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Comment je suis devenu UN HUSKIES

C’était à la fin de l’été 2009! Je venais de terminer mes 2 semaines de vacances et le lendemain matin, je retournais au travail comme directeur du produit des 2 stations Énergie de l’Abitibi-Témiscamingue. Les deux stations allaient passer du Énergie à NRJ. Ce changement ne me parlait pas du tout. Ce soir-là, j’expliquais à ma conjointe que ce qui me faisait triper en radio c’était la proximité avec les gens et notre implication sociale. On nous disait qu’en s’associant au plus grand réseau planétaire, NRJ, nous avions accès plus rapidement aux plus gros “hits“ en Europe, Asie, etc. Mais en même temps, ça nous empêchait de tourner Anodajay ou Lubik…

Je lui expliquais donc que j’avais envie de faire quelque chose pour notre ville, notre communauté et faire rayonner Rouyn-Noranda. J’ai Cj5SwjKXAAErvsOtoujours eu ce désir intense de promouvoir mon milieu, de l’aider du mieux que je peux et de m’impliquer dans les projets qui tissent notre fierté. C’est exactement à ce moment qu’au Réseau des sports, on annonce la nomination de Mario Duhamel à titre d`entraîneur-chef des Voltigeurs de Drummondville! Je savais pertinent bien que sa conjointe, Nadia, était responsable du marketing aux Huskies de Rouyn-Noranda.

 

C’est alors que j’ai communiqué avec l’équipe pour connaître la nature du poste et les besoins de la formation. Quelques minutes plus tard, André Tourigny communiquait avec moi pour m’inviter à dîner. L’année excitante qui s’en venait, les projets d’agrandissement de l’aréna, l’effet “Famille“ des Huskies et le “pitch“ de vente d’André Tourigny m’ont convaincu de faire le saut dans le monde junior, mais surtout de travailler pour un symbole fort de notre région : Les Huskies de Rouyn-Noranda. Depuis ce jour, je m’efforce autant que je peux à faire grossir ce sentiment. Je tenterai de vous l’expliquer dans mes prochains blogues par mes expériences aux repêchages, lors des rencontres à l’extérieur et même à la Coupe Memorial.

Ian Clermont – 21 février 2018


Rivalité Huskies/Foreurs 

L’éternelle comparaison

Entre Val-d’Or et Rouyn-Noranda : on pourrait écrire un livre sur le sujet.

Cette rivalité est encore et toujours bien ancrée et sachez que ça dépasse le monde du hockey junior québécois. Ce jeu est présent dans plusieurs sphères d’activités.

Historiquement… ça toujours été comme ça.

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Une expérience continuelle

De l’angle du hockey junior, c’est une confrontation qui attire les foules et qui surtout génère discussions et débats. Chaque duel est médiatisé et couru par les amateurs par ces voyages aller/retour en autobus qui s’organisent et qui permettent aux fans de vivre ces événements ensemble.

Pour les partisans des deux villes, c’est du bonbon. C’est le moment de plaisir de supporter ses favoris, de faire de la vraie partisannerie, d’envoyer des pointes envers les rivaux, de faire de l’analyse, de jouer aux gérants d’estrades et de savourer les victoires, et digérer les défaites : bref de l’émotion à grande dose.

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Une ligne de conduite à Rouyn

Je suis activement les activités de la LHJMQ depuis ma jeune vingtaine. Aujourd’hui, près de 20 ans plus tard, je peux sans hésiter affirmer que la Guerre de la 117 a toujours été plus importante chez les Huskies.

À Rouyn-Noranda, ce n’est pas compliqué. Perdre contre Val-d’Or, c’est inacceptable!

Que ce soit les dirigeants, les gestionnaires, le personnel hockey, les employés ou les joueurs, c’est une culture d’organisation qui se transmet d’année en année. Il suffit d’avoir visité le vestiaire de la Meute pour en prendre connaissance et comprendre cet enjeu crucial.

Je me souviens comme si c’était hier de mes nombreux entretiens à ce sujet avec André Tourigny, longtemps le visage de l’organisation. Il avait le feu dans les yeux quand venait le temps de préparer et motiver ses joueurs au maximum pour ces duels à saveur régionale.

Battre les Foreurs : c’est un objectif saison après saison pour les Huskies.

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À Val-d’Or c’est important, mais…

Dans la cour des Foreurs, les flamboyants Richard Martel et Claude Bouchard sont deux entraîneurs qui avaient un malin plaisir à mettre de l’huile sur le feu de cette bataille abitibienne.

Par la suite, la flamme de cette rivalité s’est estompée. Trop souvent ces duels contre les Huskies étaient approchés comme des matchs ordinaires : un match comme un autre. Oui d’accord, il y avait une frénésie, une excitation MAIS le sentiment de haine et de devoir gagner à tout prix était moins criant. Moins que chez les Huskies ça c’est certain!

Faut dire aussi que la fiche à vie entre les deux équipes tourne nettement à l’avantage des Huskies avec 107 victoires en 197 matchs et seulement 68 défaites en temps réglementaire contrairement à 81 victoires pour les Foreurs et 92 revers en temps régulier.

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Anecdotes

Ouch!

Je me souviens de cet hiver 2007-08, à Val-d’Or, où les Foreurs avaient terminé la saison régulière avec une fiche gênante de 1-11 contre Rouyn-Noranda. Imaginez! À elle seule, cette récolte de 22 points sur une possibilité de 24 avait clairement aidée les Huskies à se classer au premier rang du Circuit.

