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Un premier tiers plus que positif

Les Huskies compléteront le premier tiers de leur saison au cours du prochain week-end. La pause de quelques jours dans la LHJMQ, pour permettre la présentation de la Super Série Canada-Russie, se veut le moment parfait d’y aller d’un premier bilan de cette saison 2018-2019. On savait que les Huskies étaient l’une des équipes à surveiller, mais vous attendiez-vous vraiment à les voir gagner 17 de leurs 21 premiers matchs? Svp, soyez honnête! Depuis le 21 septembre dernier, les victoires s’enchaînent, chaque joueur contribue à sa façon au succès de l’équipe et il n’y a aucun doute que la très fréquente période d’adaptation suivant l’arrivée d’un nouvel entraîneur-chef a été grandement facilitée par le talent de Mario Pouliot et par le fait qu’il connaissait déjà très bien les Huskies. En jetant un coup d’œil aux statistiques de la LHJMQ, la domination de la formation rouynorandienne ne fait aucun doute…

Une fiche de 17 victoires et 4 défaites (pourcentage de victoires de .810)

Troisième meilleure équipe au Canada selon le classement hebdomadaire de la LCH

Une fiche de 9-2 à domicile et de 8-2 sur la route

Quatre matchs en surtemps, quatre victoires (2 gains en prolongation, 2 gains en fusillade)

5e rang de la LHJMQ pour les buts pour (90 buts)

1er rang pour les buts contre (50 buts)

5e en avantage numérique (26%)

5e en désavantage numérique (82.3%)

Peter Abbandonato occupe le 4e rang des marqueurs avec 35 points en 21 matchs. Il est premier pour les passes avec 29 et il détient la plus longue séquence de matchs avec au moins un point depuis le début de la saison (11 matchs).

Vincent Marleau occupe le 28e rang des marqueurs avec 22 points en 21 matchs (l’an dernier, il avait récolté 18 points en 67 matchs). Il est le co-meneur pour les buts en désavantage numérique avec trois. Il a aussi marqué quatre fois le premier but d’un match, un autre sommet de la LHJMQ.

Félix Bibeau et Rafaël Harvey-Pinard se retrouvent aussi dans le Top 50 des marqueurs de la ligue grâce à l’excellente saison qu’ils connaissent jusqu’ici.

Justin Bergeron occupe le 4e rang pour les +/- à +17. Jakub Lauko, surtout reconnu pour ses talents offensifs, Jacob Neveu et Samuel Régis sont également dans le Top 15 à ce chapitre.

Parlant de Jakub Lauko, il fonctionne à un rythme très respectable d’un point par match depuis sa venue avec l’équipe (17 points en 16 rencontres) et occupe le 4e rang des marqueurs chez les recrues.

Le meilleur duo de gardiens est à Rouyn-Noranda!

Zachary Emond a gagné ses huit matchs de la saison. Il est deuxième du circuit Courteau avec une moyenne de buts alloués de 1.98. Son pourcentage d’arrêts de .937 est le meilleur de la ligue. Il est le co-meneur pour les blanchissages avec deux.

Samuel Harvey est tout juste derrière son coéquipier au niveau de la moyenne (2.37). Il est quatrième pour le pourcentage d’arrêts (.919) et cinquième pour les victoires avec neuf.

Bien sûr, il reste beaucoup de hockey! Les Huskies ne sont pas la seule équipe à être dominante. Sept équipes sont à 10 points ou moins des Huskies et du premier rang du classement général. Du nombre, Moncton est l’équipe de l’heure avec neuf victoires à ses 10 derniers matchs. Baie-Comeau a un gros début de saison. Drummondville va de mieux en mieux. Et il y a les Mooseheads d’Halifax… Quand une équipe débute sa saison avec une incroyable séquence de 15 matchs sur la route et qu’elle s’en sort avec 12 victoires, on n’a pas tellement le choix de la placer comme équipe à battre. La bataille s’annonce féroce jusqu’au printemps prochain. La période des transactions sera palpitante à suivre. Le reste de la saison aussi. Avec la performance des Huskies jusqu’à maintenant, il y a de quoi être positif!

Sébastien Nolan –  15 novembre 2018


Le plan de match

Nous savons tous que l’entraîneur des Huskies, Mario Pouliot, doit sensibiliser ses joueurs au plan de match concernant leur futur adversaire, et ce, avant chaque duel de la saison. C’est son travail de reconnaître les forces et faiblesses de l’autre équipe et de prodiguer à ses joueurs le système à utiliser en première, deuxième et troisième période, comme du 2-1-2 ou du 1-2-2, dépendamment de la force offensive de l’équipe adverse.

Mais ce que vous connaissez peut-être moins bien est le rôle du conducteur de la surfaceuse, la zamboni, que l’on appelle le préposé d’aréna ou, gentiment, le « zamboniman ». Notre préposé d’aréna a lui aussi dû préparer son plan de match. Il ne voit pas seulement à faire le surfaçage de la glace. Il doit aussi s’assurer de votre confort et de votre sécurité.

La présentation d’un match de la LHJMQ demande beaucoup de préparation pour le service des arénas et cette tâche est sous la responsabilité du gestionnaire d’aréna. Le jour d’un match, l’un des rôles les plus importants est celui des préposés d’aréna en place.

Le tout débute le matin même d’un match, alors que notre chauffeur de zamboni travaille à amincir la glace au minimum pour que les logos des commanditaires et les lignes de jeux soient bien visibles. Il terminera ce travail en étendant quelques couches d’eau chaude pour protéger ces publicités et lignes avant les pratiques des deux équipes.

En après-midi, le préposé fera une nouvelle coupe de glace et un nouvel arrosage pour faire disparaître les fissures qui auraient été faites lors des exercices du matin. Il sortira ensuite les buts qui ne servent qu’aux joutes des Huskies, afin que ceux-ci soient au climat de la glace.

Dans la journée, il doit aussi s’assurer de la propreté des lieux et voir à ce que tout fonctionne bien.  Il doit également préparer les équipements demandés par l’organisation, dont le tapis rouge lorsqu’il y aura mise au jeu protocolaire.

Lors des joutes, l’homme derrière la zamboni doit voir à ce que la température de la glace soit bonne pour que l’eau des surfaçages gèle assez rapidement pour la reprise du jeu. Lorsqu’il est à refaire la glace, il doit aussi s’assurer qu’il n’y ait pas de risque pour les bénévoles ou animateurs qui vont sur la patinoire. Il est important de savoir qu’entre les périodes, il y a 18 minutes d’allouées aux Huskies. Durant ce temps, il y aura de l’animation sur la glace, normalement cinq minutes, neuf ou dix minutes pour le surfaçage et trois ou quatre minutes de gel… Il faut aussi savoir qu’avec 2 000 spectateurs dans l’aréna, la glace gèlera plus vite que s’ils sont 3 000.

Lorsque les partisans arriveront à l’aréna, ils iront directement à leur siège sans trop se préoccuper de ce qui a été fait dans la journée, ou même dans la nuit précédente, car c’est à ce moment que les logos sur les bandes se font nettoyer.

Lorsque le match débute, l’adrénaline monte un peu pour tous, incluant notre « zamboniman ». Il sait que plus de 2000 personnes surveilleront son travail et celui de ses autres employés d’aréna. Il est celui qui doit s’assurer que son équipe, des étudiants pour la plupart, soit prête pour tout incident ou bris. Les plus anciens partisans connaissent le problème qui est le plus fréquent et exigeant pour les employés, soit les bris d’une baie vitrée. Lorsque cela arrive, toute l’équipe du service des arénas doit se rendre sur les lieux afin de sécuriser la place, de nettoyer et d’installer le plexiglas afin de reprendre la joute le plus rapidement possible. Le plexiglas est utilisé, car celui-ci est plus facile à manipuler et sera changé à la fin de la partie par une vraie baie vitrée. Lorsqu’il y a bris majeur, comme celui vécu lors de la finale de 2016 contre Shawinigan, c’est le technicien des glaces qui sera contacté et qui prendra en charge le dossier. Suite à l’analyse du problème, il en informera le directeur qui fera le suivi avec les intervenants des Huskies qui, eux, feront le lien avec l’équipe adverse et la LHJMQ. Comme vous le savez, ces incidents sont des exceptions et, croyez-moi, on ne les souhaite pas!

Oui, le plan de match de l’entraîneur des Huskies est important, mais celui du directeur d’aréna l’est tout autant, afin que tous les intervenants (marketing, sécurité et employés) travaillent en équipe et que vous, chers partisans, soyez bien pour assister à un bon match de hockey… sans pépin!

Paul Hurtubise – 12 novembre 2018


Quand l’Europe se pointe à Rouyn-Noranda

Pendant que Jakub Lauko poursuit son apprentissage du hockey junior majeur canadien avec une fiche intéressante de 5 buts et autant de passes en 12 matchs, je me suis amusé à dresser ma liste des joueurs européens les plus marquants de la petite histoire des Huskies. Le numéro 13 pourra-t-il laisser son empreinte sur l’histoire des Huskies au même titre que certains de ses compatriotes venant d’Europe? Les prochains mois sauront nous le dire! En attendant, voici mon décompte des 10 européens les plus marquants de l’équipe. Si mes choix personnels apportent des discussions, tant mieux! C’est le but de l’exercice.

10- Michal Pinc

J’avoue qu’avant de faire des recherches, je l’avais oublié. Pourtant, sa récolte de près d’un point par match avec les Huskies (86 points en 91 matchs) mérite une place dans le Top 10.

9- Jason Fuchs

Talent intéressant, le suisse a totalisé 45 points en 57 matchs à sa seule saison avec les Huskies, en 2013-2014. Qui ne se souvient pas de sa grave blessure à un doigt qui avait mis fin prématurément à ses séries?

8- Denis Kamaev

Son passage aurait certainement été plus marquant s’il n’avait pas été échangé durant la saison 2012-2013. Sa récolte de 70 points en 90 matchs avec les Huskies est loin d’être mauvaise. On s’en rappellera surtout comme étant l’appât qui a permis d’aller chercher Nikita Kucherov. Ne serait-ce que pour cette raison, je le place dans mon Top 10.

7- Kirill Alexeev

Même si son passage chez nous remonte à il y a longtemps, difficile de ne pas placer Kirill Alexeev dans le Top 10. À moins que je me trompe, c’est l’européen qui a joué le plus de matchs de saison régulière à Rouyn-Noranda après Ivan Vishnevskiy, soit 137. Il aura notamment obtenu 31 points en 1999-2000, un chiffre très respectable pour un défenseur.

6- Martins Dzierkals

111 points en 106 matchs et… une Coupe du Président! Avec 17 points en 20 matchs, il a joué un rôle non négligeable dans l’inoubliable printemps de 2016.

5- Sergei Ostapchuk

L’année suivant le départ d’Ivan Vishnevskiy, un autre joueur vedette du Vieux Continent s’amenait à Rouyn-Noranda. Sergei Ostapchuk est, lui aussi, un autre joueur spectaculaire qui aura eu un passage remarqué chez nous avec 100 points en 99 matchs de saison régulière. Décédé lors de l’écrasement d’avion du Lokomotiv de Yaroslavl en 2011, Ostapchuk ne sera jamais oublié à Rouyn-Noranda.

4- Timo Meier

Il n’aura joué que 29 matchs de saison régulière avec la meute, mais aura eu le temps de récolter 51 points. Comme tous les joueurs de l’édition championne de 2015-2016, Meier aura toujours une place de choix dans le cœur des partisans. Champion un jour, champion toujours!

3- Ivan Vishnevskiy

Le plaisir de voir Ivan Vishnevskiy transporter la rondelle d’un bout à l’autre de la patinoire était incomparable! Trois saisons, 159 matchs, 144 points. Sans oublier 38 parties de séries. Sans l’ombre d’un doute, le meilleur défenseur européen à avoir porté l’uniforme des Huskies.

2- Nikita Kucherov

Son passage fut court, mais tellement marquant! Quel beau talent! Celui qui fait maintenant partie des grandes vedettes de la LNH a eu le temps de récolter un impressionnant total de 53 points en 27 matchs de saison régulière et 24 points en 14 matchs de séries lors de la belle aventure du printemps 2013. C’est une moyenne de près de 2 points par match. Qui dit mieux?

1 – Sven Andrighetto

Considérant le nombre de parties qu’il a disputé avec les Huskies, ses statistiques et son sens du spectacle, c’est sans hésitation que je place Andrighetto au sommet de la liste. Quand il était sur la glace, ce n’était jamais ennuyant! L’attaquant de l’Avalanche du Colorado a terminé sa carrière junior dans l’uniforme des Huskies avec 172 points en 115 matchs de saison régulière. C’est sans oublier ses 32 points en 18 matchs de séries.

Pascal Ratthé, Le Soleil

Crédit photo: Pascal Ratthé, Le Soleil

J’ajouterais également une mention honorable à Oleg Timchenko, le premier Européen à s’être démarqué à Rouyn-Noranda, alors qu’il a récolté 39 points en 70 matchs lors de la première saison des Huskies en 1996-1997. Il pourrait très bien faire partie du Top 10.

Et vous, qui se retrouve au sommet de votre liste? Est-ce que d’autres joueurs figureraient dans votre Top 10? Répondez au sondage ci-dessous et venez en discuter sur notre page Facebook au www.facebook.com/100pour100huskies.

Quel joueur provenant d'Europe a été le plus marquant dans l'histoire des Huskies?

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Sébastien Nolan –  1er novembre 2018


La naissance d’une rivalité

Vous souvenez-vous du premier match de la Guerre de la 117? Pour tous les amateurs de hockey qui demeuraient à Rouyn-Noranda à ce moment, il s’agit d’un affrontement qui ne sera sans doute jamais oublié. Après tout, c’était le premier match à domicile de l’histoire des Huskies. Ça se passait le 22 septembre 1996. Maintenant que vous vous souvenez de ce moment mémorable, est-ce que le pointage vous revient? Ça, on aimerait mieux l’oublier! Ce sont les Foreurs de Val-d’Or qui étaient sortis vainqueurs de ce premier duel de la 117. Non seulement les Huskies s’étaient inclinés, ils avaient de surcroît été incapables d’offrir un but à leurs nouveaux partisans. Un jeune Roberto Luongo, âgé de 17 ans, avait blanchi les Huskies 2 à 0 avec une performance étincelante de 44 arrêts. Luongo n’est pas le seul grand nom qui avait laissé sa marque dans ce match. L’autre, c’est au soccer qu’il a connu une superbe carrière. Patrice Bernier, l’ex-numéro 8 de l’Impact de Montréal, avait marqué le but gagnant, tôt en troisième période, devant 3064 spectateurs entassés dans le vieil aréna Dave Keon. Si les deux premières étoiles de la partie étaient allées à Luongo et Bernier, c’est le gardien des Huskies, Christopher Wilcox, qui avait hérité de la troisième grâce à ses 45 arrêts.

Dès le premier match entre les deux équipes, on peut dire que la Guerre de la 117 a rapidement pris forme, alors que plus d’une centaine de minutes de punition ont marqué le match. Si cette première confrontation a été à l’avantage des Foreurs, ce n’était que partie remise pour les Huskies qui ont depuis pris les devants dans les duels entre les deux formations. La Guerre de la 117 se poursuit ce week-end avec une série aller-retour, à Rouyn-Noranda et Val-d’Or. Seriez-vous prêt à parier sur les chances de revoir les Foreurs blanchir les Huskies durant l’un de ces duels? Pas moi!

Pour consulter le rapport de match : http://lhjmq.qc.ca/reports/games/15795/official

Sébastien Nolan – 25 octobre 2018


Hommage au premier gouverneur des Huskies

La reconnaissance de l’implication de Gilles Laperrière au développement du hockey à Rouyn-Noranda pendant plusieurs décennies ne saurait être complète sans souligner également son apport à la venue et aux débuts des Huskies dans la LHJMQ.

Il importe donc de rappeler que Gilles fut le premier gouverneur de l’équipe, poste qu’il a occupé fièrement et efficacement pendant deux saisons complètes du 31 mai 1996 au 29 mai 1998. Au cours de cette période, la ligue a pu bénéficier de son point de vue éclairé sur le sport du hockey forgé par son expérience comme joueur, entraîneur et bâtisseur. Au terme de cette expérience, il quittait ses fonctions en faisant valoir que ce poste conviendrait davantage à l’un des propriétaires de l’équipe en raison de la nature de la plupart des sujets abordés au Bureau des gouverneurs.

La direction des Huskies désire donc le remercier pour son implication dans les débuts de l’équipe en sol abitibien. On sait déjà que son nom restera associé encore très longtemps à l’évolution de l’équipe, ne serait-ce que par le nom de notre mascotte Lappy, ainsi nommée en son honneur. Merci et longue vie à Gilles Laperrière!

