est fait remarquer notamment en inscrivant 2 buts en 2 parties présaison contre les derniers champions de la Coupe Stanley:

https://www.nhl.com/bruins/video/lauko-beats-holtby-on-breakaway/t-277437088/c-61129603

https://www.nhl.com/video/lauko-goes-five-hole-on-copley/t-277350912/c-61059103

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C’est donc fraichement retranché, mais avec un contrat de trois ans en poche, que Jakub Lauko débarque enfin à Rouyn-Noranda! Un gros merci à l’organisation des Bruins de Boston et à notre ancien capitaine, Jeremy Lauzon, qui semble-t-il a eu un rôle d’influence dans cette addition.

Loquace en entrevue, Lauko parle très bien l’anglais. Il se dit excité d’être ici et croit que sa décision était la meilleure pour s’adapter au style de jeu nord-américain et se préparer à la Ligue nationale. Il semble qu’il avait aussi le choix de retourner en Europe.

Le voir vêtir l’uniforme #13 de la meute est donc un cadeau inattendu. Si son arrivée avait été prévisible, le club n’aurait pas fait traverser l’Atlantique au gros défenseur slovaque Marcel Dlugos (qui n’a cependant joué qu’un seul match sur cinq depuis le début du calendrier), ni attribué préalablement le numéro 13 à Olivier-Luc Haché (qui portera dorénavant le #18). Un peu comme A.J. Greer en 2016, Jakub Lauko arrive ici en cours d’année parce que ses droits dans la LCH appartenaient à Rouyn-Noranda. L’an dernier, les Huskies avaient pris un énorme risque en sélectionnant Lauko en deuxième ronde du repêchage européen sans véritable garantie qu’il était intéressé à faire le saut de l’autre côté de l’Atlantique. Or, ils ont dû composer avec un seul européen dans leur alignement tout au long de la campagne 2017-2018. Cependant, pour cette année, ils ont potentiellement touché le gros lot!

Qui est-il ?

Jakub Lauko est capable de jouer au centre ou à l’aile. On dit de lui qu’il est un patineur d’exception, un marchand de vitesse avec un bon flair offensif, une bonne éthique de travail et de l’attitude. Bon compétiteur, il dit aussi qu’il n’a pas peur de bloquer des tirs et qu’il veut travailler sur son jeu défensif. S’il s’adapte bien aux petites patinoires nord-américaines, et de surcroit, à celle de l’aréna Iamgold, il devrait donc très bien cadrer dans la « Huskies game » (si le nouveau patron Mario Pouliot maintient cette identité).

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Il ne faudrait toutefois pas s’attendre à un Nikita Kucherov ou un Timo Meier. Aura-t-il davantage un apport et un style comparable à ceux de Martins Dzierkals ou de Sven Andrighetto? Une chose est certaine, nos Huskies sont maintenant très bien nantis avec des joueurs européens tels que Patrick Hrehorcak et Jakub Lauko. Chacun de ces deux joueurs devrait au moins maintenir une moyenne supérieure à un point par match! À ce rythme, on pourra parler d’une locomotive pour notre attaque qui démontre maintenant beaucoup de punch et une plus belle profondeur!

De plus, Lauko participera assurément au Championnat mondial junior pour la deuxième fois, lui qui avait représenté son pays l’an dernier à 17 ans seulement! Il devrait retrouver à Vancouver et Victoria son compatriote tchèque bien connu dans la LHJMQ, un certain Filip Zadina. Parlant du 6e choix au total lors du repêchage de la LNH en juin cette année, on apprenait la semaine dernière que le joueur étoile des Mooseheads d’Halifax, les hôtes de la Coupe Memorial 2019, a été assigné aux Griffins de Grand Rapids dans la Ligue américaine et ne reviendra pas à Halifax, et ce, malgré le fait qu’il aura 19 ans en novembre prochain… comme quoi une bonne nouvelle n’arrive jamais seule!

Sébastien Lemire – 2 octobre 2018


440 kilomètres pour une bonne cause

Ça faisait déjà quelques mois que mon calendrier était hachuré pour marquer la date de la joute opposant nos Huskies aux Wolves de Sudbury. Dans ma tête, c’était un rendez-vous à ne pas manquer même si la partie devait se tenir à Timmins.

J’ai toujours été intrigué par les deux équipes de la ceinture nord-ontarienne : le Battalion de North Bay et les Wolves de Sudbury. Enfin, j’aurais la chance d’en voir une à l’œuvre! En effet, notre meute allait être l’équipe visiteuse d’un duel qui marquera, je l’espère, le début d’une longue collaboration entre les deux organisations. Quelle belle initiative! En plus d’être une partie préparatoire opposant deux équipes de ligues majeures différentes (l’OHL et la LHJMQ), c’était pour une bonne cause, tous les profits étant versés à la campagne de financement Bell Cause pour la cause (pour faire avancer la cause de la santé mentale au Canada). En dépit des 220 kilomètres séparant nos deux villes, ce serait un « HAPPENING »!

Fébrile, je fais le voyage avec mes enfants et mon ami. Arrivé dans la ville hôtesse, je syntonise comme à l’habitude la radio locale en espérant être témoin de l’engouement pour cet événement. Moins de cinq minutes plus tard, je suis enchanté d’entendre la pub : « Ne manquez pas la partie de hockey opposant Bla Bla Bla, en TERRITOIRE NEUTRE! » (traduction libre). Juste ça, ce fut une entrée en matière rêvée!

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On m’a déjà informé qu’un joueur d’exception fait partie de l’équipe adverse, le numéro 55, Quentin Byfield. Imaginez : 16 ans et 220lbs. Wow! Un colosse difficile à déplacer qui prend déjà les mises en jeu importantes. J’ai de plus en plus hâte à mon rendez-vous dans le mythique McIntyre Arena, bâti en 1938 avec une capacité assise de 1300 âmes (1900 en comptant les places debout et les salles adjacentes à l’amphithéâtre). Le MAC est vieux et ça fait tout son charme.

Beaucoup de monde à l’entrée, il fait chaud et l’aréna est rempli à pleine capacité. On retrouve des partisans des deux équipes; il y a, en fait, beaucoup plus de supporteurs des Huskies que je ne pouvais l’imaginer. Toujours près de l’entrée, nous croisons les kiosques de marchandise des équipes rivales installées côte à côte. Ça donne déjà un avant-goût pour la suite : nous aurons droit à toute une partie de hockey, sans coups salauds. Dans l’édifice, nous sommes, avant tout, des partisans de hockey. Tout le monde applaudit, avec raison, aux beaux et aux bons jeux. Les deux équipes se livrent toute une bataille! La meute finit par s’incliner 7 à 6 en fusillade. Ce ne l’était pas, mais d’aucuns pourraient penser que c’était arrangé!

42059588_741201889544487_3813869416261615616_nLe numéro 55 est vraiment impressionnant, mais ce qui a retenu mon attention, ce sont les sourires que j’ai surpris sur la face des gens présents. La cause était belle et l’opportunité donnée à cette communauté de voir du hockey de haut calibre, formidable!  La meute n’a pas gagnée, mais j’ose croire qu’avec un alignement complet, le résultat aurait été différent.

Aurons-nous droit à une partie revanche? Je vais aller plus loin : est-il possible d’imaginer des joutes de saison régulière contre  North Bay et Sudbury de façon récurrente? Et même, pourquoi pas, un tournoi qui opposerait North Bay, Sudbury, Val-d’Or et Rouyn-Noranda pour « La Coupe du Nord »?

#BELLLETSTALK

#BELLCAUSEPOURLACAUSE

Claude Flamand – 27 septembre 2018


Mon premier camp junior

Pour un jeune de 16 ou 17 ans, se rendre dans une nouvelle ville pour son premier camp d’entraînement du junior majeur est toujours stressant. Souvent, ce nouveau venu ne connait pratiquement personne de l’organisation en arrivant dans « sa » nouvelle ville. Sans être laissé à lui seul, il doit être suffisamment autonome pour se faire connaître et accepter, principalement par les vétérans.

De mon côté, j’ai vécu deux expériences complètement différentes. À mon premier camp à Shawinigan, en 1975, nous étions six de Rouyn (Chainé, Hurtubise, Perron, Pinkos, St-Jean et Tardif) à avoir eu la chance d’être repêchés ou invités au camp des Cataractes. Nous étions tous hébergés au plus chic motel de Shawinigan. L’avantage, c’est qu’à six jeunes de 16-17 ans, nous étions toujours ensemble. Il était donc plus facile de s’acclimater à cette nouvelle ville et cette nouvelle expérience. Se rendre à l’aréna se faisait à pied et, encore là, le plaisir d’être ensemble rendait cette expérience beaucoup moins stressante pour le groupe. Mais, sans savoir vraiment pourquoi, nous avons été tous retranchés en même temps… 🙂

L’année suivante, je fus repêché par les Saguenéens de Chicoutimi. Le petit gars de Rouyn quittait, seul, sa petite ville pour le Saguenay. Pour être honnête, ce fut vraiment différent de mon premier camp. Dès notre arrivée, on nous assignait une famille d’accueil pour la durée du camp. Nous étions deux par famille. C’est là que tu dois devenir plus mature et vivre une certaine solitude. Nous sommes les jeunes recrues qui essayons de faire l’équipe, et ce, sous les yeux de la direction et des vétérans qui veulent conserver leur poste. Plus le camp avance, moins il reste de monde. Plus le temps passe, plus les journées sont longues et stressantes. Heureusement pour moi, j’ai été accueilli par une bonne famille (les Fortin) qui demeurait non loin de l’aréna et qui comptait deux enfants qui aimaient le hockey. Après quelques jours au camp, j’ai été accepté par les anciens, notamment grâce à l’aide de Bobby Sullivan de Noranda qui jouait pour les Saguenéens depuis deux ans et qui m’avait pris sous son aile. Mais vouloir demeurer dans un nouvel environnement, ce n’est pas seulement jouer au hockey. C’est mettre de côté sa vie familiale, les amis, la blonde, le social et les bons repas… Et dans mon cas, c’est ce qui me manquait le plus. Je suis retourné à Rouyn après un mois au Saguenay, tout près d’une signature de contrat.

Depuis plus de 20 ans, les Huskies accueillent près de 50 jeunes espoirs qu’ils doivent héberger. Ils doivent s’assurer du bien-être de tous ces jeunes. Depuis les débuts de l’équipe, alors que plusieurs joueurs dormaient dans des lits de camp sur la dalle de la salle de curling, il y a eu une nette amélioration. Aujourd’hui, bien avant le début du camp, un comité essaie de trouver une famille d’accueil pour chacun des joueurs afin qu’ils soient tous bien nourris et logés. L’un des plus beaux souvenirs que j’ai vécu à titre de gérant d’aréna, c’est l’arrivée de deux russes à deux périodes différentes de l’histoire des Huskies. Kirill Alexeev (1998-2002) et Ivan Vishnevskiy (2005-2008) ne parlaient ni français ni anglais, mais avaient ce petit quelque chose qui les gardait allumés. Lorsqu’ils n’étaient pas sur la glace, nous les retrouvions en gymnase. Ils étaient très sociables et nous saluaient à chaque fois qu’ils nous croisaient. Pour vivre aussi loin de leur pays et de leur famille, ces jeunes devaient être vraiment matures. Ils n’avaient qu’une idée en tête : faire l’équipe des Huskies! Heureusement pour eux, ils ont été reçus par d’excellentes familles d’accueils (les Camirand et les Bédard) qui aimaient autant le hockey qu’eux.

Malgré toute l’attention qu’une équipe donnera à ses nouveaux arrivants, ce n’est pas vraiment différent des années 70, car les liens familiaux demeurent toujours aussi importants. Heureusement pour les jeunes d’aujourd’hui, il y a des moyens de communications, comme Skype notamment, qui permettent une certaine relation avec la famille et les amis(es). De plus, la LHJMQ s’assure qu’il y a un bon encadrement pour les études, les moyens de transport et l’alimentation de ces jeunes athlètes.

Il faut lever notre chapeau à ces jeunes qui doivent faire tous ces sacrifices pendant 10 à 12 mois pour demeurer en forme et en santé, afin de vivre de belles expériences dans la LHJMQ. La famille d’accueil joue un rôle primordial dans le bonheur de ces nouveaux venus. C’est souvent lors de ses premières journées dans sa nouvelle ville que ce futur joueur demeurera ou quittera… Quitter sa famille a une certaine influence, surtout lorsqu’il y a de longues distances. Le rôle de l’équipe est de s’assurer que ces recrues soient bien et ne manquent de rien. Le travail des vétérans est aussi essentiel. Ces derniers ont un rôle important à jouer, ayant déjà vécu ces étapes. Ils peuvent soutenir les recrues en les accueillant et en les aidant à bien connaître la ville, l’aréna et les bons restaurants. Il faut du leadership pour que ces nouveaux se sentent acceptés par l’ensemble des joueurs. Et il y a vous, les partisans, qui êtes là pour les encourager et les applaudir. Plus nombreux vous serez, plus heureux seront ces joueurs qui n’auront d’autre choix que de vous donner un bon spectacle.

Bonne saison et bienvenue à Rouyn-Noranda à toutes ces jeunes recrues. Félicitations pour la réussite de votre premier camp!

Paul Hurtubise – 20 septembre 2018


L’odeur d’une nouvelle saison!

Encore un été qui est passé à la vitesse de l’éclair! Si j’ai toujours un peu de peine de voir la saison estivale prendre fin, je me console rapidement en pensant à toutes ces belles semaines de sports qui s’en viennent. Pour plusieurs, l’approche de l’automne est synonyme de chasse. Pour moi, grand amateur de sports, l’automne signifie plutôt les dimanches de football, les séries du baseball majeur, la saison du soccer européen qui bat son plein et, bien sûr, le retour de notre sport national! Quand le hockey revient, c’est comme si la vie reprenait tout à coup son cours normal.