Remontée!

Plus réjouissant!

Tout le monde se souvient de cette spectaculaire remontée des Foreurs le 5 décembre 2000. Avec à peine trois minutes à jouer au match, les Huskies sont aux commandes avec une avance de 6-2. Plusieurs partisans ont même quitté l’amphithéâtre. Val-d’Or inscrit 4 buts sans riposte pour égaliser et se sauve avec la victoire en prolongation.

La réponse qui tue!

Maintenant quand les partisans des Foreurs sont bouche-bée et à court d’arguments en discutant de cette Guerre de la 117, ils gardent toujours une carte dans leur jeu: celle que c’est leur équipe qui mène la vraie Guerre de la 117 avec 3 coupes du Président contre une pour leurs grands rivaux.

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En conclusion, cette rivalité est unique et nécessaire au bien-être du hockey junior dans la région de l’Abitibi-Témiscaminque. Nous sommes toutes et tous l’essence de cette confrontation naturelle entre Huskies et Foreurs. Nous sommes les grands gagnants de pouvoir la vivre et aussi la transmettre à nos enfants.

Jonathan Gagnon – 13 février 2018


L’équipe que l’on aime détester!

Notre intérêt pour le sport ne serait pas le même sans les rivalités. Des duels entre Muhammad Ali et Joe Frazier jusqu’à ceux entre Roger Federer et Rafael Nadal, en passant par les affrontements Canadiens/Nordiques, Red Sox/Yankees ou Prost/Senna, les rivalités font depuis toujours partie intégrante du sport. Elles en sont un élément essentiel. Les athlètes se nourrissent de ses rivalités. Les partisans aussi! En Abitibi-Témiscamingue, nous ne sommes pas en reste. Je dirais même que pour une région de moins de 150 000 personnes, nous sommes chanceux d’avoir une rivalité comme celle qui existe entre les Foreurs et les Huskies.

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La région a déjà connu d’autres belles rivalités sur le plan du hockey, mais celle-ci va plus loin car elle se vit à travers une ligue présente aux quatre coins du Québec et des Maritimes. Cette rivalité, elle est bonne pour les joueurs, pour les partisans, pour les deux organisations et pour toute la région. Elle motive les joueurs, elle excite les partisans. Et, heureusement, elle n’a pas tendance à trop déraper. Ce n’est pas toujours parfait, mais on est loin d’un bordel comme celui qu’on a déjà vu un certain Vendredi Saint au Forum de Montréal!

Même quand un duel Foreurs-Huskies n’a aucune importance pour le classement, il y a la fierté qui entre en ligne de compte. La fierté d’être les meilleurs de la Guerre de la 117! Et ce n’est pas rien. On le sent aussi chez les amateurs. Le chiffre de l’assistance est toujours plus élevé lors de ces affrontements. Même quand nos arénas ne sont pas pleins, l’ambiance est toujours différente lors des confrontations 100% abitibiennes. On sent qu’il y a un véritable enjeu. J’ai été voir un match à Val-d’Or cette saison. Ça fait un petit bout de temps que je n’en avais pas eu la chance. Ce qui m’a le plus frappé? Les merveilleuses discussions entre les partisans des Foreurs et ceux des Huskies avant, pendant et après le match. Quel plaisir!

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Quand on est partisan des Huskies, on est fier de détester les Foreurs! J’avoue que détester est peut-être un bien grand mot. Dans le fond, les Foreurs, on est content qu’ils existent. On aime les affronter. Nous avons besoin de cette rivalité. D’ailleurs, je me demande souvent ce qu’il adviendrait si l’une de nos deux équipes devait disparaître. L’autre pourrait-elle survivre longtemps? Heureusement, nous n’en sommes pas là. Nous devrions pouvoir prendre plaisir encore longtemps à détester l’équipe à l’autre bout de la 117. Cette fameuse Guerre de la 117, on ne peut plus s’en passer. C’est un pur bonheur de savourer chacune de nos victoires face au vert et or. J’en suis persuadé : si un jour les Foreurs devaient partir, le hockey ne serait plus jamais pareil en Abitibi. On s’ennuierait d’eux, comme on s’ennuie de nos meilleurs chums!

Sébastien Nolan – 12 février 2018


La fierté d’un ancien maire

Je suis très fier d’avoir été maire de Rouyn-Noranda lorsqu’il a été décidé de doter la ville d’une équipe dans la Ligue canadienne de hockey, via la Ligue de hockey junior majeur du Québec. À la ville, nous aspirions avoir notre club dans cette réputée ligue, d’autant plus que Val-d’Or avait déjà le sien.

Rouyn-Noranda avait déjà une réputation prolifique au niveau du hockey. Au moment de joindre la Ligue junior majeure du Québec, notre ville avait déjà produit une trentaine de joueurs dans la Ligue nationale, soit environ un joueur par 1 000 habitants. Peu de villes peuvent se vanter d’en avoir fait autant.