Jean-Paul Charlebois – 17 octobre 2018


Samuel Harvey dans un club sélect

Vous le savez sûrement, Samuel Harvey a profité de l’écrasante victoire des Huskies 9 à 0 face aux Voltigeurs de Drummondville, hier soir, pour mériter la 100e victoire de sa carrière en saison régulière dans la LHJMQ. Il n’y a pas de doute, 100 victoires c’est énorme dans le hockey junior majeur. À preuve, le #1 des Huskies est seulement le 14e gardien de l’histoire de 50 ans de la LHJMQ à atteindre ce plateau. Deux autres gardiens ayant évolué avec les Huskies font partie du Top 15, soit Maxime Ouellet et Alexandre Bélanger. Si tout va bien, Harvey pourrait s’approcher du Top 5 et peut-être même s’y hisser avant de finir sa carrière junior. Le meneur de tous les temps dans la ligue n’est peut-être pas un ancien des Huskies, mais on peut toujours se vanter du fait qu’il est natif de Rouyn-Noranda.

Plus de victoires par un gardien en carrière en saison régulière dans la LHJMQ

1- Jacques Cloutier 142

2- Alex Dubeau 138

3- Zachary Fucale 134

4- Philippe Cadorette 123

4- Olivier Roy 123

6- Adam Russo 110

7- Louis-Philip Guindon 109

8- Mathieu Chouinard 104

9- Jean-François Labbé 103

10- Etienne Montpetit 102

11- Maxime Ouellet 101

12- Samuel Harvey 100

12- Alexandre Bélanger 100

12- François Brassard 100

Évidemment, le natif d’Alma est le premier gardien à gagner 100 matchs de saison régulière dans le seul uniforme des Huskies. Il détenait déjà le record d’équipe pour les victoires depuis l’an dernier.

Plus de victoires par un gardien en carrière en saison régulière chez les Huskies

1- Samuel Harvey 100

2- Jean-Philippe Levasseur 74

3- Alexandre Bélanger 64

4- Sébastien Centomo 63

5- Mathieu Poitras 50

Source: http://www.lhjmq-records.qc.ca

Sébastien Nolan – 14 octobre 2018


Ce que nous sommes

Cette année, j’ai entamé ma 10e saison avec l’équipe! Sortant du domaine des médias, je ne savais pas trop dans quoi je m’embarquais. Marketing, administration… Je me disais que j’allais coordonner les sorties de joueur, les promos du club, l’ambiance de l’aréna… mais j’étais loin de me douter que la relation avec les familles des joueurs allait jouer un rôle si important dans ma job. Et pourtant, c’est tellement évident!

Vous savez, lorsque l’équipe sélectionne un joueur, il est présent avec toute sa famille. C’est alors que tout le staff de l’équipe s’occupe du joueur et de sa famille. Le papa fier, la maman inquiète, la blonde triste, le petit frère content… et le joueur sollicité par les anciens coéquipiers, les médias, etc.

6 juin 2015 - Repechage LHJMQ - QMJHL Draft - Sherbrooke

Rouyn-Noranda, c’est où? C’est comment? C’est quoi? L’organisation doit rassurer tout le monde. Mais comment faire? Depuis des années, nous présentons une vidéo réalisée par Martin Guérin qui fait l’éloge de nos installations, de notre ville et qui donne la parole à nos anciens joueurs. Tout ça se passe lors d’un souper en fin de journée au repêchage. Un moment bien apprécié par les familles des joueurs qui retournent ensuite à la maison, avant de venir à Rouyn-Noranda deux mois plus tard.

Je peux vous dire que notre souper au repêchage fait une grande différence. Parce qu’au mois d’août, la maman inquiète de traverser le parc est bien contente de revoir Karoline, Sofia ou Marc-André Bourdon, bref, quelqu’un de l’organisation avec qui elle a discuté lors du souper du repêchage!

Je vous offre en primeur ici cette vidéo de Martin Guérin que nous montrons lors du repêchage. Vous y verrez certainement des visages que vous connaissez. Dans mon prochain blogue, j’ai envie de vous parler de l’importance du partisan dans l’accueil des parents. Au plaisir!

Ian Clermont – 9 octobre 2018


La LAUKOmotive entre enfin en gare à Rouyn-Noranda !

C’est gros!! Nous étions plusieurs, dont moi, à l’attendre en vain l’an dernier. Peut-être nous aurait-il permis de remporter une ronde ou plus. Son agent et lui avaient visiblement fait le pari qu’il serait mieux pour ce potentiel choix de première ronde au dernier repêchage de la LNH qu’il continue à jouer avec des hommes dans son pays natal, la République tchèque. Son pari n’aura pas rapporté à court terme, puisqu’il a dû attendre à la troisième ronde pour finalement être repêché, 77e au total, par les Bruins de Boston.

De Boston à Rouyn-Noranda

Jakub Lauko vient de connaitre un très bon premier camp à Boston. Il s’est fait remarquer notamment en inscrivant 2 buts en 2 parties présaison contre les derniers champions de la Coupe Stanley:

https://www.nhl.com/bruins/video/lauko-beats-holtby-on-breakaway/t-277437088/c-61129603

https://www.nhl.com/video/lauko-goes-five-hole-on-copley/t-277350912/c-61059103

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C’est donc fraichement retranché, mais avec un contrat de trois ans en poche, que Jakub Lauko débarque enfin à Rouyn-Noranda! Un gros merci à l’organisation des Bruins de Boston et à notre ancien capitaine, Jeremy Lauzon, qui semble-t-il a eu un rôle d’influence dans cette addition.

Loquace en entrevue, Lauko parle très bien l’anglais. Il se dit excité d’être ici et croit que sa décision était la meilleure pour s’adapter au style de jeu nord-américain et se préparer à la Ligue nationale. Il semble qu’il avait aussi le choix de retourner en Europe.

Le voir vêtir l’uniforme #13 de la meute est donc un cadeau inattendu. Si son arrivée avait été prévisible, le club n’aurait pas fait traverser l’Atlantique au gros défenseur slovaque Marcel Dlugos (qui n’a cependant joué qu’un seul match sur cinq depuis le début du calendrier), ni attribué préalablement le numéro 13 à Olivier-Luc Haché (qui portera dorénavant le #18). Un peu comme A.J. Greer en 2016, Jakub Lauko arrive ici en cours d’année parce que ses droits dans la LCH appartenaient à Rouyn-Noranda. L’an dernier, les Huskies avaient pris un énorme risque en sélectionnant Lauko en deuxième ronde du repêchage européen sans véritable garantie qu’il était intéressé à faire le saut de l’autre côté de l’Atlantique. Or, ils ont dû composer avec un seul européen dans leur alignement tout au long de la campagne 2017-2018. Cependant, pour cette année, ils ont potentiellement touché le gros lot!

Qui est-il ?

Jakub Lauko est capable de jouer au centre ou à l’aile. On dit de lui qu’il est un patineur d’exception, un marchand de vitesse avec un bon flair offensif, une bonne éthique de travail et de l’attitude. Bon compétiteur, il dit aussi qu’il n’a pas peur de bloquer des tirs et qu’il veut travailler sur son jeu défensif. S’il s’adapte bien aux petites patinoires nord-américaines, et de surcroit, à celle de l’aréna Iamgold, il devrait donc très bien cadrer dans la « Huskies game » (si le nouveau patron Mario Pouliot maintient cette identité).

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Il ne faudrait toutefois pas s’attendre à un Nikita Kucherov ou un Timo Meier. Aura-t-il davantage un apport et un style comparable à ceux de Martins Dzierkals ou de Sven Andrighetto? Une chose est certaine, nos Huskies sont maintenant très bien nantis avec des joueurs européens tels que Patrick Hrehorcak et Jakub Lauko. Chacun de ces deux joueurs devrait au moins maintenir une moyenne supérieure à un point par match! À ce rythme, on pourra parler d’une locomotive pour notre attaque qui démontre maintenant beaucoup de punch et une plus belle profondeur!

De plus, Lauko participera assurément au Championnat mondial junior pour la deuxième fois, lui qui avait représenté son pays l’an dernier à 17 ans seulement! Il devrait retrouver à Vancouver et Victoria son compatriote tchèque bien connu dans la LHJMQ, un certain Filip Zadina. Parlant du 6e choix au total lors du repêchage de la LNH en juin cette année, on apprenait la semaine dernière que le joueur étoile des Mooseheads d’Halifax, les hôtes de la Coupe Memorial 2019, a été assigné aux Griffins de Grand Rapids dans la Ligue américaine et ne reviendra pas à Halifax, et ce, malgré le fait qu’il aura 19 ans en novembre prochain… comme quoi une bonne nouvelle n’arrive jamais seule!

Sébastien Lemire – 2 octobre 2018


440 kilomètres pour une bonne cause

Ça faisait déjà quelques mois que mon calendrier était hachuré pour marquer la date de la joute opposant nos Huskies aux Wolves de Sudbury. Dans ma tête, c’était un rendez-vous à ne pas manquer même si la partie devait se tenir à Timmins.

J’ai toujours été intrigué par les deux équipes de la ceinture nord-ontarienne : le Battalion de North Bay et les Wolves de Sudbury. Enfin, j’aurais la chance d’en voir une à l’œuvre! En effet, notre meute allait être l’équipe visiteuse d’un duel qui marquera, je l’espère, le début d’une longue collaboration entre les deux organisations. Quelle belle initiative! En plus d’être une partie préparatoire opposant deux équipes de ligues majeures différentes (l’OHL et la LHJMQ), c’était pour une bonne cause, tous les profits étant versés à la campagne de financement Bell Cause pour la cause (pour faire avancer la cause de la santé mentale au Canada). En dépit des 220 kilomètres séparant nos deux villes, ce serait un « HAPPENING »!

Fébrile, je fais le voyage avec mes enfants et mon ami. Arrivé dans la ville hôtesse, je syntonise comme à l’habitude la radio locale en espérant être témoin de l’engouement pour cet événement. Moins de cinq minutes plus tard, je suis enchanté d’entendre la pub : « Ne manquez pas la partie de hockey opposant Bla Bla Bla, en TERRITOIRE NEUTRE! » (traduction libre). Juste ça, ce fut une entrée en matière rêvée!

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On m’a déjà informé qu’un joueur d’exception fait partie de l’équipe adverse, le numéro 55, Quentin Byfield. Imaginez : 16 ans et 220lbs. Wow! Un colosse difficile à déplacer qui prend déjà les mises en jeu importantes. J’ai de plus en plus hâte à mon rendez-vous dans le mythique McIntyre Arena, bâti en 1938 avec une capacité assise de 1300 âmes (1900 en comptant les places debout et les salles adjacentes à l’amphithéâtre). Le MAC est vieux et ça fait tout son charme.

Beaucoup de monde à l’entrée, il fait chaud et l’aréna est rempli à pleine capacité. On retrouve des partisans des deux équipes; il y a, en fait, beaucoup plus de supporteurs des Huskies que je ne pouvais l’imaginer. Toujours près de l’entrée, nous croisons les kiosques de marchandise des équipes rivales installées côte à côte. Ça donne déjà un avant-goût pour la suite : nous aurons droit à toute une partie de hockey, sans coups salauds. Dans l’édifice, nous sommes, avant tout, des partisans de hockey. Tout le monde applaudit, avec raison, aux beaux et aux bons jeux. Les deux équipes se livrent toute une bataille! La meute finit par s’incliner 7 à 6 en fusillade. Ce ne l’était pas, mais d’aucuns pourraient penser que c’était arrangé!

42059588_741201889544487_3813869416261615616_nLe numéro 55 est vraiment impressionnant, mais ce qui a retenu mon attention, ce sont les sourires que j’ai surpris sur la face des gens présents. La cause était belle et l’opportunité donnée à cette communauté de voir du hockey de haut calibre, formidable!  La meute n’a pas gagnée, mais j’ose croire qu’avec un alignement complet, le résultat aurait été différent.

Aurons-nous droit à une partie revanche? Je vais aller plus loin : est-il possible d’imaginer des joutes de saison régulière contre  North Bay et Sudbury de façon récurrente? Et même, pourquoi pas, un tournoi qui opposerait North Bay, Sudbury, Val-d’Or et Rouyn-Noranda pour « La Coupe du Nord »?

#BELLLETSTALK

#BELLCAUSEPOURLACAUSE

Claude Flamand – 27 septembre 2018


Mon premier camp junior

Pour un jeune de 16 ou 17 ans, se rendre dans une nouvelle ville pour son premier camp d’entraînement du junior majeur est toujours stressant. Souvent, ce nouveau venu ne connait pratiquement personne de l’organisation en arrivant dans « sa » nouvelle ville. Sans être laissé à lui seul, il doit être suffisamment autonome pour se faire connaître et accepter, principalement par les vétérans.

De mon côté, j’ai vécu deux expériences complètement différentes. À mon premier camp à Shawinigan, en 1975, nous étions six de Rouyn (Chainé, Hurtubise, Perron, Pinkos, St-Jean et Tardif) à avoir eu la chance d’être repêchés ou invités au camp des Cataractes. Nous étions tous hébergés au plus chic motel de Shawinigan. L’avantage, c’est qu’à six jeunes de 16-17 ans, nous étions toujours ensemble. Il était donc plus facile de s’acclimater à cette nouvelle ville et cette nouvelle expérience. Se rendre à l’aréna se faisait à pied et, encore là, le plaisir d’être ensemble rendait cette expérience beaucoup moins stressante pour le groupe. Mais, sans savoir vraiment pourquoi, nous avons été tous retranchés en même temps… 🙂

L’année suivante, je fus repêché par les Saguenéens de Chicoutimi. Le petit gars de Rouyn quittait, seul, sa petite ville pour le Saguenay. Pour être honnête, ce fut vraiment différent de mon premier camp. Dès notre arrivée, on nous assignait une famille d’accueil pour la durée du camp. Nous étions deux par famille. C’est là que tu dois devenir plus mature et vivre une certaine solitude. Nous sommes les jeunes recrues qui essayons de faire l’équipe, et ce, sous les yeux de la direction et des vétérans qui veulent conserver leur poste. Plus le camp avance, moins il reste de monde. Plus le temps passe, plus les journées sont longues et stressantes. Heureusement pour moi, j’ai été accueilli par une bonne famille (les Fortin) qui demeurait non loin de l’aréna et qui comptait deux enfants qui aimaient le hockey. Après quelques jours au camp, j’ai été accepté par les anciens, notamment grâce à l’aide de Bobby Sullivan de Noranda qui jouait pour les Saguenéens depuis deux ans et qui m’avait pris sous son aile. Mais vouloir demeurer dans un nouvel environnement, ce n’est pas seulement jouer au hockey. C’est mettre de côté sa vie familiale, les amis, la blonde, le social et les bons repas… Et dans mon cas, c’est ce qui me manquait le plus. Je suis retourné à Rouyn après un mois au Saguenay, tout près d’une signature de contrat.

Depuis plus de 20 ans, les Huskies accueillent près de 50 jeunes espoirs qu’ils doivent héberger. Ils doivent s’assurer du bien-être de tous ces jeunes. Depuis les débuts de l’équipe, alors que plusieurs joueurs dormaient dans des lits de camp sur la dalle de la salle de curling, il y a eu une nette amélioration. Aujourd’hui, bien avant le début du camp, un comité essaie de trouver une famille d’accueil pour chacun des joueurs afin qu’ils soient tous bien nourris et logés. L’un des plus beaux souvenirs que j’ai vécu à titre de gérant d’aréna, c’est l’arrivée de deux russes à deux périodes différentes de l’histoire des Huskies. Kirill Alexeev (1998-2002) et Ivan Vishnevskiy (2005-2008) ne parlaient ni français ni anglais, mais avaient ce petit quelque chose qui les gardait allumés. Lorsqu’ils n’étaient pas sur la glace, nous les retrouvions en gymnase. Ils étaient très sociables et nous saluaient à chaque fois qu’ils nous croisaient. Pour vivre aussi loin de leur pays et de leur famille, ces jeunes devaient être vraiment matures. Ils n’avaient qu’une idée en tête : faire l’équipe des Huskies! Heureusement pour eux, ils ont été reçus par d’excellentes familles d’accueils (les Camirand et les Bédard) qui aimaient autant le hockey qu’eux.

Malgré toute l’attention qu’une équipe donnera à ses nouveaux arrivants, ce n’est pas vraiment différent des années 70, car les liens familiaux demeurent toujours aussi importants. Heureusement pour les jeunes d’aujourd’hui, il y a des moyens de communications, comme Skype notamment, qui permettent une certaine relation avec la famille et les amis(es). De plus, la LHJMQ s’assure qu’il y a un bon encadrement pour les études, les moyens de transport et l’alimentation de ces jeunes athlètes.