Pour un partisan, il n’y a rien de mieux que le début d’une nouvelle saison. Même quand on ne s’attend pas à de grandes choses de nos préférés, on peut quand même être positif et excité. Toutes les équipes partent sur un pied d’égalité, tous les partisans peuvent se permettre de rêver un peu. Encore une fois cette année, nous sommes chanceux, fans des Huskies, car la saison promet réellement d’être excitante. Notre équipe est talentueuse et elle devrait nous donner un grand spectacle match après match. Un gros merci à Gilles Bouchard, l’architecte de cette formation.  Le seul entraîneur-chef et directeur général à avoir mené l’équipe à la Coupe du président a quitté, mais l’équipe est entre bonnes mains avec Mario Pouliot. C’est rare qu’une équipe peut se vanter de remplacer son entraîneur par le champion en titre de la Coupe Memorial! Encore quelques entraînements et l’équipe sera fin prête pour amorcer sa saison. Il ne manquera ensuite que nous, les partisans. Premier rendez-vous, vendredi soir, face aux Voltigeurs de Drummondville.

Parlant des partisans, c’est avec plaisir que nous relançons cette semaine le blogue 100 % Huskies. Je rappelle que tous les collaborateurs du blogue écrivent pour le plaisir de la chose. Chacun de nous a une vie très occupée, on ne peut donc rien vous garantir en ce qui concerne le rythme de parution de nos textes. Mais, une chose est certaine, nous serons là régulièrement, tout au long de la saison, pour vous parler de ce qui entoure notre équipe. Pour ne pas manquer la sortie de nos nouveaux blogues, la meilleure chose à faire est de nous suivre sur Facebook. Bonne saison!

Pour suivre 100 % Huskies sur Facebook : www.facebook.com/100pour100huskies

Sébastien Nolan – 18 septembre 2018


Merci!

À quelques jours de la conclusion du toujours passionnant tournoi de la Coupe Memorial, permettez-moi de prendre un instant pour vous remercier de nous avoir suivi au cours des derniers mois. Ce 26e texte de notre blogue est le dernier avant la pause estivale.

Avec le recul, on peut dire que les derniers mois ont été passionnants. D’abord, sur la glace, considérant l’année de transition à laquelle devaient faire face les Huskies, nous en avons eu pour notre argent! Avec une liste des blessés qui n’a pas eu beaucoup de répit, la présence des Huskies dans les équipes de tête pendant une bonne partie de la saison a été une agréable surprise. Ensuite, au niveau personnel, c’est avec beaucoup de fierté que je mets le point final à cette première demi-saison de blogue. Je suis fier de mes collègues qui n’ont pas hésité à embarquer dans le projet, d’abord par passion pour notre équipe de hockey. Merci à Tommy Allen, Claude Flamand, Jean-Paul Charlebois et Sébastien Lemire, les collaborateurs réguliers du blogue 100% Huskies. Merci à Jonathan Gagnon et Pierre Grandmaître qui ont ajouté leur grain de sel pour un texte chacun durant l’hiver. Un gros merci aussi à Ian Clermont, directeur administratif des Huskies, qui a non seulement proposé d’inclure notre blogue sur le site web des Huskies, mais qui a aussi fourni du matériel pour le faire vivre. La lettre de Lane Cormier aux partisans dès les premiers jours du blogue aura été un moment fort de cette demi-saison.

Nous voulons revenir l’automne prochain parce qu’il y a tant à dire sur l’équipe et sur les gens qui l’entourent. D’ici la prochaine saison, je vous invite, si ce n’est pas déjà fait, à suivre notre page Facebook qui continuera d’être mise à jour de temps à autre durant l’été et qui sera surtout la meilleure façon d’être mis au courant de la date de retour de notre blogue. Cliquez J’aime au www.facebook.com/100pour100huskies. Si vous aimez écrire, que vous avez des choses à dire sur nos Huskies et que vous aimeriez faire votre part sur notre blogue, le temps d’un texte ou comme collaborateur régulier, n’hésitez pas à nous faire signe. Écrivez-nous à huskies100pour100@hotmail.com. Il nous fera plaisir de lire vos propositions. Bon été chers partisans!

Sébastien Nolan – 24 mai 2018


La Coupe Memorial fête ses 100 ans et, un siècle, ça se célèbre en grand !

Pourquoi pas chez nous aussi ?

Est-ce réaliste de penser que nous pourrions accueillir un jour l’un des tournois de hockey les plus en vue de la planète à Rouyn-Noranda? Moi, je réponds: « pourquoi pas? ». Et surtout, mettons-nous au travail dès maintenant!

Il reste moins de dix ans avant de célébrer le 100e anniversaire de Rouyn-Noranda. Rappelons que les villes jumelles de Rouyn et de Noranda ont été fondées respectivement en mai et en mars 1926. C’est donc le moment où jamais pour préparer le terrain, monter une équipe d’organisateurs et d’experts, profiter du boom minier actuel qui ne devrait pas trop ralentir au cours des dix prochaines années et demander à ces compagnies d’investir dès maintenant dans les festivités du 100e de la Ville. Ce serait tellement fantastique de lancer ainsi notre 100e année en présentant chez nous rien de moins que le tournoi de la Coupe Memorial!

Sauf exception cette année en raison du centenaire de la Coupe Memorial, l’organisation du championnat canadien de hockey junior voyage d’une ligue à l’autre et revient ainsi tous les trois ans. Dès l’année prochaine, la coupe revient dans la LHJMQ et la ville hôtesse sera Halifax. Par la suite, dans quatre ans, il semble y avoir un consensus actuellement pour que ce soit Québec ou Gatineau, dans son nouvel aréna, qui accueille la Coupe en 2022. Puis, en 2025, j’ose rêver que ce pourrait être à notre tour!

Nous pourrions même innover et offrir à l’organisation des Foreurs de Val-d’Or d’agir comme co-organisatrice du tournoi afin qu’elle puisse y accueillir elle aussi des matchs durant la ronde préliminaire.

Le vrai Nord, fort et libre!

Nous avons évidemment toute une tradition de hockey à mettre en valeur pour appuyer notre candidature. Dois-je rappeler que Rouyn-Noranda est la ville qui, historiquement, a fourni le plus de joueurs à la Ligue Nationale de Hockey au prorata de sa population? J’aimerais bien y voir des figures marquantes et populaires du hockey, telles que Dave Keon, Serge Savard, Pierre Turgeon ou Réjean Houle (champion de cette fameuse Coupe Memorial en 1969 avec le Canadien junior de Montréal) agir en tant qu’ambassadeurs de l’événement.

Je vous entends déjà dire « Ben voyons! On est bien trop petits! ».  Justement! Il serait tellement opportun pour ce grand circuit de développement du hockey canadien de célébrer aussi ces petits marchés! Une fois, essayons-le! Revenir davantage à l’essentiel de ces événements, les démocratiser, faire un retour aux sources, là où ce sport est vécu quotidiennement par ses habitants. En ce sens, même le mouvement olympique semble mettre en plan pour la prochaine décennie ses idées de grandeurs extravagantes faisant en sorte que ces événements soient maintenant uniquement réservés à des pays extrêmement riches, voire à ceux aussi dont les mœurs sportives, politiques et économiques semblent aussi parfois très discutables, pour revenir à des conditions où les coûts d’opération redeviennent plus socialement acceptables et accessibles. Bref, je suis convaincu qu’avec une excellente campagne de séduction, l’idée de célébrer les petits marchés de hockey canadien pourrait contribuer à rendre ce moment inoubliable!

En terminant, j’ose rappeler qu’à un moment donné de nos 92 ans d’histoire, une gang de leaders visionnaires a amené Mohamed Ali à Rouyn-Noranda. Je rêve maintenant de voir émerger un nouveau leadership de grandeur pour notre ville afin de voir nos Huskies devenir, dans sept ans, l’équipe hôtesse de la Coupe Memorial 2025!

Tommy Allen : champion du premier pool des séries du Blogue 100 % Huskies! 

Félicitations à Tommy Allen pour son éclatante victoire lors du Pool des séries. Il se mérite donc incontestablement son titre d’ « expert » !

Félicitations aussi au Titan d’Acadie-Bathurst et à son entraîneur Mario Pouliot pour leur conquête « prévisible » de la Coupe du Président!  Souhaitons-leur tout le succès qu’il faudrait d’ici le 25 mai pour qu’ils ramènent le précieux trophée dans la Q !

pool

*En rappel : Au début de chaque ronde :

  • Chaque prédiction donne des points selon un système déterminé :
    • 3 points pour le bon choix d’équipe;
    • 1 point pour le bon nombre de matchs;
    • 1 point boni pour le bon choix d’équipe avec le bon nombre de matchs. 

Sébastien Lemire – 20 mai 2018


Carré d’as 2018 : une finale avant la finale ? 

Je parle bien sûr ici du choc Titans/Tigres. Deux puissances à maturité et, de surcroît, les deux équipes qui ont le plus investi lors de la période des transactions. Cependant, une seule ira en finale : l’attaque mordante des Comtois/Abramov ou le bouclier défensif des Galipeau/Dobson ?

Dans l’autre demi-finale, bien que l’Armada vogue avec opportunisme depuis le début des séries, elle devra maintenant prendre en compte un nouvel obstacle des plus inattendus ! En effet, les Islanders ont surpris le monde du hockey junior québécois en balayant de leur île les Mooseheads du potentiel top 5 du prochain repêchage de la LNH, Filip Zadina. Or, le gardien Matthew Welsh sera-t-il capable de répéter ses exploits contre les Batherson/Alain/Barré-Boulet ?

Mes prédictions ont encore pris l’eau !

Avec l’élimination des Huskies en première ronde, il me fallait prendre des risques pour gagner mon pool. Je me console néanmoins en me disant que cette deuxième ronde nous aura donné une autre grande surprise qu’aucun de nos experts n’avait vue venir…

On continue donc pour la troisième ronde des séries avec un nouveau duo en tête : Sébastien Nolan et Tommy Allen !

pool

Sébastien Lemire – 20 avril 2018


Il a fait sa place parmi les grands

Le 31 mai 2014, au Palais des sports Léopold-Drolet de Sherbrooke, les Huskies de Rouyn-Noranda faisaient entendre le nom de Samuel Harvey au 39e rang de la deuxième ronde de la séance de sélection de la LHJMQ. Le jeune gardien de but de 16 ans, originaire d’Alma au Lac St-Jean,  venait de compléter la saison 2013-2014 devant le filet des Élites de Jonquière de la Ligue Midget AAA du Québec avec une moyenne de 3,00 et un taux d’efficacité de ,898 en 24 parties et on fondait de grands espoirs à son égard. Les bonzes de Hockey Canada et de Hockey Québec pensaient également de même puisqu’ils décidèrent de l’inviter au camp de sélection des équipes qui représenteraient le Canada lors du prochain Défi mondial des moins de 17 ans. À la suite de ce camp, il fut d’ailleurs sélectionné comme l’un des gardiens de l’équipe Canada Blanc.

À son premier camp d’entraînement avec la meute, il impressionna les dirigeants de l’équipe au point de percer l’alignement dans un ménage à trois avec Alexandre Bélanger comme gardien numéro un et Jérémy Bélisle. Durant la période des fêtes, Bélanger fut échangé aux Screaming Eagles du Cap Breton, ce qui a ouvert la porte au jeune Harvey qui a disputé 32 rencontres à sa première saison dans le junior avec un dossier de 13 victoires et 16 défaites, une moyenne de 3,59 et un taux d’efficacité de ,870.

À sa deuxième saison dans la ligue, il s’attendait bien à mettre la main sur le poste de gardien numéro un de l’équipe aux dépens de Jérémy Bélisle. À la suite du deuxième match de la saison, ce dernier a décidé de mettre un terme à sa carrière de hockeyeur et les Huskies ont réclamé au ballotage un certain Chase Marchand. Inutile de rappeler le parcours exceptionnel de ce dernier qui a mené les Huskies à la conquête d’une première Coupe du Président de leur histoire et relégué Harvey au rôle de second. Il a tout de même participé à 35 parties en compilant un dossier de 25 victoires et 7 défaites, une moyenne de 2,74 et un pourcentage d’arrêts de 88,9 %.

À sa troisième saison, il se voit enfin confier le poste de premier gardien de l’équipe avec Charles-Antoine Poirier-Turcot comme second. Ce dernier n’a pas répondu aux attentes de la direction, si bien qu’un peu avant Noël, on a fait l’acquisition d’Olivier Tremblay des Tigres de Victoriaville. Tremblay avait déjà gardé les filets avec Harvey à Jonquière et dès son arrivée avec la meute, il s’est imposé au point de ravir pendant un certain temps le poste de gardien numéro un aux dépens de Samuel. Cela n’a pas empêché le cerbère almatois de connaître sa meilleure saison à ce moment-là dans la ligue avec 43 parties à sa fiche, dont 26 victoires et 14 défaites, une moyenne de 2,62 et un pourcentage d’arrêts de 90 %.

À l’âge de 19 ans, on lui a finalement confié le poste de gardien principal de l’équipe et il en a profité pour connaître une saison inoubliable. Notamment, il a réécrit le livre d’histoire des Huskies en surpassant nul autre que Jean-Philippe Levasseur pour le plus grand nombre de victoires en carrière avec 94. Ce nouveau record éclipse également celui de la franchise qui appartenait à Marco Baron du Bleu-Blanc-Rouge de Montréal.

Samuel ne s’est pas contenté de cela en ajoutant d’autres records enviables à sa fiche. Ainsi, il est devenu le gardien ayant cumulé le plus grand nombre de jeux blancs en carrière chez les Huskies avec 11 et le plus grand nombre de minutes jouées totalisant 8766,14 minutes, de même que le plus grand nombre de parties jouées avec 156. Avec sa moyenne de buts alloués de 2,10, il voit son nom apparaître au 3e rang de l’histoire de la ligue pour la meilleure moyenne en une saison et avec son pourcentage d‘arrêts de 93 %, il se situe au deuxième rang dans les 49 ans d’histoire de la ligue pour le meilleur pourcentage en une saison.

De même, on n’oubliera pas de sitôt sa performance contre l’équipe russe dans les deux matchs du Défi Canada-Russie, ce qui lui a valu une participation au camp de sélection d’Équipe Canada Junior où il a failli ravir le poste de gardien auxiliaire de l’équipe. Pour couronner cette saison mémorable, il sera l’un des trois finalistes pour l’obtention du trophée Michel-Brière, décerné au joueur le plus utile dans la LHJMQ, en plus d’être nommé sur la première équipe d’étoiles.