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En 1996, nous avons appris que le Laser de Saint-Hyacinthe (anciennement le Canadien junior) espérait déménager sa concession. Il n’en fallait pas plus pour stimuler les esprits à Rouyn- Noranda.  Accompagné de Gilles Laperrière, j’ai eu une première rencontre avec les propriétaires du Laser, messieurs Dave Morin et Sylvain Danis. Nous avons alors jeté les bases de ce projet. Nous avons vérifié auprès de toutes les villes du circuit pour connaître l’implication monétaire des villes dans l’aventure de la Ligue junior majeure du Québec.  Suite à ces vérifications, nous avons déduit qu’un montant de 75 000 $ comme budget de la ville était raisonnable. Suite à un sondage mené par le Centre local de développement, avec Mario Lamarche en tête, et appuyé par la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda, les gens d’affaires de la ville ont appuyé le projet disant que s’il devait y avoir dépassement de coûts ils accepteraient de l’absorber via la taxe d’affaires. Il n’y a finalement pas eu de dépassement de coûts, donc pas d’augmentation de taxes. C’est sur des bases solides que notre équipe a vu le jour. Nous avons ensuite adapté notre aréna aux normes de la ligue, en plus d’y installer des loges.

Ma fierté est plus tard montée d’un cran lorsque des gens d’affaires de Rouyn-Noranda, Jacques Blais en tête, se sont portés acquéreurs du club. Merci à messieurs Morin et Danis d’être venus à Rouyn-Noranda. Vous nous avez donné l’opportunité de prouver à tous que nous sommes une vraie ville de hockey.

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Regardez ce qu’est devenu notre aréna : nous en sommes fiers! Les Huskies ont permis aux villes de Rouyn et de Noranda de sceller leur fusion et de devenir les partisans d’une seule équipe. Merci à l’organisation des Huskies, continuez d’être notre fierté!

Pierre Grandmaître – 7 février 2018


Un dossier très éloquent

Récemment, je lisais sur le réseau Twitter une nouvelle transmise par M. Geoffrey Brandow, statisticien pour la Ligue canadienne de hockey, indiquant que les Huskies de Rouyn-Noranda figuraient au quatrième rang de la LHJMQ pour le nombre de victoires remportées en saison régulière au cours des quinze dernières années. Au premier rang de ce classement, on y retrouvait les Remparts de Québec, suivis des Olympiques de Gatineau et des Wildcats de Moncton.

Cette nouvelle a surpris plusieurs observateurs de la scène du hockey junior majeur à travers le Québec, mais ce ne fut pas mon cas puisque je compile une statistique similaire depuis l’arrivée des Huskies dans la ligue en 1996. Ceux et celles qui ont fait l’achat de mon livre sur l’histoire de l’équipe, intitulé Un rêve devenu réalité, ont pu prendre connaissance de cette compilation sous la forme d’un classement général des équipes depuis 1996-1997 jusqu’à la fin de la saison 2015-2016, qui démontre que la meute se retrouvait au cinquième rang à ce moment-là.

La nouvelle de M. Brandow a piqué ma curiosité au point de refaire ma compilation en date du 28 janvier dernier, après la rencontre contre les Foreurs de Val-d’Or. Sans trop d’étonnement, j’ai constaté que le Rouge et Noir détenait maintenant le quatrième rang du classement général depuis 1996-1997 derrière Québec, Shawinigan et Gatineau avec une avance de six points sur Moncton, une avance qui devrait s’accentuer d’ici la fin de la saison. Par contre, les Olympiques nous devançaient par 58 points, à trois points de Shawinigan qui se retrouvait à 90 points de Québec. C’est donc dire que les Remparts sont de loin l’équipe dominante au classement général dans la ligue depuis 1996.

Par ailleurs, les partisans des Huskies seront sans doute enchantés d’apprendre que leurs grands rivaux de la 117 se retrouvent au onzième rang de ce classement, 128 points derrière notre équipe. Il est aussi plaisant de constater que nous devançons une organisation dont on parle beaucoup ces temps-ci, les Mooseheads d’Halifax qui se retrouvent au sixième rang à 30 points des Huskies. Pourtant, cette organisation peut compter, année après année, sur les meilleurs Européens, des joueurs qui préféreraient jouer dans un collège américain plutôt que dans la LHJMQ (excepté à Halifax), et des ressources financières et humaines beaucoup plus considérables.

Certains observateurs du hockey junior diront sans doute qu’un tel classement ne veut pas dire grand-chose, parce que l’important ce n’est pas ce qui se passe en saison régulière, mais en séries d’après-saison. À ce sujet, les Huskies se comparent très bien avec Halifax avec deux trophées Jean-Rougeau et une Coupe du Président à son actif par rapport à un Jean-Rougeau et une Coupe du Président pour les Mooseheads. Admettons que ces derniers ont gagné une Coupe Memorial, mais notre équipe est venue bien près de ce but, il y a deux ans. Durant cette même période, le Rouge et Noir n’a raté les séries d’après-saison que deux fois, alors que l’équipe des Maritimes fut exclue à quatre reprises.

J’affirme donc que ce classement est un indice important de la qualité d’une organisation sur une longue période, si l’on se fie aux équipes qui nous devancent ou qui nous suivent de près. Québec et Shawinigan n’ont pas gagné la Coupe du Président durant cette période, mais les Remparts ont remporté le trophée Jean-Rougeau deux fois et les Cataractes une fois. Il faut aussi mentionner que ces deux équipes ont une conquête de la Coupe Memorial à leur actif. Les Olympiques font meilleure figure avec deux championnats de saison régulière, quatre Coupes du Président et une Coupe Memorial.