Il faut lever notre chapeau à ces jeunes qui doivent faire tous ces sacrifices pendant 10 à 12 mois pour demeurer en forme et en santé, afin de vivre de belles expériences dans la LHJMQ. La famille d’accueil joue un rôle primordial dans le bonheur de ces nouveaux venus. C’est souvent lors de ses premières journées dans sa nouvelle ville que ce futur joueur demeurera ou quittera… Quitter sa famille a une certaine influence, surtout lorsqu’il y a de longues distances. Le rôle de l’équipe est de s’assurer que ces recrues soient bien et ne manquent de rien. Le travail des vétérans est aussi essentiel. Ces derniers ont un rôle important à jouer, ayant déjà vécu ces étapes. Ils peuvent soutenir les recrues en les accueillant et en les aidant à bien connaître la ville, l’aréna et les bons restaurants. Il faut du leadership pour que ces nouveaux se sentent acceptés par l’ensemble des joueurs. Et il y a vous, les partisans, qui êtes là pour les encourager et les applaudir. Plus nombreux vous serez, plus heureux seront ces joueurs qui n’auront d’autre choix que de vous donner un bon spectacle.

Bonne saison et bienvenue à Rouyn-Noranda à toutes ces jeunes recrues. Félicitations pour la réussite de votre premier camp!

Paul Hurtubise – 20 septembre 2018


L’odeur d’une nouvelle saison!

Encore un été qui est passé à la vitesse de l’éclair! Si j’ai toujours un peu de peine de voir la saison estivale prendre fin, je me console rapidement en pensant à toutes ces belles semaines de sports qui s’en viennent. Pour plusieurs, l’approche de l’automne est synonyme de chasse. Pour moi, grand amateur de sports, l’automne signifie plutôt les dimanches de football, les séries du baseball majeur, la saison du soccer européen qui bat son plein et, bien sûr, le retour de notre sport national! Quand le hockey revient, c’est comme si la vie reprenait tout à coup son cours normal.

Pour un partisan, il n’y a rien de mieux que le début d’une nouvelle saison. Même quand on ne s’attend pas à de grandes choses de nos préférés, on peut quand même être positif et excité. Toutes les équipes partent sur un pied d’égalité, tous les partisans peuvent se permettre de rêver un peu. Encore une fois cette année, nous sommes chanceux, fans des Huskies, car la saison promet réellement d’être excitante. Notre équipe est talentueuse et elle devrait nous donner un grand spectacle match après match. Un gros merci à Gilles Bouchard, l’architecte de cette formation.  Le seul entraîneur-chef et directeur général à avoir mené l’équipe à la Coupe du président a quitté, mais l’équipe est entre bonnes mains avec Mario Pouliot. C’est rare qu’une équipe peut se vanter de remplacer son entraîneur par le champion en titre de la Coupe Memorial! Encore quelques entraînements et l’équipe sera fin prête pour amorcer sa saison. Il ne manquera ensuite que nous, les partisans. Premier rendez-vous, vendredi soir, face aux Voltigeurs de Drummondville.

Parlant des partisans, c’est avec plaisir que nous relançons cette semaine le blogue 100 % Huskies. Je rappelle que tous les collaborateurs du blogue écrivent pour le plaisir de la chose. Chacun de nous a une vie très occupée, on ne peut donc rien vous garantir en ce qui concerne le rythme de parution de nos textes. Mais, une chose est certaine, nous serons là régulièrement, tout au long de la saison, pour vous parler de ce qui entoure notre équipe. Pour ne pas manquer la sortie de nos nouveaux blogues, la meilleure chose à faire est de nous suivre sur Facebook. Bonne saison!

Pour suivre 100 % Huskies sur Facebook : www.facebook.com/100pour100huskies

Sébastien Nolan – 18 septembre 2018


Merci!

À quelques jours de la conclusion du toujours passionnant tournoi de la Coupe Memorial, permettez-moi de prendre un instant pour vous remercier de nous avoir suivi au cours des derniers mois. Ce 26e texte de notre blogue est le dernier avant la pause estivale.

Avec le recul, on peut dire que les derniers mois ont été passionnants. D’abord, sur la glace, considérant l’année de transition à laquelle devaient faire face les Huskies, nous en avons eu pour notre argent! Avec une liste des blessés qui n’a pas eu beaucoup de répit, la présence des Huskies dans les équipes de tête pendant une bonne partie de la saison a été une agréable surprise. Ensuite, au niveau personnel, c’est avec beaucoup de fierté que je mets le point final à cette première demi-saison de blogue. Je suis fier de mes collègues qui n’ont pas hésité à embarquer dans le projet, d’abord par passion pour notre équipe de hockey. Merci à Tommy Allen, Claude Flamand, Jean-Paul Charlebois et Sébastien Lemire, les collaborateurs réguliers du blogue 100% Huskies. Merci à Jonathan Gagnon et Pierre Grandmaître qui ont ajouté leur grain de sel pour un texte chacun durant l’hiver. Un gros merci aussi à Ian Clermont, directeur administratif des Huskies, qui a non seulement proposé d’inclure notre blogue sur le site web des Huskies, mais qui a aussi fourni du matériel pour le faire vivre. La lettre de Lane Cormier aux partisans dès les premiers jours du blogue aura été un moment fort de cette demi-saison.

Nous voulons revenir l’automne prochain parce qu’il y a tant à dire sur l’équipe et sur les gens qui l’entourent. D’ici la prochaine saison, je vous invite, si ce n’est pas déjà fait, à suivre notre page Facebook qui continuera d’être mise à jour de temps à autre durant l’été et qui sera surtout la meilleure façon d’être mis au courant de la date de retour de notre blogue. Cliquez J’aime au www.facebook.com/100pour100huskies. Si vous aimez écrire, que vous avez des choses à dire sur nos Huskies et que vous aimeriez faire votre part sur notre blogue, le temps d’un texte ou comme collaborateur régulier, n’hésitez pas à nous faire signe. Écrivez-nous à huskies100pour100@hotmail.com. Il nous fera plaisir de lire vos propositions. Bon été chers partisans!

Sébastien Nolan – 24 mai 2018


La Coupe Memorial fête ses 100 ans et, un siècle, ça se célèbre en grand !

Pourquoi pas chez nous aussi ?

Est-ce réaliste de penser que nous pourrions accueillir un jour l’un des tournois de hockey les plus en vue de la planète à Rouyn-Noranda? Moi, je réponds: « pourquoi pas? ». Et surtout, mettons-nous au travail dès maintenant!

Il reste moins de dix ans avant de célébrer le 100e anniversaire de Rouyn-Noranda. Rappelons que les villes jumelles de Rouyn et de Noranda ont été fondées respectivement en mai et en mars 1926. C’est donc le moment où jamais pour préparer le terrain, monter une équipe d’organisateurs et d’experts, profiter du boom minier actuel qui ne devrait pas trop ralentir au cours des dix prochaines années et demander à ces compagnies d’investir dès maintenant dans les festivités du 100e de la Ville. Ce serait tellement fantastique de lancer ainsi notre 100e année en présentant chez nous rien de moins que le tournoi de la Coupe Memorial!

Sauf exception cette année en raison du centenaire de la Coupe Memorial, l’organisation du championnat canadien de hockey junior voyage d’une ligue à l’autre et revient ainsi tous les trois ans. Dès l’année prochaine, la coupe revient dans la LHJMQ et la ville hôtesse sera Halifax. Par la suite, dans quatre ans, il semble y avoir un consensus actuellement pour que ce soit Québec ou Gatineau, dans son nouvel aréna, qui accueille la Coupe en 2022. Puis, en 2025, j’ose rêver que ce pourrait être à notre tour!

Nous pourrions même innover et offrir à l’organisation des Foreurs de Val-d’Or d’agir comme co-organisatrice du tournoi afin qu’elle puisse y accueillir elle aussi des matchs durant la ronde préliminaire.

Le vrai Nord, fort et libre!

Nous avons évidemment toute une tradition de hockey à mettre en valeur pour appuyer notre candidature. Dois-je rappeler que Rouyn-Noranda est la ville qui, historiquement, a fourni le plus de joueurs à la Ligue Nationale de Hockey au prorata de sa population? J’aimerais bien y voir des figures marquantes et populaires du hockey, telles que Dave Keon, Serge Savard, Pierre Turgeon ou Réjean Houle (champion de cette fameuse Coupe Memorial en 1969 avec le Canadien junior de Montréal) agir en tant qu’ambassadeurs de l’événement.

Je vous entends déjà dire « Ben voyons! On est bien trop petits! ».  Justement! Il serait tellement opportun pour ce grand circuit de développement du hockey canadien de célébrer aussi ces petits marchés! Une fois, essayons-le! Revenir davantage à l’essentiel de ces événements, les démocratiser, faire un retour aux sources, là où ce sport est vécu quotidiennement par ses habitants. En ce sens, même le mouvement olympique semble mettre en plan pour la prochaine décennie ses idées de grandeurs extravagantes faisant en sorte que ces événements soient maintenant uniquement réservés à des pays extrêmement riches, voire à ceux aussi dont les mœurs sportives, politiques et économiques semblent aussi parfois très discutables, pour revenir à des conditions où les coûts d’opération redeviennent plus socialement acceptables et accessibles. Bref, je suis convaincu qu’avec une excellente campagne de séduction, l’idée de célébrer les petits marchés de hockey canadien pourrait contribuer à rendre ce moment inoubliable!

En terminant, j’ose rappeler qu’à un moment donné de nos 92 ans d’histoire, une gang de leaders visionnaires a amené Mohamed Ali à Rouyn-Noranda. Je rêve maintenant de voir émerger un nouveau leadership de grandeur pour notre ville afin de voir nos Huskies devenir, dans sept ans, l’équipe hôtesse de la Coupe Memorial 2025!

Tommy Allen : champion du premier pool des séries du Blogue 100 % Huskies! 

Félicitations à Tommy Allen pour son éclatante victoire lors du Pool des séries. Il se mérite donc incontestablement son titre d’ « expert » !

Félicitations aussi au Titan d’Acadie-Bathurst et à son entraîneur Mario Pouliot pour leur conquête « prévisible » de la Coupe du Président!  Souhaitons-leur tout le succès qu’il faudrait d’ici le 25 mai pour qu’ils ramènent le précieux trophée dans la Q !

pool

*En rappel : Au début de chaque ronde :

  • Chaque prédiction donne des points selon un système déterminé :
    • 3 points pour le bon choix d’équipe;
    • 1 point pour le bon nombre de matchs;
    • 1 point boni pour le bon choix d’équipe avec le bon nombre de matchs. 

Sébastien Lemire – 20 mai 2018


Carré d’as 2018 : une finale avant la finale ? 

Je parle bien sûr ici du choc Titans/Tigres. Deux puissances à maturité et, de surcroît, les deux équipes qui ont le plus investi lors de la période des transactions. Cependant, une seule ira en finale : l’attaque mordante des Comtois/Abramov ou le bouclier défensif des Galipeau/Dobson ?

Dans l’autre demi-finale, bien que l’Armada vogue avec opportunisme depuis le début des séries, elle devra maintenant prendre en compte un nouvel obstacle des plus inattendus ! En effet, les Islanders ont surpris le monde du hockey junior québécois en balayant de leur île les Mooseheads du potentiel top 5 du prochain repêchage de la LNH, Filip Zadina. Or, le gardien Matthew Welsh sera-t-il capable de répéter ses exploits contre les Batherson/Alain/Barré-Boulet ?

Mes prédictions ont encore pris l’eau !

Avec l’élimination des Huskies en première ronde, il me fallait prendre des risques pour gagner mon pool. Je me console néanmoins en me disant que cette deuxième ronde nous aura donné une autre grande surprise qu’aucun de nos experts n’avait vue venir…

On continue donc pour la troisième ronde des séries avec un nouveau duo en tête : Sébastien Nolan et Tommy Allen !

pool

Sébastien Lemire – 20 avril 2018


Il a fait sa place parmi les grands

Le 31 mai 2014, au Palais des sports Léopold-Drolet de Sherbrooke, les Huskies de Rouyn-Noranda faisaient entendre le nom de Samuel Harvey au 39e rang de la deuxième ronde de la séance de sélection de la LHJMQ. Le jeune gardien de but de 16 ans, originaire d’Alma au Lac St-Jean,  venait de compléter la saison 2013-2014 devant le filet des Élites de Jonquière de la Ligue Midget AAA du Québec avec une moyenne de 3,00 et un taux d’efficacité de ,898 en 24 parties et on fondait de grands espoirs à son égard. Les bonzes de Hockey Canada et de Hockey Québec pensaient également de même puisqu’ils décidèrent de l’inviter au camp de sélection des équipes qui représenteraient le Canada lors du prochain Défi mondial des moins de 17 ans. À la suite de ce camp, il fut d’ailleurs sélectionné comme l’un des gardiens de l’équipe Canada Blanc.

À son premier camp d’entraînement avec la meute, il impressionna les dirigeants de l’équipe au point de percer l’alignement dans un ménage à trois avec Alexandre Bélanger comme gardien numéro un et Jérémy Bélisle. Durant la période des fêtes, Bélanger fut échangé aux Screaming Eagles du Cap Breton, ce qui a ouvert la porte au jeune Harvey qui a disputé 32 rencontres à sa première saison dans le junior avec un dossier de 13 victoires et 16 défaites, une moyenne de 3,59 et un taux d’efficacité de ,870.

À sa deuxième saison dans la ligue, il s’attendait bien à mettre la main sur le poste de gardien numéro un de l’équipe aux dépens de Jérémy Bélisle. À la suite du deuxième match de la saison, ce dernier a décidé de mettre un terme à sa carrière de hockeyeur et les Huskies ont réclamé au ballotage un certain Chase Marchand. Inutile de rappeler le parcours exceptionnel de ce dernier qui a mené les Huskies à la conquête d’une première Coupe du Président de leur histoire et relégué Harvey au rôle de second. Il a tout de même participé à 35 parties en compilant un dossier de 25 victoires et 7 défaites, une moyenne de 2,74 et un pourcentage d’arrêts de 88,9 %.

À sa troisième saison, il se voit enfin confier le poste de premier gardien de l’équipe avec Charles-Antoine Poirier-Turcot comme second. Ce dernier n’a pas répondu aux attentes de la direction, si bien qu’un peu avant Noël, on a fait l’acquisition d’Olivier Tremblay des Tigres de Victoriaville. Tremblay avait déjà gardé les filets avec Harvey à Jonquière et dès son arrivée avec la meute, il s’est imposé au point de ravir pendant un certain temps le poste de gardien numéro un aux dépens de Samuel. Cela n’a pas empêché le cerbère almatois de connaître sa meilleure saison à ce moment-là dans la ligue avec 43 parties à sa fiche, dont 26 victoires et 14 défaites, une moyenne de 2,62 et un pourcentage d’arrêts de 90 %.

À l’âge de 19 ans, on lui a finalement confié le poste de gardien principal de l’équipe et il en a profité pour connaître une saison inoubliable. Notamment, il a réécrit le livre d’histoire des Huskies en surpassant nul autre que Jean-Philippe Levasseur pour le plus grand nombre de victoires en carrière avec 94. Ce nouveau record éclipse également celui de la franchise qui appartenait à Marco Baron du Bleu-Blanc-Rouge de Montréal.

Samuel ne s’est pas contenté de cela en ajoutant d’autres records enviables à sa fiche. Ainsi, il est devenu le gardien ayant cumulé le plus grand nombre de jeux blancs en carrière chez les Huskies avec 11 et le plus grand nombre de minutes jouées totalisant 8766,14 minutes, de même que le plus grand nombre de parties jouées avec 156. Avec sa moyenne de buts alloués de 2,10, il voit son nom apparaître au 3e rang de l’histoire de la ligue pour la meilleure moyenne en une saison et avec son pourcentage d‘arrêts de 93 %, il se situe au deuxième rang dans les 49 ans d’histoire de la ligue pour le meilleur pourcentage en une saison.

De même, on n’oubliera pas de sitôt sa performance contre l’équipe russe dans les deux matchs du Défi Canada-Russie, ce qui lui a valu une participation au camp de sélection d’Équipe Canada Junior où il a failli ravir le poste de gardien auxiliaire de l’équipe. Pour couronner cette saison mémorable, il sera l’un des trois finalistes pour l’obtention du trophée Michel-Brière, décerné au joueur le plus utile dans la LHJMQ, en plus d’être nommé sur la première équipe d’étoiles.

En résumé, on peut conclure que Samuel Harvey mérite pleinement sa place parmi les grands noms chez les gardiens de but de la LHJMQ et, dans mon livre à moi, comme dirait Stan des Boys, il figure pleinement en tête de liste comme le meilleur gardien de l’histoire des Huskies. Reste à espérer que les équipes de la Ligue Nationale lui donneront sa chance de se faire valoir au niveau professionnel, ce que je lui souhaite du fond du cœur. Bravo Samuel!    