En résumé, on peut conclure que Samuel Harvey mérite pleinement sa place parmi les grands noms chez les gardiens de but de la LHJMQ et, dans mon livre à moi, comme dirait Stan des Boys, il figure pleinement en tête de liste comme le meilleur gardien de l’histoire des Huskies. Reste à espérer que les équipes de la Ligue Nationale lui donneront sa chance de se faire valoir au niveau professionnel, ce que je lui souhaite du fond du cœur. Bravo Samuel!    

Jean-Paul Charlebois – 11 avril 2018


Après la frustration, la déception. 

C’est aujourd’hui que débute la deuxième ronde des séries dans la LHJMQ et cela, malheureusement, sans nos Huskies. Tel qu’attendu, les amateurs ont eu droit à une série riche en émotions contre le Phoenix de Sherbrooke. Par contre, comme Benoit Perron le disait sur les ondes de CHUN-FM, pour remporter ce « 4 de 7 », les Huskies auraient dû remporter 5 parties… J’étais à Sherbrooke lors du fameux 6e match et je vais me contenter de dire que malgré leur remontée in extremis, un « incident » est arrivé en prolongation et la meute n’a pas pu rebondir.

Donc, après sept matchs, les « négligés » sont passés au tour suivant et il faut leur donner tout le crédit qu’ils méritent. Au fond, le Phoenix a été meilleur que les Huskies dans sa propre identité : la vitesse, l’intensité, le caractère. Les Huskies auront certes connu de bons débuts de match en séries, mais ils auront également appris, encore une fois, l’importance de garder le rythme pendant au moins 60 minutes.

Bref, en 2017-2018, les Huskies nous ont donné un excellent spectacle et nous pouvons être fiers de leurs exploits lors cette année de transition !

Ce que l’on comprend entre les lignes pour l’année prochaine :

  • L’équipe sera à maturité avec une douzaine de joueurs de 19 ans !
  • Peter Abbandonato reviendra comme joueur de 20 ans. Attendons-nous à le voir avec les Harvey-Pinard, Bibeau, Hrehorcak, Beaucage et le quart-arrière William Cyr en haut de la liste des meilleurs marqueurs de la Q ! D’ailleurs, l’entraîneur Gilles Bouchard a confirmé que tous ses attaquants seront de retour à l’exception du Capitaine « M. Éthique de travail » Mathieu Boucher.
  • Notre défensive sera encore une fois solide avec l’éclosion de Cyr, d’Arseneault et de Bergeron qui joueront un rôle accru. De plus, les deux défenseurs témiscabitibiens Jacob Neveu et Zachary Lauzon pourront également revenir comme joueurs de 20 ans l’an prochain. Évidemment, on souhaite une véritable guérison au numéro 29 afin qu’il puisse tenter sa chance dans le club-école des Penguins de Pittsburgh.
  • Samuel Harvey, le gardien de l’année dans la LHJMQ, recevra, on lui souhaite, une opportunité de monter chez les professionnels par le repêchage ou comme agent libre. Néanmoins, les Huskies seront encore bien nantis dans les buts avec Zachary Émond. D’ailleurs, les deux gardiens de but sont sur les listes du repêchage de la LNH.

À suivre cet été :

  • Que fera Gilles Bouchard avec le 6e choix au total lors du repêchage (acquis de Baie-Comeau) ? On le garde ou on l’échange contre un (ou des) joueur de premier plan ?
  • Est-ce que l’on réussira finalement à attirer le Tchèque Jakub Lauko en Amérique du Nord ? Rappelons qu’il est un potentiel choix de première ronde dans les LNH en juin prochain et que les Huskies possèdent ses droits dans la LCH. Mais, Lauko a déjà refusé de se joindre à l’équipe cette année. L’apport d’un deuxième européen serait bienvenu.
  • Le départ des Boucher, Ford et Thompson laissera des vides au niveau du leadership, de l’intensité physique et de la robustesse. De quelles façons l’équipe comblera-t-elle ces aspects du jeu ?
  • Les joueurs ayant subi des blessures graves durant la saison, particulièrement Hugo Després (commotion cérébrale) et Zachary Lauzon (cou), seront-ils prêts à revenir au jeu lors du camp d’entraînement ? Évidemment, ça fait plusieurs « si » dans le cas de Lauzon, mais un retour dans le junior près de sa famille pourrait ne pas être totalement à exclure dans son cas…
  • Finalement, en tenant pour acquis les retours de Peter Abbandonato et de Jacob Neveu, qui sera notre troisième joueur de 20 ans ?

Puisqu’il fallait se mouiller un peu…

Je prédisais qu’il y aurait des surprises en première ronde et il y en a eu ! Cependant, ce n’était pas nécessairement celles que nos experts attendaient ! On continue donc notre pool pour la deuxième ronde avec en tête Tommy Allen et Jean-François Vachon !

Prédictions

*En rappel : Au début de chaque ronde :

  • Chaque prédiction donnera des points selon un système déterminé :
    • 3 points pour le bon choix d’équipe;
    • 1 point pour le bon nombre de matchs;
    • 1 point boni pour le bon choix d’équipe avec le bon nombre de matchs.

Donc, il y a une possibilité de 5 points par série 

Questions complémentaires avant le début des séries :

  • Chaque bonne prédiction dans le Carré d’as vaut 2 points;
  • Chaque bonne prédiction des finalistes vaut 3 points;
  • Une bonne prédiction du champion de la Coupe du président vaut 5 points;
  • Une bonne prédiction du gagnant du Trophée Guy-Lafleur remis au joueur le plus utile des séries éliminatoires vaut 3 points;
  • Une bonne prédiction du champion de la Coupe Mémorial vaut 3 points. 

Et ce, pour un grand total de 100 points !

Sébastien Lemire – 6 avril 2018


Une pensée pour le numéro 23

À quelques heures du match décisif de la série de premier tour entre les Huskies et le Phoenix de Sherbrooke, j’ai une pensée pour l’un de nos plus braves guerriers : Samuel Naud.

À l’occasion du match numéro deux de la série, le 24 mars dernier, le natif de Normétal termine sa soirée de travail avec un but, une mention d’aide, un différentiel de +3 et un total de sept mises en échec. Il est nommé, à juste titre, première étoile dans la victoire de 6-2 des Huskies. Le numéro 23 venait de livrer l’une de ses plus importantes et impressionnantes performances dans la LHJMQ. Le match suivant, dès la première période, il reçoit un coup de bâton. Il doit quitter la rencontre avec une fracture ouverte au petit doigt.

J’ai eu l’occasion de prendre le relais de Jean-Paul Charlebois deux fois cet hiver pour des entrevues avec les joueurs dans le cadre de l’émission Un Huskies de bon show!. La deuxième fois, c’était pour jaser avec Samuel lors de l’émission du 15 février. On pouvait alors sentir qu’une chose l’agaçait un peu dans le bilan de ses performances depuis le début de la saison : n’avoir aucun but à sa fiche rendu à cette période de l’année. Naud a beau être là pour plusieurs autres raisons que pour marquer des buts, c’est évident que la sensation d’en mettre une dans le fond du filet de temps en temps ne doit pas être désagréable du tout. Pour un joueur de son style, les buts sont des bonis qui doivent faire énormément plaisir. Il faut croire que la caméra de TVC9 lui a porté chance, car il a marqué son premier de la saison deux jours après l’émission. Il en a ensuite ajouté deux autres en seulement huit matchs au mois de mars, en plus de jouer du gros hockey intense comme il a l’habitude de le faire. Dommage, vraiment dommage, cette blessure qui vient le priver des moments les plus excitants de la saison. Dommage aussi pour les Huskies qui sont privés d’un joueur qui aurait assurément donné son cœur et son âme pour permettre à son équipe d’en finir avec le Phoenix.

À moins d’une surprise, et on va se le souhaiter, l’attaquant devra se contenter d’un rôle de spectateur pour le match numéro 7.  Reste à espérer que les Huskies iront chercher la victoire et qu’ils feront encore un assez long bout de chemin en séries pour que Samuel Naud puisse reprendre là où il a laissé. Il mériterait grandement de terminer sa saison sur la patinoire, plutôt que dans les gradins. Allez les Huskies, on va chercher le septième match!

Saviez-vous que…

Samuel Naud est un grand amateur de chasse et de pêche? Son ex-coéquipier Lane Cormier aimait beaucoup l’accompagner chez lui, en Abitibi-Ouest, pour des journées de pêche sur la glace.

Malgré son jeune âge, il a déjà passé trois étés à planter des arbres et un autre à travailler dans une mine?

Jack Nevins est l’un des joueurs qu’il a le plus aimé voir évoluer dans l’uniforme des Huskies?

L’oncle de Samuel, Éric, a disputé 34 matchs avec les Huskies en 1996-97, récoltant 8 buts et 11 passes?

Pour voir le passage de Samuel Naud à Un Huskies de bon show!:

Sébastien Nolan – 3 avril 2018


Le « plan B »

Les séries sont enfin débutées. Pour les partisans des Huskies, c’est le moment fort de la saison. Du côté des joueurs, j’imagine que l’excitation des séries doit être incomparable. Au cours des semaines à venir, ces jeunes hommes mangeront, dormiront, vivront au rythme du hockey. Leur objectif est clair et ils peuvent raisonnablement croire à leur chance de l’atteindre encore cette année : remporter les grands honneurs et ramener à Rouyn-Noranda la prestigieuse Coupe du Président! Il est toutefois un autre objectif, tout aussi important, qu’aucun d’entre eux ne doit perdre de vue après tous les efforts qu’il y a consacrés jusqu’à présent : sa réussite scolaire. Car on ne doit pas se faire d’illusions : très peu d’entre eux peuvent rêver d’une carrière professionnelle au hockey. Lors des repêchages annuels de la LNH, ils ne sont en moyenne qu’une vingtaine de la LHJMQ à être sélectionnés par les grands clubs et, ultimement, seuls quelques-uns feront une véritable « carrière » chez les pros.

Chez les Huskies, les études, c’est du sérieux! Pour la seconde saison consécutive, l’encadrement pédagogique de la meute a été confié aux soins de Madame Lucie Landry, secrétaire de direction à la retraite. Et le sens de l’organisation qu’elle a développé au fil des années est aujourd’hui une précieuse qualité pour la meute, car c’est elle qui sert d’intermédiaire entre l’équipe et les institutions scolaires où étudient les joueurs : l’Académie des Estacades de Trois-Rivières (pour les joueurs de 16 ans), le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue (pour la majorité des joueurs de 17 à 20 ans) et l’Université Acadia en Nouvelle-Écosse (pour les athlètes des Maritimes). C’est Madame Landry qui répond aux questions des gars concernant leur parcours scolaire, qui supervise les périodes d’études et surveille lors des reprises d’examens, qui accompagne à l’occasion l’équipe dans ses longs déplacements, qui connaît l’horaire de chacun et qui suit les résultats obtenus dans chaque cours; bref, en collaboration avec l’entraîneur et directeur général Gilles Bouchard, les conseillers pédagogiques des écoles fréquentées par les joueurs et leurs familles respectives, c’est elle qui fait en sorte que les gars ne perdent jamais de vue ce qu’on appelle communément « leur plan B ».

Quel est donc la stratégie de l’organisation des Huskies pour s’assurer que l’école occupe la place qu’elle doit dans la vie de ses athlètes? D’abord, les joueurs sont pris en charge par Madame Landry dès le repêchage afin de rassurer les parents qui voient leurs fils quitter la maison : ils seront entre bonnes mains à Rouyn-Noranda. L’équipe s’est également dotée d’une politique scolaire axée sur l’atteinte de bons résultats et la persévérance et, en la signant avant que ne débute la saison, chaque joueur s’engage à se présenter à ses cours et à ses périodes d’étude avec l’équipe. S’il ne respecte pas cet engagement, s’il s’absente ou cumule les retards, il peut se voir imposer une amende. L’équipe préfère toutefois miser sur les encouragements plutôt que sur les punitions. Au moyen d’une présentation en début d’année, Madame Landry informe les joueurs des bourses mises en place par les Huskies, le club des supporteurs, le club Rotary et la LHJMQ afin de récompenser leurs efforts à l’école. Par exemple, grâce à la générosité du Groupe Boyer Proprio Direct, l’équipe offre deux bourses de 500$ à trois reprises durant la saison : une pour les bons résultats et une autre pour la persévérance. Cette année, Chris McQuaid, Mathieu Boucher et Taylor Ford ont vu leur persévérance scolaire soulignée par cette bourse. Raphaël Harvey-Pinard, Samuel Harvey et Tyler Hinam ont pour leur part été récompensés pour l’excellence de leurs notes. Harvey-Pinard est d’ailleurs le joueur qui s’est mérité l’honneur d’être nominé par les Huskies en 2018 pour l’obtention du trophée Marcel-Robert remis par la LHJMQ au joueur qui présente la meilleure combinaison des accomplissements scolaires et sportifs, ce qui lui a valu une bourse supplémentaire de 400$.

Lorsqu’on prend en considération la nécessité de conjuguer les longs voyages sur la route imposés par leur calendrier en saison régulière et les études, les joueurs des Huskies ont beaucoup de mérite.  Avec les séries qui débutent, les déplacements vont bien sûr s’intensifier. C’est ici qu’une personne comme Lucie Landry fait la différence. S’il faut des entraîneurs qualifiés derrière les joueurs pour les guider vers la victoire, il faut également une conseillère pédagogique efficace pour les accompagner jusqu’à la réussite scolaire.  À ce titre, il ne fait aucun doute que les Huskies peuvent compter sur l’une des meilleures de la ligue!

Bonnes séries éliminatoires! Et bonne fin d’année scolaire à tous!

Tommy Allen – 27 mars 2018


Les Huskies : L’équipe cendrillon des séries 2018 ?