Avec raison, on a souvent fait l’éloge de ces équipes à travers la ligue au cours des 22 dernières années, mais force est de constater que l’on peut aussi rendre hommage à notre équipe qui connaît autant de succès avec un peu plus de mérite, si l’on prend en considération les moyens à notre disposition comparativement à ces formations.

Jean-Paul Charlebois – 5 février 2018


Mon humble contribution

La scène se passe le 5 octobre dernier. Les classes de troisième année de l’école Notre-Dame-de-Protection effectuent une sortie de patinage libre à l’aréna Iamgold. J’y accompagne la plus jeune de mes deux filles pour donner un coup de main comme d’autres parents : après tout, les enseignantes ne peuvent quand même pas attacher seules toutes ces paires de patins !

Une fois chaussés, les enfants s’élancent sur la glace avec enthousiasme. Il y a celles qui, déjà habiles patineuses, montrent leur savoir-faire dans le cercle des mises au jeu, patins blancs aux pieds. Il y a quelques garçons vêtus de leur casque avec une grille et des gants qu’ils portent pour jouer dans les ligues mineures. On les voit filer à toute allure entre les autres élèves, moins doués ceux-là, qui marchent davantage sur leurs lames qu’ils ne patinent. Mais qu’à cela ne tienne : tous ont au visage une joie qu’un adulte comme moi ne peut que rêver de retrouver un jour. Leur insouciance fait plaisir à voir.

Tandis que la majorité tourne sur la patinoire dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, je remarque l’absence d’une partie de la baie vitrée près de l’endroit où les Huskies font leur entrée lors des parties, sans y accorder plus d’attention. Je suis trop occupé à tenter de prendre, en vain, une belle photo de ma fille et de ses amies avec mon téléphone. Lorsque je relève la tête, je constate que plusieurs enfants se sont arrêtés à l’endroit exact où un panneau d’acrylique devra être réinstallé. Quelques instants plus tard, ce sont une bonne vingtaine de jeunes garçons et filles qui s’agglutinent à la bande et, même de loin, leur excitation est palpable. Ma curiosité l’emporte, je décide d’aller voir ce qui s’y passe et c’est là que je découvre la cause de cette agitation : un jeune homme, pieds nus, se prête à une séance de signature improvisée. C’est le capitaine des Huskies, le numéro 18 : Mathieu Boucher.

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Boucher est probablement sorti du vestiaire juste avant de revêtir son équipement pour un « morning skate » avec le reste de l’équipe. J’imagine qu’un ou une jeune fan du club l’a reconnu et lui a demandé de signer son casque ou ses gants. Et voilà qu’ils sont maintenant une trentaine à attendre leur tour et le joueur de vingt ans, qui en est à sa quatrième et dernière saison avec les Huskies, les exauce toutes et tous de bonne grâce. Il aurait été facile pour lui de retourner dans la chambre en prétextant un manque de temps. C’est sans doute ce que j’aurais fait, moi, à sa place, quand j’avais vingt ans. Mais pas lui… Si vous aviez vu la fierté de ma fille, le soir venu, quand elle a enfin pu montrer à sa maman la signature sur son casque blanc et rose!

J’aimerais pouvoir écrire que j’ai suivi de près la carrière de l’ailier gauche originaire de Malartic, mais ce n’est que depuis les séries éliminatoires de la saison dernière que j’assiste de façon un peu plus soutenue aux rencontres locales des Huskies. Je suis donc loin d’être Claude Flamand, présent et impliqué aux reprises vidéo lors de chacune des parties à domicile. Et si j’arrive à nommer la plupart des joueurs de la présente édition de même qu’une poignée d’anciens athlètes ayant évolué au sein de l’équipe, je suis loin d’être Jean-Paul Charlebois, descripteur des matchs et historien officiel des Huskies. Et j’ai beau comprendre un peu « la game », comme on dit, et m’intéresser aux résultats du club, je serais incapable de poser un regard analytique sur la ligue, son fonctionnement ou ses diverses organisations comme arrive à le faire Sébastien Lemire. Et bien sûr, je ne jouirai jamais d’un accès privilégié aux joueurs et à l’ensemble du personnel des Huskies comme Ian Clermont.

Alors pourquoi avoir accepté d’écrire sur un blogue dont le nom laisse croire qu’il faut être un fan « pur et dur » de l’équipe pour y contribuer? Bonne question! Je l’ai bien sûr posée à l’homme à l’origine du projet, Sébastien Nolan, grand passionné de sport en général et des Huskies en particulier. Je lui ai exposé, ainsi qu’aux autres, le sentiment que j’avais de ne pas être à ma place parmi eux. Ils se sont tous montrés gentlemen, m’assurant qu’il pourrait justement être intéressant d’avoir un point de vue comme le mien. J’ai donc accepté. Parce que j’avais envie de raconter cette petite séance de signature  de Mathieu Boucher. Parce que je vois le regard des jeunes fans quand Samuel Harvey, Alex Beaucage ou Peter Abbandonato leur donnent un « high five » au début et à la fin de chaque période. Parce que ce n’est pas juste du hockey et que ces jeunes l’ont bien compris. C’est donc avec fierté que je porte ma tuque des Huskies en hiver et ma casquette des Huskies en été. Et c’est avec fierté que j’apporterai mon humble contribution au blogue 100% Huskies.