Jean-Paul Charlebois – 11 avril 2018


Après la frustration, la déception. 

C’est aujourd’hui que débute la deuxième ronde des séries dans la LHJMQ et cela, malheureusement, sans nos Huskies. Tel qu’attendu, les amateurs ont eu droit à une série riche en émotions contre le Phoenix de Sherbrooke. Par contre, comme Benoit Perron le disait sur les ondes de CHUN-FM, pour remporter ce « 4 de 7 », les Huskies auraient dû remporter 5 parties… J’étais à Sherbrooke lors du fameux 6e match et je vais me contenter de dire que malgré leur remontée in extremis, un « incident » est arrivé en prolongation et la meute n’a pas pu rebondir.

Donc, après sept matchs, les « négligés » sont passés au tour suivant et il faut leur donner tout le crédit qu’ils méritent. Au fond, le Phoenix a été meilleur que les Huskies dans sa propre identité : la vitesse, l’intensité, le caractère. Les Huskies auront certes connu de bons débuts de match en séries, mais ils auront également appris, encore une fois, l’importance de garder le rythme pendant au moins 60 minutes.

Bref, en 2017-2018, les Huskies nous ont donné un excellent spectacle et nous pouvons être fiers de leurs exploits lors cette année de transition !

Ce que l’on comprend entre les lignes pour l’année prochaine :

  • L’équipe sera à maturité avec une douzaine de joueurs de 19 ans !
  • Peter Abbandonato reviendra comme joueur de 20 ans. Attendons-nous à le voir avec les Harvey-Pinard, Bibeau, Hrehorcak, Beaucage et le quart-arrière William Cyr en haut de la liste des meilleurs marqueurs de la Q ! D’ailleurs, l’entraîneur Gilles Bouchard a confirmé que tous ses attaquants seront de retour à l’exception du Capitaine « M. Éthique de travail » Mathieu Boucher.
  • Notre défensive sera encore une fois solide avec l’éclosion de Cyr, d’Arseneault et de Bergeron qui joueront un rôle accru. De plus, les deux défenseurs témiscabitibiens Jacob Neveu et Zachary Lauzon pourront également revenir comme joueurs de 20 ans l’an prochain. Évidemment, on souhaite une véritable guérison au numéro 29 afin qu’il puisse tenter sa chance dans le club-école des Penguins de Pittsburgh.
  • Samuel Harvey, le gardien de l’année dans la LHJMQ, recevra, on lui souhaite, une opportunité de monter chez les professionnels par le repêchage ou comme agent libre. Néanmoins, les Huskies seront encore bien nantis dans les buts avec Zachary Émond. D’ailleurs, les deux gardiens de but sont sur les listes du repêchage de la LNH.

À suivre cet été :

  • Que fera Gilles Bouchard avec le 6e choix au total lors du repêchage (acquis de Baie-Comeau) ? On le garde ou on l’échange contre un (ou des) joueur de premier plan ?
  • Est-ce que l’on réussira finalement à attirer le Tchèque Jakub Lauko en Amérique du Nord ? Rappelons qu’il est un potentiel choix de première ronde dans les LNH en juin prochain et que les Huskies possèdent ses droits dans la LCH. Mais, Lauko a déjà refusé de se joindre à l’équipe cette année. L’apport d’un deuxième européen serait bienvenu.
  • Le départ des Boucher, Ford et Thompson laissera des vides au niveau du leadership, de l’intensité physique et de la robustesse. De quelles façons l’équipe comblera-t-elle ces aspects du jeu ?
  • Les joueurs ayant subi des blessures graves durant la saison, particulièrement Hugo Després (commotion cérébrale) et Zachary Lauzon (cou), seront-ils prêts à revenir au jeu lors du camp d’entraînement ? Évidemment, ça fait plusieurs « si » dans le cas de Lauzon, mais un retour dans le junior près de sa famille pourrait ne pas être totalement à exclure dans son cas…
  • Finalement, en tenant pour acquis les retours de Peter Abbandonato et de Jacob Neveu, qui sera notre troisième joueur de 20 ans ?

Puisqu’il fallait se mouiller un peu…

Je prédisais qu’il y aurait des surprises en première ronde et il y en a eu ! Cependant, ce n’était pas nécessairement celles que nos experts attendaient ! On continue donc notre pool pour la deuxième ronde avec en tête Tommy Allen et Jean-François Vachon !

Prédictions

*En rappel : Au début de chaque ronde :

  • Chaque prédiction donnera des points selon un système déterminé :
    • 3 points pour le bon choix d’équipe;
    • 1 point pour le bon nombre de matchs;
    • 1 point boni pour le bon choix d’équipe avec le bon nombre de matchs.

Donc, il y a une possibilité de 5 points par série 

Questions complémentaires avant le début des séries :

  • Chaque bonne prédiction dans le Carré d’as vaut 2 points;
  • Chaque bonne prédiction des finalistes vaut 3 points;
  • Une bonne prédiction du champion de la Coupe du président vaut 5 points;
  • Une bonne prédiction du gagnant du Trophée Guy-Lafleur remis au joueur le plus utile des séries éliminatoires vaut 3 points;
  • Une bonne prédiction du champion de la Coupe Mémorial vaut 3 points. 

Et ce, pour un grand total de 100 points !

Sébastien Lemire – 6 avril 2018


Une pensée pour le numéro 23

À quelques heures du match décisif de la série de premier tour entre les Huskies et le Phoenix de Sherbrooke, j’ai une pensée pour l’un de nos plus braves guerriers : Samuel Naud.

À l’occasion du match numéro deux de la série, le 24 mars dernier, le natif de Normétal termine sa soirée de travail avec un but, une mention d’aide, un différentiel de +3 et un total de sept mises en échec. Il est nommé, à juste titre, première étoile dans la victoire de 6-2 des Huskies. Le numéro 23 venait de livrer l’une de ses plus importantes et impressionnantes performances dans la LHJMQ. Le match suivant, dès la première période, il reçoit un coup de bâton. Il doit quitter la rencontre avec une fracture ouverte au petit doigt.

J’ai eu l’occasion de prendre le relais de Jean-Paul Charlebois deux fois cet hiver pour des entrevues avec les joueurs dans le cadre de l’émission Un Huskies de bon show!. La deuxième fois, c’était pour jaser avec Samuel lors de l’émission du 15 février. On pouvait alors sentir qu’une chose l’agaçait un peu dans le bilan de ses performances depuis le début de la saison : n’avoir aucun but à sa fiche rendu à cette période de l’année. Naud a beau être là pour plusieurs autres raisons que pour marquer des buts, c’est évident que la sensation d’en mettre une dans le fond du filet de temps en temps ne doit pas être désagréable du tout. Pour un joueur de son style, les buts sont des bonis qui doivent faire énormément plaisir. Il faut croire que la caméra de TVC9 lui a porté chance, car il a marqué son premier de la saison deux jours après l’émission. Il en a ensuite ajouté deux autres en seulement huit matchs au mois de mars, en plus de jouer du gros hockey intense comme il a l’habitude de le faire. Dommage, vraiment dommage, cette blessure qui vient le priver des moments les plus excitants de la saison. Dommage aussi pour les Huskies qui sont privés d’un joueur qui aurait assurément donné son cœur et son âme pour permettre à son équipe d’en finir avec le Phoenix.

À moins d’une surprise, et on va se le souhaiter, l’attaquant devra se contenter d’un rôle de spectateur pour le match numéro 7.  Reste à espérer que les Huskies iront chercher la victoire et qu’ils feront encore un assez long bout de chemin en séries pour que Samuel Naud puisse reprendre là où il a laissé. Il mériterait grandement de terminer sa saison sur la patinoire, plutôt que dans les gradins. Allez les Huskies, on va chercher le septième match!

Saviez-vous que…

Samuel Naud est un grand amateur de chasse et de pêche? Son ex-coéquipier Lane Cormier aimait beaucoup l’accompagner chez lui, en Abitibi-Ouest, pour des journées de pêche sur la glace.

Malgré son jeune âge, il a déjà passé trois étés à planter des arbres et un autre à travailler dans une mine?

Jack Nevins est l’un des joueurs qu’il a le plus aimé voir évoluer dans l’uniforme des Huskies?

L’oncle de Samuel, Éric, a disputé 34 matchs avec les Huskies en 1996-97, récoltant 8 buts et 11 passes?

Pour voir le passage de Samuel Naud à Un Huskies de bon show!:

Sébastien Nolan – 3 avril 2018


Le « plan B »

Les séries sont enfin débutées. Pour les partisans des Huskies, c’est le moment fort de la saison. Du côté des joueurs, j’imagine que l’excitation des séries doit être incomparable. Au cours des semaines à venir, ces jeunes hommes mangeront, dormiront, vivront au rythme du hockey. Leur objectif est clair et ils peuvent raisonnablement croire à leur chance de l’atteindre encore cette année : remporter les grands honneurs et ramener à Rouyn-Noranda la prestigieuse Coupe du Président! Il est toutefois un autre objectif, tout aussi important, qu’aucun d’entre eux ne doit perdre de vue après tous les efforts qu’il y a consacrés jusqu’à présent : sa réussite scolaire. Car on ne doit pas se faire d’illusions : très peu d’entre eux peuvent rêver d’une carrière professionnelle au hockey. Lors des repêchages annuels de la LNH, ils ne sont en moyenne qu’une vingtaine de la LHJMQ à être sélectionnés par les grands clubs et, ultimement, seuls quelques-uns feront une véritable « carrière » chez les pros.

Chez les Huskies, les études, c’est du sérieux! Pour la seconde saison consécutive, l’encadrement pédagogique de la meute a été confié aux soins de Madame Lucie Landry, secrétaire de direction à la retraite. Et le sens de l’organisation qu’elle a développé au fil des années est aujourd’hui une précieuse qualité pour la meute, car c’est elle qui sert d’intermédiaire entre l’équipe et les institutions scolaires où étudient les joueurs : l’Académie des Estacades de Trois-Rivières (pour les joueurs de 16 ans), le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue (pour la majorité des joueurs de 17 à 20 ans) et l’Université Acadia en Nouvelle-Écosse (pour les athlètes des Maritimes). C’est Madame Landry qui répond aux questions des gars concernant leur parcours scolaire, qui supervise les périodes d’études et surveille lors des reprises d’examens, qui accompagne à l’occasion l’équipe dans ses longs déplacements, qui connaît l’horaire de chacun et qui suit les résultats obtenus dans chaque cours; bref, en collaboration avec l’entraîneur et directeur général Gilles Bouchard, les conseillers pédagogiques des écoles fréquentées par les joueurs et leurs familles respectives, c’est elle qui fait en sorte que les gars ne perdent jamais de vue ce qu’on appelle communément « leur plan B ».

Quel est donc la stratégie de l’organisation des Huskies pour s’assurer que l’école occupe la place qu’elle doit dans la vie de ses athlètes? D’abord, les joueurs sont pris en charge par Madame Landry dès le repêchage afin de rassurer les parents qui voient leurs fils quitter la maison : ils seront entre bonnes mains à Rouyn-Noranda. L’équipe s’est également dotée d’une politique scolaire axée sur l’atteinte de bons résultats et la persévérance et, en la signant avant que ne débute la saison, chaque joueur s’engage à se présenter à ses cours et à ses périodes d’étude avec l’équipe. S’il ne respecte pas cet engagement, s’il s’absente ou cumule les retards, il peut se voir imposer une amende. L’équipe préfère toutefois miser sur les encouragements plutôt que sur les punitions. Au moyen d’une présentation en début d’année, Madame Landry informe les joueurs des bourses mises en place par les Huskies, le club des supporteurs, le club Rotary et la LHJMQ afin de récompenser leurs efforts à l’école. Par exemple, grâce à la générosité du Groupe Boyer Proprio Direct, l’équipe offre deux bourses de 500$ à trois reprises durant la saison : une pour les bons résultats et une autre pour la persévérance. Cette année, Chris McQuaid, Mathieu Boucher et Taylor Ford ont vu leur persévérance scolaire soulignée par cette bourse. Raphaël Harvey-Pinard, Samuel Harvey et Tyler Hinam ont pour leur part été récompensés pour l’excellence de leurs notes. Harvey-Pinard est d’ailleurs le joueur qui s’est mérité l’honneur d’être nominé par les Huskies en 2018 pour l’obtention du trophée Marcel-Robert remis par la LHJMQ au joueur qui présente la meilleure combinaison des accomplissements scolaires et sportifs, ce qui lui a valu une bourse supplémentaire de 400$.

Lorsqu’on prend en considération la nécessité de conjuguer les longs voyages sur la route imposés par leur calendrier en saison régulière et les études, les joueurs des Huskies ont beaucoup de mérite.  Avec les séries qui débutent, les déplacements vont bien sûr s’intensifier. C’est ici qu’une personne comme Lucie Landry fait la différence. S’il faut des entraîneurs qualifiés derrière les joueurs pour les guider vers la victoire, il faut également une conseillère pédagogique efficace pour les accompagner jusqu’à la réussite scolaire.  À ce titre, il ne fait aucun doute que les Huskies peuvent compter sur l’une des meilleures de la ligue!

Bonnes séries éliminatoires! Et bonne fin d’année scolaire à tous!

Tommy Allen – 27 mars 2018


Les Huskies : L’équipe cendrillon des séries 2018 ?

Parce qu’il y a toujours des surprises en séries, il y en aura encore cette année. En ce sens, je crois que les Huskies de Rouyn-Noranda seront l’une d’elles. La meute est une équipe jeune avec une identité forte, une éthique de travail rigoureuse et un entraîneur chevronné qui peut s’appuyer sur des leaders de caractère qui ont gagné la Coupe du Président. Forte de l’expérience acquise aux deux printemps derniers, cette équipe sait que chaque but peut faire la différence. Surtout, si tout le monde reste en santé, les Huskies pourront enfin s’appuyer sur la meilleure défensive de la LHJMQ. D’ailleurs, avons-nous perdu un seul match cette année quand Harvey, Lauzon, Cyr et Ford sont dans l’alignement? L’échantillon est mince, mais néanmoins ces joueurs clés seront là pour commencer les séries ! Donc, avec le gagnant du trophée Jacques-Plante devant les buts, un excellent top 6 en défense et des attaquants capables de marquer des gros buts, beaucoup de matchs serrés et de victoires par un seul but sont à prévoir ce printemps!

Mais d’abord, la série contre Sherbrooke. Récemment, les Huskies ont repris du poil de la bête avec le retour au jeu de presque tous leurs joueurs blessés. Ils se sont enfin donné du momentum en attaque avec une plus grande contribution des joueurs de soutien et de l’avantage numérique, ce qui avait grandement manqué au cours des mois de janvier et février. Du côté du Phoenix, malgré leurs récents succès, les absences annoncées de Luke Green (genou) et Yaroslav Alexeyev (pouce) laisseront un grand vide. Bref, ce soir, ce seront deux équipes bien différentes qui sauteront sur la glace de l’Aréna Iamgold par rapport à celles du 2 mars dernier où, on s’en souvient, Sherbrooke avait fait une belle remontée pour finalement l’emporter en prolongation. Rouyn-Noranda en 5 !

Par la suite, le chemin vers la Coupe du Président sera plus laborieux avec la parité que l’on connaît dans le circuit. Une demi-douzaine d’équipes peut certainement prétendre sans complexe au gros trophée. Selon moi, l’une d’elles se démarque davantage depuis la période des échanges et j’espère qu’une surprise en première ronde permettra aux Huskies d’éviter d’affronter le Titan d’Acadie-Bathurst dès le deuxième tour… Si tel était le cas, j’ai confiance que la meute ne jouera pas au golf avant la fonte de la neige témiscabitibienne !

3 raisons pour lesquelles j’y crois :

  • Tous les joueurs seront enfin dans leur bonne chaise ou presque;
  • Les championnats se gagnent par la défensive ? Nous avons le meilleur gardien et le meilleur top 6 de la Q;
  • Nos leaders sont aussi capables de marquer des gros buts !

3 inquiétudes :

  • Les passages à vide, les points échappés en fin de match ou en prolongation et la difficulté de gagner ces gros matchs qui auraient pu faire avancer les Huskies au classement tout au long de l’année 2017-2018;
  • Les débuts de match et la préparation mentale des joueurs, ces deux aspects trop souvent soulevés dans la deuxième moitié de la saison lors des points de presse d’après-match de l’entraîneur Gilles Bouchard;
  • Le manque de profondeur en cas de blessure.