Parce qu’il y a toujours des surprises en séries, il y en aura encore cette année. En ce sens, je crois que les Huskies de Rouyn-Noranda seront l’une d’elles. La meute est une équipe jeune avec une identité forte, une éthique de travail rigoureuse et un entraîneur chevronné qui peut s’appuyer sur des leaders de caractère qui ont gagné la Coupe du Président. Forte de l’expérience acquise aux deux printemps derniers, cette équipe sait que chaque but peut faire la différence. Surtout, si tout le monde reste en santé, les Huskies pourront enfin s’appuyer sur la meilleure défensive de la LHJMQ. D’ailleurs, avons-nous perdu un seul match cette année quand Harvey, Lauzon, Cyr et Ford sont dans l’alignement? L’échantillon est mince, mais néanmoins ces joueurs clés seront là pour commencer les séries ! Donc, avec le gagnant du trophée Jacques-Plante devant les buts, un excellent top 6 en défense et des attaquants capables de marquer des gros buts, beaucoup de matchs serrés et de victoires par un seul but sont à prévoir ce printemps!

Mais d’abord, la série contre Sherbrooke. Récemment, les Huskies ont repris du poil de la bête avec le retour au jeu de presque tous leurs joueurs blessés. Ils se sont enfin donné du momentum en attaque avec une plus grande contribution des joueurs de soutien et de l’avantage numérique, ce qui avait grandement manqué au cours des mois de janvier et février. Du côté du Phoenix, malgré leurs récents succès, les absences annoncées de Luke Green (genou) et Yaroslav Alexeyev (pouce) laisseront un grand vide. Bref, ce soir, ce seront deux équipes bien différentes qui sauteront sur la glace de l’Aréna Iamgold par rapport à celles du 2 mars dernier où, on s’en souvient, Sherbrooke avait fait une belle remontée pour finalement l’emporter en prolongation. Rouyn-Noranda en 5 !

Par la suite, le chemin vers la Coupe du Président sera plus laborieux avec la parité que l’on connaît dans le circuit. Une demi-douzaine d’équipes peut certainement prétendre sans complexe au gros trophée. Selon moi, l’une d’elles se démarque davantage depuis la période des échanges et j’espère qu’une surprise en première ronde permettra aux Huskies d’éviter d’affronter le Titan d’Acadie-Bathurst dès le deuxième tour… Si tel était le cas, j’ai confiance que la meute ne jouera pas au golf avant la fonte de la neige témiscabitibienne !

3 raisons pour lesquelles j’y crois :

  • Tous les joueurs seront enfin dans leur bonne chaise ou presque;
  • Les championnats se gagnent par la défensive ? Nous avons le meilleur gardien et le meilleur top 6 de la Q;
  • Nos leaders sont aussi capables de marquer des gros buts !

3 inquiétudes :

  • Les passages à vide, les points échappés en fin de match ou en prolongation et la difficulté de gagner ces gros matchs qui auraient pu faire avancer les Huskies au classement tout au long de l’année 2017-2018;
  • Les débuts de match et la préparation mentale des joueurs, ces deux aspects trop souvent soulevés dans la deuxième moitié de la saison lors des points de presse d’après-match de l’entraîneur Gilles Bouchard;
  • Le manque de profondeur en cas de blessure.

Puisqu’il faut se mouiller un peu…

Parce que c’est en série que l’on voit apparaitre les « vrais guerriers », j’ai interpellé mes collègues du blogue 100% Huskies pour que l’on se crée un Pool des séries LHJMQ 2018* afin de déterminer qui est notre véritable spécialiste! Pour mettre un peu plus de piquant, j’ai ajouté des questions supplémentaires, et surtout, j’ai demandé la participation de deux collaborateurs spéciaux particulièrement actifs sur Twitter pour parler de hockey junior et ayant un lien étroit avec nos Huskies. Je vous invite donc à suivre Jean-François Vachon (@jf_vachon76) et Katherine Harvey-Pinard (@Katharveyp) durant les séries!

Or, comme vous le voyez, nos « experts » s’attendent à une première ronde sans trop de surprise :

Prédictions

*Au début de chaque ronde :

  • Chaque prédiction donnera des points selon un système déterminé :
    • 3 points pour le bon choix d’équipe;
    • 1 point pour le bon nombre de matchs;
    • 1 point boni pour le bon choix d’équipe avec le bon nombre de matchs. 

Donc, il y a une possibilité de 5 points par série 

Questions complémentaires avant le début des séries :

  • Chaque bonne prédiction dans le Carré d’as vaut 2 points;
  • Chaque bonne prédiction des finalistes vaut 3 points;
  • Une bonne prédiction du champion de la Coupe du président vaut 5 points;
  • Une bonne prédiction du gagnant du Trophée Guy-Lafleur remis au joueur le plus utile des séries éliminatoires vaut 3 points;
  • Une bonne prédiction du champion de la Coupe Mémorial vaut 3 points. 

Et ce, pour un grand total de 100 points !

Et vous, vous en pensez quoi?

Quel sera le parcours des Huskies ce printemps?

Total Votes: 13

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Sébastien Lemire – 23 mars 2018


Nos anciens dans la LNH

J’aime beaucoup suivre nos anciens joueurs dans leur carrière au niveau professionnel. Je vous parlais récemment de Nikita Kucherov qui continue de se maintenir en tête du classement des marqueurs de la LNH et dont le nom figure avantageusement dans la course au trophée Hart. Qu’en est-il des autres joueurs à avoir évolué avec les Huskies et qui ont eu leur chance dans la LNH cette saison? Je vous propose un petit tour d’horizon de leurs performances.

Nicolas Deslauriers, Montréal

Quelle belle acquisition du Canadien! L’un des rares points positifs de la saison épouvantable du tricolore. Deslauriers, c’est de la robustesse, du cœur au ventre et un véritable vent de fraîcheur. Il a tout donné pour gagner son poste à Montréal, étant même nommé joueur par excellence du mois de décembre chez le Canadien.

48 matchs – 8 buts, 4 passes, 12 points

Le premier but de Nicolas Deslauriers avec le Canadien :

Sven Andrighetto, Colorado

Une blessure à une jambe a malheureusement ralenti le talentueux attaquant suisse cette saison. Andrighetto est revenu au jeu le 8 mars dernier après avoir raté plus de deux mois. Il se dirige malgré tout vers son plus haut total de matchs en une saison dans la LNH. Si l’Avalanche maintient le rythme des dernières semaines, il pourrait même disputer bientôt ses premiers matchs en séries dans la grande ligue.

42 matchs – 6 buts, 13 passes, 19 points

A.J. Greer, Colorado

L’autre ancien des Huskies évoluant au Colorado a pu contribuer à sa façon aux surprenants succès de l’Avalanche en disputant 17 matchs, à l’occasion de deux séjours dans la LNH. Dans la Ligue Américaine, il totalise 11 points en 24 matchs avec le Rampage de San Antonio, où évolue une autre ancienne vedette de nos Huskies, Jean-Christophe Beaudin.

17 matchs – 0 but, 3 passes, 3 points

Timo Meier, San Jose

Ayant récemment disputé son 100e match dans la LNH, Meier connaît une très bonne deuxième saison avec les Sharks. Après avoir marqué trois fois en 34 matchs l’an passé, l’attaquant suisse vient d’atteindre le plateau des 20 buts cette saison. Il évolue principalement sur le troisième trio de son équipe, en plus de jouer régulièrement sur la deuxième vague de l’attaque à cinq.

71 matchs – 20 buts, 11 passes, 31 points

Jean-Sébastien Dea, Pittsburgh

Il n’a peut-être joué que cinq matchs, mais cinq rencontres dans le même uniforme que les Crosby, Malkin et autres vedettes des doubles champions en titre de la LNH, c’est loin d’être mauvais! Il en a même profité pour marquer son premier but dans la LNH, le 23 janvier dernier.

5 matchs –  1 but, 0 passe, 1 point

Le premier but de JS Dea dans la LNH :

Liam O’Brien, Washington

Celui qui a disputé 160 matchs de saison régulière avec les Huskies en a joué trois jusqu’ici cette saison dans la LNH avec l’équipe d’Alex Ovechkin. O’Brien n’a que 23 ans.

3 matchs – 0 but, 0 passe, 0 point

D’après vous, qui sera le prochain de nos anciens à faire le saut dans la grande ligue? Venez vous exprimer sur notre page Facebook: www.facebook.com/100pour100huskies.

Sébastien Nolan – 20 mars 2018


L’influenceur

Et là, nous savons que la partie débutera dans moins de cinq minutes, car nous venons de l’entendre. Tout le monde présent le sait, parce que ces phrases nous reviennent subitement comme un ver d’oreille: « Aujourd’hui, on nous offre quelque chose d’exceptionnel! Aujourd’hui, nous nous battons pour l’honneur ». Wow! Ça vient me chercher chaque fois.

Et là, du haut de la passerelle, je vois

Et là, du haut de la passerelle, il y a

VOUS!!!

Ce sont ici les dernières lignes de mon précédent billet. Je vous présentais alors le rôle de certains membres de l’équipe technique tel que l’annonceur maison, le disc-jockey ainsi que l’opérateur télévisuel et de l’écran principal. Sachez qu’il y a d’autres canidés dans cette niche dont moi, 2e opérateur vidéo, le 1er étant Benoît Paquin, qui s’y trouve pour vous offrir une belle expérience.

En effet, mon rôle est de gérer le flux d’images provenant de quatre caméras. Je suis celui dont la mission consiste à sélectionner des reprises vidéos, à vous les présenter et à faire un montage des faits saillants de la période et de la partie.

Avant d’entrer plus en détail dans ce sujet, je vais vous mettre au parfum sur les emplacements de nos caméras, du moins celles que j’utilise. La première, et la plus importante, se situe derrière le banc des visiteurs et est opérée par Martin Noël. Ce dernier a le mandat de suivre l’action du début à la fin de la partie. Sa captation servira ultimement les usagers web qui paient et veulent une bonne qualité d’image. Ils veulent surtout que nous suivions l’action. La deuxième est dite « mobile », car elle change d’endroit d’une période à l’autre. Celle-ci est opérée  par Samuel Larivière. Il a le mandat, lui aussi, de suivre l’action, mais aussi de rechercher des émotions dans la foule, de repérer des gens qui pourraient s’adonner aux jeux qui sont préparés pour vous. Souvent, c’est un succès mais parfois, disons-le, c’est plus laborieux. Composer avec le direct, c’est aussi ça. Cette caméra, vous pourrez l’apercevoir, en première période, dans le coin nord, en deuxième, dans le coin sud, avant qu’elle ne revienne, en troisième, dans le coin nord. Sa captation est primordiale pour nos reprises vidéos, car elle nous donne souvent des images à couper le souffle. Et, pour finir, nous avons deux autres caméras fixes situées dans les hauteurs, directement en arrière des deux filets. Ce sont en fait deux caméras de surveillance que nous utilisons pour combler nos besoins.

Et là, du haut de la passerelle, je travaille au rythme de vos réactions. Votre rôle est primordial! En effet, sans votre grande clameur, j’en échapperais une couple. Effectivement, j’ai les yeux rivés 75% du temps sur les écrans vidéos. Le 25% restant, je suis concentré à faire du montage et c’est à ce moment que vous m’êtes indispensables. Lorsque vous criez pendant que je fais du montage, vous me permettez de réagir promptement et de sélectionner la séquence. Souvent, elle est bonne et je me permets de vous la présenter. Parfois, vous êtes très émotifs, mais la raison de vos cris ne justifie pas une telle reprise. Sans rancune.

Il faut mettre une chose au clair : je suis employé par les Huskies et non la LHJMQ. Lors des reprises vidéos, ce n’est pas moi qui ai le mandat de décider si un but est bon ou non. Cette tâche est donnée aux officiers engagés par la LHJMQ. Il est certain que la plupart du temps, grâce à mes caméras, je connais le résultat avant vous, mais je n’ai aucune influence sur la décision finale. Très rarement, une reprise envoyée au tableau central influencera un entraîneur ou un arbitre sur sa décision de demander une révision du jeu.

On me demande souvent pourquoi je ne vous montre pas tel ou tel jeu. Vous m’indiquez que vous aimeriez voir des séquences fâcheuses ou sensibles plus souvent. La vérité est simple : je dois servir de catalyseur et faire attention de ne pas mettre de l’huile sur le feu. Bien que je ne sois pas engagé par la ligue, les Huskies, eux, en font partie. Je suis donc lié aux opérations hockey du circuit. La Meute est imputable à la Ligue, et moi, aux Huskies. J’ai un certain rôle d’influence. Imaginez si, chaque fois que vous n’aimez pas une décision de l’arbitre, vous qui êtes déjà à fleur de peau, j’alimentais cette colère en diffusant des images qui font mal paraître un individu. Imaginez maintenant que nous soyons en séries éliminatoires, que j’alimente cette même colère et qu’un événement fâcheux arrive à la fin de la partie? Moi, je ne veux pas avoir cette charge mentale en quittant les lieux.

Notre organisation est partie de loin, et l’arrivée du tableau central a tout changé. C’est un outil merveilleux, un bijou! Au début, nous présentions à peu près tout, allant de coups salauds, des mauvais appels des arbitres jusqu’aux jeux controversés. Un jour, on nous informe que nous serons mis à l’amende si nous continuons à présenter de telles images. S’en est suivie une période creuse où j’avais peur de présenter des reprises même les plus légères. Du coup, le travail est devenu monotone. Je ne connaissais pas la ligne à ne pas franchir. Plusieurs mois se sont écoulés, notre Gouverneur s’est aperçu que notre tableau central n’était pas utilisé à sa pleine capacité. Il nous donne alors son appui et nous demande d’en montrer un peu plus. Ce que nous faisons mais, encore une fois, on nous reproche de montrer des images qui font mal paraître la ligue. De toute évidence, je ne connais toujours pas la ligne à ne pas franchir! Je laisse alors la saison se terminer, car il ne reste que quelques parties mais je me sens censuré. Lorsque je consulte les faits saillants des autres clubs, il me semble qu’ils vont plus loin que moi. J’ai même déjà vu des reprises de bagarres. Éthiquement, je crois que ce n’est pas correct.