Tommy Allen – 30 janvier 2018


L’inspirant parcours de Tommy Beaudoin

Vous avez un petit joueur de hockey dans votre famille? Vous vous croisez les doigts dans l’espoir de le voir un jour accéder au plus grand circuit de hockey junior au pays, tout en gardant les études à l’avant-plan? Prenez le temps de vous attarder un peu au parcours du numéro 20 des Huskies. Un parcours, disons-le, très atypique.

Tommy Beaudoin est une belle révélation cette saison chez les HuskieBEAUDOINs. Il est la preuve qu’il est possible d’accéder à la LHJMQ sans passerson enfance et son adolescence à jouer dans les niveaux les plus compétitifs du hockey. Les valeurs familiales priorisant les études, l’attaquant de puissance des Huskies a passé plusieurs saisons à jouer loin des circuits élites. Au cours des dernières années, on l’a vu dans le Bantam BB et le Bantam CC. Au lieu d’aller dans le Midget AAA, il a ensuite évolué au niveau Juvénile durant deux saisons. L’an dernier, c’était au tour de la Ligue de hockey Junior AAA du Québec de pouvoir compter sur la présence de Tommy Beaudoin dans ses rangs. Évoluant surtout sur le quatrième trio des Cobras de Terrebonne, il a quand même récolté 34 points en 49 matchs. Son parcours différent ne lui a pas permis d’être repêché par une équipe de la LHJMQ. Mais vous connaissez la suite…

Invité au camp des Huskies à la fin de l’été dernier, le natif de Laval a réussi à trouver une place dans l’alignement après s’être entraîné durant la saison estivale pour la première fois de sa jeune carrière. À Rouyn-Noranda, pas question de se contenter de faire acte de présence! Il est vite devenu un régulier de la formation et gageons qu’il n’a pas fini de nous impressionner.

Pour lui, évoluer à un niveau comme celui de la LHJMQ semblait inatteignable. Mais c’est dans cette ligue qu’il a déjà plus d’une quarantaine de matchs à son actif. C’est dans cette même ligue qu’il a trouvé le fond du filet à dix reprises. Prioriser les études au détriment des niveaux les plus élevés du hockey mineur n’est pas le gage d’une carrière dans la LHJMQ, mais Tommy Beaudoin démontre qu’avec du talent, et beaucoup de cœur, tout est possible.

J’avoue que je ne m’étais pas trop attardé au parcours de l’attaquant de 18 ans jusqu’au moment où il fut l’invité de mon collègue Jean-Paul Charlebois à l’émission Un Huskies de bon show! au début du mois de décembre. Pour en savoir plus sur ce parcours, et pour découvrir un bonhomme à la bouille fort sympathique, je vous invite à prendre quelques minutes en famille avec votre jeune hockeyeur pour jeter un coup d’œil à cette entrevue. Vous découvrirez plus en détails une histoire très inspirante.

Sébastien Nolan – 25 janvier 2018


Une petite leçon de hockey junior 101 : Pourquoi nos Huskies forment une équipe exceptionnelle!

Le hockey junior majeur offre un niveau de jeu passionnant. Nous avons la chance d’admirer chez nous les vedettes de demain, à l’image de l’actuel meilleur pointeur de la Ligue nationale de hockey (LNH), Nikita Kucherov, qui a porté l’uniforme rouge et noir de nos Huskies en 2012-2013 ! La Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) est ainsi un circuit de développement visant notamment à préparer des adolescents (ne l’oublions jamais !) et des jeunes adultes vers la LNH. Rappelons-nous surtout que rares sont ceux qui réaliseront leur plus grand rêve…

Parallèlement, l’amateur de hockey va suivre avec intérêt l’épopée de son équipe durant une saison de 68 matchs et, souhaitons-le-lui, quelques rondes éliminatoires. Pour ma part, ce qui m’a toujours le plus passionné dans le sport, c’est d’observer comment on arrive à former une équipe gagnante. C’est précisément là que le hockey junior est particulièrement intéressant !

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Vous avez certainement entendu parler des fameux « cycles du hockey junior ». Généralement, ces cycles d’une durée d’au moins 4 ou 5 ans s’expliquent par le fait qu’une équipe se construit logiquement en essayant de porter à maturité les meilleurs éléments du club au même moment. Par ailleurs, elle pourra bonifier son alignement par l’ajout d’au plus deux Européens. Puisque chacune des 18 équipes du circuit junior québécois est limitée à un maximum de trois joueurs de 20 ans, c’est donc dire qu’un bon directeur général tentera de concevoir un plan quinquennal qui aboutira avec le meilleur noyau possible de joueurs de 19 ans.

De plus, quand cela se produit enfin, le DG deviendra surement « All in » pour tenter de gagner la Coupe du président et la prestigieuseCoupe Mémorial. Il voudra (souvent presque à tout prix) améliorer encore plus son club en allant chercher les meilleurs éléments des autres équipes. En échange, il offre des choix aux repêchages et ses jeunes joueurs de 16 ou 17 ans les plus prometteurs.

Conséquemment, l’année suivante, avec une majorité de joueurs devenus trop vieux, son équipe entamera un nouveau cycle. La reconstruction passera par le repêchage, mais aussi par l’échange des vétérans restants afin d’amener des joueurs plus jeunes dans le but de créer peu à peu un nouveau noyau pouvant aspirer aux grands honneurs. Or, pour avoir du succès, il faut également bien repêcher et bien développer le potentiel de jeunes joueurs sur lequel on fonde beaucoup d’espoir. Ainsi, tranquillement, l’équipe évoluera et sa reconstruction, dépendamment de nombreux facteurs, durera plus ou moins quelques saisons.