Puisqu’il faut se mouiller un peu…

Parce que c’est en série que l’on voit apparaitre les « vrais guerriers », j’ai interpellé mes collègues du blogue 100% Huskies pour que l’on se crée un Pool des séries LHJMQ 2018* afin de déterminer qui est notre véritable spécialiste! Pour mettre un peu plus de piquant, j’ai ajouté des questions supplémentaires, et surtout, j’ai demandé la participation de deux collaborateurs spéciaux particulièrement actifs sur Twitter pour parler de hockey junior et ayant un lien étroit avec nos Huskies. Je vous invite donc à suivre Jean-François Vachon (@jf_vachon76) et Katherine Harvey-Pinard (@Katharveyp) durant les séries!

Or, comme vous le voyez, nos « experts » s’attendent à une première ronde sans trop de surprise :

Prédictions

*Au début de chaque ronde :

  • Chaque prédiction donnera des points selon un système déterminé :
    • 3 points pour le bon choix d’équipe;
    • 1 point pour le bon nombre de matchs;
    • 1 point boni pour le bon choix d’équipe avec le bon nombre de matchs. 

Donc, il y a une possibilité de 5 points par série 

Questions complémentaires avant le début des séries :

  • Chaque bonne prédiction dans le Carré d’as vaut 2 points;
  • Chaque bonne prédiction des finalistes vaut 3 points;
  • Une bonne prédiction du champion de la Coupe du président vaut 5 points;
  • Une bonne prédiction du gagnant du Trophée Guy-Lafleur remis au joueur le plus utile des séries éliminatoires vaut 3 points;
  • Une bonne prédiction du champion de la Coupe Mémorial vaut 3 points. 

Et ce, pour un grand total de 100 points !

Et vous, vous en pensez quoi?

Quel sera le parcours des Huskies ce printemps?

Total Votes: 13

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Sébastien Lemire – 23 mars 2018


Nos anciens dans la LNH

J’aime beaucoup suivre nos anciens joueurs dans leur carrière au niveau professionnel. Je vous parlais récemment de Nikita Kucherov qui continue de se maintenir en tête du classement des marqueurs de la LNH et dont le nom figure avantageusement dans la course au trophée Hart. Qu’en est-il des autres joueurs à avoir évolué avec les Huskies et qui ont eu leur chance dans la LNH cette saison? Je vous propose un petit tour d’horizon de leurs performances.

Nicolas Deslauriers, Montréal

Quelle belle acquisition du Canadien! L’un des rares points positifs de la saison épouvantable du tricolore. Deslauriers, c’est de la robustesse, du cœur au ventre et un véritable vent de fraîcheur. Il a tout donné pour gagner son poste à Montréal, étant même nommé joueur par excellence du mois de décembre chez le Canadien.

48 matchs – 8 buts, 4 passes, 12 points

Le premier but de Nicolas Deslauriers avec le Canadien :

Sven Andrighetto, Colorado

Une blessure à une jambe a malheureusement ralenti le talentueux attaquant suisse cette saison. Andrighetto est revenu au jeu le 8 mars dernier après avoir raté plus de deux mois. Il se dirige malgré tout vers son plus haut total de matchs en une saison dans la LNH. Si l’Avalanche maintient le rythme des dernières semaines, il pourrait même disputer bientôt ses premiers matchs en séries dans la grande ligue.

42 matchs – 6 buts, 13 passes, 19 points

A.J. Greer, Colorado

L’autre ancien des Huskies évoluant au Colorado a pu contribuer à sa façon aux surprenants succès de l’Avalanche en disputant 17 matchs, à l’occasion de deux séjours dans la LNH. Dans la Ligue Américaine, il totalise 11 points en 24 matchs avec le Rampage de San Antonio, où évolue une autre ancienne vedette de nos Huskies, Jean-Christophe Beaudin.

17 matchs – 0 but, 3 passes, 3 points

Timo Meier, San Jose

Ayant récemment disputé son 100e match dans la LNH, Meier connaît une très bonne deuxième saison avec les Sharks. Après avoir marqué trois fois en 34 matchs l’an passé, l’attaquant suisse vient d’atteindre le plateau des 20 buts cette saison. Il évolue principalement sur le troisième trio de son équipe, en plus de jouer régulièrement sur la deuxième vague de l’attaque à cinq.

71 matchs – 20 buts, 11 passes, 31 points

Jean-Sébastien Dea, Pittsburgh

Il n’a peut-être joué que cinq matchs, mais cinq rencontres dans le même uniforme que les Crosby, Malkin et autres vedettes des doubles champions en titre de la LNH, c’est loin d’être mauvais! Il en a même profité pour marquer son premier but dans la LNH, le 23 janvier dernier.

5 matchs –  1 but, 0 passe, 1 point

Le premier but de JS Dea dans la LNH :

Liam O’Brien, Washington

Celui qui a disputé 160 matchs de saison régulière avec les Huskies en a joué trois jusqu’ici cette saison dans la LNH avec l’équipe d’Alex Ovechkin. O’Brien n’a que 23 ans.

3 matchs – 0 but, 0 passe, 0 point

D’après vous, qui sera le prochain de nos anciens à faire le saut dans la grande ligue? Venez vous exprimer sur notre page Facebook: www.facebook.com/100pour100huskies.

Sébastien Nolan – 20 mars 2018


L’influenceur

Et là, nous savons que la partie débutera dans moins de cinq minutes, car nous venons de l’entendre. Tout le monde présent le sait, parce que ces phrases nous reviennent subitement comme un ver d’oreille: « Aujourd’hui, on nous offre quelque chose d’exceptionnel! Aujourd’hui, nous nous battons pour l’honneur ». Wow! Ça vient me chercher chaque fois.

Et là, du haut de la passerelle, je vois

Et là, du haut de la passerelle, il y a

VOUS!!!

Ce sont ici les dernières lignes de mon précédent billet. Je vous présentais alors le rôle de certains membres de l’équipe technique tel que l’annonceur maison, le disc-jockey ainsi que l’opérateur télévisuel et de l’écran principal. Sachez qu’il y a d’autres canidés dans cette niche dont moi, 2e opérateur vidéo, le 1er étant Benoît Paquin, qui s’y trouve pour vous offrir une belle expérience.

En effet, mon rôle est de gérer le flux d’images provenant de quatre caméras. Je suis celui dont la mission consiste à sélectionner des reprises vidéos, à vous les présenter et à faire un montage des faits saillants de la période et de la partie.

Avant d’entrer plus en détail dans ce sujet, je vais vous mettre au parfum sur les emplacements de nos caméras, du moins celles que j’utilise. La première, et la plus importante, se situe derrière le banc des visiteurs et est opérée par Martin Noël. Ce dernier a le mandat de suivre l’action du début à la fin de la partie. Sa captation servira ultimement les usagers web qui paient et veulent une bonne qualité d’image. Ils veulent surtout que nous suivions l’action. La deuxième est dite « mobile », car elle change d’endroit d’une période à l’autre. Celle-ci est opérée  par Samuel Larivière. Il a le mandat, lui aussi, de suivre l’action, mais aussi de rechercher des émotions dans la foule, de repérer des gens qui pourraient s’adonner aux jeux qui sont préparés pour vous. Souvent, c’est un succès mais parfois, disons-le, c’est plus laborieux. Composer avec le direct, c’est aussi ça. Cette caméra, vous pourrez l’apercevoir, en première période, dans le coin nord, en deuxième, dans le coin sud, avant qu’elle ne revienne, en troisième, dans le coin nord. Sa captation est primordiale pour nos reprises vidéos, car elle nous donne souvent des images à couper le souffle. Et, pour finir, nous avons deux autres caméras fixes situées dans les hauteurs, directement en arrière des deux filets. Ce sont en fait deux caméras de surveillance que nous utilisons pour combler nos besoins.

Et là, du haut de la passerelle, je travaille au rythme de vos réactions. Votre rôle est primordial! En effet, sans votre grande clameur, j’en échapperais une couple. Effectivement, j’ai les yeux rivés 75% du temps sur les écrans vidéos. Le 25% restant, je suis concentré à faire du montage et c’est à ce moment que vous m’êtes indispensables. Lorsque vous criez pendant que je fais du montage, vous me permettez de réagir promptement et de sélectionner la séquence. Souvent, elle est bonne et je me permets de vous la présenter. Parfois, vous êtes très émotifs, mais la raison de vos cris ne justifie pas une telle reprise. Sans rancune.

Il faut mettre une chose au clair : je suis employé par les Huskies et non la LHJMQ. Lors des reprises vidéos, ce n’est pas moi qui ai le mandat de décider si un but est bon ou non. Cette tâche est donnée aux officiers engagés par la LHJMQ. Il est certain que la plupart du temps, grâce à mes caméras, je connais le résultat avant vous, mais je n’ai aucune influence sur la décision finale. Très rarement, une reprise envoyée au tableau central influencera un entraîneur ou un arbitre sur sa décision de demander une révision du jeu.

On me demande souvent pourquoi je ne vous montre pas tel ou tel jeu. Vous m’indiquez que vous aimeriez voir des séquences fâcheuses ou sensibles plus souvent. La vérité est simple : je dois servir de catalyseur et faire attention de ne pas mettre de l’huile sur le feu. Bien que je ne sois pas engagé par la ligue, les Huskies, eux, en font partie. Je suis donc lié aux opérations hockey du circuit. La Meute est imputable à la Ligue, et moi, aux Huskies. J’ai un certain rôle d’influence. Imaginez si, chaque fois que vous n’aimez pas une décision de l’arbitre, vous qui êtes déjà à fleur de peau, j’alimentais cette colère en diffusant des images qui font mal paraître un individu. Imaginez maintenant que nous soyons en séries éliminatoires, que j’alimente cette même colère et qu’un événement fâcheux arrive à la fin de la partie? Moi, je ne veux pas avoir cette charge mentale en quittant les lieux.

Notre organisation est partie de loin, et l’arrivée du tableau central a tout changé. C’est un outil merveilleux, un bijou! Au début, nous présentions à peu près tout, allant de coups salauds, des mauvais appels des arbitres jusqu’aux jeux controversés. Un jour, on nous informe que nous serons mis à l’amende si nous continuons à présenter de telles images. S’en est suivie une période creuse où j’avais peur de présenter des reprises même les plus légères. Du coup, le travail est devenu monotone. Je ne connaissais pas la ligne à ne pas franchir. Plusieurs mois se sont écoulés, notre Gouverneur s’est aperçu que notre tableau central n’était pas utilisé à sa pleine capacité. Il nous donne alors son appui et nous demande d’en montrer un peu plus. Ce que nous faisons mais, encore une fois, on nous reproche de montrer des images qui font mal paraître la ligue. De toute évidence, je ne connais toujours pas la ligne à ne pas franchir! Je laisse alors la saison se terminer, car il ne reste que quelques parties mais je me sens censuré. Lorsque je consulte les faits saillants des autres clubs, il me semble qu’ils vont plus loin que moi. J’ai même déjà vu des reprises de bagarres. Éthiquement, je crois que ce n’est pas correct.

Je prends mon mal en patience, mais je me donne le mandat de communiquer avec les autorités de la ligue avant le début de la saison suivante. Quelques courriels ici et là et finalement, un dénommé Pierre Leduc me téléphone. M. Leduc est le Directeur des Opérations Hockey du circuit Courteau. Nous discutons une vingtaine de minutes, il m’envoie un document sur les règlements du circuit. Le message à retenir : préserver et montrer autant que possible une image positive de la ligue. Nous avons établi qu’il est possible, lors d’un jeu controversé ou d’une punition, de présenter la séquence vidéo en utilisant la caméra principale. Bref, tout est devenu plus facile! Ça devient même agréable lorsque vous me mentionnez que vous avez remarqué ces changements.

Mon rôle ne s’arrête pas là. J’ai le mandat d’effectuer un montage brut de nos faits saillants. Une fois sélectionnées, les séquences sont envoyées à Benoît Paquin qui, lui, fignole le tout et vous livre un montage final. Vous pouvez les consulter à l’adresse suivante : http://huskies.qc.ca/?pt=video&s=. Il est à noter que dans cette section nous ne préparons que les faits saillants des joutes disputées à Rouyn-Noranda; les parties à l’étranger sont préparées par la ligue.

Benoit et moi, nous nous donnons aussi le mandat de créer un bon souvenir pour nos hockeyeurs. Par exemple, lorsqu’un joueur compte son 1er but, nous isolons ce moment afin de le lui envoyer. Je ne sais pas à quel point c’est apprécié, mais je crois que cela en vaut la peine.

En terminant, je vous invite à rester attentif à ce qui est présenté sur l’écran géant, vous pourriez être l’élu d’un jeu!

Claude Flamand – 15 mars 2018


Gilles Bouchard : un gagnant

Après le premier quart de la saison en cours, le statisticien de la LHJMQ, Denis Demers, me faisait parvenir une éphéméride intéressante dont on pouvait se servir lors de la diffusion de nos matchs sur le Web et à la radio. Cette information révélait le pourcentage de victoires de tous les entraîneurs en chef de l’histoire de la ligue qui avaient agi à ce titre derrière le banc d’une équipe pour 125 parties et plus.

La raison principale pour laquelle le statisticien de la ligue me faisait parvenir cette compilation, c’est que l’entraîneur-chef des Huskies, Gilles Bouchard, était le meneur parmi tous les entraîneurs actifs dans la ligue à ce moment-là. Sa fiche démontrait un pourcentage de victoires de 60,4 %, ce qui lui permettait de devancer Jim Hulton des Islanders de Charlottetown à 59,2 %, Serge Beausoleil de l’Océanic à 58,1 %, Joël Bouchard de l’Armada à 55,9 % et Dominique Ducharme des Voltigeurs à 55,7 %.

Malheureusement, je n’ai pas eu l’opportunité de rapporter cette information sur nos ondes durant cette période faute d’espace et de temps. En cours de saison, je me proposais toujours d’en parler à un moment donné, mais je n’ai jamais réussi à trouver le temps pour le faire. Mais, comme on dit souvent, il n’est jamais trop tard pour bien faire et je me suis dit qu’il fallait profiter du blogue 100 % Huskies pour y arriver. Je me suis donc attelé à la tâche pour mettre ce document à jour, afin de vous dévoiler ce qu’il révèle à quelques jours de la fin de la saison régulière.

Avec quatre matchs à disputer à la saison régulière, Gilles Bouchard est toujours le meneur avec un pourcentage de victoires de 59,4 %, devançant tout juste Joël Bouchard qui le talonne à 59 %. Serge Beausoleil se retrouve au troisième rang  avec 58,6 %, Jim Hulton à 57,9 % et Dominique Ducharme à 56,5 %. Dépendant du dossier de chacun dans les quatre ou cinq derniers matchs de la saison, l’entraîneur-chef de l’Armada pourrait devancer le nôtre, mais au moment d’écrire ces lignes, c’est toujours notre Bouchard qui mène!

Cette statistique est d’autant plus intéressante qu’elle démontre que notre entraîneur-chef arrive au 11e rang de l’histoire de la ligue derrière des noms aussi prestigieux que Gérard Gallant, qui domine avec un pourcentage de 79,1 %, Maurice Filion à 73,3 % et Michel Therrien à 70,7 %. On y retrouve également devant Bouchard, les Michel Bergeron, Patrick Roy, Orval Tessier, Claude Therrien, Pierre Creamer, Bob Hartley et Ghislain Delage. Pas pire pour un entraîneur-chef qui termine sa cinquième saison complète dans la LHJMQ dans un petit marché comme celui de Rouyn-Noranda.  Le moins qu’on puisse dire, c’est que Gilles Bouchard est un gagnant.

Jean-Paul Charlebois – 11 mars 2018


Merci Francis!

Pour la première fois depuis la fin de l’inoubliable saison 2015-2016, au cours de laquelle il est devenu le premier capitaine des Huskies à lever la Coupe du Président, Francis Perron sera de retour sur la patinoire de l’aréna Iamgold demain. J’ai bien hâte de voir si les Huskies domineront encore une fois les Foreurs lors du dernier duel de la saison de la Guerre de la 117, mais j’avoue que la raison principale pour laquelle je serai dans les gradins, mardi soir, sera pour applaudir une autre fois notre ancien numéro 27. Avec tout ce qu’il a fait pour cette équipe, il mérite une sacrée belle ovation!

Francis Perron, c’est 289 matchs, 307 points et une Coupe du Président. Mais il y a beaucoup plus que les statistiques. Je ne connais pas Francis Perron personnellement. Cependant, en tant que partisan, j’ai toujours été impressionné par sa générosité et sa gentillesse dans les activités de l’équipe en dehors de la patinoire. Plus que ses statistiques, ce que je retiendrai surtout de Perron, c’est qu’il a été un grand capitaine. Il a bien compris tout ce que ça comporte d’être un vrai HUSKIES. En plus d’être appuyé par un entraineur-chef de qualité, l’équipe d’il y a deux ans avait beaucoup de talent. Mais vous le savez, le talent, ça ne suffit pas toujours. Ça prend du leadership et Perron en a apporté énormément. Joueur par excellence de la saison régulière et des séries 2016, le choix de septième ronde des Sénateurs demeurera à tout jamais le visage principal de cette première conquête de la Coupe du Président de la meute. Pour toujours, il sera notre capitaine champion. Merci Francis!

perron-e1470254679110                                                         Photo: LHJMQ

Francis Perron en chiffres avec les Huskies

En saison régulière :

251 matchs;

93 buts;

164 passes;

257 points;

Ces résultats font de lui 3e meilleur pointeur de l’histoire des Huskies en saison régulière, derrière Jérôme Tremblay et Mike Ribeiro.