Je prends mon mal en patience, mais je me donne le mandat de communiquer avec les autorités de la ligue avant le début de la saison suivante. Quelques courriels ici et là et finalement, un dénommé Pierre Leduc me téléphone. M. Leduc est le Directeur des Opérations Hockey du circuit Courteau. Nous discutons une vingtaine de minutes, il m’envoie un document sur les règlements du circuit. Le message à retenir : préserver et montrer autant que possible une image positive de la ligue. Nous avons établi qu’il est possible, lors d’un jeu controversé ou d’une punition, de présenter la séquence vidéo en utilisant la caméra principale. Bref, tout est devenu plus facile! Ça devient même agréable lorsque vous me mentionnez que vous avez remarqué ces changements.

Mon rôle ne s’arrête pas là. J’ai le mandat d’effectuer un montage brut de nos faits saillants. Une fois sélectionnées, les séquences sont envoyées à Benoît Paquin qui, lui, fignole le tout et vous livre un montage final. Vous pouvez les consulter à l’adresse suivante : http://huskies.qc.ca/?pt=video&s=. Il est à noter que dans cette section nous ne préparons que les faits saillants des joutes disputées à Rouyn-Noranda; les parties à l’étranger sont préparées par la ligue.

Benoit et moi, nous nous donnons aussi le mandat de créer un bon souvenir pour nos hockeyeurs. Par exemple, lorsqu’un joueur compte son 1er but, nous isolons ce moment afin de le lui envoyer. Je ne sais pas à quel point c’est apprécié, mais je crois que cela en vaut la peine.

En terminant, je vous invite à rester attentif à ce qui est présenté sur l’écran géant, vous pourriez être l’élu d’un jeu!

Claude Flamand – 15 mars 2018


Gilles Bouchard : un gagnant

Après le premier quart de la saison en cours, le statisticien de la LHJMQ, Denis Demers, me faisait parvenir une éphéméride intéressante dont on pouvait se servir lors de la diffusion de nos matchs sur le Web et à la radio. Cette information révélait le pourcentage de victoires de tous les entraîneurs en chef de l’histoire de la ligue qui avaient agi à ce titre derrière le banc d’une équipe pour 125 parties et plus.

La raison principale pour laquelle le statisticien de la ligue me faisait parvenir cette compilation, c’est que l’entraîneur-chef des Huskies, Gilles Bouchard, était le meneur parmi tous les entraîneurs actifs dans la ligue à ce moment-là. Sa fiche démontrait un pourcentage de victoires de 60,4 %, ce qui lui permettait de devancer Jim Hulton des Islanders de Charlottetown à 59,2 %, Serge Beausoleil de l’Océanic à 58,1 %, Joël Bouchard de l’Armada à 55,9 % et Dominique Ducharme des Voltigeurs à 55,7 %.

Malheureusement, je n’ai pas eu l’opportunité de rapporter cette information sur nos ondes durant cette période faute d’espace et de temps. En cours de saison, je me proposais toujours d’en parler à un moment donné, mais je n’ai jamais réussi à trouver le temps pour le faire. Mais, comme on dit souvent, il n’est jamais trop tard pour bien faire et je me suis dit qu’il fallait profiter du blogue 100 % Huskies pour y arriver. Je me suis donc attelé à la tâche pour mettre ce document à jour, afin de vous dévoiler ce qu’il révèle à quelques jours de la fin de la saison régulière.

Avec quatre matchs à disputer à la saison régulière, Gilles Bouchard est toujours le meneur avec un pourcentage de victoires de 59,4 %, devançant tout juste Joël Bouchard qui le talonne à 59 %. Serge Beausoleil se retrouve au troisième rang  avec 58,6 %, Jim Hulton à 57,9 % et Dominique Ducharme à 56,5 %. Dépendant du dossier de chacun dans les quatre ou cinq derniers matchs de la saison, l’entraîneur-chef de l’Armada pourrait devancer le nôtre, mais au moment d’écrire ces lignes, c’est toujours notre Bouchard qui mène!

Cette statistique est d’autant plus intéressante qu’elle démontre que notre entraîneur-chef arrive au 11e rang de l’histoire de la ligue derrière des noms aussi prestigieux que Gérard Gallant, qui domine avec un pourcentage de 79,1 %, Maurice Filion à 73,3 % et Michel Therrien à 70,7 %. On y retrouve également devant Bouchard, les Michel Bergeron, Patrick Roy, Orval Tessier, Claude Therrien, Pierre Creamer, Bob Hartley et Ghislain Delage. Pas pire pour un entraîneur-chef qui termine sa cinquième saison complète dans la LHJMQ dans un petit marché comme celui de Rouyn-Noranda.  Le moins qu’on puisse dire, c’est que Gilles Bouchard est un gagnant.

Jean-Paul Charlebois – 11 mars 2018


Merci Francis!

Pour la première fois depuis la fin de l’inoubliable saison 2015-2016, au cours de laquelle il est devenu le premier capitaine des Huskies à lever la Coupe du Président, Francis Perron sera de retour sur la patinoire de l’aréna Iamgold demain. J’ai bien hâte de voir si les Huskies domineront encore une fois les Foreurs lors du dernier duel de la saison de la Guerre de la 117, mais j’avoue que la raison principale pour laquelle je serai dans les gradins, mardi soir, sera pour applaudir une autre fois notre ancien numéro 27. Avec tout ce qu’il a fait pour cette équipe, il mérite une sacrée belle ovation!

Francis Perron, c’est 289 matchs, 307 points et une Coupe du Président. Mais il y a beaucoup plus que les statistiques. Je ne connais pas Francis Perron personnellement. Cependant, en tant que partisan, j’ai toujours été impressionné par sa générosité et sa gentillesse dans les activités de l’équipe en dehors de la patinoire. Plus que ses statistiques, ce que je retiendrai surtout de Perron, c’est qu’il a été un grand capitaine. Il a bien compris tout ce que ça comporte d’être un vrai HUSKIES. En plus d’être appuyé par un entraineur-chef de qualité, l’équipe d’il y a deux ans avait beaucoup de talent. Mais vous le savez, le talent, ça ne suffit pas toujours. Ça prend du leadership et Perron en a apporté énormément. Joueur par excellence de la saison régulière et des séries 2016, le choix de septième ronde des Sénateurs demeurera à tout jamais le visage principal de cette première conquête de la Coupe du Président de la meute. Pour toujours, il sera notre capitaine champion. Merci Francis!

perron-e1470254679110                                                         Photo: LHJMQ

Francis Perron en chiffres avec les Huskies

En saison régulière :

251 matchs;

93 buts;

164 passes;

257 points;

Ces résultats font de lui 3e meilleur pointeur de l’histoire des Huskies en saison régulière, derrière Jérôme Tremblay et Mike Ribeiro.

En séries :

38 matchs;

17 buts;

33 passes;

50 points;

Et donc, meilleur pointeur de l’histoire des Huskies en séries!

Sébastien Nolan – 5 mars 2018


« Papa, qui sont les meilleurs ? Les Huskies ou les Canadiens ? » – Jules, 6 ans

Question existentielle s’il en est une, j’y ai eu droit à quelques reprises depuis le début de la saison de hockey de la part de mon fils Jules, qui a 6 ans. Cette année, en pensant à leur classement respectif, je suis bien évidemment obligé de lui répondre que ce sont les Huskies ! Ce questionnement démontre néanmoins que dans la tête d’un jeune amateur de première année, les Huskies, c’est aussi gros que les Canadiens, sinon plus ! Parce que, contrairement aux Glorieux, les Huskies gagnent la grande majorité de leurs matchs.

Jules joue au hockey dans la catégorie pré-novice 2. Il sait patiner depuis qu’il a l’âge de deux ans et, ce vendredi, il dira sans surprise à ses camarades de classe dans une présentation orale que son sport préféré, c’est le hockey ! J’ai le plaisir de l’entrainer depuis quelques années déjà et, évidemment, il est toujours content de pouvoir regarder un match à la télé, et ce, jusqu’au son de la sirène annonçant la fin de la première période et surtout, l’heure d’aller se coucher.

1                                       © TC Media/Jean-François Vachon (Au bas de la photo, les petits bras de Jules triomphant)

Lorsque nous vivions à Montréal, j’ai amené mes deux garçons voir quelques matchs des Huskies à Drummondville et à Blainville-Boisbriand pour tenter de développer leur passion du hockey, mais aussi leur sentiment d’appartenance à Rouyn-Noranda.

2Voilà que depuis que nous avons quitté la ville de la sainte-flanelle pour celle du rouge et noir, Jules a eu plusieurs chances de croiser ses idoles ! D’abord, au cours d’une séance d’autographe avec Zachary Lauzon, puis à l’aréna Jacques-Laperrière, après une pratique, lors d’une conférence organisée par le Club des supporteurs avec Jacob Neveu, Raphaël Harvey-Pinard, Mathieu Boucher et Zachary Lauzon, où il aura appris, entre autres, que c’était aussi important de pratiquer d’autres sports pour être un bon joueur de hockey.

Je me sens choyé de revenir vivre à Rouyn-Noranda et d’avoir en plus cette chance unique d’offrir à mon garçon des expériences de vie rattachées à sa plus grande passion. Les Huskies, pour Jules, c’est aussi la possibilité d’exprimer sa fierté. Je peux vous dire qu’il était très fier de se promener sur la glace des Huskies pour se donner en spectacle lors d’un mini-match durant le premier entracte d’une partie locale et d’y avoir marqué deux ou trois buts!

4En somme, vivre à Rouyn-Noranda, c’est aussi ça. C’est offrir des opportunités uniques à un enfant de 6 ans de vivre des moments magiques avec son équipe de hockey préférée parce que celle-ci est proche de sa communauté et entretient cette relation de brillante façon. De voir nos joueurs grandeur nature devant certains commerces a aussi son impact ! Je veux terminer ce texte en remerciant le Club des Huskies de Rouyn-Noranda d’avoir osé rendre accessible à la population leur équipe, particulièrement les joueurs natifs de la région. Cela ajoute de la puissance au message d’un père qui veut encourager son fils à croire qu’il est possible, avec du travail et des efforts, de réaliser ses rêves. Car, normalement, Jules veut finir sa présentation orale de vendredi en mentionnant que son rêve est de jouer pour les Huskies, ou sinon, pour les Canadiens ! Peu importe s’il y arrive un jour, l’important c’est qu’il apprenne aussi le plaisir de la pratique de son sport.

Sébastien Lemire – 2 mars 2018


Kucherov : le premier ancien Huskies à gagner le Hart?

Voir jouer Nikita Kucherov est un réel plaisir pour tout bon amateur de hockey. Pour ceux qui ont eu la chance de le voir à l’œuvre durant son court mais fructueux passage avec les Huskies, ce plaisir vient accompagné d’un grand sentiment de fierté. La fierté d’avoir vu un joueur aussi talentueux et spectaculaire dans notre uniforme.

Quelle saison il connait le 86 du Lightning! Avec environ un mois et demi à écouler à la saison de la LNH, Kucherov est l’un des grands favoris pour mettre la main sur le trophée Hart remis au joueur le plus utile. Si ça arrive, on pourra se dire qu’il y a un petit peu des Huskies là-dedans!

André Tourigny doit encore se frotter les mains de satisfaction quand il pense à cette transaction réalisée en novembre 2012. Pour faire l’acquisition de l’attaquant russe, Tourigny avait dû céder un choix de deuxième tour et les services de l’attaquant Denis Kamaev, un autre russe qui s’est finalement retrouvé à Sherbrooke. Si Kamaev n’avait pas été mauvais avec une moyenne de près d’un point par match avec les Huskies, ses performances n’ont rien à voir avec celles offertes par Kucherov.

Nikita Kucherov avec les Huskies, saison 2012-2013

Saison régulière : 27 matchs –  26 buts, 27 passes, 53 points

Séries éliminatoires : 14 matchs – 9 buts, 15 passes, 24 points

En combinant saison régulière et séries, c’est 77 points qu’il aura donné aux Huskies en seulement 41 matchs. Une moyenne de près de deux points par match. Difficile de demander mieux! On n’oubliera sans doute jamais cette combinaison Nikita Kucherov et Sven Andrighetto, sans doute l’un des duos les plus spectaculaires de l’histoire des Huskies. Malheureusement, il y avait un autre duo pas piqué des vers à Halifax! Les Mooseheads de Drouin et MacKinnon avaient plus de profondeur, c’est ce qui aura finalement arrêté les Huskies dans leur irrésistible poussée vers la Coupe du Président.

On l’a vu durant les quelques mois qu’il a été à Rouyn-Noranda, Kucherov avait du talent. Beaucoup de talent! Mais soyez honnêtes : est-ce que vous pensiez réellement le voir dominer la LNH au point où il le fait depuis quelques saisons? C’est beau être dominant pendant une moitié de saison dans la LHJMQ, mais continuer de l’être tout autant dans la LNH est une toute autre paire de manches!

nikita-kucherov_9ctmpa9hbscw19krzacu0pei0                                    Photo: Getty Images

Nikita Kucherov dans la LNH

2013-2014 : 52 matchs – 9 buts, 9 passes, 18 points

2014-2015 : 82 matchs – 29 buts, 36 passes, 65 points

2015-2016 : 77 matchs – 30 buts, 36 passes, 66 points

2016-2017 : 74 matchs – 40 buts, 45 passes, 85 points

2017-2018 : 63 matchs – 33 buts, 49 passes, 82 points

En date du 27 février, il avait déjà accumulé 316 points en 348 matchs dans la LNH. Cette saison, il continue de dominer le classement des marqueurs du circuit Bettman. Après une saison de 85 points l’an dernier, dont 40 buts, il se dirige vers une récolte encore plus élevée de points cette saison. Le plateau des 100 points, devenu si difficile à atteindre, est à sa portée. À moins que la blessure subie lors du match de lundi soir (26 février) soit suffisamment sérieuse pour lui faire manquer plusieurs matchs. Il est à espérer que ce ne sera pas cette blessure qui l’empêchera d’aller chercher le Hart. Peu importe ce qui arrivera, personne ne pourra lui enlever ses statistiques qui sont déjà assurées d’être exceptionnelles pour la LNH d’aujourd’hui. Nikita Kucherov comme champion marqueur et gagnant du trophée Hart? Ça semble encore très possible. Comme partisan des Huskies, je le souhaite fortement. Et pourquoi pas une Coupe Stanley avec ça!