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Cependant, il y a parfois de belles surprises ! En 2016, nous avons gagné la Coupe avec une majorité de joueurs de 18 ans ou moins. Cela nous permettait par ailleurs d’être encore une puissance l’année suivante ; ce que nous avons été malgré l’amère défaite en deuxième ronde des séries éliminatoires, en prolongation du septième match, contre Chicoutimi. Sauf que, cette année, nous aurions dû payer le prix de nos succès…

Or, avec une vingtaine de parties à jouer, nous entamons maintenant la dernière étape de la saison. C’est le moment où l’on dit que l’on « sépare les hommes des enfants », une image qui prend encore plus de sens dans le hockey junior ! Ainsi, nous sommes aujourd’hui à quelques petits points de la tête alors que nous devrions être au début d’un nouveau cycle de reconstruction !

Rappelons en terminant que les Huskies ont désormais une tradition de gagnants, et ce, en misant presque uniquement sur le repêchage, le développement des joueurs et l’éthique de travail. Gilles Bouchard et sa bande donnent ainsi une petite leçon à ceux qui se contentent volontairement de finir derniers pour tenter d’avoir accès aux premiers choix du repêchage.

En ce sens, chères partisanes et chers partisans des Huskies de Rouyn-Noranda, nous avons le devoir de réaliser à quel point il est exceptionnel dans le contexte des cycles normaux que nous soyons dans le groupe de tête pour une troisième année de suite ! De surcroît, nous devrions être à nouveau une puissance l’année prochaine, puisque sur nos 24 joueurs actuellement actifs chez les Huskies, 17 ont 18 ans ou moins. D’ici là, nous avons le devoir de découvrir et d’encourager davantage nos joueurs et de nous passionner encore plus pour notre équipe, d’être 100 % Huskies !

Sébastien Lemire – 18 janvier 2018


Du haut de la passerelle

Lorsqu’on m’a demandé si je voulais participer à un blogue sur les Huskies, je n’ai pas hésité un instant, je me suis dressé tel un soldat, j’ai salué mon capitaine (Sébastien Nolan) et j’ai dit : « oui »!

Les jours passèrent et plus ils passèrent, plus j’avais un doute. Qu’est-ce que j’avais d’intéressant à dire sur notre équipe que les citoyens, les partisans, les fidèles et autres électrons libres seraient susceptibles d’apprécier? Ensuite, notre capitaine nous convoque à une rencontre, notre première, en tant que blogueur. Les idées étaient bonnes, les sujets énoncés étaient bons, captivants et moi toujours dans le doute, je m’élance et propose timidement deux ou trois sujets et voilà, mes coblogueurs semblent intéressés, je suis cuit et je dois me lancer.

Les jours passent encore et je n’ai toujours rien de concret. C’est bien beau avoir deux ou trois sujets mais sans contenu, ça ne vaut pas grand-chose! C’est alors que le tableau central s’illumine, l’amphithéâtre devient rouge, l’intro de notre équipe apparaît et dans l’amphi troublé, juché dans l’extrême hauteur de la niche, nous pouvons entendre les trompettes, les enfants crier, les gens applaudir et là, le « FAMEUX » : « Il existe au Québec, un territoire hostile, dominé par une meute déterminée ».  Ça y est, c’est parti, les jeux sont faits, la joute commence sous peu.

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En réalité, ça fait déjà un moment qu’elle a débuté!

Ce que peu de gens savent, c’est qu’une équipe est aux commandes, et ce, depuis maintenant une heure. Une équipe, dédiée, qui est là bien avant le début de la partie, pour vous accueillir, pour vous divertir et ainsi rendre vos trois ou quatre heures mémorables. Elle s’affaire à vous rendre un service client des plus positifs possible.

N’ayons pas peur des mots, nous sommes dans un petit marché mais nous livrons une marchandise digne d’un grand marché. Très peu d’équipes, au maximum peut-être neuf, offrent à leurs partisans des reprises vidéos à la tonne, des jeux en direct, des moments touchants ou troublants.

Le saviez-vous? La période de réchauffement fait aussi partie de la rencontre. Si vous avez déjà franchi les portes pendant cette période, vous avez constaté que l’organisation vous présente également les images filmées de la routine de nos jeunes hockeyeurs. Derrière tout ça, tout juste à ma droite dans les hauteurs, il y a un homme, un autre passionné, il a appris à manipuler votre écran central et c’est de main de maître qu’il vous livre des images, des publicités, des émotions. C’est le chef d’orchestre de tout ce qui se passe en vidéo dans l’aréna et sur le web. Sans lui, votre expérience serait très différente. Ça fait maintenant six années qu’il travaille pour vous, ça fait six années qu’il se présente match après match pour vous. Il ne manque pratiquement aucune partie et lorsqu’il n’est pas aux commandes, bien, tout le monde s’en rend compte. Opérer le tableau central nécessite une connaissance incroyable, car il y a beaucoup à gérer, surtout le stress! Il faut le dire :  tout arrive très vite et peut changer en quelques minutes, voire secondes. C’est de l’informatique et un ordinateur peut planter mais lorsque que cela arrive à quelques minutes du début de la partie, il faut savoir se connaître et composer avec ce stress. On respire, on recule et on reprend. Je vous présentais ici Benoît Paquin, l’homme derrière votre écran géant. Merci Benoît!