En séries :

38 matchs;

17 buts;

33 passes;

50 points;

Et donc, meilleur pointeur de l’histoire des Huskies en séries!

Sébastien Nolan – 5 mars 2018


« Papa, qui sont les meilleurs ? Les Huskies ou les Canadiens ? » – Jules, 6 ans

Question existentielle s’il en est une, j’y ai eu droit à quelques reprises depuis le début de la saison de hockey de la part de mon fils Jules, qui a 6 ans. Cette année, en pensant à leur classement respectif, je suis bien évidemment obligé de lui répondre que ce sont les Huskies ! Ce questionnement démontre néanmoins que dans la tête d’un jeune amateur de première année, les Huskies, c’est aussi gros que les Canadiens, sinon plus ! Parce que, contrairement aux Glorieux, les Huskies gagnent la grande majorité de leurs matchs.

Jules joue au hockey dans la catégorie pré-novice 2. Il sait patiner depuis qu’il a l’âge de deux ans et, ce vendredi, il dira sans surprise à ses camarades de classe dans une présentation orale que son sport préféré, c’est le hockey ! J’ai le plaisir de l’entrainer depuis quelques années déjà et, évidemment, il est toujours content de pouvoir regarder un match à la télé, et ce, jusqu’au son de la sirène annonçant la fin de la première période et surtout, l’heure d’aller se coucher.

1                                       © TC Media/Jean-François Vachon (Au bas de la photo, les petits bras de Jules triomphant)

Lorsque nous vivions à Montréal, j’ai amené mes deux garçons voir quelques matchs des Huskies à Drummondville et à Blainville-Boisbriand pour tenter de développer leur passion du hockey, mais aussi leur sentiment d’appartenance à Rouyn-Noranda.

2Voilà que depuis que nous avons quitté la ville de la sainte-flanelle pour celle du rouge et noir, Jules a eu plusieurs chances de croiser ses idoles ! D’abord, au cours d’une séance d’autographe avec Zachary Lauzon, puis à l’aréna Jacques-Laperrière, après une pratique, lors d’une conférence organisée par le Club des supporteurs avec Jacob Neveu, Raphaël Harvey-Pinard, Mathieu Boucher et Zachary Lauzon, où il aura appris, entre autres, que c’était aussi important de pratiquer d’autres sports pour être un bon joueur de hockey.

Je me sens choyé de revenir vivre à Rouyn-Noranda et d’avoir en plus cette chance unique d’offrir à mon garçon des expériences de vie rattachées à sa plus grande passion. Les Huskies, pour Jules, c’est aussi la possibilité d’exprimer sa fierté. Je peux vous dire qu’il était très fier de se promener sur la glace des Huskies pour se donner en spectacle lors d’un mini-match durant le premier entracte d’une partie locale et d’y avoir marqué deux ou trois buts!

4En somme, vivre à Rouyn-Noranda, c’est aussi ça. C’est offrir des opportunités uniques à un enfant de 6 ans de vivre des moments magiques avec son équipe de hockey préférée parce que celle-ci est proche de sa communauté et entretient cette relation de brillante façon. De voir nos joueurs grandeur nature devant certains commerces a aussi son impact ! Je veux terminer ce texte en remerciant le Club des Huskies de Rouyn-Noranda d’avoir osé rendre accessible à la population leur équipe, particulièrement les joueurs natifs de la région. Cela ajoute de la puissance au message d’un père qui veut encourager son fils à croire qu’il est possible, avec du travail et des efforts, de réaliser ses rêves. Car, normalement, Jules veut finir sa présentation orale de vendredi en mentionnant que son rêve est de jouer pour les Huskies, ou sinon, pour les Canadiens ! Peu importe s’il y arrive un jour, l’important c’est qu’il apprenne aussi le plaisir de la pratique de son sport.

Sébastien Lemire – 2 mars 2018


Kucherov : le premier ancien Huskies à gagner le Hart?

Voir jouer Nikita Kucherov est un réel plaisir pour tout bon amateur de hockey. Pour ceux qui ont eu la chance de le voir à l’œuvre durant son court mais fructueux passage avec les Huskies, ce plaisir vient accompagné d’un grand sentiment de fierté. La fierté d’avoir vu un joueur aussi talentueux et spectaculaire dans notre uniforme.

Quelle saison il connait le 86 du Lightning! Avec environ un mois et demi à écouler à la saison de la LNH, Kucherov est l’un des grands favoris pour mettre la main sur le trophée Hart remis au joueur le plus utile. Si ça arrive, on pourra se dire qu’il y a un petit peu des Huskies là-dedans!

André Tourigny doit encore se frotter les mains de satisfaction quand il pense à cette transaction réalisée en novembre 2012. Pour faire l’acquisition de l’attaquant russe, Tourigny avait dû céder un choix de deuxième tour et les services de l’attaquant Denis Kamaev, un autre russe qui s’est finalement retrouvé à Sherbrooke. Si Kamaev n’avait pas été mauvais avec une moyenne de près d’un point par match avec les Huskies, ses performances n’ont rien à voir avec celles offertes par Kucherov.

Nikita Kucherov avec les Huskies, saison 2012-2013

Saison régulière : 27 matchs –  26 buts, 27 passes, 53 points

Séries éliminatoires : 14 matchs – 9 buts, 15 passes, 24 points

En combinant saison régulière et séries, c’est 77 points qu’il aura donné aux Huskies en seulement 41 matchs. Une moyenne de près de deux points par match. Difficile de demander mieux! On n’oubliera sans doute jamais cette combinaison Nikita Kucherov et Sven Andrighetto, sans doute l’un des duos les plus spectaculaires de l’histoire des Huskies. Malheureusement, il y avait un autre duo pas piqué des vers à Halifax! Les Mooseheads de Drouin et MacKinnon avaient plus de profondeur, c’est ce qui aura finalement arrêté les Huskies dans leur irrésistible poussée vers la Coupe du Président.

On l’a vu durant les quelques mois qu’il a été à Rouyn-Noranda, Kucherov avait du talent. Beaucoup de talent! Mais soyez honnêtes : est-ce que vous pensiez réellement le voir dominer la LNH au point où il le fait depuis quelques saisons? C’est beau être dominant pendant une moitié de saison dans la LHJMQ, mais continuer de l’être tout autant dans la LNH est une toute autre paire de manches!

nikita-kucherov_9ctmpa9hbscw19krzacu0pei0                                    Photo: Getty Images

Nikita Kucherov dans la LNH

2013-2014 : 52 matchs – 9 buts, 9 passes, 18 points

2014-2015 : 82 matchs – 29 buts, 36 passes, 65 points

2015-2016 : 77 matchs – 30 buts, 36 passes, 66 points

2016-2017 : 74 matchs – 40 buts, 45 passes, 85 points

2017-2018 : 63 matchs – 33 buts, 49 passes, 82 points

En date du 27 février, il avait déjà accumulé 316 points en 348 matchs dans la LNH. Cette saison, il continue de dominer le classement des marqueurs du circuit Bettman. Après une saison de 85 points l’an dernier, dont 40 buts, il se dirige vers une récolte encore plus élevée de points cette saison. Le plateau des 100 points, devenu si difficile à atteindre, est à sa portée. À moins que la blessure subie lors du match de lundi soir (26 février) soit suffisamment sérieuse pour lui faire manquer plusieurs matchs. Il est à espérer que ce ne sera pas cette blessure qui l’empêchera d’aller chercher le Hart. Peu importe ce qui arrivera, personne ne pourra lui enlever ses statistiques qui sont déjà assurées d’être exceptionnelles pour la LNH d’aujourd’hui. Nikita Kucherov comme champion marqueur et gagnant du trophée Hart? Ça semble encore très possible. Comme partisan des Huskies, je le souhaite fortement. Et pourquoi pas une Coupe Stanley avec ça!

Sébastien Nolan – 27 février 2018


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Comment je suis devenu UN HUSKIES

C’était à la fin de l’été 2009! Je venais de terminer mes 2 semaines de vacances et le lendemain matin, je retournais au travail comme directeur du produit des 2 stations Énergie de l’Abitibi-Témiscamingue. Les deux stations allaient passer du Énergie à NRJ. Ce changement ne me parlait pas du tout. Ce soir-là, j’expliquais à ma conjointe que ce qui me faisait triper en radio c’était la proximité avec les gens et notre implication sociale. On nous disait qu’en s’associant au plus grand réseau planétaire, NRJ, nous avions accès plus rapidement aux plus gros “hits“ en Europe, Asie, etc. Mais en même temps, ça nous empêchait de tourner Anodajay ou Lubik…

Je lui expliquais donc que j’avais envie de faire quelque chose pour notre ville, notre communauté et faire rayonner Rouyn-Noranda. J’ai Cj5SwjKXAAErvsOtoujours eu ce désir intense de promouvoir mon milieu, de l’aider du mieux que je peux et de m’impliquer dans les projets qui tissent notre fierté. C’est exactement à ce moment qu’au Réseau des sports, on annonce la nomination de Mario Duhamel à titre d`entraîneur-chef des Voltigeurs de Drummondville! Je savais pertinent bien que sa conjointe, Nadia, était responsable du marketing aux Huskies de Rouyn-Noranda.

 

C’est alors que j’ai communiqué avec l’équipe pour connaître la nature du poste et les besoins de la formation. Quelques minutes plus tard, André Tourigny communiquait avec moi pour m’inviter à dîner. L’année excitante qui s’en venait, les projets d’agrandissement de l’aréna, l’effet “Famille“ des Huskies et le “pitch“ de vente d’André Tourigny m’ont convaincu de faire le saut dans le monde junior, mais surtout de travailler pour un symbole fort de notre région : Les Huskies de Rouyn-Noranda. Depuis ce jour, je m’efforce autant que je peux à faire grossir ce sentiment. Je tenterai de vous l’expliquer dans mes prochains blogues par mes expériences aux repêchages, lors des rencontres à l’extérieur et même à la Coupe Memorial.

Ian Clermont – 21 février 2018


Rivalité Huskies/Foreurs 

L’éternelle comparaison

Entre Val-d’Or et Rouyn-Noranda : on pourrait écrire un livre sur le sujet.

Cette rivalité est encore et toujours bien ancrée et sachez que ça dépasse le monde du hockey junior québécois. Ce jeu est présent dans plusieurs sphères d’activités.

Historiquement… ça toujours été comme ça.

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Une expérience continuelle

De l’angle du hockey junior, c’est une confrontation qui attire les foules et qui surtout génère discussions et débats. Chaque duel est médiatisé et couru par les amateurs par ces voyages aller/retour en autobus qui s’organisent et qui permettent aux fans de vivre ces événements ensemble.

Pour les partisans des deux villes, c’est du bonbon. C’est le moment de plaisir de supporter ses favoris, de faire de la vraie partisannerie, d’envoyer des pointes envers les rivaux, de faire de l’analyse, de jouer aux gérants d’estrades et de savourer les victoires, et digérer les défaites : bref de l’émotion à grande dose.

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Une ligne de conduite à Rouyn

Je suis activement les activités de la LHJMQ depuis ma jeune vingtaine. Aujourd’hui, près de 20 ans plus tard, je peux sans hésiter affirmer que la Guerre de la 117 a toujours été plus importante chez les Huskies.

À Rouyn-Noranda, ce n’est pas compliqué. Perdre contre Val-d’Or, c’est inacceptable!

Que ce soit les dirigeants, les gestionnaires, le personnel hockey, les employés ou les joueurs, c’est une culture d’organisation qui se transmet d’année en année. Il suffit d’avoir visité le vestiaire de la Meute pour en prendre connaissance et comprendre cet enjeu crucial.

Je me souviens comme si c’était hier de mes nombreux entretiens à ce sujet avec André Tourigny, longtemps le visage de l’organisation. Il avait le feu dans les yeux quand venait le temps de préparer et motiver ses joueurs au maximum pour ces duels à saveur régionale.

Battre les Foreurs : c’est un objectif saison après saison pour les Huskies.

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À Val-d’Or c’est important, mais…

Dans la cour des Foreurs, les flamboyants Richard Martel et Claude Bouchard sont deux entraîneurs qui avaient un malin plaisir à mettre de l’huile sur le feu de cette bataille abitibienne.

Par la suite, la flamme de cette rivalité s’est estompée. Trop souvent ces duels contre les Huskies étaient approchés comme des matchs ordinaires : un match comme un autre. Oui d’accord, il y avait une frénésie, une excitation MAIS le sentiment de haine et de devoir gagner à tout prix était moins criant. Moins que chez les Huskies ça c’est certain!

Faut dire aussi que la fiche à vie entre les deux équipes tourne nettement à l’avantage des Huskies avec 107 victoires en 197 matchs et seulement 68 défaites en temps réglementaire contrairement à 81 victoires pour les Foreurs et 92 revers en temps régulier.

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Anecdotes

Ouch!

Je me souviens de cet hiver 2007-08, à Val-d’Or, où les Foreurs avaient terminé la saison régulière avec une fiche gênante de 1-11 contre Rouyn-Noranda. Imaginez! À elle seule, cette récolte de 22 points sur une possibilité de 24 avait clairement aidée les Huskies à se classer au premier rang du Circuit.

Remontée!

Plus réjouissant!

Tout le monde se souvient de cette spectaculaire remontée des Foreurs le 5 décembre 2000. Avec à peine trois minutes à jouer au match, les Huskies sont aux commandes avec une avance de 6-2. Plusieurs partisans ont même quitté l’amphithéâtre. Val-d’Or inscrit 4 buts sans riposte pour égaliser et se sauve avec la victoire en prolongation.

La réponse qui tue!

Maintenant quand les partisans des Foreurs sont bouche-bée et à court d’arguments en discutant de cette Guerre de la 117, ils gardent toujours une carte dans leur jeu: celle que c’est leur équipe qui mène la vraie Guerre de la 117 avec 3 coupes du Président contre une pour leurs grands rivaux.

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En conclusion, cette rivalité est unique et nécessaire au bien-être du hockey junior dans la région de l’Abitibi-Témiscaminque. Nous sommes toutes et tous l’essence de cette confrontation naturelle entre Huskies et Foreurs. Nous sommes les grands gagnants de pouvoir la vivre et aussi la transmettre à nos enfants.

Jonathan Gagnon – 13 février 2018


L’équipe que l’on aime détester!

Notre intérêt pour le sport ne serait pas le même sans les rivalités. Des duels entre Muhammad Ali et Joe Frazier jusqu’à ceux entre Roger Federer et Rafael Nadal, en passant par les affrontements Canadiens/Nordiques, Red Sox/Yankees ou Prost/Senna, les rivalités font depuis toujours partie intégrante du sport. Elles en sont un élément essentiel. Les athlètes se nourrissent de ses rivalités. Les partisans aussi! En Abitibi-Témiscamingue, nous ne sommes pas en reste. Je dirais même que pour une région de moins de 150 000 personnes, nous sommes chanceux d’avoir une rivalité comme celle qui existe entre les Foreurs et les Huskies.

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La région a déjà connu d’autres belles rivalités sur le plan du hockey, mais celle-ci va plus loin car elle se vit à travers une ligue présente aux quatre coins du Québec et des Maritimes. Cette rivalité, elle est bonne pour les joueurs, pour les partisans, pour les deux organisations et pour toute la région. Elle motive les joueurs, elle excite les partisans. Et, heureusement, elle n’a pas tendance à trop déraper. Ce n’est pas toujours parfait, mais on est loin d’un bordel comme celui qu’on a déjà vu un certain Vendredi Saint au Forum de Montréal!

Même quand un duel Foreurs-Huskies n’a aucune importance pour le classement, il y a la fierté qui entre en ligne de compte. La fierté d’être les meilleurs de la Guerre de la 117! Et ce n’est pas rien. On le sent aussi chez les amateurs. Le chiffre de l’assistance est toujours plus élevé lors de ces affrontements. Même quand nos arénas ne sont pas pleins, l’ambiance est toujours différente lors des confrontations 100% abitibiennes. On sent qu’il y a un véritable enjeu. J’ai été voir un match à Val-d’Or cette saison. Ça fait un petit bout de temps que je n’en avais pas eu la chance. Ce qui m’a le plus frappé? Les merveilleuses discussions entre les partisans des Foreurs et ceux des Huskies avant, pendant et après le match. Quel plaisir!