Sébastien Nolan – 27 février 2018


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Comment je suis devenu UN HUSKIES

C’était à la fin de l’été 2009! Je venais de terminer mes 2 semaines de vacances et le lendemain matin, je retournais au travail comme directeur du produit des 2 stations Énergie de l’Abitibi-Témiscamingue. Les deux stations allaient passer du Énergie à NRJ. Ce changement ne me parlait pas du tout. Ce soir-là, j’expliquais à ma conjointe que ce qui me faisait triper en radio c’était la proximité avec les gens et notre implication sociale. On nous disait qu’en s’associant au plus grand réseau planétaire, NRJ, nous avions accès plus rapidement aux plus gros “hits“ en Europe, Asie, etc. Mais en même temps, ça nous empêchait de tourner Anodajay ou Lubik…

Je lui expliquais donc que j’avais envie de faire quelque chose pour notre ville, notre communauté et faire rayonner Rouyn-Noranda. J’ai Cj5SwjKXAAErvsOtoujours eu ce désir intense de promouvoir mon milieu, de l’aider du mieux que je peux et de m’impliquer dans les projets qui tissent notre fierté. C’est exactement à ce moment qu’au Réseau des sports, on annonce la nomination de Mario Duhamel à titre d`entraîneur-chef des Voltigeurs de Drummondville! Je savais pertinent bien que sa conjointe, Nadia, était responsable du marketing aux Huskies de Rouyn-Noranda.

 

C’est alors que j’ai communiqué avec l’équipe pour connaître la nature du poste et les besoins de la formation. Quelques minutes plus tard, André Tourigny communiquait avec moi pour m’inviter à dîner. L’année excitante qui s’en venait, les projets d’agrandissement de l’aréna, l’effet “Famille“ des Huskies et le “pitch“ de vente d’André Tourigny m’ont convaincu de faire le saut dans le monde junior, mais surtout de travailler pour un symbole fort de notre région : Les Huskies de Rouyn-Noranda. Depuis ce jour, je m’efforce autant que je peux à faire grossir ce sentiment. Je tenterai de vous l’expliquer dans mes prochains blogues par mes expériences aux repêchages, lors des rencontres à l’extérieur et même à la Coupe Memorial.

Ian Clermont – 21 février 2018


Rivalité Huskies/Foreurs 

L’éternelle comparaison

Entre Val-d’Or et Rouyn-Noranda : on pourrait écrire un livre sur le sujet.

Cette rivalité est encore et toujours bien ancrée et sachez que ça dépasse le monde du hockey junior québécois. Ce jeu est présent dans plusieurs sphères d’activités.

Historiquement… ça toujours été comme ça.

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Une expérience continuelle

De l’angle du hockey junior, c’est une confrontation qui attire les foules et qui surtout génère discussions et débats. Chaque duel est médiatisé et couru par les amateurs par ces voyages aller/retour en autobus qui s’organisent et qui permettent aux fans de vivre ces événements ensemble.

Pour les partisans des deux villes, c’est du bonbon. C’est le moment de plaisir de supporter ses favoris, de faire de la vraie partisannerie, d’envoyer des pointes envers les rivaux, de faire de l’analyse, de jouer aux gérants d’estrades et de savourer les victoires, et digérer les défaites : bref de l’émotion à grande dose.

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Une ligne de conduite à Rouyn

Je suis activement les activités de la LHJMQ depuis ma jeune vingtaine. Aujourd’hui, près de 20 ans plus tard, je peux sans hésiter affirmer que la Guerre de la 117 a toujours été plus importante chez les Huskies.

À Rouyn-Noranda, ce n’est pas compliqué. Perdre contre Val-d’Or, c’est inacceptable!

Que ce soit les dirigeants, les gestionnaires, le personnel hockey, les employés ou les joueurs, c’est une culture d’organisation qui se transmet d’année en année. Il suffit d’avoir visité le vestiaire de la Meute pour en prendre connaissance et comprendre cet enjeu crucial.

Je me souviens comme si c’était hier de mes nombreux entretiens à ce sujet avec André Tourigny, longtemps le visage de l’organisation. Il avait le feu dans les yeux quand venait le temps de préparer et motiver ses joueurs au maximum pour ces duels à saveur régionale.

Battre les Foreurs : c’est un objectif saison après saison pour les Huskies.

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À Val-d’Or c’est important, mais…

Dans la cour des Foreurs, les flamboyants Richard Martel et Claude Bouchard sont deux entraîneurs qui avaient un malin plaisir à mettre de l’huile sur le feu de cette bataille abitibienne.

Par la suite, la flamme de cette rivalité s’est estompée. Trop souvent ces duels contre les Huskies étaient approchés comme des matchs ordinaires : un match comme un autre. Oui d’accord, il y avait une frénésie, une excitation MAIS le sentiment de haine et de devoir gagner à tout prix était moins criant. Moins que chez les Huskies ça c’est certain!

Faut dire aussi que la fiche à vie entre les deux équipes tourne nettement à l’avantage des Huskies avec 107 victoires en 197 matchs et seulement 68 défaites en temps réglementaire contrairement à 81 victoires pour les Foreurs et 92 revers en temps régulier.

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Anecdotes

Ouch!

Je me souviens de cet hiver 2007-08, à Val-d’Or, où les Foreurs avaient terminé la saison régulière avec une fiche gênante de 1-11 contre Rouyn-Noranda. Imaginez! À elle seule, cette récolte de 22 points sur une possibilité de 24 avait clairement aidée les Huskies à se classer au premier rang du Circuit.

Remontée!

Plus réjouissant!

Tout le monde se souvient de cette spectaculaire remontée des Foreurs le 5 décembre 2000. Avec à peine trois minutes à jouer au match, les Huskies sont aux commandes avec une avance de 6-2. Plusieurs partisans ont même quitté l’amphithéâtre. Val-d’Or inscrit 4 buts sans riposte pour égaliser et se sauve avec la victoire en prolongation.

La réponse qui tue!

Maintenant quand les partisans des Foreurs sont bouche-bée et à court d’arguments en discutant de cette Guerre de la 117, ils gardent toujours une carte dans leur jeu: celle que c’est leur équipe qui mène la vraie Guerre de la 117 avec 3 coupes du Président contre une pour leurs grands rivaux.

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En conclusion, cette rivalité est unique et nécessaire au bien-être du hockey junior dans la région de l’Abitibi-Témiscaminque. Nous sommes toutes et tous l’essence de cette confrontation naturelle entre Huskies et Foreurs. Nous sommes les grands gagnants de pouvoir la vivre et aussi la transmettre à nos enfants.

Jonathan Gagnon – 13 février 2018


L’équipe que l’on aime détester!

Notre intérêt pour le sport ne serait pas le même sans les rivalités. Des duels entre Muhammad Ali et Joe Frazier jusqu’à ceux entre Roger Federer et Rafael Nadal, en passant par les affrontements Canadiens/Nordiques, Red Sox/Yankees ou Prost/Senna, les rivalités font depuis toujours partie intégrante du sport. Elles en sont un élément essentiel. Les athlètes se nourrissent de ses rivalités. Les partisans aussi! En Abitibi-Témiscamingue, nous ne sommes pas en reste. Je dirais même que pour une région de moins de 150 000 personnes, nous sommes chanceux d’avoir une rivalité comme celle qui existe entre les Foreurs et les Huskies.

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La région a déjà connu d’autres belles rivalités sur le plan du hockey, mais celle-ci va plus loin car elle se vit à travers une ligue présente aux quatre coins du Québec et des Maritimes. Cette rivalité, elle est bonne pour les joueurs, pour les partisans, pour les deux organisations et pour toute la région. Elle motive les joueurs, elle excite les partisans. Et, heureusement, elle n’a pas tendance à trop déraper. Ce n’est pas toujours parfait, mais on est loin d’un bordel comme celui qu’on a déjà vu un certain Vendredi Saint au Forum de Montréal!

Même quand un duel Foreurs-Huskies n’a aucune importance pour le classement, il y a la fierté qui entre en ligne de compte. La fierté d’être les meilleurs de la Guerre de la 117! Et ce n’est pas rien. On le sent aussi chez les amateurs. Le chiffre de l’assistance est toujours plus élevé lors de ces affrontements. Même quand nos arénas ne sont pas pleins, l’ambiance est toujours différente lors des confrontations 100% abitibiennes. On sent qu’il y a un véritable enjeu. J’ai été voir un match à Val-d’Or cette saison. Ça fait un petit bout de temps que je n’en avais pas eu la chance. Ce qui m’a le plus frappé? Les merveilleuses discussions entre les partisans des Foreurs et ceux des Huskies avant, pendant et après le match. Quel plaisir!

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Quand on est partisan des Huskies, on est fier de détester les Foreurs! J’avoue que détester est peut-être un bien grand mot. Dans le fond, les Foreurs, on est content qu’ils existent. On aime les affronter. Nous avons besoin de cette rivalité. D’ailleurs, je me demande souvent ce qu’il adviendrait si l’une de nos deux équipes devait disparaître. L’autre pourrait-elle survivre longtemps? Heureusement, nous n’en sommes pas là. Nous devrions pouvoir prendre plaisir encore longtemps à détester l’équipe à l’autre bout de la 117. Cette fameuse Guerre de la 117, on ne peut plus s’en passer. C’est un pur bonheur de savourer chacune de nos victoires face au vert et or. J’en suis persuadé : si un jour les Foreurs devaient partir, le hockey ne serait plus jamais pareil en Abitibi. On s’ennuierait d’eux, comme on s’ennuie de nos meilleurs chums!

Sébastien Nolan – 12 février 2018


La fierté d’un ancien maire

Je suis très fier d’avoir été maire de Rouyn-Noranda lorsqu’il a été décidé de doter la ville d’une équipe dans la Ligue canadienne de hockey, via la Ligue de hockey junior majeur du Québec. À la ville, nous aspirions avoir notre club dans cette réputée ligue, d’autant plus que Val-d’Or avait déjà le sien.

Rouyn-Noranda avait déjà une réputation prolifique au niveau du hockey. Au moment de joindre la Ligue junior majeure du Québec, notre ville avait déjà produit une trentaine de joueurs dans la Ligue nationale, soit environ un joueur par 1 000 habitants. Peu de villes peuvent se vanter d’en avoir fait autant.

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En 1996, nous avons appris que le Laser de Saint-Hyacinthe (anciennement le Canadien junior) espérait déménager sa concession. Il n’en fallait pas plus pour stimuler les esprits à Rouyn- Noranda.  Accompagné de Gilles Laperrière, j’ai eu une première rencontre avec les propriétaires du Laser, messieurs Dave Morin et Sylvain Danis. Nous avons alors jeté les bases de ce projet. Nous avons vérifié auprès de toutes les villes du circuit pour connaître l’implication monétaire des villes dans l’aventure de la Ligue junior majeure du Québec.  Suite à ces vérifications, nous avons déduit qu’un montant de 75 000 $ comme budget de la ville était raisonnable. Suite à un sondage mené par le Centre local de développement, avec Mario Lamarche en tête, et appuyé par la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda, les gens d’affaires de la ville ont appuyé le projet disant que s’il devait y avoir dépassement de coûts ils accepteraient de l’absorber via la taxe d’affaires. Il n’y a finalement pas eu de dépassement de coûts, donc pas d’augmentation de taxes. C’est sur des bases solides que notre équipe a vu le jour. Nous avons ensuite adapté notre aréna aux normes de la ligue, en plus d’y installer des loges.

Ma fierté est plus tard montée d’un cran lorsque des gens d’affaires de Rouyn-Noranda, Jacques Blais en tête, se sont portés acquéreurs du club. Merci à messieurs Morin et Danis d’être venus à Rouyn-Noranda. Vous nous avez donné l’opportunité de prouver à tous que nous sommes une vraie ville de hockey.

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Regardez ce qu’est devenu notre aréna : nous en sommes fiers! Les Huskies ont permis aux villes de Rouyn et de Noranda de sceller leur fusion et de devenir les partisans d’une seule équipe. Merci à l’organisation des Huskies, continuez d’être notre fierté!

Pierre Grandmaître – 7 février 2018


Un dossier très éloquent

Récemment, je lisais sur le réseau Twitter une nouvelle transmise par M. Geoffrey Brandow, statisticien pour la Ligue canadienne de hockey, indiquant que les Huskies de Rouyn-Noranda figuraient au quatrième rang de la LHJMQ pour le nombre de victoires remportées en saison régulière au cours des quinze dernières années. Au premier rang de ce classement, on y retrouvait les Remparts de Québec, suivis des Olympiques de Gatineau et des Wildcats de Moncton.

Cette nouvelle a surpris plusieurs observateurs de la scène du hockey junior majeur à travers le Québec, mais ce ne fut pas mon cas puisque je compile une statistique similaire depuis l’arrivée des Huskies dans la ligue en 1996. Ceux et celles qui ont fait l’achat de mon livre sur l’histoire de l’équipe, intitulé Un rêve devenu réalité, ont pu prendre connaissance de cette compilation sous la forme d’un classement général des équipes depuis 1996-1997 jusqu’à la fin de la saison 2015-2016, qui démontre que la meute se retrouvait au cinquième rang à ce moment-là.

La nouvelle de M. Brandow a piqué ma curiosité au point de refaire ma compilation en date du 28 janvier dernier, après la rencontre contre les Foreurs de Val-d’Or. Sans trop d’étonnement, j’ai constaté que le Rouge et Noir détenait maintenant le quatrième rang du classement général depuis 1996-1997 derrière Québec, Shawinigan et Gatineau avec une avance de six points sur Moncton, une avance qui devrait s’accentuer d’ici la fin de la saison. Par contre, les Olympiques nous devançaient par 58 points, à trois points de Shawinigan qui se retrouvait à 90 points de Québec. C’est donc dire que les Remparts sont de loin l’équipe dominante au classement général dans la ligue depuis 1996.