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Une heure avant le début de la partie, il y a votre musique pour vous faire danser, taper des mains, pour créer une ambiance et certaines fois, pour vous réveiller. Nous avons la chance d’avoir un disc-jockey qui fait ce métier depuis une vingtaine d’années. Lui, il est directement à ma gauche, et c’est de son poste éloigné qu’il vous fait voyager. En effet, de « La danse des canards », en passant par « Le train », de Vilain Pingouin, jusqu’à « Zombie Nation » de Kernkraft 400 pour finir avec « Sweet Caroline » de Neil Diamond, votre disc-jockey vous entend et vous voit réagir à sa musique. Luc Daigle nous permet de combler, de remplir le silence et de jouer avec nos émotions. Merci Luc!

Toujours une heure avant la partie, d’un peu plus loin à ma gauche, de son stand, il y a votre annonceur maison qui reçoit ses instructions, les textes et présentations à lire. Il est là, à exercer sa voix, à attendre le moment d’attirer votre attention. Si nous comptons ses années estudiantines, ça fait tout près de vingt années, lui aussi, qu’il est derrière le micro pour notre grand plaisir et notre divertissement. Non, je ne vous présente pas Jean-Paul Charlebois, la voix officielle de la Meute, mais bien Simon Landry, la voix maison des Huskies! Merci Simon!

Et là, nous savons que la partie débutera dans moins de cinq minutes, car nous venons de l’entendre. Tout le monde présent le sait, parce que ces phrases nous reviennent subitement comme un ver d’oreille: « Aujourd’hui, on nous offre quelque chose d’exceptionnel! Aujourd’hui, nous nous battons pour l’honneur ». Wow! Ça vient me chercher chaque fois.

Et là, du haut de la passerelle, je vois

Et là, du haut de la passerelle, il y a

VOUS!!!

Claude Flamand, employé à la régie vidéo aux matchs locaux des Huskies – 19 janvier 2018

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Message de Lane Cormier aux partisans

Lorsqu’on m’a annoncé, le 6 janvier 2017, qu’une transaction m’amenait à Rouyn-Noranda, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’avais joué contre Rouyn-Noranda la saison précédente, lors des séries éliminatoires, et je me souvenais à quel point il était intimidant de jouer à l’aréna Iamgold contre la meilleure formation de la LHJMQ.

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Les gens de Rouyn-Noranda sont très passionnés de leur équipe. Ils sont pour moi, sans aucun doute, les meilleurs partisans du circuit. Si bien que chaque fois que j’ai sauté sur la glace dans l’uniforme des Huskies, j’ai ressenti quelque chose de spécial dans l’atmosphère de cet amphithéâtre.

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L’avantage de jouer pour un club junior dans une petite communauté, c’est que tout le monde à Rouyn-Noranda connaît et supporte les Huskies, ce qui rapproche les joueurs des citoyens. Par cette interaction, on peut sentir le sentiment de fierté venant de la communauté, ce qui me rappelle mon village natal en Nouvelle- Écosse.

Pour toutes ces raisons, Rouyn-Noranda aura toujours une place très spéciale dans mon cœur. J’ai tant de belles choses à dire à propos de l’organisation. Les propriétaires, les entraîneurs, le personnel d’encadrement et l’administration sont parmi les meilleurs dans la ligue et c’est pourquoi cette organisation a du succès. L’environnement professionnel qui encadre les joueurs leur donne les outils pour réussir.

Quand je regarde derrière, cette transaction qui m’a apporté à Rouyn-Noranda m’a permis de créer des amitiés incroyables. C’est un épisode de ma vie que je n’oublierai jamais.

Un merci très particulier à Dave et Diane de m’avoir accueilli comme si j’étais leur fils. Grâce à vous, ma vie à l’extérieur de l’aréna a été des plus agréables en Abitibi-Témiscamingue.

Malheureusement, ma blessure au genou a forcé la fin de ma carrière junior à Rouyn-Noranda. Par contre, je ne vous oublierai jamais!

Merci pour tout Rouyn-Noranda!

Sincèrement,

Lane Cormier – 15 janvier 2018

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Pourquoi tant d’Ontariens?

Depuis que je décris les matchs des Huskies à la radio et sur le Web, j’ai souvent manifesté mon étonnement devant le nombre important de joueurs en provenance de l’Ontario dans la LHJMQ. Pour éclairer mon questionnement, j’ai décidé de faire une petite recherche à ce sujet dont je vous livre mes principales observations pour mon premier texte dans le cadre de 100 % Huskies. Allons-y d’abord en exposant les faits.

En date du 4 janvier 2018, on dénombrait 37 Ontariens, trois Albertains et un joueur de la Saskatchewan à travers la LHJMQ. Ce sont les Islanders de Charlottetown qui en alignaient le plus avec six de l’Ontario et deux de l’Alberta, pendant que Cap Breton, Victoriaville et Rouyn-Noranda n’en avaient aucun.

En comparant avec la ligue junior de l’Ontario, on constate qu’il n’y a que trois joueurs en provenance du Québec, un de la Colombie-Britannique et un de la Saskatchewan qui évoluent parmi les 20 formations de cette ligue. La ligue de l’Ouest couvre le territoire des provinces du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique, ainsi qu’une portion de l’Ouest américain. Parmi les 22 équipes de cette ligue, on retrouve un seul Ontarien. Par contre, les joueurs d’origine américaine sont plus nombreux en Ontario et dans l’Ouest qu’au Québec. On en retrouve 65 en Ontario, 38 dans l’Ouest et 20 dans la LHJMQ.