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Quand on est partisan des Huskies, on est fier de détester les Foreurs! J’avoue que détester est peut-être un bien grand mot. Dans le fond, les Foreurs, on est content qu’ils existent. On aime les affronter. Nous avons besoin de cette rivalité. D’ailleurs, je me demande souvent ce qu’il adviendrait si l’une de nos deux équipes devait disparaître. L’autre pourrait-elle survivre longtemps? Heureusement, nous n’en sommes pas là. Nous devrions pouvoir prendre plaisir encore longtemps à détester l’équipe à l’autre bout de la 117. Cette fameuse Guerre de la 117, on ne peut plus s’en passer. C’est un pur bonheur de savourer chacune de nos victoires face au vert et or. J’en suis persuadé : si un jour les Foreurs devaient partir, le hockey ne serait plus jamais pareil en Abitibi. On s’ennuierait d’eux, comme on s’ennuie de nos meilleurs chums!

Sébastien Nolan – 12 février 2018


La fierté d’un ancien maire

Je suis très fier d’avoir été maire de Rouyn-Noranda lorsqu’il a été décidé de doter la ville d’une équipe dans la Ligue canadienne de hockey, via la Ligue de hockey junior majeur du Québec. À la ville, nous aspirions avoir notre club dans cette réputée ligue, d’autant plus que Val-d’Or avait déjà le sien.

Rouyn-Noranda avait déjà une réputation prolifique au niveau du hockey. Au moment de joindre la Ligue junior majeure du Québec, notre ville avait déjà produit une trentaine de joueurs dans la Ligue nationale, soit environ un joueur par 1 000 habitants. Peu de villes peuvent se vanter d’en avoir fait autant.

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En 1996, nous avons appris que le Laser de Saint-Hyacinthe (anciennement le Canadien junior) espérait déménager sa concession. Il n’en fallait pas plus pour stimuler les esprits à Rouyn- Noranda.  Accompagné de Gilles Laperrière, j’ai eu une première rencontre avec les propriétaires du Laser, messieurs Dave Morin et Sylvain Danis. Nous avons alors jeté les bases de ce projet. Nous avons vérifié auprès de toutes les villes du circuit pour connaître l’implication monétaire des villes dans l’aventure de la Ligue junior majeure du Québec.  Suite à ces vérifications, nous avons déduit qu’un montant de 75 000 $ comme budget de la ville était raisonnable. Suite à un sondage mené par le Centre local de développement, avec Mario Lamarche en tête, et appuyé par la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda, les gens d’affaires de la ville ont appuyé le projet disant que s’il devait y avoir dépassement de coûts ils accepteraient de l’absorber via la taxe d’affaires. Il n’y a finalement pas eu de dépassement de coûts, donc pas d’augmentation de taxes. C’est sur des bases solides que notre équipe a vu le jour. Nous avons ensuite adapté notre aréna aux normes de la ligue, en plus d’y installer des loges.

Ma fierté est plus tard montée d’un cran lorsque des gens d’affaires de Rouyn-Noranda, Jacques Blais en tête, se sont portés acquéreurs du club. Merci à messieurs Morin et Danis d’être venus à Rouyn-Noranda. Vous nous avez donné l’opportunité de prouver à tous que nous sommes une vraie ville de hockey.

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Regardez ce qu’est devenu notre aréna : nous en sommes fiers! Les Huskies ont permis aux villes de Rouyn et de Noranda de sceller leur fusion et de devenir les partisans d’une seule équipe. Merci à l’organisation des Huskies, continuez d’être notre fierté!

Pierre Grandmaître – 7 février 2018


Un dossier très éloquent

Récemment, je lisais sur le réseau Twitter une nouvelle transmise par M. Geoffrey Brandow, statisticien pour la Ligue canadienne de hockey, indiquant que les Huskies de Rouyn-Noranda figuraient au quatrième rang de la LHJMQ pour le nombre de victoires remportées en saison régulière au cours des quinze dernières années. Au premier rang de ce classement, on y retrouvait les Remparts de Québec, suivis des Olympiques de Gatineau et des Wildcats de Moncton.

Cette nouvelle a surpris plusieurs observateurs de la scène du hockey junior majeur à travers le Québec, mais ce ne fut pas mon cas puisque je compile une statistique similaire depuis l’arrivée des Huskies dans la ligue en 1996. Ceux et celles qui ont fait l’achat de mon livre sur l’histoire de l’équipe, intitulé Un rêve devenu réalité, ont pu prendre connaissance de cette compilation sous la forme d’un classement général des équipes depuis 1996-1997 jusqu’à la fin de la saison 2015-2016, qui démontre que la meute se retrouvait au cinquième rang à ce moment-là.

La nouvelle de M. Brandow a piqué ma curiosité au point de refaire ma compilation en date du 28 janvier dernier, après la rencontre contre les Foreurs de Val-d’Or. Sans trop d’étonnement, j’ai constaté que le Rouge et Noir détenait maintenant le quatrième rang du classement général depuis 1996-1997 derrière Québec, Shawinigan et Gatineau avec une avance de six points sur Moncton, une avance qui devrait s’accentuer d’ici la fin de la saison. Par contre, les Olympiques nous devançaient par 58 points, à trois points de Shawinigan qui se retrouvait à 90 points de Québec. C’est donc dire que les Remparts sont de loin l’équipe dominante au classement général dans la ligue depuis 1996.

Par ailleurs, les partisans des Huskies seront sans doute enchantés d’apprendre que leurs grands rivaux de la 117 se retrouvent au onzième rang de ce classement, 128 points derrière notre équipe. Il est aussi plaisant de constater que nous devançons une organisation dont on parle beaucoup ces temps-ci, les Mooseheads d’Halifax qui se retrouvent au sixième rang à 30 points des Huskies. Pourtant, cette organisation peut compter, année après année, sur les meilleurs Européens, des joueurs qui préféreraient jouer dans un collège américain plutôt que dans la LHJMQ (excepté à Halifax), et des ressources financières et humaines beaucoup plus considérables.

Certains observateurs du hockey junior diront sans doute qu’un tel classement ne veut pas dire grand-chose, parce que l’important ce n’est pas ce qui se passe en saison régulière, mais en séries d’après-saison. À ce sujet, les Huskies se comparent très bien avec Halifax avec deux trophées Jean-Rougeau et une Coupe du Président à son actif par rapport à un Jean-Rougeau et une Coupe du Président pour les Mooseheads. Admettons que ces derniers ont gagné une Coupe Memorial, mais notre équipe est venue bien près de ce but, il y a deux ans. Durant cette même période, le Rouge et Noir n’a raté les séries d’après-saison que deux fois, alors que l’équipe des Maritimes fut exclue à quatre reprises.

J’affirme donc que ce classement est un indice important de la qualité d’une organisation sur une longue période, si l’on se fie aux équipes qui nous devancent ou qui nous suivent de près. Québec et Shawinigan n’ont pas gagné la Coupe du Président durant cette période, mais les Remparts ont remporté le trophée Jean-Rougeau deux fois et les Cataractes une fois. Il faut aussi mentionner que ces deux équipes ont une conquête de la Coupe Memorial à leur actif. Les Olympiques font meilleure figure avec deux championnats de saison régulière, quatre Coupes du Président et une Coupe Memorial.

Avec raison, on a souvent fait l’éloge de ces équipes à travers la ligue au cours des 22 dernières années, mais force est de constater que l’on peut aussi rendre hommage à notre équipe qui connaît autant de succès avec un peu plus de mérite, si l’on prend en considération les moyens à notre disposition comparativement à ces formations.

Jean-Paul Charlebois – 5 février 2018


Mon humble contribution

La scène se passe le 5 octobre dernier. Les classes de troisième année de l’école Notre-Dame-de-Protection effectuent une sortie de patinage libre à l’aréna Iamgold. J’y accompagne la plus jeune de mes deux filles pour donner un coup de main comme d’autres parents : après tout, les enseignantes ne peuvent quand même pas attacher seules toutes ces paires de patins !

Une fois chaussés, les enfants s’élancent sur la glace avec enthousiasme. Il y a celles qui, déjà habiles patineuses, montrent leur savoir-faire dans le cercle des mises au jeu, patins blancs aux pieds. Il y a quelques garçons vêtus de leur casque avec une grille et des gants qu’ils portent pour jouer dans les ligues mineures. On les voit filer à toute allure entre les autres élèves, moins doués ceux-là, qui marchent davantage sur leurs lames qu’ils ne patinent. Mais qu’à cela ne tienne : tous ont au visage une joie qu’un adulte comme moi ne peut que rêver de retrouver un jour. Leur insouciance fait plaisir à voir.

Tandis que la majorité tourne sur la patinoire dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, je remarque l’absence d’une partie de la baie vitrée près de l’endroit où les Huskies font leur entrée lors des parties, sans y accorder plus d’attention. Je suis trop occupé à tenter de prendre, en vain, une belle photo de ma fille et de ses amies avec mon téléphone. Lorsque je relève la tête, je constate que plusieurs enfants se sont arrêtés à l’endroit exact où un panneau d’acrylique devra être réinstallé. Quelques instants plus tard, ce sont une bonne vingtaine de jeunes garçons et filles qui s’agglutinent à la bande et, même de loin, leur excitation est palpable. Ma curiosité l’emporte, je décide d’aller voir ce qui s’y passe et c’est là que je découvre la cause de cette agitation : un jeune homme, pieds nus, se prête à une séance de signature improvisée. C’est le capitaine des Huskies, le numéro 18 : Mathieu Boucher.

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Boucher est probablement sorti du vestiaire juste avant de revêtir son équipement pour un « morning skate » avec le reste de l’équipe. J’imagine qu’un ou une jeune fan du club l’a reconnu et lui a demandé de signer son casque ou ses gants. Et voilà qu’ils sont maintenant une trentaine à attendre leur tour et le joueur de vingt ans, qui en est à sa quatrième et dernière saison avec les Huskies, les exauce toutes et tous de bonne grâce. Il aurait été facile pour lui de retourner dans la chambre en prétextant un manque de temps. C’est sans doute ce que j’aurais fait, moi, à sa place, quand j’avais vingt ans. Mais pas lui… Si vous aviez vu la fierté de ma fille, le soir venu, quand elle a enfin pu montrer à sa maman la signature sur son casque blanc et rose!

J’aimerais pouvoir écrire que j’ai suivi de près la carrière de l’ailier gauche originaire de Malartic, mais ce n’est que depuis les séries éliminatoires de la saison dernière que j’assiste de façon un peu plus soutenue aux rencontres locales des Huskies. Je suis donc loin d’être Claude Flamand, présent et impliqué aux reprises vidéo lors de chacune des parties à domicile. Et si j’arrive à nommer la plupart des joueurs de la présente édition de même qu’une poignée d’anciens athlètes ayant évolué au sein de l’équipe, je suis loin d’être Jean-Paul Charlebois, descripteur des matchs et historien officiel des Huskies. Et j’ai beau comprendre un peu « la game », comme on dit, et m’intéresser aux résultats du club, je serais incapable de poser un regard analytique sur la ligue, son fonctionnement ou ses diverses organisations comme arrive à le faire Sébastien Lemire. Et bien sûr, je ne jouirai jamais d’un accès privilégié aux joueurs et à l’ensemble du personnel des Huskies comme Ian Clermont.

Alors pourquoi avoir accepté d’écrire sur un blogue dont le nom laisse croire qu’il faut être un fan « pur et dur » de l’équipe pour y contribuer? Bonne question! Je l’ai bien sûr posée à l’homme à l’origine du projet, Sébastien Nolan, grand passionné de sport en général et des Huskies en particulier. Je lui ai exposé, ainsi qu’aux autres, le sentiment que j’avais de ne pas être à ma place parmi eux. Ils se sont tous montrés gentlemen, m’assurant qu’il pourrait justement être intéressant d’avoir un point de vue comme le mien. J’ai donc accepté. Parce que j’avais envie de raconter cette petite séance de signature  de Mathieu Boucher. Parce que je vois le regard des jeunes fans quand Samuel Harvey, Alex Beaucage ou Peter Abbandonato leur donnent un « high five » au début et à la fin de chaque période. Parce que ce n’est pas juste du hockey et que ces jeunes l’ont bien compris. C’est donc avec fierté que je porte ma tuque des Huskies en hiver et ma casquette des Huskies en été. Et c’est avec fierté que j’apporterai mon humble contribution au blogue 100% Huskies.

Tommy Allen – 30 janvier 2018


L’inspirant parcours de Tommy Beaudoin

Vous avez un petit joueur de hockey dans votre famille? Vous vous croisez les doigts dans l’espoir de le voir un jour accéder au plus grand circuit de hockey junior au pays, tout en gardant les études à l’avant-plan? Prenez le temps de vous attarder un peu au parcours du numéro 20 des Huskies. Un parcours, disons-le, très atypique.

Tommy Beaudoin est une belle révélation cette saison chez les HuskieBEAUDOINs. Il est la preuve qu’il est possible d’accéder à la LHJMQ sans passerson enfance et son adolescence à jouer dans les niveaux les plus compétitifs du hockey. Les valeurs familiales priorisant les études, l’attaquant de puissance des Huskies a passé plusieurs saisons à jouer loin des circuits élites. Au cours des dernières années, on l’a vu dans le Bantam BB et le Bantam CC. Au lieu d’aller dans le Midget AAA, il a ensuite évolué au niveau Juvénile durant deux saisons. L’an dernier, c’était au tour de la Ligue de hockey Junior AAA du Québec de pouvoir compter sur la présence de Tommy Beaudoin dans ses rangs. Évoluant surtout sur le quatrième trio des Cobras de Terrebonne, il a quand même récolté 34 points en 49 matchs. Son parcours différent ne lui a pas permis d’être repêché par une équipe de la LHJMQ. Mais vous connaissez la suite…

Invité au camp des Huskies à la fin de l’été dernier, le natif de Laval a réussi à trouver une place dans l’alignement après s’être entraîné durant la saison estivale pour la première fois de sa jeune carrière. À Rouyn-Noranda, pas question de se contenter de faire acte de présence! Il est vite devenu un régulier de la formation et gageons qu’il n’a pas fini de nous impressionner.

Pour lui, évoluer à un niveau comme celui de la LHJMQ semblait inatteignable. Mais c’est dans cette ligue qu’il a déjà plus d’une quarantaine de matchs à son actif. C’est dans cette même ligue qu’il a trouvé le fond du filet à dix reprises. Prioriser les études au détriment des niveaux les plus élevés du hockey mineur n’est pas le gage d’une carrière dans la LHJMQ, mais Tommy Beaudoin démontre qu’avec du talent, et beaucoup de cœur, tout est possible.

J’avoue que je ne m’étais pas trop attardé au parcours de l’attaquant de 18 ans jusqu’au moment où il fut l’invité de mon collègue Jean-Paul Charlebois à l’émission Un Huskies de bon show! au début du mois de décembre. Pour en savoir plus sur ce parcours, et pour découvrir un bonhomme à la bouille fort sympathique, je vous invite à prendre quelques minutes en famille avec votre jeune hockeyeur pour jeter un coup d’œil à cette entrevue. Vous découvrirez plus en détails une histoire très inspirante.

Sébastien Nolan – 25 janvier 2018


Une petite leçon de hockey junior 101 : Pourquoi nos Huskies forment une équipe exceptionnelle!

Le hockey junior majeur offre un niveau de jeu passionnant. Nous avons la chance d’admirer chez nous les vedettes de demain, à l’image de l’actuel meilleur pointeur de la Ligue nationale de hockey (LNH), Nikita Kucherov, qui a porté l’uniforme rouge et noir de nos Huskies en 2012-2013 ! La Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) est ainsi un circuit de développement visant notamment à préparer des adolescents (ne l’oublions jamais !) et des jeunes adultes vers la LNH. Rappelons-nous surtout que rares sont ceux qui réaliseront leur plus grand rêve…

Parallèlement, l’amateur de hockey va suivre avec intérêt l’épopée de son équipe durant une saison de 68 matchs et, souhaitons-le-lui, quelques rondes éliminatoires. Pour ma part, ce qui m’a toujours le plus passionné dans le sport, c’est d’observer comment on arrive à former une équipe gagnante. C’est précisément là que le hockey junior est particulièrement intéressant !

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Vous avez certainement entendu parler des fameux « cycles du hockey junior ». Généralement, ces cycles d’une durée d’au moins 4 ou 5 ans s’expliquent par le fait qu’une équipe se construit logiquement en essayant de porter à maturité les meilleurs éléments du club au même moment. Par ailleurs, elle pourra bonifier son alignement par l’ajout d’au plus deux Européens. Puisque chacune des 18 équipes du circuit junior québécois est limitée à un maximum de trois joueurs de 20 ans, c’est donc dire qu’un bon directeur général tentera de concevoir un plan quinquennal qui aboutira avec le meilleur noyau possible de joueurs de 19 ans.