Par ailleurs, les partisans des Huskies seront sans doute enchantés d’apprendre que leurs grands rivaux de la 117 se retrouvent au onzième rang de ce classement, 128 points derrière notre équipe. Il est aussi plaisant de constater que nous devançons une organisation dont on parle beaucoup ces temps-ci, les Mooseheads d’Halifax qui se retrouvent au sixième rang à 30 points des Huskies. Pourtant, cette organisation peut compter, année après année, sur les meilleurs Européens, des joueurs qui préféreraient jouer dans un collège américain plutôt que dans la LHJMQ (excepté à Halifax), et des ressources financières et humaines beaucoup plus considérables.

Certains observateurs du hockey junior diront sans doute qu’un tel classement ne veut pas dire grand-chose, parce que l’important ce n’est pas ce qui se passe en saison régulière, mais en séries d’après-saison. À ce sujet, les Huskies se comparent très bien avec Halifax avec deux trophées Jean-Rougeau et une Coupe du Président à son actif par rapport à un Jean-Rougeau et une Coupe du Président pour les Mooseheads. Admettons que ces derniers ont gagné une Coupe Memorial, mais notre équipe est venue bien près de ce but, il y a deux ans. Durant cette même période, le Rouge et Noir n’a raté les séries d’après-saison que deux fois, alors que l’équipe des Maritimes fut exclue à quatre reprises.

J’affirme donc que ce classement est un indice important de la qualité d’une organisation sur une longue période, si l’on se fie aux équipes qui nous devancent ou qui nous suivent de près. Québec et Shawinigan n’ont pas gagné la Coupe du Président durant cette période, mais les Remparts ont remporté le trophée Jean-Rougeau deux fois et les Cataractes une fois. Il faut aussi mentionner que ces deux équipes ont une conquête de la Coupe Memorial à leur actif. Les Olympiques font meilleure figure avec deux championnats de saison régulière, quatre Coupes du Président et une Coupe Memorial.

Avec raison, on a souvent fait l’éloge de ces équipes à travers la ligue au cours des 22 dernières années, mais force est de constater que l’on peut aussi rendre hommage à notre équipe qui connaît autant de succès avec un peu plus de mérite, si l’on prend en considération les moyens à notre disposition comparativement à ces formations.

Jean-Paul Charlebois – 5 février 2018


Mon humble contribution

La scène se passe le 5 octobre dernier. Les classes de troisième année de l’école Notre-Dame-de-Protection effectuent une sortie de patinage libre à l’aréna Iamgold. J’y accompagne la plus jeune de mes deux filles pour donner un coup de main comme d’autres parents : après tout, les enseignantes ne peuvent quand même pas attacher seules toutes ces paires de patins !

Une fois chaussés, les enfants s’élancent sur la glace avec enthousiasme. Il y a celles qui, déjà habiles patineuses, montrent leur savoir-faire dans le cercle des mises au jeu, patins blancs aux pieds. Il y a quelques garçons vêtus de leur casque avec une grille et des gants qu’ils portent pour jouer dans les ligues mineures. On les voit filer à toute allure entre les autres élèves, moins doués ceux-là, qui marchent davantage sur leurs lames qu’ils ne patinent. Mais qu’à cela ne tienne : tous ont au visage une joie qu’un adulte comme moi ne peut que rêver de retrouver un jour. Leur insouciance fait plaisir à voir.

Tandis que la majorité tourne sur la patinoire dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, je remarque l’absence d’une partie de la baie vitrée près de l’endroit où les Huskies font leur entrée lors des parties, sans y accorder plus d’attention. Je suis trop occupé à tenter de prendre, en vain, une belle photo de ma fille et de ses amies avec mon téléphone. Lorsque je relève la tête, je constate que plusieurs enfants se sont arrêtés à l’endroit exact où un panneau d’acrylique devra être réinstallé. Quelques instants plus tard, ce sont une bonne vingtaine de jeunes garçons et filles qui s’agglutinent à la bande et, même de loin, leur excitation est palpable. Ma curiosité l’emporte, je décide d’aller voir ce qui s’y passe et c’est là que je découvre la cause de cette agitation : un jeune homme, pieds nus, se prête à une séance de signature improvisée. C’est le capitaine des Huskies, le numéro 18 : Mathieu Boucher.

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Boucher est probablement sorti du vestiaire juste avant de revêtir son équipement pour un « morning skate » avec le reste de l’équipe. J’imagine qu’un ou une jeune fan du club l’a reconnu et lui a demandé de signer son casque ou ses gants. Et voilà qu’ils sont maintenant une trentaine à attendre leur tour et le joueur de vingt ans, qui en est à sa quatrième et dernière saison avec les Huskies, les exauce toutes et tous de bonne grâce. Il aurait été facile pour lui de retourner dans la chambre en prétextant un manque de temps. C’est sans doute ce que j’aurais fait, moi, à sa place, quand j’avais vingt ans. Mais pas lui… Si vous aviez vu la fierté de ma fille, le soir venu, quand elle a enfin pu montrer à sa maman la signature sur son casque blanc et rose!

J’aimerais pouvoir écrire que j’ai suivi de près la carrière de l’ailier gauche originaire de Malartic, mais ce n’est que depuis les séries éliminatoires de la saison dernière que j’assiste de façon un peu plus soutenue aux rencontres locales des Huskies. Je suis donc loin d’être Claude Flamand, présent et impliqué aux reprises vidéo lors de chacune des parties à domicile. Et si j’arrive à nommer la plupart des joueurs de la présente édition de même qu’une poignée d’anciens athlètes ayant évolué au sein de l’équipe, je suis loin d’être Jean-Paul Charlebois, descripteur des matchs et historien officiel des Huskies. Et j’ai beau comprendre un peu « la game », comme on dit, et m’intéresser aux résultats du club, je serais incapable de poser un regard analytique sur la ligue, son fonctionnement ou ses diverses organisations comme arrive à le faire Sébastien Lemire. Et bien sûr, je ne jouirai jamais d’un accès privilégié aux joueurs et à l’ensemble du personnel des Huskies comme Ian Clermont.

Alors pourquoi avoir accepté d’écrire sur un blogue dont le nom laisse croire qu’il faut être un fan « pur et dur » de l’équipe pour y contribuer? Bonne question! Je l’ai bien sûr posée à l’homme à l’origine du projet, Sébastien Nolan, grand passionné de sport en général et des Huskies en particulier. Je lui ai exposé, ainsi qu’aux autres, le sentiment que j’avais de ne pas être à ma place parmi eux. Ils se sont tous montrés gentlemen, m’assurant qu’il pourrait justement être intéressant d’avoir un point de vue comme le mien. J’ai donc accepté. Parce que j’avais envie de raconter cette petite séance de signature  de Mathieu Boucher. Parce que je vois le regard des jeunes fans quand Samuel Harvey, Alex Beaucage ou Peter Abbandonato leur donnent un « high five » au début et à la fin de chaque période. Parce que ce n’est pas juste du hockey et que ces jeunes l’ont bien compris. C’est donc avec fierté que je porte ma tuque des Huskies en hiver et ma casquette des Huskies en été. Et c’est avec fierté que j’apporterai mon humble contribution au blogue 100% Huskies.

Tommy Allen – 30 janvier 2018


L’inspirant parcours de Tommy Beaudoin

Vous avez un petit joueur de hockey dans votre famille? Vous vous croisez les doigts dans l’espoir de le voir un jour accéder au plus grand circuit de hockey junior au pays, tout en gardant les études à l’avant-plan? Prenez le temps de vous attarder un peu au parcours du numéro 20 des Huskies. Un parcours, disons-le, très atypique.

Tommy Beaudoin est une belle révélation cette saison chez les HuskieBEAUDOINs. Il est la preuve qu’il est possible d’accéder à la LHJMQ sans passerson enfance et son adolescence à jouer dans les niveaux les plus compétitifs du hockey. Les valeurs familiales priorisant les études, l’attaquant de puissance des Huskies a passé plusieurs saisons à jouer loin des circuits élites. Au cours des dernières années, on l’a vu dans le Bantam BB et le Bantam CC. Au lieu d’aller dans le Midget AAA, il a ensuite évolué au niveau Juvénile durant deux saisons. L’an dernier, c’était au tour de la Ligue de hockey Junior AAA du Québec de pouvoir compter sur la présence de Tommy Beaudoin dans ses rangs. Évoluant surtout sur le quatrième trio des Cobras de Terrebonne, il a quand même récolté 34 points en 49 matchs. Son parcours différent ne lui a pas permis d’être repêché par une équipe de la LHJMQ. Mais vous connaissez la suite…

Invité au camp des Huskies à la fin de l’été dernier, le natif de Laval a réussi à trouver une place dans l’alignement après s’être entraîné durant la saison estivale pour la première fois de sa jeune carrière. À Rouyn-Noranda, pas question de se contenter de faire acte de présence! Il est vite devenu un régulier de la formation et gageons qu’il n’a pas fini de nous impressionner.

Pour lui, évoluer à un niveau comme celui de la LHJMQ semblait inatteignable. Mais c’est dans cette ligue qu’il a déjà plus d’une quarantaine de matchs à son actif. C’est dans cette même ligue qu’il a trouvé le fond du filet à dix reprises. Prioriser les études au détriment des niveaux les plus élevés du hockey mineur n’est pas le gage d’une carrière dans la LHJMQ, mais Tommy Beaudoin démontre qu’avec du talent, et beaucoup de cœur, tout est possible.

J’avoue que je ne m’étais pas trop attardé au parcours de l’attaquant de 18 ans jusqu’au moment où il fut l’invité de mon collègue Jean-Paul Charlebois à l’émission Un Huskies de bon show! au début du mois de décembre. Pour en savoir plus sur ce parcours, et pour découvrir un bonhomme à la bouille fort sympathique, je vous invite à prendre quelques minutes en famille avec votre jeune hockeyeur pour jeter un coup d’œil à cette entrevue. Vous découvrirez plus en détails une histoire très inspirante.

Sébastien Nolan – 25 janvier 2018


Une petite leçon de hockey junior 101 : Pourquoi nos Huskies forment une équipe exceptionnelle!

Le hockey junior majeur offre un niveau de jeu passionnant. Nous avons la chance d’admirer chez nous les vedettes de demain, à l’image de l’actuel meilleur pointeur de la Ligue nationale de hockey (LNH), Nikita Kucherov, qui a porté l’uniforme rouge et noir de nos Huskies en 2012-2013 ! La Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) est ainsi un circuit de développement visant notamment à préparer des adolescents (ne l’oublions jamais !) et des jeunes adultes vers la LNH. Rappelons-nous surtout que rares sont ceux qui réaliseront leur plus grand rêve…

Parallèlement, l’amateur de hockey va suivre avec intérêt l’épopée de son équipe durant une saison de 68 matchs et, souhaitons-le-lui, quelques rondes éliminatoires. Pour ma part, ce qui m’a toujours le plus passionné dans le sport, c’est d’observer comment on arrive à former une équipe gagnante. C’est précisément là que le hockey junior est particulièrement intéressant !

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Vous avez certainement entendu parler des fameux « cycles du hockey junior ». Généralement, ces cycles d’une durée d’au moins 4 ou 5 ans s’expliquent par le fait qu’une équipe se construit logiquement en essayant de porter à maturité les meilleurs éléments du club au même moment. Par ailleurs, elle pourra bonifier son alignement par l’ajout d’au plus deux Européens. Puisque chacune des 18 équipes du circuit junior québécois est limitée à un maximum de trois joueurs de 20 ans, c’est donc dire qu’un bon directeur général tentera de concevoir un plan quinquennal qui aboutira avec le meilleur noyau possible de joueurs de 19 ans.

De plus, quand cela se produit enfin, le DG deviendra surement « All in » pour tenter de gagner la Coupe du président et la prestigieuseCoupe Mémorial. Il voudra (souvent presque à tout prix) améliorer encore plus son club en allant chercher les meilleurs éléments des autres équipes. En échange, il offre des choix aux repêchages et ses jeunes joueurs de 16 ou 17 ans les plus prometteurs.

Conséquemment, l’année suivante, avec une majorité de joueurs devenus trop vieux, son équipe entamera un nouveau cycle. La reconstruction passera par le repêchage, mais aussi par l’échange des vétérans restants afin d’amener des joueurs plus jeunes dans le but de créer peu à peu un nouveau noyau pouvant aspirer aux grands honneurs. Or, pour avoir du succès, il faut également bien repêcher et bien développer le potentiel de jeunes joueurs sur lequel on fonde beaucoup d’espoir. Ainsi, tranquillement, l’équipe évoluera et sa reconstruction, dépendamment de nombreux facteurs, durera plus ou moins quelques saisons.

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Cependant, il y a parfois de belles surprises ! En 2016, nous avons gagné la Coupe avec une majorité de joueurs de 18 ans ou moins. Cela nous permettait par ailleurs d’être encore une puissance l’année suivante ; ce que nous avons été malgré l’amère défaite en deuxième ronde des séries éliminatoires, en prolongation du septième match, contre Chicoutimi. Sauf que, cette année, nous aurions dû payer le prix de nos succès…

Or, avec une vingtaine de parties à jouer, nous entamons maintenant la dernière étape de la saison. C’est le moment où l’on dit que l’on « sépare les hommes des enfants », une image qui prend encore plus de sens dans le hockey junior ! Ainsi, nous sommes aujourd’hui à quelques petits points de la tête alors que nous devrions être au début d’un nouveau cycle de reconstruction !

Rappelons en terminant que les Huskies ont désormais une tradition de gagnants, et ce, en misant presque uniquement sur le repêchage, le développement des joueurs et l’éthique de travail. Gilles Bouchard et sa bande donnent ainsi une petite leçon à ceux qui se contentent volontairement de finir derniers pour tenter d’avoir accès aux premiers choix du repêchage.

En ce sens, chères partisanes et chers partisans des Huskies de Rouyn-Noranda, nous avons le devoir de réaliser à quel point il est exceptionnel dans le contexte des cycles normaux que nous soyons dans le groupe de tête pour une troisième année de suite ! De surcroît, nous devrions être à nouveau une puissance l’année prochaine, puisque sur nos 24 joueurs actuellement actifs chez les Huskies, 17 ont 18 ans ou moins. D’ici là, nous avons le devoir de découvrir et d’encourager davantage nos joueurs et de nous passionner encore plus pour notre équipe, d’être 100 % Huskies !