Certains diront que la présence de 37 Ontariens dans notre ligue ne représente qu’environ 9% de tous les joueurs qui y évoluent. Je conviens que ce n’est pas énorme, mais avouez que c’est beaucoup plus que le nombre de Québécois dans les deux autres ligues! Pourquoi tant d’Ontariens? Les dirigeants des équipes qui recrutent abondamment en Ontario vous diront que c’est une nécessité pour pallier au bassin plus restreint de bons joueurs de ce calibre au Québec et dans les Maritimes. C’est un fait qu’il y a beaucoup plus de joueurs de niveau junior en Ontario, mais on n’en retrouve quand même qu’un seul de cette province dans la ligue de l’Ouest.

On peut se demander également si la présence des Ontariens dans la LHJMQ rehausse grandement le calibre de jeu de nos équipes. En analysant les statistiques de ces joueurs, je constate qu’ils sont en très grande majorité des joueurs de troisième ou quatrième trio ou qui évoluent sur la troisième ou quatrième paire de défenseurs. Également, je dois dire que plusieurs d’entre eux sont surtout là pour leur physique et leur robustesse. Sur les 37 joueurs répertoriés, j’en compte à peine cinq qui ont un impact important pour leur équipe.

Est-ce donc si important que cela d’aller chercher des rejets de la ligue junior de l’Ontario pour supposément renforcer notre équipe? Selon moi, à chaque fois que l’on préfère un gars de l’Ontario à un jeune joueur du Québec ou des Maritimes, c’est une admission au grand jour que la LHJMQ est une ligue de deuxième ordre par rapport à celle de l’Ontario et de l’Ouest. On peut aussi se demander si ce n’est pas la solution facile pour tenter de gagner à n’importe quel prix plutôt que de consacrer du temps à développer les jeunes joueurs de chez nous qui ne demandent pas mieux qu’un peu de patience et de temps pour éclore. Certains continueront de dire que 9% ce n’est pas beaucoup, mais à mon avis, c’est encore beaucoup trop!

Jean-Paul Charlebois – 11 janvier 2018

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Pour les partisans, par des partisans

Encourager une équipe de hockey junior majeur dans sa ville, c’est un privilège. Comme moins de soixante autres endroits au Canada, Rouyn-Noranda fait partie des villes privilégiées. Quand je suis arrivé en Abitibi-Témiscamingue, il y a près de 20 ans, le fait de trouver une équipe junior majeur à quelques minutes de la maison m’a vite charmé. De Mike Ribeiro à Peter Abbandonato, la passion pour nos Huskies n’a fait qu’augmenter d’année en année. Cet attachement pour notre équipe, je l’ai, vous l’avez, nous l’avons. Cette passion mérite d’aller encore plus loin!

C’est avec un immense plaisir que nous lançons aujourd’hui 100% Huskies, le blogue des passionnés. J’avais le goût d’écrire sur l’équipe de ma ville, le goût de contribuer à ce que l’on parle encore plus des Huskies. Rapidement, j’ai trouvé d’autres passionnés qui ont à cœur notre équipe de hockey. Certains seront là régulièrement, d’autres à l’occasion. Jean-Paul Charlebois est un incontournable. La voix des Huskies sera de la partie! L’équipe comptera aussi sur Tommy Allen, professeur en littérature au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Bien connu du milieu culturel, il nous dévoilera maintenant son attachement pour les Huskies. De son poste du haut de la passerelle, devant l’écran des différentes prises de vue des caméras des matchs à l’aréna Iamgold, Claude Flamand aura sûrement une vision bien à lui de l’équipe. Étant un gars de communication et un grand « trippeux » de hockey, nul doute que Sébastien Lemire ne sera jamais en manque d’inspiration. D’autres personnes s’ajouteront, que ce soit de façon régulière ou pour le temps d’un seul texte. Il y en a des choses à dire sur notre équipe!

Un énorme merci à l’organisation des Huskies, Ian Clermont en tête, qui en plus de nous offrir la chance d’héberger le blogue directement sur le site Internet de l’équipe, va aussi y participer. Vous aimeriez lire le texte d’un joueur qui nous parle de sa vie à Rouyn-Noranda à l’extérieur du hockey?  Vous êtes curieux d’en savoir plus sur les coulisses d’une équipe junior majeur? C’est le genre de choses que vous pourrez retrouver sur 100% Huskies. C’est surtout dans cette direction que nous voulons aller : parler des gens qui font le succès de notre équipe sur la patinoire et en dehors, des anciens joueurs qui font notre fierté, des impacts de l’équipe dans notre communauté.

Nous espérons que vous aurez du plaisir à nous suivre dans cette aventure et que vous n’hésiterez pas à nous proposer des sujets de textes que vous aimeriez lire. Nous avons notre adresse de courriel : huskies100pour100@hotmail.com.  Nous vous invitons aussi à aller tout de suite suivre notre page 100% Huskies sur Facebook. En plus de permettre de nous contacter encore plus rapidement, vous pourrez y retrouver nos textes dès leur publication. 100% Huskies, un blogue pour les partisans, par des partisans!

Sébastien Nolan – 8 janvier 2018