De plus, quand cela se produit enfin, le DG deviendra surement « All in » pour tenter de gagner la Coupe du président et la prestigieuseCoupe Mémorial. Il voudra (souvent presque à tout prix) améliorer encore plus son club en allant chercher les meilleurs éléments des autres équipes. En échange, il offre des choix aux repêchages et ses jeunes joueurs de 16 ou 17 ans les plus prometteurs.

Conséquemment, l’année suivante, avec une majorité de joueurs devenus trop vieux, son équipe entamera un nouveau cycle. La reconstruction passera par le repêchage, mais aussi par l’échange des vétérans restants afin d’amener des joueurs plus jeunes dans le but de créer peu à peu un nouveau noyau pouvant aspirer aux grands honneurs. Or, pour avoir du succès, il faut également bien repêcher et bien développer le potentiel de jeunes joueurs sur lequel on fonde beaucoup d’espoir. Ainsi, tranquillement, l’équipe évoluera et sa reconstruction, dépendamment de nombreux facteurs, durera plus ou moins quelques saisons.

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Cependant, il y a parfois de belles surprises ! En 2016, nous avons gagné la Coupe avec une majorité de joueurs de 18 ans ou moins. Cela nous permettait par ailleurs d’être encore une puissance l’année suivante ; ce que nous avons été malgré l’amère défaite en deuxième ronde des séries éliminatoires, en prolongation du septième match, contre Chicoutimi. Sauf que, cette année, nous aurions dû payer le prix de nos succès…

Or, avec une vingtaine de parties à jouer, nous entamons maintenant la dernière étape de la saison. C’est le moment où l’on dit que l’on « sépare les hommes des enfants », une image qui prend encore plus de sens dans le hockey junior ! Ainsi, nous sommes aujourd’hui à quelques petits points de la tête alors que nous devrions être au début d’un nouveau cycle de reconstruction !

Rappelons en terminant que les Huskies ont désormais une tradition de gagnants, et ce, en misant presque uniquement sur le repêchage, le développement des joueurs et l’éthique de travail. Gilles Bouchard et sa bande donnent ainsi une petite leçon à ceux qui se contentent volontairement de finir derniers pour tenter d’avoir accès aux premiers choix du repêchage.

En ce sens, chères partisanes et chers partisans des Huskies de Rouyn-Noranda, nous avons le devoir de réaliser à quel point il est exceptionnel dans le contexte des cycles normaux que nous soyons dans le groupe de tête pour une troisième année de suite ! De surcroît, nous devrions être à nouveau une puissance l’année prochaine, puisque sur nos 24 joueurs actuellement actifs chez les Huskies, 17 ont 18 ans ou moins. D’ici là, nous avons le devoir de découvrir et d’encourager davantage nos joueurs et de nous passionner encore plus pour notre équipe, d’être 100 % Huskies !

Sébastien Lemire – 18 janvier 2018


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Du haut de la passerelle

Lorsqu’on m’a demandé si je voulais participer à un blogue sur les Huskies, je n’ai pas hésité un instant, je me suis dressé tel un soldat, j’ai salué mon capitaine (Sébastien Nolan) et j’ai dit : « oui »!

Les jours passèrent et plus ils passèrent, plus j’avais un doute. Qu’est-ce que j’avais d’intéressant à dire sur notre équipe que les citoyens, les partisans, les fidèles et autres électrons libres seraient susceptibles d’apprécier? Ensuite, notre capitaine nous convoque à une rencontre, notre première, en tant que blogueur. Les idées étaient bonnes, les sujets énoncés étaient bons, captivants et moi toujours dans le doute, je m’élance et propose timidement deux ou trois sujets et voilà, mes coblogueurs semblent intéressés, je suis cuit et je dois me lancer.

Les jours passent encore et je n’ai toujours rien de concret. C’est bien beau avoir deux ou trois sujets mais sans contenu, ça ne vaut pas grand-chose! C’est alors que le tableau central s’illumine, l’amphithéâtre devient rouge, l’intro de notre équipe apparaît et dans l’amphi troublé, juché dans l’extrême hauteur de la niche, nous pouvons entendre les trompettes, les enfants crier, les gens applaudir et là, le « FAMEUX » : « Il existe au Québec, un territoire hostile, dominé par une meute déterminée ».  Ça y est, c’est parti, les jeux sont faits, la joute commence sous peu.

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En réalité, ça fait déjà un moment qu’elle a débuté!

Ce que peu de gens savent, c’est qu’une équipe est aux commandes, et ce, depuis maintenant une heure. Une équipe, dédiée, qui est là bien avant le début de la partie, pour vous accueillir, pour vous divertir et ainsi rendre vos trois ou quatre heures mémorables. Elle s’affaire à vous rendre un service client des plus positifs possible.

N’ayons pas peur des mots, nous sommes dans un petit marché mais nous livrons une marchandise digne d’un grand marché. Très peu d’équipes, au maximum peut-être neuf, offrent à leurs partisans des reprises vidéos à la tonne, des jeux en direct, des moments touchants ou troublants.

Le saviez-vous? La période de réchauffement fait aussi partie de la rencontre. Si vous avez déjà franchi les portes pendant cette période, vous avez constaté que l’organisation vous présente également les images filmées de la routine de nos jeunes hockeyeurs. Derrière tout ça, tout juste à ma droite dans les hauteurs, il y a un homme, un autre passionné, il a appris à manipuler votre écran central et c’est de main de maître qu’il vous livre des images, des publicités, des émotions. C’est le chef d’orchestre de tout ce qui se passe en vidéo dans l’aréna et sur le web. Sans lui, votre expérience serait très différente. Ça fait maintenant six années qu’il travaille pour vous, ça fait six années qu’il se présente match après match pour vous. Il ne manque pratiquement aucune partie et lorsqu’il n’est pas aux commandes, bien, tout le monde s’en rend compte. Opérer le tableau central nécessite une connaissance incroyable, car il y a beaucoup à gérer, surtout le stress! Il faut le dire :  tout arrive très vite et peut changer en quelques minutes, voire secondes. C’est de l’informatique et un ordinateur peut planter mais lorsque que cela arrive à quelques minutes du début de la partie, il faut savoir se connaître et composer avec ce stress. On respire, on recule et on reprend. Je vous présentais ici Benoît Paquin, l’homme derrière votre écran géant. Merci Benoît!

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Une heure avant le début de la partie, il y a votre musique pour vous faire danser, taper des mains, pour créer une ambiance et certaines fois, pour vous réveiller. Nous avons la chance d’avoir un disc-jockey qui fait ce métier depuis une vingtaine d’années. Lui, il est directement à ma gauche, et c’est de son poste éloigné qu’il vous fait voyager. En effet, de « La danse des canards », en passant par « Le train », de Vilain Pingouin, jusqu’à « Zombie Nation » de Kernkraft 400 pour finir avec « Sweet Caroline » de Neil Diamond, votre disc-jockey vous entend et vous voit réagir à sa musique. Luc Daigle nous permet de combler, de remplir le silence et de jouer avec nos émotions. Merci Luc!

Toujours une heure avant la partie, d’un peu plus loin à ma gauche, de son stand, il y a votre annonceur maison qui reçoit ses instructions, les textes et présentations à lire. Il est là, à exercer sa voix, à attendre le moment d’attirer votre attention. Si nous comptons ses années estudiantines, ça fait tout près de vingt années, lui aussi, qu’il est derrière le micro pour notre grand plaisir et notre divertissement. Non, je ne vous présente pas Jean-Paul Charlebois, la voix officielle de la Meute, mais bien Simon Landry, la voix maison des Huskies! Merci Simon!

Et là, nous savons que la partie débutera dans moins de cinq minutes, car nous venons de l’entendre. Tout le monde présent le sait, parce que ces phrases nous reviennent subitement comme un ver d’oreille: « Aujourd’hui, on nous offre quelque chose d’exceptionnel! Aujourd’hui, nous nous battons pour l’honneur ». Wow! Ça vient me chercher chaque fois.

Et là, du haut de la passerelle, je vois

Et là, du haut de la passerelle, il y a

VOUS!!!

Claude Flamand, employé à la régie vidéo aux matchs locaux des Huskies – 19 janvier 2018

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Message de Lane Cormier aux partisans

Lorsqu’on m’a annoncé, le 6 janvier 2017, qu’une transaction m’amenait à Rouyn-Noranda, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’avais joué contre Rouyn-Noranda la saison précédente, lors des séries éliminatoires, et je me souvenais à quel point il était intimidant de jouer à l’aréna Iamgold contre la meilleure formation de la LHJMQ.

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Les gens de Rouyn-Noranda sont très passionnés de leur équipe. Ils sont pour moi, sans aucun doute, les meilleurs partisans du circuit. Si bien que chaque fois que j’ai sauté sur la glace dans l’uniforme des Huskies, j’ai ressenti quelque chose de spécial dans l’atmosphère de cet amphithéâtre.

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L’avantage de jouer pour un club junior dans une petite communauté, c’est que tout le monde à Rouyn-Noranda connaît et supporte les Huskies, ce qui rapproche les joueurs des citoyens. Par cette interaction, on peut sentir le sentiment de fierté venant de la communauté, ce qui me rappelle mon village natal en Nouvelle- Écosse.

Pour toutes ces raisons, Rouyn-Noranda aura toujours une place très spéciale dans mon cœur. J’ai tant de belles choses à dire à propos de l’organisation. Les propriétaires, les entraîneurs, le personnel d’encadrement et l’administration sont parmi les meilleurs dans la ligue et c’est pourquoi cette organisation a du succès. L’environnement professionnel qui encadre les joueurs leur donne les outils pour réussir.

Quand je regarde derrière, cette transaction qui m’a apporté à Rouyn-Noranda m’a permis de créer des amitiés incroyables. C’est un épisode de ma vie que je n’oublierai jamais.

Un merci très particulier à Dave et Diane de m’avoir accueilli comme si j’étais leur fils. Grâce à vous, ma vie à l’extérieur de l’aréna a été des plus agréables en Abitibi-Témiscamingue.

Malheureusement, ma blessure au genou a forcé la fin de ma carrière junior à Rouyn-Noranda. Par contre, je ne vous oublierai jamais!

Merci pour tout Rouyn-Noranda!

Sincèrement,

Lane Cormier – 15 janvier 2018

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Pourquoi tant d’Ontariens?

Depuis que je décris les matchs des Huskies à la radio et sur le Web, j’ai souvent manifesté mon étonnement devant le nombre important de joueurs en provenance de l’Ontario dans la LHJMQ. Pour éclairer mon questionnement, j’ai décidé de faire une petite recherche à ce sujet dont je vous livre mes principales observations pour mon premier texte dans le cadre de 100 % Huskies. Allons-y d’abord en exposant les faits.

En date du 4 janvier 2018, on dénombrait 37 Ontariens, trois Albertains et un joueur de la Saskatchewan à travers la LHJMQ. Ce sont les Islanders de Charlottetown qui en alignaient le plus avec six de l’Ontario et deux de l’Alberta, pendant que Cap Breton, Victoriaville et Rouyn-Noranda n’en avaient aucun.

En comparant avec la ligue junior de l’Ontario, on constate qu’il n’y a que trois joueurs en provenance du Québec, un de la Colombie-Britannique et un de la Saskatchewan qui évoluent parmi les 20 formations de cette ligue. La ligue de l’Ouest couvre le territoire des provinces du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique, ainsi qu’une portion de l’Ouest américain. Parmi les 22 équipes de cette ligue, on retrouve un seul Ontarien. Par contre, les joueurs d’origine américaine sont plus nombreux en Ontario et dans l’Ouest qu’au Québec. On en retrouve 65 en Ontario, 38 dans l’Ouest et 20 dans la LHJMQ.

Certains diront que la présence de 37 Ontariens dans notre ligue ne représente qu’environ 9% de tous les joueurs qui y évoluent. Je conviens que ce n’est pas énorme, mais avouez que c’est beaucoup plus que le nombre de Québécois dans les deux autres ligues! Pourquoi tant d’Ontariens? Les dirigeants des équipes qui recrutent abondamment en Ontario vous diront que c’est une nécessité pour pallier au bassin plus restreint de bons joueurs de ce calibre au Québec et dans les Maritimes. C’est un fait qu’il y a beaucoup plus de joueurs de niveau junior en Ontario, mais on n’en retrouve quand même qu’un seul de cette province dans la ligue de l’Ouest.

On peut se demander également si la présence des Ontariens dans la LHJMQ rehausse grandement le calibre de jeu de nos équipes. En analysant les statistiques de ces joueurs, je constate qu’ils sont en très grande majorité des joueurs de troisième ou quatrième trio ou qui évoluent sur la troisième ou quatrième paire de défenseurs. Également, je dois dire que plusieurs d’entre eux sont surtout là pour leur physique et leur robustesse. Sur les 37 joueurs répertoriés, j’en compte à peine cinq qui ont un impact important pour leur équipe.

Est-ce donc si important que cela d’aller chercher des rejets de la ligue junior de l’Ontario pour supposément renforcer notre équipe? Selon moi, à chaque fois que l’on préfère un gars de l’Ontario à un jeune joueur du Québec ou des Maritimes, c’est une admission au grand jour que la LHJMQ est une ligue de deuxième ordre par rapport à celle de l’Ontario et de l’Ouest. On peut aussi se demander si ce n’est pas la solution facile pour tenter de gagner à n’importe quel prix plutôt que de consacrer du temps à développer les jeunes joueurs de chez nous qui ne demandent pas mieux qu’un peu de patience et de temps pour éclore. Certains continueront de dire que 9% ce n’est pas beaucoup, mais à mon avis, c’est encore beaucoup trop!

Jean-Paul Charlebois – 11 janvier 2018

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Pour les partisans, par des partisans

Encourager une équipe de hockey junior majeur dans sa ville, c’est un privilège. Comme moins de soixante autres endroits au Canada, Rouyn-Noranda fait partie des villes privilégiées. Quand je suis arrivé en Abitibi-Témiscamingue, il y a près de 20 ans, le fait de trouver une équipe junior majeur à quelques minutes de la maison m’a vite charmé. De Mike Ribeiro à Peter Abbandonato, la passion pour nos Huskies n’a fait qu’augmenter d’année en année. Cet attachement pour notre équipe, je l’ai, vous l’avez, nous l’avons. Cette passion mérite d’aller encore plus loin!

C’est avec un immense plaisir que nous lançons aujourd’hui 100% Huskies, le blogue des passionnés. J’avais le goût d’écrire sur l’équipe de ma ville, le goût de contribuer à ce que l’on parle encore plus des Huskies. Rapidement, j’ai trouvé d’autres passionnés qui ont à cœur notre équipe de hockey. Certains seront là régulièrement, d’autres à l’occasion. Jean-Paul Charlebois est un incontournable. La voix des Huskies sera de la partie! L’équipe comptera aussi sur Tommy Allen, professeur en littérature au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Bien connu du milieu culturel, il nous dévoilera maintenant son attachement pour les Huskies. De son poste du haut de la passerelle, devant l’écran des différentes prises de vue des caméras des matchs à l’aréna Iamgold, Claude Flamand aura sûrement une vision bien à lui de l’équipe. Étant un gars de communication et un grand « trippeux » de hockey, nul doute que Sébastien Lemire ne sera jamais en manque d’inspiration. D’autres personnes s’ajouteront, que ce soit de façon régulière ou pour le temps d’un seul texte. Il y en a des choses à dire sur notre équipe!

Un énorme merci à l’organisation des Huskies, Ian Clermont en tête, qui en plus de nous offrir la chance d’héberger le blogue directement sur le site Internet de l’équipe, va aussi y participer. Vous aimeriez lire le texte d’un joueur qui nous parle de sa vie à Rouyn-Noranda à l’extérieur du hockey?  Vous êtes curieux d’en savoir plus sur les coulisses d’une équipe junior majeur? C’est le genre de choses que vous pourrez retrouver sur 100% Huskies. C’est surtout dans cette direction que nous voulons aller : parler des gens qui font le succès de notre équipe sur la patinoire et en dehors, des anciens joueurs qui font notre fierté, des impacts de l’équipe dans notre communauté.

Nous espérons que vous aurez du plaisir à nous suivre dans cette aventure et que vous n’hésiterez pas à nous proposer des sujets de textes que vous aimeriez lire. Nous avons notre adresse de courriel : huskies100pour100@hotmail.com.  Nous vous invitons aussi à aller tout de suite suivre notre page 100% Huskies sur Facebook. En plus de permettre de nous contacter encore plus rapidement, vous pourrez y retrouver nos textes dès leur publication. 100% Huskies, un blogue pour les partisans, par des partisans!

Sébastien Nolan – 8 janvier 2018