Sébastien Lemire – 18 janvier 2018


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Du haut de la passerelle

Lorsqu’on m’a demandé si je voulais participer à un blogue sur les Huskies, je n’ai pas hésité un instant, je me suis dressé tel un soldat, j’ai salué mon capitaine (Sébastien Nolan) et j’ai dit : « oui »!

Les jours passèrent et plus ils passèrent, plus j’avais un doute. Qu’est-ce que j’avais d’intéressant à dire sur notre équipe que les citoyens, les partisans, les fidèles et autres électrons libres seraient susceptibles d’apprécier? Ensuite, notre capitaine nous convoque à une rencontre, notre première, en tant que blogueur. Les idées étaient bonnes, les sujets énoncés étaient bons, captivants et moi toujours dans le doute, je m’élance et propose timidement deux ou trois sujets et voilà, mes coblogueurs semblent intéressés, je suis cuit et je dois me lancer.

Les jours passent encore et je n’ai toujours rien de concret. C’est bien beau avoir deux ou trois sujets mais sans contenu, ça ne vaut pas grand-chose! C’est alors que le tableau central s’illumine, l’amphithéâtre devient rouge, l’intro de notre équipe apparaît et dans l’amphi troublé, juché dans l’extrême hauteur de la niche, nous pouvons entendre les trompettes, les enfants crier, les gens applaudir et là, le « FAMEUX » : « Il existe au Québec, un territoire hostile, dominé par une meute déterminée ».  Ça y est, c’est parti, les jeux sont faits, la joute commence sous peu.

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En réalité, ça fait déjà un moment qu’elle a débuté!

Ce que peu de gens savent, c’est qu’une équipe est aux commandes, et ce, depuis maintenant une heure. Une équipe, dédiée, qui est là bien avant le début de la partie, pour vous accueillir, pour vous divertir et ainsi rendre vos trois ou quatre heures mémorables. Elle s’affaire à vous rendre un service client des plus positifs possible.

N’ayons pas peur des mots, nous sommes dans un petit marché mais nous livrons une marchandise digne d’un grand marché. Très peu d’équipes, au maximum peut-être neuf, offrent à leurs partisans des reprises vidéos à la tonne, des jeux en direct, des moments touchants ou troublants.

Le saviez-vous? La période de réchauffement fait aussi partie de la rencontre. Si vous avez déjà franchi les portes pendant cette période, vous avez constaté que l’organisation vous présente également les images filmées de la routine de nos jeunes hockeyeurs. Derrière tout ça, tout juste à ma droite dans les hauteurs, il y a un homme, un autre passionné, il a appris à manipuler votre écran central et c’est de main de maître qu’il vous livre des images, des publicités, des émotions. C’est le chef d’orchestre de tout ce qui se passe en vidéo dans l’aréna et sur le web. Sans lui, votre expérience serait très différente. Ça fait maintenant six années qu’il travaille pour vous, ça fait six années qu’il se présente match après match pour vous. Il ne manque pratiquement aucune partie et lorsqu’il n’est pas aux commandes, bien, tout le monde s’en rend compte. Opérer le tableau central nécessite une connaissance incroyable, car il y a beaucoup à gérer, surtout le stress! Il faut le dire :  tout arrive très vite et peut changer en quelques minutes, voire secondes. C’est de l’informatique et un ordinateur peut planter mais lorsque que cela arrive à quelques minutes du début de la partie, il faut savoir se connaître et composer avec ce stress. On respire, on recule et on reprend. Je vous présentais ici Benoît Paquin, l’homme derrière votre écran géant. Merci Benoît!

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Une heure avant le début de la partie, il y a votre musique pour vous faire danser, taper des mains, pour créer une ambiance et certaines fois, pour vous réveiller. Nous avons la chance d’avoir un disc-jockey qui fait ce métier depuis une vingtaine d’années. Lui, il est directement à ma gauche, et c’est de son poste éloigné qu’il vous fait voyager. En effet, de « La danse des canards », en passant par « Le train », de Vilain Pingouin, jusqu’à « Zombie Nation » de Kernkraft 400 pour finir avec « Sweet Caroline » de Neil Diamond, votre disc-jockey vous entend et vous voit réagir à sa musique. Luc Daigle nous permet de combler, de remplir le silence et de jouer avec nos émotions. Merci Luc!

Toujours une heure avant la partie, d’un peu plus loin à ma gauche, de son stand, il y a votre annonceur maison qui reçoit ses instructions, les textes et présentations à lire. Il est là, à exercer sa voix, à attendre le moment d’attirer votre attention. Si nous comptons ses années estudiantines, ça fait tout près de vingt années, lui aussi, qu’il est derrière le micro pour notre grand plaisir et notre divertissement. Non, je ne vous présente pas Jean-Paul Charlebois, la voix officielle de la Meute, mais bien Simon Landry, la voix maison des Huskies! Merci Simon!

Et là, nous savons que la partie débutera dans moins de cinq minutes, car nous venons de l’entendre. Tout le monde présent le sait, parce que ces phrases nous reviennent subitement comme un ver d’oreille: « Aujourd’hui, on nous offre quelque chose d’exceptionnel! Aujourd’hui, nous nous battons pour l’honneur ». Wow! Ça vient me chercher chaque fois.

Et là, du haut de la passerelle, je vois

Et là, du haut de la passerelle, il y a

VOUS!!!

Claude Flamand, employé à la régie vidéo aux matchs locaux des Huskies – 19 janvier 2018

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Message de Lane Cormier aux partisans

Lorsqu’on m’a annoncé, le 6 janvier 2017, qu’une transaction m’amenait à Rouyn-Noranda, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’avais joué contre Rouyn-Noranda la saison précédente, lors des séries éliminatoires, et je me souvenais à quel point il était intimidant de jouer à l’aréna Iamgold contre la meilleure formation de la LHJMQ.

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Les gens de Rouyn-Noranda sont très passionnés de leur équipe. Ils sont pour moi, sans aucun doute, les meilleurs partisans du circuit. Si bien que chaque fois que j’ai sauté sur la glace dans l’uniforme des Huskies, j’ai ressenti quelque chose de spécial dans l’atmosphère de cet amphithéâtre.

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L’avantage de jouer pour un club junior dans une petite communauté, c’est que tout le monde à Rouyn-Noranda connaît et supporte les Huskies, ce qui rapproche les joueurs des citoyens. Par cette interaction, on peut sentir le sentiment de fierté venant de la communauté, ce qui me rappelle mon village natal en Nouvelle- Écosse.

Pour toutes ces raisons, Rouyn-Noranda aura toujours une place très spéciale dans mon cœur. J’ai tant de belles choses à dire à propos de l’organisation. Les propriétaires, les entraîneurs, le personnel d’encadrement et l’administration sont parmi les meilleurs dans la ligue et c’est pourquoi cette organisation a du succès. L’environnement professionnel qui encadre les joueurs leur donne les outils pour réussir.

Quand je regarde derrière, cette transaction qui m’a apporté à Rouyn-Noranda m’a permis de créer des amitiés incroyables. C’est un épisode de ma vie que je n’oublierai jamais.

Un merci très particulier à Dave et Diane de m’avoir accueilli comme si j’étais leur fils. Grâce à vous, ma vie à l’extérieur de l’aréna a été des plus agréables en Abitibi-Témiscamingue.

Malheureusement, ma blessure au genou a forcé la fin de ma carrière junior à Rouyn-Noranda. Par contre, je ne vous oublierai jamais!

Merci pour tout Rouyn-Noranda!

Sincèrement,

Lane Cormier – 15 janvier 2018

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Pourquoi tant d’Ontariens?

Depuis que je décris les matchs des Huskies à la radio et sur le Web, j’ai souvent manifesté mon étonnement devant le nombre important de joueurs en provenance de l’Ontario dans la LHJMQ. Pour éclairer mon questionnement, j’ai décidé de faire une petite recherche à ce sujet dont je vous livre mes principales observations pour mon premier texte dans le cadre de 100 % Huskies. Allons-y d’abord en exposant les faits.

En date du 4 janvier 2018, on dénombrait 37 Ontariens, trois Albertains et un joueur de la Saskatchewan à travers la LHJMQ. Ce sont les Islanders de Charlottetown qui en alignaient le plus avec six de l’Ontario et deux de l’Alberta, pendant que Cap Breton, Victoriaville et Rouyn-Noranda n’en avaient aucun.

En comparant avec la ligue junior de l’Ontario, on constate qu’il n’y a que trois joueurs en provenance du Québec, un de la Colombie-Britannique et un de la Saskatchewan qui évoluent parmi les 20 formations de cette ligue. La ligue de l’Ouest couvre le territoire des provinces du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique, ainsi qu’une portion de l’Ouest américain. Parmi les 22 équipes de cette ligue, on retrouve un seul Ontarien. Par contre, les joueurs d’origine américaine sont plus nombreux en Ontario et dans l’Ouest qu’au Québec. On en retrouve 65 en Ontario, 38 dans l’Ouest et 20 dans la LHJMQ.

Certains diront que la présence de 37 Ontariens dans notre ligue ne représente qu’environ 9% de tous les joueurs qui y évoluent. Je conviens que ce n’est pas énorme, mais avouez que c’est beaucoup plus que le nombre de Québécois dans les deux autres ligues! Pourquoi tant d’Ontariens? Les dirigeants des équipes qui recrutent abondamment en Ontario vous diront que c’est une nécessité pour pallier au bassin plus restreint de bons joueurs de ce calibre au Québec et dans les Maritimes. C’est un fait qu’il y a beaucoup plus de joueurs de niveau junior en Ontario, mais on n’en retrouve quand même qu’un seul de cette province dans la ligue de l’Ouest.

On peut se demander également si la présence des Ontariens dans la LHJMQ rehausse grandement le calibre de jeu de nos équipes. En analysant les statistiques de ces joueurs, je constate qu’ils sont en très grande majorité des joueurs de troisième ou quatrième trio ou qui évoluent sur la troisième ou quatrième paire de défenseurs. Également, je dois dire que plusieurs d’entre eux sont surtout là pour leur physique et leur robustesse. Sur les 37 joueurs répertoriés, j’en compte à peine cinq qui ont un impact important pour leur équipe.

Est-ce donc si important que cela d’aller chercher des rejets de la ligue junior de l’Ontario pour supposément renforcer notre équipe? Selon moi, à chaque fois que l’on préfère un gars de l’Ontario à un jeune joueur du Québec ou des Maritimes, c’est une admission au grand jour que la LHJMQ est une ligue de deuxième ordre par rapport à celle de l’Ontario et de l’Ouest. On peut aussi se demander si ce n’est pas la solution facile pour tenter de gagner à n’importe quel prix plutôt que de consacrer du temps à développer les jeunes joueurs de chez nous qui ne demandent pas mieux qu’un peu de patience et de temps pour éclore. Certains continueront de dire que 9% ce n’est pas beaucoup, mais à mon avis, c’est encore beaucoup trop!

Jean-Paul Charlebois – 11 janvier 2018

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Pour les partisans, par des partisans

Encourager une équipe de hockey junior majeur dans sa ville, c’est un privilège. Comme moins de soixante autres endroits au Canada, Rouyn-Noranda fait partie des villes privilégiées. Quand je suis arrivé en Abitibi-Témiscamingue, il y a près de 20 ans, le fait de trouver une équipe junior majeur à quelques minutes de la maison m’a vite charmé. De Mike Ribeiro à Peter Abbandonato, la passion pour nos Huskies n’a fait qu’augmenter d’année en année. Cet attachement pour notre équipe, je l’ai, vous l’avez, nous l’avons. Cette passion mérite d’aller encore plus loin!

C’est avec un immense plaisir que nous lançons aujourd’hui 100% Huskies, le blogue des passionnés. J’avais le goût d’écrire sur l’équipe de ma ville, le goût de contribuer à ce que l’on parle encore plus des Huskies. Rapidement, j’ai trouvé d’autres passionnés qui ont à cœur notre équipe de hockey. Certains seront là régulièrement, d’autres à l’occasion. Jean-Paul Charlebois est un incontournable. La voix des Huskies sera de la partie! L’équipe comptera aussi sur Tommy Allen, professeur en littérature au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Bien connu du milieu culturel, il nous dévoilera maintenant son attachement pour les Huskies. De son poste du haut de la passerelle, devant l’écran des différentes prises de vue des caméras des matchs à l’aréna Iamgold, Claude Flamand aura sûrement une vision bien à lui de l’équipe. Étant un gars de communication et un grand « trippeux » de hockey, nul doute que Sébastien Lemire ne sera jamais en manque d’inspiration. D’autres personnes s’ajouteront, que ce soit de façon régulière ou pour le temps d’un seul texte. Il y en a des choses à dire sur notre équipe!

Un énorme merci à l’organisation des Huskies, Ian Clermont en tête, qui en plus de nous offrir la chance d’héberger le blogue directement sur le site Internet de l’équipe, va aussi y participer. Vous aimeriez lire le texte d’un joueur qui nous parle de sa vie à Rouyn-Noranda à l’extérieur du hockey?  Vous êtes curieux d’en savoir plus sur les coulisses d’une équipe junior majeur? C’est le genre de choses que vous pourrez retrouver sur 100% Huskies. C’est surtout dans cette direction que nous voulons aller : parler des gens qui font le succès de notre équipe sur la patinoire et en dehors, des anciens joueurs qui font notre fierté, des impacts de l’équipe dans notre communauté.

Nous espérons que vous aurez du plaisir à nous suivre dans cette aventure et que vous n’hésiterez pas à nous proposer des sujets de textes que vous aimeriez lire. Nous avons notre adresse de courriel : huskies100pour100@hotmail.com.  Nous vous invitons aussi à aller tout de suite suivre notre page 100% Huskies sur Facebook. En plus de permettre de nous contacter encore plus rapidement, vous pourrez y retrouver nos textes dès leur publication. 100% Huskies, un blogue pour les partisans, par des partisans!

Sébastien Nolan – 8 janvier 2018